Communiqué de presse de M. Bernard Cazeneuve, Premier ministre, à l'issue du premier tour de l'élection présidentielle, à Paris le 23 avril 2017.

Texte intégral

Les Français se sont prononcés et ont choisi de porter Emmanuel Macron et Marine Le Pen au second tour de l'élection présidentielle.

Je veux ce soir exprimer une pensée particulière pour Benoît Hamon, qui a conduit sa campagne avec ses convictions, mais aussi avec sincérité et dignité. Je salue le résultat d'Emmanuel Macron que les Français ont placé en tête du scrutin au terme d'une campagne dynamique dans laquelle de nombreux électeurs progressistes se sont retrouvés.

Ce soir, la présence d'une candidate d'extrême-droite au second tour de l'élection présidentielle, 15 ans après le choc d'avril 2002, appelle une position claire et forte de tous les républicains.

C'est la raison pour laquelle je les appelle solennellement à voter pour Emmanuel Macron au second tour de l'élection présidentielle pour battre le Front national et faire échec à son projet funeste de régression de la France et de division des français.

Dans le contexte historique particulier où se trouvent notre pays et l'Union européenne, au moment où une menace terroriste inédite pèse sur notre destin commun, nous devons puiser au creuset des principes qui fondent la République, l'élan du rassemblement, qui nous a si souvent conduit à dire notre passion de la France, lorsque l'extrême-droite l'invitait à s'éloigner d'elle-même.

Le projet de Marine Le Pen propose une rupture dangereuse et sectaire, qui appauvrira, isolera et divisera durablement notre pays. Il conduit inéluctablement à la fin de l'Europe et de l'Euro et à terme, à la relégation de la France.

Notre pays ne doit pas non plus se diviser face au terrorisme, parce que le combat que nous menons contre la barbarie ne peut être gagné que dans l'invisibilité de la République et de ses valeurs, et au plan international, dans la fidélité au message universel que les peuples du monde ont appris à aimer de la France.

Tous les républicains, tous ceux qui veulent « que la France continue », doivent mettre leurs forces dans cette bataille au cours des deux semaines à venir. Le Front National ne peut pas être l'avenir de notre pays.

C'est au nom de la France telle que nous l'aimons que je m'adresse à vous ce soir.

Mes chers compatriotes, le 7 mai, je voterai pour Emmanuel Macron et je vous invite à faire de même.

Pour la République et pour la France.
Source http://www.gouvernement.fr, le 24 avril 2017