Interview de M. Olivier Dussopt, secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'action et des comptes publics, avec RTL le 8 janvier 2018, sur son entrée au gouvernement et sur la fonction publique.

Texte intégral

ELIZABETH MARTICHOUX
Bonjour Olivier DUSSOPT.
OLIVIER DUSSOPT
Bonjour.
ELIZABETH MARTICHOUX
Merci beaucoup d'être avec nous ce matin, on ne vous a pas entendu, en fait, depuis votre nomination surprise au gouvernement, vous réservez à RTL votre première prise de parole. Permettez-moi de dire que vous n'êtes pas encore très connu du grand public, vous avez 39 ans, vous avez été élu, sans discontinuer, député socialiste depuis 2007, vous étiez un des visages juvénile, peut-être pas, mais enfin jeune, de ce groupe socialiste. L'étiquette de traître n'a pas été trop dure à porter ?
OLIVIER DUSSOPT
Les mots comme ceux-ci ne sont jamais agréables à entendre, mais j'ai un principe, c'est que je ne réponds pas et je ne commande pas les petites phrases. Celles et ceux qui ont fait assaut d'amabilités, ou d'inélégance, au choix, après ma nomination, n'ont pas forcément été, toujours, celles et ceux qui étaient les plus clairs dans leurs engagements et les plus clairs dans leur loyauté vis-à-vis du parti ou du gouvernement précédent. Donc aujourd'hui, ce qui m'intéresse, c'est d'être utile, de travailler, et de le faire en cohérence à la fois avec un parcours, mais aussi avec les convictions qui m'animent.
ELIZABETH MARTICHOUX
Vous répondez à l'accusation de traîtrise par une accusation de loyauté en pointillé, ce n'est peut-être le cas de Boris VALLAUD, qui était secrétaire général adjoint à l'Elysée, qui est maintenant député socialiste, et qui a dit une phrase, alors pour le coup une amabilité assez violente, il a dit de vous « il a craché au visage des députés socialistes. »
OLIVIER DUSSOPT
Oui, et je le prends pour ce que c'est. Je le prends pour ce que c'est, c'est-à-dire une petite phrase, inutilement blessante, et qui n'apporte rien au débat.
ELIZABETH MARTICHOUX
Qui n'apporte rien au débat.
OLIVIER DUSSOPT
Rien.
ELIZABETH MARTICHOUX
Mais vous avez compris, quand même, ce sentiment de… ?
OLIVIER DUSSOPT
Non, mais comme je vous l'ai dit tout à l'heure, je ne commente pas. Je considère aujourd'hui…
ELIZABETH MARTICHOUX
C'est un peu facile. Est-ce qu'il ne vaut mieux pas essayer de justifier votre démarche politiquement ?
OLIVIER DUSSOPT
La justification, elle est très simple. Pendant la campagne des élections législatives j'ai dit, et j'ai écrit dans la profession de foi, comme candidat socialiste, et comme beaucoup de candidats socialistes d'ailleurs, que je voulais à la fois la réussite du quinquennat, et que je voulais y participer. J'avais exprimé des choix pendant toute la mandature précédente, j'ai exprimé des choix pendant la campagne législatives, j'ai dit que je voulais être exigeant et constructif, que je voulais être utile à la réussite du pays. Et lorsque le Premier ministre et le président de la République me proposent de m'engager, me proposent d'aller plus loin et de participer au gouvernement sur des thèmes et avec des enjeux qui sont forts, je n'ai aucune raison de refuser, c'est cohérent avec ma trajectoire et cohérent avec ma volonté d'être utile.
ELIZABETH MARTICHOUX
J'insiste encore un peu, parce que vous dites « j'ai été exigeant », eh bien oui, vous aviez voté contre les ordonnances travail, sauf erreur…
OLIVIER DUSSOPT
Oui.
ELIZABETH MARTICHOUX
Vous avez voté contre le budget 2018, dont on sait bien que c'est un acte politique fort, et à peine nommé vous êtes allé défendre ce budget. Ce n'est pas une volte-face ça ?
OLIVIER DUSSOPT
Ce n'est pas une volte-face, puisque, si vous reprenez les débats qui se sont tenus au Parlement, notamment sur les questions de la fonction publique, vous verrez que je n'étais pas dans une opposition, mais dans des interrogations, et je peux vous assurer que j'ai un principe de fonctionnement…
ELIZABETH MARTICHOUX
Quand on a des interrogations on s'abstient, on ne vote pas forcément contre.
OLIVIER DUSSOPT
Oui, mais j'ai un principe de fonctionnement dont certains auraient pu s'inspirer dans les années précédentes, c'est la solidarité de groupe. Et la solidarité de groupe, la discipline de groupe que j'ai observée, j'aurai exactement la même attitude vis-à-vis de la solidarité gouvernementale.
ELIZABETH MARTICHOUX
Par discipline de groupe on peut voter contre une partie de ses convictions ?
OLIVIER DUSSOPT
On peut faire en sorte que des nuances, des réserves, puissent s'effacer derrière la volonté de préserver un collectif, ça n'a pas toujours été le cas dans les années précédentes.
ELIZABETH MARTICHOUX
Bon, ce n'est pas la girouette qui tourne, c'est le vent, disait Edgar FAURE en son temps, ce n'est pas vous qui l'incarnez ?
OLIVIER DUSSOPT
Je ne suis pas sûr qu'on puisse résumer les choses comme cela.
ELIZABETH MARTICHOUX
Vous êtes de gauche ?
OLIVIER DUSSOPT
Je suis de gauche, je suis progressif, je suis social-démocrate, et je l'ai toujours été, et je le reste.
ELIZABETH MARTICHOUX
Est-ce qu'Emmanuel MACRON, en vous choisissant, n'a pas voulu aussi, finalement, continuer à déstabiliser le PS, pour dire les choses ? est-ce que vous en êtes conscient de ça aussi ?
OLIVIER DUSSOPT
Ne résumons pas les choses à cela. On peut reconnaître au président de la République deux qualités. La première c'est que son élection, à la fonction présidentielle, a entraîné une recomposition majeure du paysage politique, qui en avait bien besoin. Et aujourd'hui cette recomposition continue, il rassemble autour de lui des hommes et des femmes qui viennent d'horizons différents, qui ont des parcours différents, mais qui sont unis sur une chose, c'est le projet présidentiel, les priorités et la volonté de transformer en profondeur le pays.
ELIZABETH MARTICHOUX
Vous êtes toujours au PS ? Vous avez été viré par – enfin en tout cas un tweet l'avait annoncé - dans les minutes qui ont suivi l'annonce de votre nomination.
OLIVIER DUSSOPT
Je n'ai pas reçu formellement de lettre d'exclusion, mais effectivement j'ai vu que le secrétaire administratif du Parti socialiste avait communiqué pour dire que je n'étais plus membre du Parti socialiste.
ELIZABETH MARTICHOUX
Mais vous n'avez pas reçu une petite feuille bleue ou ?
OLIVIER DUSSOPT
Je n'ai rien reçu, mais au-delà de tout ça je pense que, les valeurs, les convictions qui nous animent, ne dépendent pas d'une carte d'adhésion, ni d'un bout de papier.
ELIZABETH MARTICHOUX
Mais vous, vous avez envie, par exemple, d'adhérer à En Marche ?
OLIVIER DUSSOPT
Ce n'est pas le cas aujourd'hui, ce n'est pas à l'ordre du jour, comme d'autres membres du gouvernement.
ELIZABETH MARTICHOUX
Est-ce que c'est dans la logique ?
OLIVIER DUSSOPT
D'autres membres du gouvernement, le premier d'entre eux, ne sont pas membres d'En Marche, l'essentiel c'est de se rassembler…
ELIZABETH MARTICHOUX
Oui, mais d'autres le sont, donc…
OLIVIER DUSSOPT
De se reconnaître dans la majorité présidentielle, et surtout, j'insiste, l'essentiel c'est de travailler, c'est de travailler, c'est de porter des projets.
ELIZABETH MARTICHOUX
Oui, mais on a l'impression que vous n'avez pas envie de rejoindre En Marche aujourd'hui.
OLIVIER DUSSOPT
Ce n'est pas à l'ordre du jour aujourd'hui.
ELIZABETH MARTICHOUX
Pourquoi ?
OLIVIER DUSSOPT
Est-ce qu'on peut imaginer une seconde, je crois que c'est assez facile, que l'on puisse être dans la majorité présidentielle, s'y reconnaître, sans nécessairement adhérer à tel ou tel parti, tel ou tel mouvement politique.
ELIZABETH MARTICHOUX
Vous ne vous reconnaissez pas forcément dans…
OLIVIER DUSSOPT
Je me reconnais dans la majorité présidentielle, je m'y inscris pleinement.
ELIZABETH MARTICHOUX
Oui, mais pas forcément dans le parti ?
OLIVIER DUSSOPT
Chaque chose en son temps, chaque chose en son temps, ce n'est pas la question principale.
ELIZABETH MARTICHOUX
Ce n'est pas mûr pour vous ?
OLIVIER DUSSOPT
La question principale c'est d'être utile et c'est de travailler, ça ne dépend pas de l'adhésion à tel ou tel mouvement.
ELIZABETH MARTICHOUX
Supprimer 120.000 fonctionnaires sur 5 ans, promesse électorale de MACRON, c'est de gauche ?
OLIVIER DUSSOPT
C'est un objectif annoncé par le président de la République…
ELIZABETH MARTICHOUX
Est-ce que c'est de gauche, vous qui êtes de gauche ?
OLIVIER DUSSOPT
C'est un objectif annoncé par le président de la République, c'est une cible, il faut l'atteindre pour permettre la réduction des déficits, mais…
ELIZABETH MARTICHOUX
C'est une cible, 120.000 c'est une cible, ce n'est pas forcément le résultat qui sera atteint à la fin du quinquennat.
OLIVIER DUSSOPT
C'est un objectif à atteindre. Le président de la République a cette particularité, je crois que tout le monde le reconnaît, de faire ce qu'il dit, et de tenir les engagements qu'il a pris. Par contre, je veux insister sur un point aussi, la réduction des effectifs n'est pas l'alpha et l'oméga de la politique du gouvernement en matière de fonction publique. Nous travaillons sur la qualité des services. Lorsqu'on regarde le budget pour 2018, vous l'avez évoqué tout à l'heure, il n'y a « que » 1600 suppressions de postes…
ELIZABETH MARTICHOUX
Seulement, donc ça veut dire que tout l'effort va être concentré sur les trois, quatre années qui viennent.
OLIVIER DUSSOPT
Parce que, pour une fois, nous prenons le temps de réfléchir. A été lancé un processus, qui s'appelle « Action publique 2022 », avec un comité d'experts, avec des consultations syndicales, avec des forums de l'action publique partout sur le territoire, avec des demandes de contribution à chacun des ministres dans leur secteur d'activité…
ELIZABETH MARTICHOUX
Pourquoi il ferait mieux que la RGPP de Nicolas SARKOZY ou que la modernisation de l'action publique de HOLLANDE ?
OLIVIER DUSSOPT
J'y viens. Parce que, tout ce que vous avez présenté à l'instant, comme réformes qui ont eu lieu dans le passé, toutes ces réformes ont été menées sans qu'il y ait de concertation préalable, là, pour une fois, nous prenons le temps de la concertation. Pas le temps de la concertation uniquement pour dire est-ce qu'il en faut 100.000, est-ce qu'il en faut 120.000, mais pour dire quelle est la puissance publique, quel est l'Etat que nous voulons en 2022, quels sont les services que la population attend de la part de l'Etat et de la collectivité publique au sens large ? Quels sont le sens des politiques que nous menons, est-ce qu'il y a des secteurs dans lesquels l'Etat intervient, alors que ce n'est plus légitime, et est-ce qu'au contraire il y a des secteurs dans lesquels l'Etat n'intervient pas et où il devrait agir ?
ELIZABETH MARTICHOUX
Alors ça c'est intéressant, parce que vous êtes sur cette mission capitale, d'ailleurs le Premier ministre l'a souligné à la sortie du séminaire mercredi, c'est donc la réforme de l'Etat, et il a aussi précisé qu'il y aurait des transferts de missions entre le public et le privé. Quelles sont les missions que le privé, que le marché, peut faire mieux aujourd'hui, et de façon moins coûteuse, puisqu'on rappelle qu'il y a quand même un énorme effort budgétaire à faire, sans nuire à l'intérêt général, à la cohésion comme on dit ?
OLIVIER DUSSOPT
D'abord, on ne peut pas résumer la lettre de mission du Premier ministre à… d'externaliser, mais c'est une piste.
ELIZABETH MARTICHOUX
Non, mais comme vous venez sur ce terrain, je vous demande, quelles missions ?
OLIVIER DUSSOPT
C'est une piste et cela existe déjà. La délégation de service public elle existe depuis le début du 20e siècle.
ELIZABETH MARTICHOUX
Qu'est-ce qu'on peut faire encore plus ? Où est-ce qu'on peut…
OLIVIER DUSSOPT
Sur un certain nombre de services c'est extrêmement utile. L'objectif n'est pas de dire…
ELIZABETH MARTICHOUX
Est-ce que vous pouvez me donner des exemples ? Soyons un peu concrets.
OLIVIER DUSSOPT
Je veux bien être concret, mais on ne peut pas à la fois dire qu'on prend le temps de la concertation et préempter le résultat de la concertation.
ELIZABETH MARTICHOUX
Mais vous, votre avis.
OLIVIER DUSSOPT
On peut aussi considérer que la délégation de service public, ce qu'on appelle parfois l'externalisation, sera décidée par des collectivités locales, en autonomie, et en indépendance, et ce n'est pas l'Etat qui décidera pour les collectivités locales. L'externalisation et le fait de confier un certain nombre de services à des acteurs privés, cela existe, ce n'est pas une religion, ce n'est pas un tabou. Prenons le temps de la réflexion.
ELIZABETH MARTICHOUX
Mais vous par exemple, vous avez été président de l'Association des petites villes de France, vous avez été maire d'Annonay pendant longtemps, député, quelles sont par exemple, puisque vous êtes, c'est vrai, un représentant des collectivités locales au gouvernement, quelles sont les missions que vous pensez que les collectivités locales peuvent prendre ?
OLIVIER DUSSOPT
Je vais prendre un exemple très simple et qui s'inscrit dans le quotidien. La ville d'Annonay, que vous avez citée, qui est la ville au sein de laquelle j'ai été maire pendant 10 ans, a une régie municipale de l'eau, a une régie intercommunale de l'assainissement, et donc nous avons un service public de l'eau et de l'assainissement. Malgré cela nous avons confié à des acteurs privés, par sous-traitance, et par externalisation, tout ce qui relève du contrôle qualité, tout ce qui relève des analyses biologiques et bactériologiques, tout ce qui relève de la permanence et de l'astreinte, parce que nous considérons que la taille de ces sociétés privées rend leur réactivité meilleure que la taille de nos services…
ELIZABETH MARTICHOUX
Il n'y a pas eu de baisse de qualité du service public ?
OLIVIER DUSSOPT
Il n'y a pas eu de baisse de qualité du service, il y a eu une baisse des prix, et nous avons en plus mis en place une tarification sociale pour faire en sorte que les premiers mètres cubes soient quasiment gratuits, afin de favoriser les ménages de petite taille, notamment les personnes seules, isolées, souvent âgées dans des territoires comme le mien, avec de petits revenus.
ELIZABETH MARTICHOUX
Donc vous attendez les propositions des collectivités locales aussi.
OLIVIER DUSSOPT
Des collectivités, des organisations syndicales, des ministères, des Français. Il y a un forum de l'action publique, avec des réunions qui se tiennent partout sur le territoire, mais aussi une plateforme numérique qui permet des contributions.
ELIZABETH MARTICHOUX
Un mot. « J'augmenterai votre pouvoir d'achat » disait Emmanuel MACRON aux fonctionnaires, « comme celui des salariés des entreprises », mais ce n'est pas tout à fait le cas aujourd'hui. Les salariés du privé, à l'exception des gros salaires, vont bénéficier d'une hausse du pouvoir d'achat par le biais de la baisse des cotisations sociales sur 1 an, malgré la hausse de la CSG, les fonctionnaires, eux, ne perdent pas un euro, mais ne gagnent rien. Ils ont raison de se sentir lésés par rapport…
OLIVIER DUSSOPT
Vous avez raison de dire qu'ils ne perdent pas un euro…
ELIZABETH MARTICHOUX
Mais ils ne gagnent rien, comparativement.
OLIVIER DUSSOPT
Vous auriez aussi raison de rappeler que nous sommes au début du quinquennat et qu'il faut laisser un petit peu de temps. Un mot sur ces deux sujets. Premier sujet sur la compensation. Elle est intégrale, c'est un engagement qui a été pris, le décret a été présenté au Conseil des normes le 30 novembre, il a été publié le 31 décembre, et la compensation, par l'Etat, est intégrale, par une baisse de la cotisation maladie employeur, par l'inscription de crédits dans le budget, tout ça permettra aux employeurs territoriaux, hospitaliers, et d'Etat, de compenser. Sur l'augmentation du pouvoir d'achat, le point d'indice a été augmenté récemment, de deux fois 0,6 %, et les mesures catégorielles ont permis une augmentation du revenu mensuel moyen, c'est un peu technique, de 4 % au cours de la dernière année.
ELIZABETH MARTICHOUX
Les fonctionnaires ne sont pas à plaindre, du point de vue de leur rémunération, c'est ce que vous dites ?
OLIVIER DUSSOPT
Vous savez, les fonctionnaires, depuis 10 ans, on leur demande des efforts, donc je ne tomberai pas dans la facilité de dire qu'ils ne sont pas à plaindre. Cela fait 10 ans qu'on leur demande des efforts, que le point d'indice était gelé. Je disais qu'il a été dégelé deux fois de 0,6 % au cours des 18 derniers mois, après 7 ans de gel, que personne n'avait remis en cause. Donc ne tombons pas…
ELIZABETH MARTICHOUX
Donc vous avez annoncé le gel du point d'indice…
OLIVIER DUSSOPT
Pour 2018, nous avons aussi annoncé que nous ouvrons des discussions sur la participation des employeurs publics à la protection sociale complémentaire, c'est un sujet majeur…
ELIZABETH MARTICHOUX
C'est-à-dire que les employeurs publics vont payer davantage, vont contribuer davantage à la complémentaire privée, c'est ce que vous souhaitez ?
OLIVIER DUSSOPT
La méthode c'est le dialogue…
ELIZABETH MARTICHOUX
Mais c'est ce que vous souhaitez ?
OLIVIER DUSSOPT
Et nous souhaitons que les employeurs publics, tout confondu, puissent mieux participer à la protection sociale complémentaire des agents publics.
ELIZABETH MARTICHOUX
Quand aura lieu le prochain rendez-vous salarial ?
OLIVIER DUSSOPT
Il était prévu au mois d'octobre, 8 des 9 organisations syndicales représentatives demandent qu'il soit avancé, et nous sommes en train de voir quelle est la possibilité, quel est le meilleur moment pour pouvoir à la fois répondre à leur demande et en même temps avoir des choses à leur dire et à leur proposer.
ELIZABETH MARTICHOUX
Le printemps ce serait ce bon moment ?
OLIVIER DUSSOPT
Ils demandent à ce qu'on puisse l'avancer, essayons de l'avancer au mieux. Si je vous dis le printemps et que c'est au mois de juin vous allez m'en faire le reproche.
ELIZABETH MARTICHOUX
Oui, remarquez, jusqu'au 21 juin je crois que c'est le printemps, non ?
OLIVIER DUSSOPT
Je me méfie toujours des dates et du calendrier. Merci à vous.
ELIZABETH MARTICHOUX
Merci beaucoup Olivier DUSSOPT d'avoir été avec nous ce matin dans le studio de RTL.
Source : Service d'information du Gouvernement, le 10 janvier 2018