Texte intégral
Question : (inaudible) sur l'accord israélo-palestinien.
Le ministre : C'est un pas très positif ; personnellement – avec les prudences d'usage, car rien n'est encore, bien sûr définitivement conclu, ce n'est qu'un élément dans un tout plus vaste – je me réjouis de cette information. La France a été un petit peu « en dehors du coup » de ce processus de paix, parce qu'elle s'y est mise elle-même en 1991 d'une certaine manière, mais nous avons toujours suivi très attentivement tout ce qui se passait. Nous avons d'excellentes relations avec les États concernés de la région et nous avons été tenus informés de ces négociations.
J'ajoute que, lorsque j'ai moi-même reçu M. Rabin au mois de juin, au quai d'Orsay, je lui avais dit, à plusieurs reprises, « vous ne vous en tirerez pas si vous ne négociez pas avec l'OLP ». À l'époque, c'était le soufre, puis il y a ce qui s'est passé.
Donc, c'est un rayon de soleil dans un ciel international qui est souvent chargé de nuages. J'espère que maintenant ceci va pouvoir se concrétiser et que tous les problèmes considérables que cela pose pourront être progressivement réglés.
La France, quant à elle, continuera à suivre cela très attentivement, vous savez qu'elle est notamment très active dans le processus multilatéral, c'est-à-dire dans la préparation de ce qui viendra après l'accord de paix, quand accord de paix il y aura. Dans le domaine du regroupement familial, des problèmes de réfugiés, nous sommes là très actifs dans ces groupes de travail et nous allons continuer à l'être.