Texte intégral
Déclaration du secrétariat du Comité central
Plusieurs articles de presse ont fait récemment état de contacts entre des adhérents du PCF et des intellectuels d'extrême droite, donnant lieu à ce qu'il faut bien appeler une campagne contre le PCF.
Comme l'a rappelé "L'Humanité", Georges Marchais, alerté sur certains faits, a exprimé avec clarté et fermeté la position du PCF sur ce problème, en indiquant notamment : "L'honneur de notre parti est de n'avoir jamais, durant ses soixante-douze années d'existence, fait la moindre concession à l'extrême droite et à ses idées, d'avoir pu être, aux moments cruciaux de notre histoire – qu'il s'agisse des années trente, de la Résistance, de la lutte contre les guerres coloniales et contre l'OAS –, le rempart le plus solide que le déchaînement de sa bestialité n'a pu briser. Entre l'extrême droite et nous, il y a du sang. Et, aujourd'hui, nous n'avons de cesse de combattre le racisme, la haine, la violence, les idées et pratiques d'exclusion qu'elle colporte".
Le secrétariat du Comité central du PCF considère que cette lutte contre l'extrême droite ne peut souffrir aucune ambiguïté. Il dénonce l'amalgame inadmissible entre la position du PCF, de sa direction, de sa presse et des comportements individuels totalement marginaux. À ce propos, tout adhérent du parti communiste faisant preuve de complaisance à l'égard des idées de l'extrême droite ne peut qu'être en totale contradiction avec ce qui est la raison d'être du PCF et doit en tirer les conséquences. À défaut, le secrétariat invite les organisations concernées à décider de sa non-appartenance au Parti.
La lutte contre l'extrême droite et le refus de toute compromission avec elle font partie intégrante du patrimoine que le PCF entend préserver et renouveler.