Texte intégral
Monsieur le Président du Conseil Général,
Monsieur l'Inspecteur Général,
Mesdames et Messieurs les Présidents,
Mesdames et Messieurs les Parlementaires, Mesdames et Messieurs les Élus,
Chers Amis,
Mon cher Gérard, tu m'as fait le grand honneur de me demander d'être ton parrain dans l'ordre national de la légion d'honneur où tu viens d'être nommé, et je t'assure répondre avec joie à cette sollicitation.
Nous nous connaissons depuis longtemps. Il m'est donc d'autant plus agréable de sacrifier à l'usage qui veut que le parrain évoque la vie familiale, professionnelle, associative et politique du récipiendaire.
Voilà en effet des années qu'ensemble nous partageons maints combats politiques et que j'ai pu apprécier, jour après jour, tes grandes qualités morales et ton sens indéniable du dévouement à l'égard des populations dont tu es l'élu.
Car, tout au long de ces quarante et quelques années tu as toujours préféré, aux discussions stériles, les actions vraies, celles qui unissent les hommes au lieu de les opposer, celles qui privilégient le renforcement de la famille, celles qui honorent l'activité professionnelle, celles enfin qui anoblissent l'engagement politique.
Étudiant après son baccalauréat de philosophie, Gérard Martin s'investit pendant deux années à l'Institut d'Études Politiques, puis prépare un Deug de Droit Public, et sera reçu peu après au concours d'attaché de préfecture, d'attaché à l'Équipement et d'attaché d'administration centrale.
Mais sans doute par souci d'être bien compris et de mieux convaincre, il se consacre alors pour quelque temps à l'enseignement tant en France Métropolitaine qu'Outre-Mer et c'est ensuite que la Préfecture de Versailles puis l'administration centrale du ministère de l'Industrie lui confient d'importantes missions. En 1988 son mérite sera d'ailleurs reconnu puisqu'il sera nommé à l'inspection générale de ce ministère. Je ne m'étendrai pas sur sa carrière militaire si ce n'est pour souligner qu'elle a été particulièrement brillante puisqu'il est proposé au tableau d'avancement pour le grade de Lieutenant-Colonel ; l'armée reconnaissant ainsi ses capacités d'autorité et de commandement que nous apprécions tous.
Avant d'évoquer les fonctions électives diverses et nombreuses du maire de Viroflay, je voudrais souligner son sens élevé de la famille ; une famille éprouvée récemment par la perte d'un des siens à qui les habitants de Viroflay doivent beaucoup.
Quand je vois, mon cher Gérard, tant de personnalités éminentes dans cette salle, je ne peux m'empêcher de penser qu'au-delà de l'élu aujourd'hui à l'honneur, ton parcours s'est effectué au sein de groupe d'amis qui tous en ce moment partagent la haute distinction qui t'est décernée. C'est la vraie démonstration de la fidélité en politique.
Ainsi donc, depuis mars 1971, et constamment réélu depuis, tu as pris la responsabilité de la gestion de ta commune pour en faire un havre de paix.
En 22 ans de mandats, les réalisations à mettre à ton actif sont si nombreuses qu'il serait vain de vouloir les citer toutes. Retenons toutefois :
1) Dans le domaine social, les 183 places de crèche, les 140 places en maison de retraite, un service de soins à domicile, de nombreuses actions contre la solitude des personnes âgées (clubs, restaurant, municipal).
2) Dans le secteur scolaire, la création de classes, deux centres de loisirs, une antenne jeunesse Viroflay-Jeunes, une école de musique devenue conservatoire, l'union sportive de Viroflay avec un centre omnisport, un projet de construction de nouvelle piscine.
3) Dans la vie économique, l'aménagement d'une zone d'activité de 1 200 emplois, la construction de 5 opérations intégrées de logements, d'activités et de services, la réhabilitation du vieux village, la réalisation de logements sociaux, le tout dans une ville de 15 000 habitants.
Mais les responsabilités de Gérard Martin ne s'arrêtent pas là. Conseiller Général des Yvelines depuis 1976, Vice-Président en 1988, Président de la Caisse auxiliaire de prêts immobiliers et de la Commission d'attribution des logements, Président de L'Opievoy, Conseiller Régional de l'Île-de-France où il exerce la charge de Président de la Commission de l'informatique, voilà quelques-unes des fonctions éminentes qu'il assume.
Mais comment pourrais-je oublier, et ma liste ne sera pas exhaustive, les décorations qui t'ont déjà été remises :
- l'Ordre National du Mérite,
- le Mérite Agricole,
- la Médaille Départementale de la Jeunesse et des Sports,
- la Médaille de l'Union Nationale des HLM,
- la Médaille de Vermeil du Souvenir Français,
- l'Ordre du Mérite de Malte.
Et bien que par pudeur tu en parles moins, je sais que tu es très fier et à juste titre, d'être membre de la Société d'Histoire et des Lettres de la Lozère, d'être membre aussi de plusieurs associations de défense de l'environnement, d'être enfin un militant de l'Association des Orphelins Apprentis d'Auteuil.
Alors cette croix de chevalier de la légion d'honneur doit-elle être considérée comme une faveur ? J'affirme que non.
Elle vient simplement à point pour sanctionner le devoir accompli ; elle est l'aboutissement normal, la convergence des volontés des plus hautes autorités de l'État qui, au moment de prendre leur décision, ont considéré qu'il était temps que celui qui s'est dépensé sans compter pour donner son temps aux autres, soit aujourd'hui à l'honneur.
J'ai toujours apprécié, tu le sais mon cher Gérard, et bien plus que je n'ai pu l'exprimer dans les quelques mots que je viens de prononcer, ta compétence alliée à un grand dévouement, ton sens du service public, enfin tes qualités de cœur et ton humanisme.
Dans un moment où la France n'est plus, Mesdames et Messieurs, Chers Amis, dans la période de pénurie de 1945, ni dans la période de plein emploi et de grand développement des années 50 à 75, dans un moment où il est nécessaire de rassembler les citoyens derrière leur Gouvernement parce que l'enjeu c'est la préparation de la France de l'an 2000, dans un moment où les valeurs auxquelles nous sommes tant attachés ont tendance à s'estomper derrière le chacun pour soi, il faut que l'imagination prenne le pouvoir partout où elle peut apporter quelque chose. Il faut que des hommes forts tracent le chemin du renouveau.
Gérard Martin est de cette trempe-là.
Je vous invite donc mes chers amis, à vous préparer à le féliciter très chaleureusement dès que je lui aurai remis, dans quelques instants, les insignes si mérités de chevalier de la légion d'honneur.