Extraits des déclarations de M. François Léotard, ministre de la défense, à France-inter et à France 2 le 17 mai 1994, sur le regroupement des forces françaises de la FORPRONU à Sarajevo.

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Média : France Inter - France 2

Texte intégral

Entretien du ministre d'État, ministre de la Défense à « France Inter » – 19 heures – 17 mai 1994

Casques bleus en ex-Yougoslavie

Nous concentrons sur Sarajevo nos efforts. Nos dispositifs français en ancienne Yougoslavie sur les deux républiques de Croatie et de Bosnie sont éparpillés. Aujourd'hui quelle est la situation ? Nous rappelons deux décisions : faire revenir l'unité qui est à Krajina et celle se trouvant dans la poche de Bihac, une unité qui est dans une situation particulièrement inconfortable puisqu'elle est à l'intérieur d'une poche musulmane dans laquelle les Musulmans se battent entre eux.

Casques bleus français (retrait)

Les humiliations, les provocations, les agressions sont devenues quotidiennes et nous avons l'intention de protéger convenablement nos soldats et nous les regroupons sur Sarajevo. J'ajoute un dernier mot : il y a trois jours, une patrouille britannique sur un chemin en Bosnie-Herzégovine a été désarmée, on a mis l'officier devant une caméra de télévision, on lui a dit d'avouer sa faute vis-à-vis des Serbes, il a été obligé de le faire, je ne laisserai jamais des soldats français dans une situation d'un tel déshonneur. Toutes ces décisions ont été prises par le Premier ministre avec l'accord du Président de la République. Elles ont été présentées au conseil de l'ONU comme étant les intentions de la France, ce qui est le processus normal.


Entretien du ministre d'État, ministre de la Défense à « France 2 » – 20 heures – 17 mai 1994

Casques bleus français (retrait)

R. : Il est tout à fait naturel que les diplomates utilisent le langage diplomatique et que le ministre de la Défense utilise un langage militaire, c'est tout à fait normal. Il n'y a aucune divergence de fond. Toutes ces décisions ont été prises par le Premier ministre avec l'accord du Président de la République et elles ont été présentées à l'ONU comme étant les intentions de la France, ce qui est le processus tout à fait normal. Nous avions prévenu l'ONU en ce qui concerne les bataillons de Glina et nous prévenons l'ONU pour ce qui concerne les bataillons de Bihac.