Communiqués du Front national parus dans "Présent" des 27, 28, 29, 30 et 31 mai 1997, sur les résultats du FN au premier tour des législatives 1997, la mise en examen de M. Michel Noir, le rapprochement de la France de l'Otan, l'accusation faite par Mme Trautmann à M. Jaffrès, conseiller régional du FN, d'avoir utilisé de la main d’œuvre clandestine et l'appel de M. de Villiers à voter pour la droite au second tour.

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Circonstance : Elections législatives anticipées des 25 mai et 1er juin 1997

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Texte intégral

Date : 27 mai 1997
Source : Présent

En rassemblant plus de 15% des voix sur les noms de ses candidats, le Front national crée une nouvelle fois la surprise et obtient au premier tour des élections législatives un score remarquable. Cette victoire est avant tout celle de la France profonde, de la France militante, de la France résistante, de la France qui refuse Maastricht.

C’est incontestablement un triomphe, compte tenu des conditions scandaleuses et anti-démocratiques dans lesquelles s’est déroulée cette campagne anticipée. Interdit d’antenne, privé d’accès aux médias, insulté, diabolisé, calomnié, livré à des juges aux ordres, ses réunions agressées, ses militants frappés, et pour certains encore hospitalisés, ses affiches lacérées, le Front national a néanmoins persévéré contre vents et marées, et a gagné. L’Établissement a beau avoir usé tout à tour du bâillon et de la trique pour tenter de museler le Front national, mal lui en a pris.

La caste politico-médiatique n’a proposé qu’une simili-campagne qui n’a intéressé personne, parce qu’elle avait peur que les vrais problèmes soient abordés. Elle a bâillonné le Front national car lui seul abordait et proposait des solutions aux vraies questions de société qui préoccupent les Français au quotidien : chômage, insécurité, immigration, fiscalisme, laxisme, dénatalité, dilution de la France dans l’Europe mondialiste de Maastricht…

Demain soir, Jean-Marie Le Pen, après consultation du bureau politique du Front national, donnera ses orientations pour le second tour. Loin des préoccupations politiciennes, seul doit être pris en compte l’intérêt supérieur du pays.

Date : 28 mai 1997
Source : Présent

La nouvelle affaire Michel Noir
Communiqué de Bruno Gollnisch

Attendue depuis des années par le seul Front national la nouvelle mise en examen de M. Michel Noir, pour une affaire de compte en Suisse de sociétés panaméennes ayant reçu des fonds d’importants groupes de travaux publics, doit avoir quatre conséquences immédiates :
    1) La ville de Lyon doit se porter partie civile dans cette affaire où sont soupçonnés des frais de corruption. J’adresserai dans les meilleurs délais une lettre à M. Raymond Barre, demandant l’inscription de cette question à l’ordre du jour du prochain conseil municipal.
    2) Les contrats qui lient la ville aux groupes de travaux publics impliqués doivent être immédiatement suspendus, ainsi que le droit le permet et que je le réclame en vain depuis des années. A ce jour, M. Barre ne nous a toujours pas fait connaître les conclusions qu’il tire de l’audit auquel il s’était engagé.
    3) Pas une voix à Lyon pour le RPR qui ne pouvait ignorer les agissements de Noir et de Botton. Les Lyonnais refuseront leur confiance aussi bien à M. Chabert qu’à M. Fraysse dans la première circonscription du Rhône, à M. Dubernard qu’à Mme Desbaille dans la deuxième. Il est urgent notamment que MM. Chabert et Dubernard s’expliquent sérieusement sur toutes ces affaires qui ont présidé à leur élévation politique :
Étaient-ils complices, ou seulement aveugles ? dans un cas comme dans l’autre ils sont politiquement disqualifiés.
    4) Des militants du FN ont été récemment condamnés pour être venus dans le théâtre où M. Noir se produisait, lui réclamant de rendre l’argent détourné. Le Tribunal, dans ses attendues, avait déclaré que leur démarche était sans objet, M. Noir ayant été jugé. C’était faux. Ces magistrats n’auraient pas dû ignorer que le plus gros était encore à venir.
Je me réserve donc, comme avocat, avec mes confrères, de saisir la Chambre criminelle de la Cour de cassation d’un pourvoi en révision d’une condamnation qui illustre hélas pleinement le mot de Chamfort : « En France, on condamne ceux qui sonne le tocsin, et on laisse en paix ceux qui mettent le feu. »

Date : 29 mai 1997
Source : Présent

En annonçant haut et fort que « la mission de l’Amérique commence en Europe », Bill Clinton a jeté le masque. Contrairement aux apparences, « l’acte fondateur » signé à Paris n’établit pas les bases d’un hypothétique Nouvel Ordre Européen, mais consacre la mainmise du Nouvel Ordre Mondial et de son bras armé, les États-Unis, sur le continent européen.

Conçue à l’origine pour procéder l’Europe occidentale du péril soviétique, l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord s’est muée en quelques années en fer de lance du Nouvel Ordre Mondial. La France, qui avait toujours su conserver une relative indépendance à son endroit, en est devenue, en moins de deux ans de présidence chiraquienne, un allié essentiel. Il s’agit là d’un retournement sans précédent.

Que la signature de cet acte se fasse à Paris prouve que Chirac a définitivement abdiqué toute maîtrise de notre politique étrangère, qu’il fait fi ouvertement de notre souveraineté nationale et qu’il ne se considère dorénavant que comme un simple satellite des États-Unis.

Là encore, Chirac a bradé l’héritage gaullien. Là encore. Chirac administre la preuve qu’il fait toujours le contraire de ce qu’il promet. Là encore, Chirac prouve en quel mépris il tient la France et les Français.

[Porté par une euphorie très artificielle, Boris Eltsine a fait sensation en annonçant que « les missiles russes ne seront plus braqués sur la France et les pays de l’Alliance atlantique. Bravo et merci ! » ont dit d’une même voix Chirac, Clinton et autre Blair. Ils ont tort de se réjouir. D’abord parce que Boris Eltsine, apparemment sous médicaments, a sans doute été emporté par le désir de bien faire. Ensuite - et surtout - parce qu’il serait très étonnant que, dans les jours prochains, ce « cadeau » ne soit férocement dénoncé par la clique militaire toujours très puissante à Moscou. – O. Mltrde.]


Date : 30 mai 1997
Source : Présent

Communiqué de Bruno Gollnisch.

Mardi, sur l’antenne d’Europe 1, comme récemment à Canal Plus, Mme Catherine Trautmann, maire de Strasbourg, a proféré une accusation grave et mensongère à l’encontre de M. Claude Jaffrès, conseiller régional du Front national. Mme Trautmann a déclaré que M. Jaffrès avait été condamné pour emploi de travailleurs étrangers clandestins.

Non seulement, ce qu’il est aisé à n’importe qui de vérifier, M. Jaffrès n’a pas été condamné, mais il n’a jamais été poursuivi ni inquiété de ce chef. Il n’a d’ailleurs pas d’employés de nationalité étrangère.

Cette accusation diffamatoire qualifie son auteur, s’il en est encore besoin. M. Jaffrès attend donc de Canal Plus et d’Europe 1 une rectification sans équivoque à l’occasion de leurs prochaines émissions.

Il fait immédiatement assigner en diffamation Mme Trautmann devant le Tribunal correctionnel de Paris où il sera représenté par Me Jean-François Galvaire.

 

Date : 31 mai 1997
Source : Présent

La fin de l’étrange cas de Philippe de Villiers
Communiqué du Front national

Pour la deuxième fois, Villiers conclut piteusement son opération de diversion des voix nationales en rentrant, toute honte bue, au bercail de ses maîtres, … qu’il avait feint de battre durant la campagne ! Ceux-ci, il est vrai, ont les moyens de faire face aux dettes considérables de ses candidats MPF.

Le Front national avait demandé de voter pour les candidats de la droite indépendante. Il s’aperçoit que celle de Villiers est la droite dépendante… Adieu Vicomte !