Déclaration de M. Jean-Pierre Masseret, secrétaire d’État aux anciens combattants, sur les relations franco-guatémaltèques, la situation pacifiée au Guatemala et la protection du patrimoine naturel et culturel, Paris, le 26 juin 1997.

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Circonstance : Remise du prix Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix, à l'UNESCO le 26 juin 1997

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Texte intégral

Messieurs les Chefs d’États et de Gouvernement,
M. le Secrétaire d’État représentant le Gouvernement des États-Unis,
M. Le Directeur Général de l’UNESCO,
M. Le Président du jury et les Membres qui l’accompagnent,
Mesdames et Messieurs,
La France, que je représente en cet instant, s’honore d’être avec vous ici, à l’UNESCO.
Dans le monde d’aujourd’hui, fragile et instable, votre institution est essentielle. Elle est un outil privilégié d’entente internationale.
Sauver les grands sites, naturels et culturels, c’est créer un ensemble de références pour tous les hommes.
Au Guatemala, comme dans le reste du monde, L’UNESCO veille sans relâche à la protection du patrimoine mondial.
L’éducation et la culture sont les instruments privilégiés, indispensables à la construction d’un avenir tolérant, pacifique et prospère.
L’UNESCO est ainsi fidèle à l’esprit de ses fondateurs, qui déclaraient : « Les guerres prenant naissance dans l’esprit des hommes, c’est dans l’esprit des hommes que doivent être élevées les défenses de la paix ».
La France s’honore aussi de participer à la remise du prix Houphouët-Boigny.
L’UNESCO ne pouvait pas choisir un meilleur nom pour ce prix.
Félix Houphouët-Boigny est un des hommes qui ont permis de passer du temps des colonies à celui des indépendances.
Il est l’un des artisans de la Francophonie, au-delà même des frontières de la Côte d’Ivoire.
Il est le symbole d’une conception de l’Homme faite de la fraternité et de solidarité, apôtre infatigable de la paix, de la concorde et du dialogue.
Enfin, et c’est la troisième raison pour laquelle je suis fier d’être à vos côtés, la France s’honore aujourd’hui de participer à l’hommage rendu à son excellence M. Alvaro Arzu Irigoyen et au Commandant Moran.
Le Guatemala et la France partagent une histoire d’amitié, d’échanges intellectuels et de reconnaissance réciproque.
Nous étions présents, le 29 décembre 1996 lors de la signature de accords de paix mettant fin à 35 longues et terribles années de guerre civile.
Le Guatemala a une histoire millénaire, qui a laissé des sites majestueux.
C’est une grande civilisation que la vôtre.
Et que votre désir commun, Messieurs, de renforcer, dans votre pays l’État de Droit, de favoriser la cohésion de populations permettront au Guatemala, j’en suis sûr, de rentrer de plain-pied et avec sérénité, dans le XXIe siècle, que nous voulons un siècle de Paix et de Prospérité.
Je rends donc hommage, à votre œuvre commune, au nom du Gouvernement Français que je suis fier de représenter ici.