Interview de M. Pierre Zarka, membre du secrétariat du comité national du PCF, à France-Inter le 2 juin 1997, sur la constitution d'une majorité de gauche à l'issue des élections législatives, la consultation des militants sur la participation du PCF au nouveau gouvernement, la cohabitation et les orientations politiques notamment en matière européenne.

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Circonstance : Elections législatives les 25 mai et 1er juin 1997

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J.-L. Hees : Ne me dites pas qu’il y a un mois, vous aviez prévu la physionomie de cette Assemblée, ce matin ?

P. Zarka : Non, pas du tout. Je pense que la secousse qui s’est produite témoigne de l’exaspération des Français qui ne veulent plus supporter qu’on leur parle de sacrifices tant dans le domaine de l’emploi que dans le domaine financier alors que, tous les jours, on leur parle des envols de la Bourse, on leur parle des marchés financiers. Il y a quelque chose qui coince et qui coincera tout le temps.

J.-L. Hees : Le Parti socialiste et les Verts n’ont pas la majorité absolue à l’Assemblée. Donc, tout cela dépend de vous, la bonne marche de cette législature dépend de vous. C’est une position stratégique. Comment est-ce que vous allez l’utiliser ?

P. Zarka : Dans la mesure où nous entendons le message des Français et qu’il faut absolument que cela change, qu’il y ait une autre politique qui fonde le développement de l’économie sur la justice sociale, nous allons défendre ces positions et tout faire pour que se constitue une majorité de gauche et un gouvernement sur cette base.

J.-L. Hees : Justement, il y a deux manières de faire les choses : aller au gouvernement ou ne pas y aller. Donc, où en est-on au Parti communiste ?

P. Zarka : Nous en sommes, nous, au fait – nous l’avons déjà dit depuis longtemps, il n’y a pas de surprise ce matin – que nous sommes en situation d’aller au gouvernement pour faire une autre politique, c’est-à-dire pour appliquer ce qu’attendent les Français. ?

J.-L. Hees : Mais tout le monde est d’accord au sein du Parti communiste ou bien il y a débat autour de la stratégie adoptée par R. Hue ?

P. Zarka : Il y a toujours débat. Le problème est de savoir si on est en mesure d’aller maintenant vite vers des augmentations de salaire, vers la relance de la consommation, des interventions fortes en faveur de l’emploi.

P. Le Marc : Toutes les fédérations vont consulter les militants, ce soir, pour savoir s’ils veulent une participation gouvernementale. Quel est votre pronostic ?

P. Zarka : Vous savez, tout dépendra de la façon dont les choses maintenant vont se dérouler, pas seulement entre communistes. Nous avons posé des questions au Parti socialiste, précises, nous en attendons les réponses.

P. Le Marc : Rien ne changera d’ici ce soir ?

P. Zarka : Je n’en sais rien ? Je ne sais pas, vous savez nous sommes dans une situation où chaque heure compte. Maintenant que la gauche a gagné, tout le monde est dans la situation d’attendre ce qu’elle va faire. Nous ne sommes plus à hier.

P. Le Marc : Alors, quelles questions allez-vous poser au Parti socialiste et à L. Jospin ?

P. Zarka : Précisément, nous les rendrons publiques dans la journée. Dans la mesure où les discussions continuent, vous comprendrez que je ne veuille pas les polluer. Simplement, nous nous sommes appuyés sur la déclaration commune, qui a été rendue publique, entre le Parti communiste et Parti socialiste pour poser les questions des salaires, pour poser la question de la relance par la consommation, pour poser la question des 35 heures.

J P. Le Marc : Les questions européennes ?

P. Zarka : Les questions européennes aussi. C’est-à-dire comment desserrer l’étreinte de Maastricht, faire en sorte que l’on ne subisse pas ces contraintes extérieures et qu’on se dégage de critères absolument dramatiques pour l’ensemble de la population et de l’économie. Au fond, maintenant, il faut que la gauche ait le courage d’entendre le message que les Français ont envoyé. Vous savez, on dit : les Français ont envoyé un message à la droite – je crois que c’est vrai – mais je crois qu’ils l’ont envoyé à tout le monde.

P. Le Marc : Vous faites confiance à L. Jospin pour, justement, mener à bien une politique qui contiendrait au Parti communiste ?

P. Zarka : Ce n’est pas qui conviendrait au Parti communiste, c’est que je ne peux m’imaginer un seul instant que L. Jospin n’ait pas entendu le message de Français.

P. Le Marc : Oui, mais en général, il y a un parti qui est plus grand que l’autre et c’est celui-là qui…

P. Zarka : Mais ce n’est pas de cela dont il s’agit. Moi, je ne demande pas à L. Jospin qu’il s’aligne sur les positions du Parti communiste, ce serait complètement fou et démesuré. Par contre, je crois que les Français, qui sont des millions à avoir exprimé soit avant les élections – il ne faut pas oublier tout ce qui s’est passé avec les mouvements sociaux, ce qui s’est exprimé de manière diverse – soit à travers ces élections, je crois que c’est le message ou plutôt les exigences de millions de Français qu’il faut savoir-entendre.

A. Ardisson : Mais raisonnons par l’absurde : peut-on imaginer que, ce soir ou demain, parce que vous auriez obtenu des réponses insuffisantes vous puissiez prendre la responsabilité de dire : non, on n’y va pas ?

P. Zarka : Je ne peux pas un seul instant m’imaginer que le Parti socialiste, 24 heures après ce succès, soit sourd encore une fois aux attentes des Français. Parce que, au fond, c’est cela la question que vous me posez. Le problème ne dépend pas, là, de ce point de vue, du Parti communiste. Nous, nous sommes prêts pour tout pas en avant qui allègerait la souffrance des Français. Nous sommes prêts pour tout pas en avant qui, tout de suite, ferait la démonstration que les déceptions qui ont été consécutives à 1981 ne reviendront pas. Voilà. Nous ne mettons pas la barre haut – comme on dit – nous voulons simplement que le suffrage universel soit entendu et pas seulement hier soir.

J.-L. Hees : Tout le monde a été bien raisonnable dans le camp de la gauche tout au long de cette campagne ?

P. Zarka : Vous voyez qu’on ne demande pas l’impossible.

J.-L. Hees : On se souvient de certaines négociations – vous me direz que c’est peut-être parce que je prends de l’âge – mais je me souviens que c’était au couteau.

P. Zarka : Oui, parce que nous avons changé de ce point de vue. C’est-à-dire que nous comprenons que le problème n’est pas de défendre d’abord nos convictions mais nous avons eu un débat avec les Français, comme tous les partis politiques, peut-être de manière un petit peu particulière. Nous sommes liés profondément au mouvement social, nous avons affirmé notre vocation de servir de relais à ce mouvement social, de lui permettre de se faire entendre dans le champ politique. Nous en retirons ce qu’il a dit, nous ne lui faisons pas dire plus qu’il m’a dit et sur cette base, nous disons : voilà ce qu’il faut pour que cela change vraiment.

J.-L. Hees : Je voudrais qu’on parle un peu de la cohabitation. Est-ce que le Parti communiste est aussi légitimiste que semble l’être L. Jospin ?

P. Zarka : Pour moi, la question des institutions et de la cohabitation n’est pas un problème. Le problème, encore une fois, c’est de savoir si ce gouvernement de gauche, y compris avec les contradictions que cela peut poser à un certain moment, compte tenu de ce qu’est le chef de l’État, le Président de la République, c’est de savoir si, très vite, les Français vont trouver leur gouvernement. C’est-à-dire s’ils vont avoir, dans un gouvernement, un point d’appui pour transformer la réalité. Pour moi, la cohabitation n’est pas un problème.

J.-L. Hees : Il y a un débat qui risque de poser problème et assez vite d’ailleurs, dans les jours qui viennent, c’est l’Europe. On sait qu’il y a des divergences entre le Parti communiste et le Parti socialiste. Et puis, qu’il y aura peut-être des divergences avec le chef d’État.

P. Zarka : Certainement, dans la mesure où, de toute façon, il y a plusieurs partis politiques, il y a obligatoirement des divergences quelque part, sinon il n’y aurait qu’un seul parti politique. Dès qu’il y a coalition, vous pouvez espérer des divergences. Le problème, c’est que nous nous sommes mis d’accord pour dire qu’il fallait dépasser Maastricht – là, je fais des citations qui sont dans un texte commun – qu’il fallait se dégager, au fond, des contraintes et des exigences qui pesaient, à partir des fameux critères de convergence, sur les dépenses publiques, sur la manière dont on gérait ou on augmentait le pouvoir d’achat de la population. Je crois qu’il doit y avoir la possibilité d’avance dans ce sens-là. Et puis, au fur et à mesure, le débat continue parce que dès qu’on bouge quelque chose, tout a bougé. Donc, si on commence à desserrer cette étreinte et cette contrainte fantastique qu’est Maastricht, en disant « voilà, on ne suit plus les critères par exemple », le débat continuera, c’est certain, mais dans d’autres termes et avec un autre contexte.

J.-L. Hees : Coalition douce ou cohabitation douce ?

P. Zarka : Non, pas une coalition douce. Coalition démocratique, transparente, en direct avec le mouvement social, avec le mouvement intellectuel, avec toutes celles et tous ceux qui vont, ce matin, se sentir stimulés en disant : si on a chassé la droite, si on a battu la droite, ce n’est pas pour rien, c’est pour qu’il se passe quelque chose maintenant.

P. Le Marc : Si vous entrez au gouvernement, jusqu’où ira votre solidarité ? Est-ce que ce ne sera pas une mise en veilleuse de votre autonomie ? Que ferez-vous ? Est-ce que l’union de la gauche reste un combat, ou est-ce qu’elle n’est plus un combat ?

P. Zarka : C’est un débat. C’est un débat, y compris lorsqu’on a beaucoup, à d’autres moments, brodé sur les changements du Parti communiste. Eh bien, en voici un : nous avons changé notre conception du pouvoir.

P. Le Marc : Donc, on ne se fâche plus ?

P. Zarka : On ne se fâche plus, on débat, on discute mais on discute toujours en aidant le mouvement social, le mouvement de la société à pouvoir intervenir. C’est-à-dire que même un ministre, il ne dit pas aux citoyens : maintenant que vous m’avez désigné, rentrez chez vous et on en reparlera dans cinq ans dans sept ans. Je vais faire les choses à votre place mais à mon sens, un autre sens en tout cas, puisque j’entends beaucoup parler de nouvelle conception de la politique, nouvelle conception du pouvoir, c’est-à-dire avoir des ministres qui entendent tous les jours.

P. Le Marc : Et qui parleront au nom du Parti communiste et pas au nom du gouvernement ?

P. Zarka : Non, qui parleront au nom des Français, au nom de ce qu’ils ont entendu chez les Français ?

J.-L. Hees : A propos des ministres : qui est ministrable chez vous et à quels postes ?

P. Zarka : Nous ne sommes pas lancés dans ce petit calcul.

J.-L. Hees : Non, mais les postes, on y pense tout de même.

P. Zarka : Non, non, ce n’est pas notre genre. Chaque pose en son temps. Pour l’instant, nous souhaitons que puisse, encore une fois, se constituer une majorité de gauche pour transformer les choses, pas pour tout chambouler mais pour transformer les choses et puis, bien évidemment, se posera la question des postes. Ce qui est clair, c’est que dans la mesure où nous voulons jouer un rôle, où nous voulons permettre aux hommes et aux femmes de ce pays de se faire entendre jusqu’à l’intérieur des réunions gouvernementales, ce ne sera pas pour y faire de la figuration.

J.-L. Hees : En général, on offre le secrétariat d’État aux Transports aux communistes.

P. Zarka : En général, c’est arrivé une fois, n’en faisons pas un tic.

A. Ardisson : Cela fait plusieurs fois, au cours de cet entretien, que vous employez le mot « vite », « très vite ». Est-ce que le rythme, la rapidité et l’ampleur des premières mesures est plus importante que la question que nous évoquions tout à l’heure, à savoir celle de l’Europe ?

P. Zarka : Pour moi, je n’oppose pas durée et rapidité. Je pense qu’au contraire, si je puis dire, la mésaventure d’A. Juppé montre que, pour durer, il faut être rapide et donc c’est bien de vouloir jouer les cinq années mais pour tenir jusqu’à la cinquième…

P. Le Marc : L’expérience de 1981 montre qu’il faut aussi mettre un peu de prudence dans ce que l’on fait.

P. Zarka : Non, je ne crois pas que l’expérience de 1981 soit qu’il se soit passé un démarrage trop rapide.

A. Ardisson : Celle de 1983, alors ?

P. Zarka : Mais le problème, c’est de savoir, au fond – les Français l’ont exprimé, ils l’ont dit de manière très diverse : est-ce qu’aujourd’hui, pour que le pays sorte de la crise, on a besoin d’une politique nouvelle qui s’appuie sur la relance de la consommation et sur la stimulation des investissements vers la production et les grands services ? Alors, toute mesure qui ira dans ce sens-là sera non seulement bénéfique pour les hommes et les femmes de ce pays mais efficace pour l’économie. Et toutes les mesures qui vont dans l’autre sens seront à la fois injustes et inefficaces. A fond, on a 20 ans d’expérience derrière nous, au-delà des gouvernements qui ont changé. Et à chaque fois qu’on a voulu écraser le coût du travail ; comme l’on dit, ne pas répondre aux exigences, on a vu à la fois les marchés financiers se porte de mieux en mieux et l’économie du pays se rétrécir comme une peau de chagrin. Visiblement, il faut faire le contraire.

J.-L. Hees : Je voudrais que l’on parle du Front national. C’est un parti qui a un tiers d’électeurs en plus que le Parti communiste, et qui a 36 fois moins de députés. Est-ce que cela vous semble normal et peut-on durer comme cela, à votre avis ?

P. Zarka : Ce n’est pas de notre faute ! Je crois qu’il y a deux problèmes. Il y a un problème qui est celui de la proportionnelle, que nous posons, nous, de manière continuelle. On nous dit toujours que cela permettrait au Front national d’entrer dans l’hémicycle du Parlement, mais vous savez, ce n’est pas en cassant le thermomètre qu’on soigne la maladie. Et d’ailleurs, nous aurions, nous, une cinquantaine de députés. Et puis, i y a un deuxième problème, et là, le Front national n’a qu’à s’en prendre à lui-même, c’est qu’il est tellement infréquentable que personne ne veut se désister pour lui.

J.-L. Hees : Qu’est-ce qui vous fait dire cela ? Les évènements de la semaine dernière ?

P. Zarka : Qu’est-ce qui me fait dire cela ? Tout, le moindre discours, la moindre intervention, les évènements de la semaine dernière, une attitude qui est profondément provocatrice, antidémocratique. Comment voulez-vous qu’une force, même à droite, ose…

J.-L. Hees : Justement, il va bien falloir traiter le problème : il y a 15 % de gens qui votent pour un parti antidémocratique.

P. Zarka : Vous avez raison mais là où je vous rejoins, c’est que ce n’est pas le problème du Front national qu’il faut traiter, c’est la racine. Effectivement, il faut qu’on s’interroge. En venant, j’ai écouté ce que disait F. Bayrou, tout à l’heure : il faut que l’on s’interroge sur ces hommes et sur ces femmes qui sont broyés et humiliés par la crise, qui ont le sentiment d’avoir été dupés, trompés par la politique…

J.-L. Hees : Certains viennent du PC, M. Zarka.

P. Zarka : Beaucoup viennent de la droite, certains viennent du PS et un peu viennent du PC, disent les études, dans cet ordre-là. Mais quelle que soit leur origine, ce sont des hommes et des femmes qui sont broyés par la crise. Or, cette crise existe. Ils trouvent que le chômage est quelque chose d’insupportable : il faut donc s’attaquer au chômage. D’où une responsabilité extraordinaire pour la gauche. Parce qu’il faut absolument, y compris à cause du Front national, qu’elle réussisse. Elle ne peut pas décevoir une autre fois, au risque d’entraîner des gens malheureux vers des aventures déraisonnables.

P. Le Marc : Est-ce que R. Hue sort de cette bataille conforté face aux conservateurs du Parti communiste ?

P. Zarka : Moi, je crois que qu’il sort conforté, c’est l’idée d’un parti qui a commencé à se rénover en profondeur et qui doit continuer à se rénover continuellement, c’est-à-dire un parti qui fonde son activité sur la démocratie, non pas sur le dogmatisme, sur l’examen de la réalité, sur sa capacité à être à l’écoute des autres, ouvert, sur sa capacité aussi à analyser la situation, à donner son avis. Le mouvement que nous avons commencé avec R. Hue de rénovation du Parti communiste, sort conforté.

P. Le Marc : Vous diriez qu’il y a encore beaucoup de boulot à faire ?

P. Zarka : C’est certain. Je vous dirais le contraire, je serai à deux doigts de la sclérose.

A. Ardisson : Je reviens à ce qui va se passer aujourd’hui et demain, qui est essentiel. En ce qui concerne les salaires, le temps de travail, etc., vous connaissez la réponse du Parti socialiste : c’est la conférence salariale. Elle vous paraît insuffisance ?

P. Zarka : Nous souhaitons, je dois l’avouer, un peu plus de précisions de ce point de vue, pas pour nous mais, encore une fois, pour les gens. Nous souhaitons vraiment qu’il soit clair que puisse se constituer une majorité sur la base de l’écoute et de la réponse à ce qu’ont demandé les citoyens de ce pays, je crois que c’est la seule chance pour la gauche. Donc, il ne faut pas qu’il y ait de mauvais départ, il faut que les choses soient sans ambiguïté tout de suite, et je crois que c’est tout à fait possible.

J.-L. Hees : On va parler rapidement de l’augmentation du Smic, j’imagine, dans les jours qui viennent, de la réduction du temps de travail. Est-ce que l’on va parler aussi de la taxation des bénéfices financiers ? Je dis cela parce qu’il y a peut-être aussi quelques boursiers qui nous écoutent à cette heure-là.

P. Zarka : Bien sûr, il faudra bien que l’on dégage des moyens, il faudra bien que quelqu’un paye. Or, je crois qu’il y a deux manières de dégager des moyens : ne faisons pas comme J. Chirac ou Juppé qui, à chaque fois qu’ils parlaient de dépenses, finalement étaient comme ces comptables qui ne parleraient que de la colonne « dépenses » et ne parleraient jamais de la colonne « entrées ». D’abord, un pays n’est pas un ménage : si l’on relance l’activité, cela fera de l’argent. C’est-à-dire que si l’on prend tout de suite de mesures pour relancer la consommation et investir dans le travail, pour aller vite – vous allez me dire « ça va coûter quelque chose » mais je vous dirai que cela va rapporter quelque chose. Et un pays fort et un pays où les gens travaillent, un pays fort ou une économie forte est un pays où les gens consomment. Donc, nous posons la question alors de la participation de qui ? Vous savez, vous prenez n’importe quel sondage sur la question, je crois que 62 ou 64 % des Français, il y a de cela deux ou trois mois, considéraient que l’économie du pays était dominée par les marchés financiers Eh bien, nous faisons partie de ces 60 % des Français.