Déclaration de M. Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d'État auprès du ministre de l'Europe et des affaires étrangères, en réponse à une question sur les risques encourus par les touristes au Sahel, au Sénat le 16 mai 2019.

Intervenant(s) :

  • Jean-Baptiste Lemoyne - Secrétaire d'État auprès du Ministre de l'Europe et des affaires étrangères

Circonstance : Question au gouvernement posée par M. Christian Cambon, sénateur (LR) du Val-de-Marne, au Sénat le 16 mai 2019

Prononcé le

Texte intégral

Merci beaucoup Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs les Sénateurs,
Monsieur le Président,


Je me joins une nouvelle fois à l'hommage poignant qui a été rendu aux maîtres Cédric de Pierrepont et Alain Bertoncello. Ce fut un moment de communion très fort, la nation toute entière était réunie et d'ailleurs bien au-delà puisque le même jour j'ai reçu le témoignage de nombre de nos partenaires européens et africains.

La décision d'engager cette opération a été un message lancé à toutes celles et tous ceux qui souhaiteraient s'en prendre à nos compatriotes, qu'ils soient Français établis hors de France et nous le savons, ils sont plusieurs millions, notamment établis sur le continent africain, ou qu'ils soient en voyage professionnel ou touristique.

Dans un monde où nous voyons la multiplication des foyers de crises, de tensions, c'est aussi un devoir pour nous d'appeler à une vigilance accrue de la part de celles et ceux qui souhaitent se rendre à l'étranger. Nous en appelons à leur responsabilité et leur demandons de consulter systématiquement les conseils aux voyageurs et les consignes de sécurité régulièrement actualisées par le ministère de l'Europe et des affaires étrangères. Et je rends hommage au Centre de crise et de soutien du Quai d'Orsay qui veille à la meilleure information possible, en lien avec les opérateurs de voyage.

J'incite également nos compatriotes qui se rendent à l'étranger à s'inscrire sur la plateforme Ariane, et cela appelle également une responsabilité accrue individuelle - les ex-otages ont d'ailleurs reconnu qu'ils auraient peut-être dû suivre plus scrupuleusement un certain nombre de recommandations - et par ailleurs, une responsabilité des opérateurs de voyage, notamment des plateformes en ligne que je réunirai dans les prochains jours.

S'agissant des mesures de visas, ce sont des mesures qui relèvent de la souveraineté de chacun des États et il est très clair que dans les défis que nous avons à relever ensemble, entre Européens, entre Africains, nous devons avoir un dialogue dense, y compris sur ces sujets, pour qu'aucun risque supplémentaire ne soit couru par des femmes et des hommes qui, portant l'uniforme, ont déjà fort à faire à traquer les djihadistes.


Source https://www.diplomatie.gouv.fr, le 17 mai 2019