Interview de Mme Nathalie Elimas, secrétaire d'État à l'éducation prioritaire, à Sud Radio le 11 septembre 2020, sur l'application du protocole sanitaire dans les écoles, la lutte contre la violence et la rentrée scolaire dans les zones d'éducation prioritaire.

Texte intégral

PATRICK ROGER
Bonjour Nathalie ELIMAS.

NATHALIE ELIMAS
Bonjour.

PATRICK ROGER
On voit que la situation est parfois délicate dans les écoles en raison du Covid. Est-ce que c'est encore plus sensible dans les quartiers des zones d'éducation prioritaire ?

NATHALIE ELIMAS
Alors, déjà, la rentrée s'est bien passée. Ça c'est la première chose que j'ai envie de dire ce matin, parce que ce n'était pas évident, il y avait de l'inquiétude, les parents étaient inquiets, les professeurs pouvaient l'être aussi, et je me suis beaucoup déplacée tout au long de la semaine de rentrée, et je peux vous dire qu'elle s'est très bien passée cette semaine de rentrée.

PATRICK ROGER
Eh bien quand même, par exemple en Seine-Saint-Denis, il y a 4 000 élèves qui n'ont pas remis les pieds en classe, quoi, et on vous dira aussi qu'il y a quelques classes ferment.

NATHALIE ELIMAS
Eh bien il y a des élèves qui n'ont pas remis les pieds en classe, ce n'est pas pire que les autres années, où certaines familles rentraient plus tard de vacances…

PATRICK ROGER
Un peu plus quand même.

NATHALIE ELIMAS
… et finalement la rentrée s'échelonnait tout au long de la première semaine. Donc ce n'est pas pire. Pour revenir sur votre question, ce n'est pas pire non plus dans les zones d'éducation prioritaire. Et pour ce qui est de la gestion de la crise sanitaire…

PATRICK ROGER
Quand je dis pire, c'est que c'est dans la difficulté d'application du protocole. Voilà.

NATHALIE ELIMAS
Non non, il n'y a pas de difficulté d'application du protocole dans les écoles d'éducation prioritaire, ou pas dans les écoles d'éducation prioritaire. Les choses sont extrêmement claires. Il y a trois hypothèses : l'hypothèse de référence qui est celle que nous vivons aujourd'hui, où finalement le virus circule mais la rentrée et les enfants sont en classe normalement. Une hypothèse où le virus circule un peu plus vite, et là on est dans la situation de sortie de confinement, on a des demi-groupes en classe. Et puis dans les cas où vraiment il y a de la contamination, la circulation est très rapide, on est dans le cas d'isolement ponctuel, sur 14 jours ou 7 jours. Et tout ça, ce n'est pas l'Education nationale qui en décide, c'est le couple préfet/ARS qui au cas par cas voit ce qu'il convient de faire. Alors le recteur intervient, c'est-à-dire l'Education nationale, et on met en place le plan de continuité pédagogique, tel qu'il a été éprouvé un peu dans la difficulté pendant le confinement, mais qui est aujourd'hui simple, claire et parfaitement maîtrisé par les professeurs.

PATRICK ROGER
Il y a quand même des profs qui ne sont pas convaincus par les mesures, ils disent qu'il faudrait encore aménager peut-être les horaires, l'aération des classes, réquisitionner des locaux.

NATHALIE ELIMAS
Alors, sur l'aération des classes, c'est vrai, la question m'a été posée ce matin…

PATRICK ROGER
C'est complexe, c'est comme dans les entreprises, bien sûr.

NATHALIE ELIMAS
C'est vrai que c'est complexe, et puis surtout, ce qu'il faut dire aussi, c'est que la semaine prochaine il va faire très chaud, donc encore une fois les choses finalement je vous dis sont assez simples, il faut être calme et faire appel à son bon sens. S'il fait chaud dans les classes, les enfants, les jeunes qui sont masqués, ont du mal à respirer, on peut tout à fait aller faire cours dehors. Il y a des cours de récré, il y a des espaces, il y a des halls.

PATRICK ROGER
Dans les collèges et lycées, c'est plus complexe, non ?

NATHALIE ELIMAS
Dans les collèges et dans les lycées, il faudrait s'organiser un peu différemment, mais ça n'est pas infaisable.

PATRICK ROGER
Ça n'est pas infaisable. Bon. En tout cas pendant la période du mois de septembre. Est-ce qu'il y a des cours de soutien qui avaient été annoncés, qui se mettent en place ? Parce que je n'ai pas vu de recrutements de profs, de contractuels.

NATHALIE ELIMAS
Alors, en sortie de confinement, il y a eu un dispositif, le 2S-2C, qui a permis, je vous le disais, d'accompagner les enfants quand on était en demi-groupe en classe. Pendant toute la période des vacances scolaires il y a eu les vacances apprenantes, dont vous avez entendu parler, ça a été un franc succès. Il y a eu les colos apprenantes, il y a eu l'école ouverte, et puis il y a eu les stages de réussite, juste avant la rentrée scolaire, là justement pour aider ces jeunes qui étaient un peu dans la difficulté, qui n'avaient pas pu suivre les cours correctement, parce qu'on a aussi la question du numérique qui est très prégnant, et qui a empêché certains enfants et jeunes d'accéder correctement à leur cours, donc tout ça s'est mis en place correctement, on prend le relais, là, à la rentrée, avec des évaluations diagnostic, qui vont permettre de savoir concrètement où en sont les enfants, où en sont les élèves, et puis on prendra le relais avec le « dispositif devoirs faits », qui était déjà existant l'année dernière.

PATRICK ROGER
Oui, alors c'est vrai qu'il y a une fracture numérique, on reviendra aussi sur d'autres fractures dans notre société, mais sur le numérique, est-ce que il va y avoir un déploiement de matériel supplémentaire pour ces élèves ?

NATHALIE ELIMAS
Oui, alors déjà, l'Etat tient à disposition des élèves du matériel informatique, dans le cas je le disais, précisément, de confinement partiel. Ensuite on est en train de mettre en place une expérimentation, sur deux départements, qui sont l'Aisne et le Val-d'Oise, qui s'appelle « 100 % numérique », on met à disposition 15 000 tablettes et ordinateurs pour les jeunes qui en ont le plus besoin, on dote, on équipe les professeurs primo-arrivants de matériel informatique, on dispense de la formation, parce qu'on s'est rendu compte que ce n'est pas évident, on n'est pas tous égaux devant un ordinateur, donc pour les enseignants et pour les familles, familles et élèves, et enfin on va équiper les classes notamment de vidéoprojecteurs ou de tableaux numériques, parce que ce n'est pas le cas partout. Si ça marche, on fait l'expérimentation, si ça marche on fait un bilan à la fin de l'année. Ça a vocation à être généralisé.

PATRICK ROGER
Oui, en tout cas c'est une des mesures pour faire face au décrochage, parce que le décrochage il existe bien, quand même, non.

NATHALIE ELIMAS
Alors, c'est une mesure qui permettra de faire face au décrochage, mais pas que, l'outil numérique comme je le dis, c'est un outil…

PATRICK ROGER
Vous l'estimez à combien le décrochage ?

NATHALIE ELIMAS
Alors, ce n'est pas une estimation, le décrochage il y a environ 6 % de décrocheurs sur le territoire national.

PATRICK ROGER
6 % aujourd'hui. Dans des quartiers plus que d'autres ou pas, non ? Vous l'avez…

NATHALIE ELIMAS
Alors, je n'aime pas stigmatiser. En tout cas les quartiers éducation prioritaire vraiment, ne méritent pas d'être stigmatisés.

PATRICK ROGER
Non mais, il ne faut pas les stigmatiser, mais, non mais attendez…

NATHALIE ELIMAS
Non mais je vais vous dites les choses très simplement.

PATRICK ROGER
Non mais attendez… Nathalie ELIMAS, non mais moi je vais vous dire en fait, aussi, en posant ma question, tout simplement, vous dites « il ne faut pas les stigmatiser », cela dit…

NATHALIE ELIMAS
Non.

PATRICK ROGER
Eh bien oui, mais pourquoi il y a à ce moment-là une chargée de l'Education prioritaire, qui sont réservés en fait à ces quartiers alors ?

NATHALIE ELIMAS
Parce que dans ces quartiers…

PATRICK ROGER
Donc je ne stigmatise pas, mais c'est vous qui…

NATHALIE ELIMAS
…il y a plus d'inégalités.

PATRICK ROGER
Ben oui, bon ben d'accord, donc voilà.

NATHALIE ELIMAS
Plus d'inégalités sociales, sanitaires, et là effectivement la fracture numérique est plus importante. Donc il y a probablement plus de décrocheurs dans ces quartiers là. Là où je dis qu'il ne faut pas stigmatiser…

PATRICK ROGER
Parlons vrai, sur Sud Radio…Mais je ne stigmatise pas.

NATHALIE ELIMAS
Là où je dis qu'il ne faut pas les stigmatiser, c'est qu'il y a… il faut avoir beaucoup d'ambition pour ces jeunes. Ce n'est pas parce qu'on est dans un quartier prioritaire que ça va mal, qu'il y a moins de compétences, que les élèves auraient de moins bons résultats scolaires etc. Il faut avoir de l'ambition pour ces jeunes, et c'est en ce sens-là que je vous dis qu'il ne faut pas stigmatiser, et c'est précisément l'objet de ma mission.

PATRICK ROGER
Oui oui, la mission justement est d'éviter que ça décroche encore trop dans les mois qui viennent.

NATHALIE ELIMAS
La mission est d'éviter que ça décroche encore trop. La mission est de déployer, de mettre en place le maximum de dispositifs pour lutter contre les inégalités de destins et faire en sorte que nous tenions notre promesse républicaine, qui est de garantir la réussite pour tous nos élèves ?

PATRICK ROGER
Et quand on dit 6%, là encore une précision tout à l'heure, c'est-à-dire 6 % qui ne remettent pas les pieds à l'école ?

NATHALIE ELIMAS
Alors non, ce n'est pas 6 % qui ne remettent pas les pieds à l'école, c'est 6 % de jeunes que l'on perd, qui vont, qui viennent, on n'est pas en rupture définitive, et pendant la période de confinement, typiquement, on a perdu vraiment une partie des élèves, qu'on a vu revenir à la rentrée.

PATRICK ROGER
Oui. Oui, c'est ça…

NATHALIE ELIMAS
En fait, tout ça est très mouvant, c'est aussi ce qu'il faut dire. Ce n'est pas figé.

PATRICK ROGER
Oui. Avec votre regard neuf, Nathalie ELIMAS, donc sur les zones d'éducation prioritaire, puisque vous avez été nommée il y a quelques semaines, est-ce qu'il y a des adaptations en dehors des dédoublements de classes qui existent déjà en CP et en CE1, sur l'enseignement, les matières, les cours par exemple sur l'instruction civique qu'il faudrait mettre en place ?

NATHALIE ELIMAS
Alors, vous avez parlé très justement des dédoublements de CP/CE1, vous avez oublié de préciser qu'on le fait aussi en grande section maintenant. On est en train de l'échelonner sur trois années. Là, il y a 300 000 enfants qui bénéficient du dédoublement CP/CE1 dans les zones d'éducation prioritaire, 10 000 enfants là, à la rentrée en grande section, et ça va être généralisé. On met l'accent sur les heures de lecture, sur le soutien, je le disais sur devoirs faits, pour aider les gamins, les jeunes, après la l classe à faire leurs devoirs. On met des heures supplémentaires, 1,5 million d'heures supplémentaires, donc il y a quand même des moyens qui sont mis sur la table pour aider tous ces jeunes à réussir.

PATRICK ROGER
Alors c'est vrai, et sur des cours un peu spécifiques, parce qu'on dit, et ça ce sont des spécialistes, que l'islamisme serait en train de pénétrer l'école de la République, et notamment dès le primaire, et ça c'est Jean-Pierre OBIN qui le dit.

NATHALIE ELIMAS
A l'école, on apprend des fondamentaux qui sont : lire, écrire, compter, mais c'est aussi respecter autrui. Voilà. Et ça c'est un vrai sujet qui est celui de la responsabilisation des élèves, apprendre à se respecter soi-même, à respecter les autres, ça fait partie des fondements à l'école aujourd'hui. Donc tout ça c'est en place à l'école, on les accompagne en ce sens, on les forme à devenir des citoyens…

PATRICK ROGER
Mais est-ce qu'il faut aller plus loin dans l'enseignement des valeurs républicaines et de la laïcité à l'école, et notamment dès le primaire ? On sait que ça se joue dès le plus jeune âge, quoi.

NATHALIE ELIMAS
Tout se joue dès le plus jeune âge, et je vous dis, ce sont des questions qui sont au coeur des apprentissages aujourd'hui. Quand je vous dis « dans le respecter autrui », c'est exactement tout ça, ce sont des valeurs qui sont dispensées, dès le plus jeune âge à l'école, dans les quartiers d'éducation prioritaire, mais pas que d'ailleurs, parce que ça concerne tous nos enfants….

PATRICK ROGER
Bien sûr, bien sûr.

NATHALIE ELIMAS
Et pour qu'ils apprennent à se respecter…

PATRICK ROGER
Et les enseignants sont formés en conséquence eux-mêmes aussi ?

NATHALIE ELIMAS
Oui, et surtout je vais revenir à votre question, vous avez parlé de radicalisation.

PATRICK ROGER
Oui. Non, j'ai parlé d'islamisme.

NATHALIE ELIMAS
D'islamisme. Il y a un sujet aujourd'hui, il y a un dispositif qui est porté notamment dans les zones d'éducation prioritaire, qui s'appelle : les cités éducatives. Qu'est-ce que c'est la cité éducative ? C'est accompagner un enfant qui devient un jeune adulte, tout au long de son parcours scolaire. Pour cela il y a autour de lui tous les acteurs possibles, il y a l'Etat, les collectivités, les élus, les associations, des médiateurs, les partenaires économiques, et là je reviens un petit peu sur votre sujet, je pense et je parle des associations, que l'on aide justement à accompagner ces jeunes et à les remettre d'abord là où ils doivent être, c'est-à-dire sur le chemin de l'école.

PATRICK ROGER
Oui, c'est ça, et dans ce cadre-là, il y a aussi la lutte contre la violence, ça passe aussi par l'école, à l'école et devant l'école.

NATHALIE ELIMAS
Oui, alors je vois à quoi vous faites référence…

PATRICK ROGER
Bien sûr, notamment ce qui s'est passé, l'agression de Reims.

NATHALIE ELIMAS
… à cette jeune fille qui a été agressée. D'abord vous dire que moi j'ai été horrifiée en voyant ces images. Je suis mère de famille, j'ai des filles, je suis une femme, donc j'ai été particulièrement choquée. Encore une fois ces phénomènes de violences ils existent, je ne les minore pas, et je ne suis pas aveugle sur ces questions-là. Il y a un plan violence qui a été déployé à l'école, ça passe par le rappel et le respect de ces valeurs, ça passe par de l'encadrement, d'ailleurs dans le cadre de cette agression il y a une cellule psychologique, il faut le dire, qui est mise en place au sein de l'école, et puis ça, ça s'est passé hors les murs, mais pour autant on est concerné. Et j vous dis, typiquement voilà quelque chose dont on va se saisir, ce sont ces cités éducatives qui mettent en place tous les acteurs, autour du gamin, autour de l'enfant, pour qu'il soit pris en charge dans l'école, hors l'école, jusqu'à la maison, sur tout son parcours…

PATRICK ROGER
Et responsabiliser les parents ?

NATHALIE ELIMAS
Oui, il faut responsabiliser les familles, parce que l'éducation elle se co-construit entre la famille et l'école.

PATRICK ROGER
Supprimer les aides sociales s'il le faut ?

NATHALIE ELIMAS
Ouh là ! Je n'irai pas sur ce terrain-là, je ne dirais pas qu'il faut supprimer les aides sociales.

PATRICK ROGER
Non, mais c'est la question que posent certains.

NATHALIE ELIMAS
La question pourrait être posée, moi je ne suis pas sur cette ligne-là. Ce que je dis c'est qu'il faut d'abord responsabiliser les familles et qu'il faut parler aux familles et garder le contact avec les familles, ça s'est très bien fait pendant la période de confinement. Vous savez, il faut aussi rappeler ce qui a été positif pendant toute cette période-là. On a repris contact avec les familles, il faut le maintenir et puis les ramener dans l'école. Mais ils sont volontaires finalement les parents.

PATRICK ROGER
Le mot de la fin avec Cécile de MENIBUS.

CECILE DE MENIBUS
Eh bien justement, transition toute trouvée, puisque cette violence elle est sur les réseaux sociaux, forcément, la haine, du porno, de la violence qui est diffusée. Quand est-ce que l'école va mettre en place, pendant les cours, des cellules par exemple d'éducation aux médias et à l'information et aux réseaux sociaux ?

NATHALIE ELIMAS
Alors déjà, Jean-Michel BLANQUER avait pris une mesure qui est très pertinente, qui est celle d'interdire les portables à l'école et notamment au collège.

CECILE DE MENIBUS
Oui, mais ça, ça ne change rien.

NATHALIE ELIMAS
Déjà, l'utilisation des téléphones n'est plus, enfin, les jeunes n'ont plus accès à leur téléphone pendant la classe.

CECILE DE MENIBUS
Parce que là, il est un peu tard quand même. Il serait peut-être temps de s'en occuper réellement.

NATHALIE ELIMAS
Alors, il est temps de s'en occuper, on voit bien d'ailleurs avec cette agression à quelle vitesse ça a circulé. Il faut quand même rappeler que tout ça est interdit, qu'il y a des textes déjà, qu'il y a des lois, donc il faut déjà les faire appliquer et puis il faut sensibiliser les jeunes sur l'utilisation parfois néfaste des réseaux sociaux et combien ça peut être violent, il y a du harcèlement, on attaque la dignité.

CECILE DE MENIBUS
Mais, est-ce qu'il ne faut pas le faire pendant les cours, à l'école, depuis le plus jeune âge ? Vraiment. Avec des vrais cours pour expliquer aux jeunes ce que c'est, pour expliquer les contextes justement de tout ça.

NATHALIE ELIMAS
Alors, c'est déjà fait, c'est déjà fait.

CECILE DE MENIBUS
Ah bon ?

NATHALIE ELIMAS
Ce n'est peut-être pas généralisé mais c'est déjà fait. Il y a déjà des professeurs qui se sont saisis et emparés de ce sujet et qui vont en ce sens…

CECILE DE MENIBUS
Je ne suis pas sûre que les professeurs soient aguerris aux réseaux sociaux, je ne suis pas sûre.

NATHALIE ELIMAS
Je suis d'accord avec vous, tous les professeurs ne le sont pas.

PATRICK ROGER
Merci Nathalie ELIMAS, secrétaire d'Etat en charge de l'Education prioritaire, était l'invitée ce matin de Sud Radio.

NATHALIE ELIMAS
Merci à vous.


Source : Service d'information du Gouvernement, le 30 septembre 2020