Interview de Mme Amélie de Montchalin, ministre de la transformation et de la fonction publiques, à Sud Radio le 8 février 2021, sur la politique du gouvernement face à l'épidémie de Covid-19.

Texte intégral

CECILE DE MENIBUS
"Le petit déjeuner politique" ce matin, c'est Amélie de MONTCHALIN, ministre de la Transformation et de la Fonction publiques.

PATRICK ROGER
Bonjour Amélie de MONTCHALIN.

AMELIE DE MONTCHALIN
Bonjour.

PATRICK ROGER
Je le précise pour les auditeurs, vous avez le casque, vous êtes le premier invité à avoir le casque, c'est pour mieux vous entendre.
"Du sang et des larmes", voilà ce qui nous attend, a prévenu le directeur médical de crise des Hôpitaux de Paris, ce week-end. L'alerte est-elle à ce point avec la menace des variants ?

AMELIE DE MONTCHALIN
Ecoutez, on se bat, et l'objectif du président, c'est qu'on tienne ensemble. Et on le sait tous, on a chacun une part de responsabilité : mettre un masque, être en télétravail, chaque jour un peu plus, chaque jour de télétravail en plus c'est un jour de gagné contre l'épidémie, éviter les brassages, on le sait, quand on rencontre des amis, respecter le couvre-feu. Donc on a chacun entre nos mains, la suite des événements, et donc c'est là qu'il faut que chacun on soit, je crois comme on l'est tous exemplaires, engagés et qu'on tienne ensemble, en étant aussi très vigilants, parce que cette situation qui perdure elle fragilise déjà des gens qui sont très touchés.

PATRICK ROGER
Alors Amélie de MONTCHALIN, puisque vous êtes en charge de la Fonction publique, est-ce que vous vous allez lancer un nouvel appel pour qu'il y ait davantage de télétravail aujourd'hui chez les fonctionnaires ?

AMELIE DE MONTCHALIN
Oui, et comme le Premier ministre l'avait demandé, avec les organisations syndicales, avec tous les employeurs, avec les ministères, aujourd'hui on est très alignés, on veut une chose : c'est combattre l'épidémie et prendre notre part. Prendre notre part c'est permettre aux Français bien sûr d'avoir des services publics qui continuent, qui fonctionnent, qui sont efficaces, qui s'occupent des plus vulnérables de manière très active, mais c'est aussi télétravailler plus, que tous ceux qui télétravaillaient peut-être un, deux, trois jours, travaillent plutôt deux, trois ou quatre jours, et que surtout nous arrêtions de nous réunir dans des réunions en présentiel, si on peut le faire en visioconférence, en audioconférence, et si on se réunit, on essaie d'être vraiment vraiment à moins de six.

PATRICK ROGER
Oui, et est-ce que les fonctionnaires sont suffisamment bien équipés pour télétravailler, pour être chez eux ? On a vu notamment, mais alors c'était dans l'éducation, ça vous concerne peut-être un petit peu moins, mais que c'était quand même assez difficile.

AMELIE DE MONTCHALIN
Ecoutez, depuis le mois de mars, on a déployé plus de 125 000 ordinateurs, là on en a recommandé 50 000, ça se déploie chaque semaine dans les préfectures, dans les sous-préfectures, dans les ministères, on équipe les agents en outils aussi informatiques de partage de fichiers, bref on investit. Il y a plus de 200 millions d'euros du Plan de relance qui sont là pour les agents publics, pour leur numérique, pour leur outil de travail. Donc ça, voyez, c'est l'efficacité qu'on cherche, ce n'est pas les grands débats, ce n'est pas les grands concepts, ce n'est pas refonder l'Etat, c'est là donner la possibilité, et l'engagement qu'on a pris c'est qu'au mois de juillet 100 % des agents qui ont des missions télétravaillables, parce que quand vous êtes évidemment policier, gendarme, enseignant, votre métier ne peut pas se faire à distance derrière un ordinateur, mais pour les agents publics dont le métier est télétravaillable, que 100 % soient équipés au 1er juillet.

PATRICK ROGER
Et est-ce que, alors bon ça c'est effectivement ce chiffre, l'objectif que vous aviez fixé, mais globalement aujourd'hui, sur l'ensemble de la Fonction publique on est à peu près à combien en télétravail ?

AMELIE DE MONTCHALIN
La semaine dernière, 42 % des agents de l'Etat, hors policiers gendarmes, enseignants, avaient télétravaillé et…

PATRICK ROGER
Et cette semaine l'objectif ?

AMELIE DE MONTCHALIN
Et l'objectif c'est qu'on arrive le plus proche possible de 50%, c'est l'estimation qu'on a Quand on sera à 50%, c'est-à-dire que tous ceux qui peuvent télétravailler on fait, on pense dans la situation actuelle, ce qu'il faut.

PATRICK ROGER
Et est-ce que c'est possible dans les hôpitaux pour le personnel administratif ?

AMELIE DE MONTCHALIN
Bien sûr, vous savez c'est possible dans les rectorats pour les personnels aussi de l'Education national qui ne sont pas face à des élèves. C'est possible partout, et je le répète, ce n'est pas parce… on ne fait pas ça parce que c'est la règle, on ne fait pas ça parce que c'est un dogme, on fait ça parce qu'on le sait, et c'est prouvé, ça fonctionne. Ça limite les brassages, ça limite du coup la contagiosité, et donc ça arrête l'épidémie.

PATRICK ROGER
Oui, et Amélie de MONTCHALIN, c'est pour éviter un reconfinement dans les jours qui viennent, c'est ça, dans les semaines qui viennent. Parce que ça, on risque de passer par le confinement ou pas ?

AMELIE DE MONTCHALIN
Chaque jour gagné, c'est un jour de gagné contre l'épidémie, et chaque fois qu'on gagne, c'est le reconfinement qui ne n'apparaît pas. Donc on est là pour prendre chaque jour, vous voyez ça fait déjà 15 jours aujourd'hui que certains nous avaient dit qu'on serait tous enfermés chez nous. Bon. On n'y est pas pourquoi ? Parce que chacun fait un effort. Et je pense que cette responsabilité individuelle et collective, c'est vraiment, les Français le voient très bien, c'est comme ça qu'à la fin on gagne.

PATRICK ROGER
Amélie de MONTCHALIN, l'administration est souvent le bouc-émissaire dans certains ratés, comme la vaccination ou les tests.

AMELIE DE MONTCHALIN
On est d'accord.

PATRICK ROGER
Au final, est-ce que c'est vraiment l'administration ou est-ce que ce sont finalement les gens qui dirigent, donc en l'occurrence aussi les ministres ?

AMELIE DE MONTCHALIN
Moi, je vais vous dire très franchement : j'en ai marre. J'en ai marre d'une chose : notre état d'esprit avec le président c'est tenir face à l'épidémie, et tenir nos engagements. Et puis à côté de ça, vous avez effectivement tout un groupe de commentateurs, je les appelle les Etatologues, vous savez, les spécialistes de la réforme de l'Etat, qui à longueur de livres, d'ailleurs ils ont déjà été pré-écrits depuis des années, on le voit bien, ça sort comme des petits pains…

PATRICK ROGER
Et ça vous pensez à qui, à Agnès VERDIER-MOLINIE, par exemple ?

AMELIE DE MONTCHALIN
Je ne cite personne, il y en a beaucoup, et quand vous allez à la librairie, ce week-end ce que j'ai fait, il y a tout un étalage de ceux qui veulent refonder l'Etat moderne, de l'Etat agile, vous mettez un peu de Covid là-dedans, ça ne sert à rien d'avoir ces débats. L'Etat ce n'est pas un monstre éloigné, et puis surtout cet esprit de défaite. Vous avez l'impression que tous les livres commencent par : le pays est foutu, l'Etat est ingouvernable, le politique est impuissant. Ça ne sert à rien. Les Français qu'est-ce qu'ils attendent de nous ? Ils attendent de nous qu'en 2021, au moment où je vous parle, on mène une bataille de l'efficacité. Moi mon but, ce n'est pas de détruire l'Etat, ce n'est pas de réformer l'Etat, ce n'est pas de refonder, c'est que ça marche, et que dans tous les domaines, la santé, l'éducation, bien sûr évidemment l'accès à l'emploi, dans tous les domaines de la vie quotidienne, dans la vie quotidienne, les choses fonctionnent.

PATRICK ROGER
Ben oui, non mais Amélie de MONTCHALIN, c'est vrai, tout le monde voudrait que ça marche, mais beaucoup disent « on me marche sur la tête, plutôt qu'autre chose », parce que sur le terrain il y a beaucoup de ratés quand même. Il y a peut-être un manque de coordination entre l'Etat, les structures, et puis les collectivités locales, les élus par exemple ou pas ?

AMELIE DE MONTCHALIN
Eh bien mon engagement, et ce qu'on fait avec le Premier ministre, et ce qu'on fait avec le président, et chacun des ministres on l'a annoncé la semaine dernière, c'est que vous avez, au début du mois de janvier, sur gouvernement.fr, on a rendu publics tous nos résultats, département par département, sur les 25 réformes prioritaires que l'on mène depuis 2017.

PATRICK ROGER
C'est votre baromètre d'évaluation des politiques publiques.

AMELIE DE MONTCHALIN
Et j'invite tous vos auditeurs, gouvernement.fr, ils tapent leur code postal et ils savent exactement comment on fait du recyclage, comment les jeunes trouvent un emploi, combien il y a de maisons de santé, où sont les services publics. Ça c'est déjà de reposer sur la table des faits, pas du bla-bla, des faits. Qu'est-ce qui se passe ? Dans ce baromètre, on assume, qu'il y a des choses qui ont progressé, oui, et on voit aussi très bien qu'il y a des départements où on n'y est pas. D'ailleurs on était dans les Landes vendredi avec le Premier ministre, sur la fibre, eh bien vous avez 23% des habitants des Landes qui ont la fibre, eh bien on n'y est pas, ce n'est pas ça qu'on veut, on voudrait être à 80%. Une fois qu'on a mis les résultats sur la table, qu'est-ce qu'on fait ? On redonne des moyens aux acteurs de terrain, et surtout va évaluer les préfets sur les progrès. On donne à voir aux Français, aux acteurs, aux agents publics, aux élus, tout le monde la même chose, et on leur dit : notre but là, ce n'est pas de faire du blabla, c'est que ça avance. Donc la fibre, vous savez, on s'est mis avec le Premier ministre, on a dit « mais qu'est-ce qui se passe ? », alors au début on dit, « ah, c'est la faute de machin », bon ça va être débloqué. Et donc ensuite vous remettez des gens sur le terrain, 2 500 personnes qui vont être envoyées dans les départements, dans les préfectures…

PATRICK ROGER
C'est en cours, ça.

AMELIE DE MONTCHALIN
Ça a été annoncé vendredi, c'est au cours de l'année 2021. Et ensuite on simplifie les choses aujourd'hui. Vous savez, il y a une chose que je vois bien, quand on parle réforme de l'Etat, dans tous ces livres, ou l'opposition, quand j'entends l'opposition me dire : " ah, il faut refonder, il faut tout refaire…

PATRICK ROGER
Mais non, mais même vous, avant d'être aux affaires, sans doute que vous vouliez des réformes, vous disiez que ça ne marchait pas.

AMELIE DE MONTCHALIN
Oui, mais est-ce que changer les structures, changer les patrons, mettre la tête des gens sur des pics, dire que rien ne fonctionne, est-ce que ça va changer notre vie quotidienne pour là, en 2021…

PATRICK ROGER
Eh bien on dit qu'Emmanuel MACRON, par exemple, regrette de ne pas avoir changé certaines têtes à l'administration en arrivant.

AMELIE DE MONTCHALIN
D'abord, vous savez, tous les mercredis il y a des nominations. Tous les mercredis, s'il faut changer, on change. Pendant la crise sanitaire il y a des gens qui ont changé. Après, on n'est pas obligé de mettre leur tête sur une pic. Et puis moi je m'insurge aussi sur quelque chose, quand vous écoutez l'opposition là, en fait ils sont trop pressés d'être déjà en 2022, mais avant 2022 il y a 2021, et nous, ministres, on doit régler les problèmes de 2021.

PATRICK ROGER
Mais pourquoi vous avez fait appel à McKinsey par exemple pour mettre en place la stratégie vaccinale ? Alors ça veut dire qu'on n'était pas au point quand même dans l'Administration, non ?

AMELIE DE MONTCHALIN
Arrêtons les fantasmes. Si on veut que ça marche, si on est face à un défi nouveau, la vaccination, si à un moment donné, vous voyez, sur la logistique on a besoin de savoir comment ça se passe ailleurs, eh bien nous allons chercher les informations là où il y a besoin. Moi, après mon enjeu c'est effectivement, c'est qu'on recrute des compétences peut-être différentes, peut-être plus diversifiées, mais ça, ça se fait tous les jours, ça ne se fait pas dans les bouquins, ça ne se fait pas sur les plateaux de télé. Quand l'opposition nous dit "Et ils ont rien fait", quand j'entends madame DATI, monsieur LARCHER, madame HIDALGO, nous dire "Voilà, il faut tout refonder", mais ce n'est pas comme ça qu'on avance. Là, février 2021, où sont les propositions ?

PATRICK ROGER
Il y a un autre sujet qui est sur la table, c'est la dette Covid. Christine LAGARDE a dit qu'il était hors de question de l'annuler, contre l'appel d'une centaine d'économistes ce week-end. Vous qui êtes spécialiste aussi des Finances, qu'est-ce que vous pouvez dire ? Qui va payer du coup si on ne peut pas annuler cette dette ? Ou est-ce qu'on pourrait le faire, en tout cas pour une partie ?

AMELIE DE MONTCHALIN
D'abord, cette dette elle est contractée à des taux très très bas, donc on n'est pas en train, voyez, de nous vous ruiner pour le futur, parce qu'il faudrait qu'on rembourse les intérêts. Déjà il faut le dire aux Français. La deuxième chose, c'est que comment on va repayer tout ça ? On va le payer pour la croissance. Pourquoi on fait un plan de relance de 100 milliards d'euros ? Parce qu'on veut recréer des emplois, parce qu'on veut former les Français, parce qu'on veut réussir la transition, parce qu'on veut être un pays compétitif, qui sera capable de produire des richesses, et peut-être que ça prend du temps, ça prendra peut-être 5 ans, 10 ans, peut-être 15 ans, mais on ne repairera rien par magie, on le fera en ayant de la croissance, en ayant des emplois, en créant de la richesse. C'est pour ça qu'on investit. Ce plan de relance, il faut bien que les gens comprennent, 100 milliards ça paraît une somme, on ne sait pas très bien ce que ça veut dire, c'est le plus grand effort d'investissement public depuis la Seconde Guerre mondiale. Si vous remettez 100 milliards d'euros sur la table, vous vous soutenez les PME, vous soutenez la robotisation, vous soutenez la modernisation, vous formez les Français, et on va faire revenir, vous l'avez vu hier, des entreprises de pharmacie, de production. Donc ça, c'est ça qui va nous faire repayer.

PATRICK ROGER
Amélie de MONTCHALIN, question avec Cécile de MENIBUS.

CECILE DE MENIBUS
Oui, les musées réclament une réouverture rapide, même partielle, et ils vont voir aujourd'hui Roselyne BACHELOT. Est-ce que vous les soutenez, est-ce qu'il faut rouvrir ?

AMELIE DE MONTCHALIN
Voyez, ce n'est pas, là aussi, il faut qu'on regarde les choses très précisément. Ce n'est pas, bien sûr que je soutiens, je soutiens infiniment le monde de la culture, ça nous manque, on a envie de pouvoir aller avec nos enfants, et puis même nous-mêmes retrouver ces chefs-d'oeuvre et ces lieux où on se sent bien. Donc évidemment que je les soutiens, et j'ai qu'une envie, je crois que c'est comme tous les Français, c'est qu'on arrête de mettre des masques, qu'on puisse retrouver une vie sociale et qu'au fond tout ce qui fait notre charme, notre art de vivre…

CECILE DE MENIBUS
Et donc, pas maintenant, selon vous.

AMELIE DE MONTCHALIN
La question c'est, voyez, est-ce qu'aujourd'hui on a les protocoles qui le font, et puis aujourd'hui si vous ouvrez les musées, vous créez du flux, si vous créez du flux les gens sortent de chez eux, et puis du coup ils rencontrent d'autres mondes, donc on voit bien qu'on est dans une bataille qui demande beaucoup d'efforts. On n'est pas fataliste, et je pense qu'on va s'en sortir, et tous les jours, tous les jours de gagnés, c'est un jour qui montre qu'on peut prendre le contrôle au fond aussi, de ce qu'est notre vie quotidienne. Mais ces discussions-là, vous imaginez bien, ce n'est pas… On aimerait tous rouvrir, la question c'est : est-ce que c'est cohérent avec cette bataille contre l'épidémie, qu'on mène ? Est-ce que c'est cohérent avec les efforts qu'on demande aux Français ? Et je vous assure, toute la bataille qu'on mène, c'est que, effectivement cette vie puisse reprendre. Vous savez, être dans notre position, on ne prend que des décisions qui sont par définition difficiles, et ce n'est pas celles qu'on a envie de prendre.

PATRICK ROGER
Une dernière question, parce que dans 10 minutes, un quart d'heure maintenant, on va recevoir de Didier LEMAIRE, qui est un prof de philo depuis 20 ans à Trappes, et qui maintenant assure ses cours sous escorte policière, il a demandé à quitter l'école, enfin il est trop menacé. Est-ce qu'il faut passer à la vitesse vraiment supérieure dans cette lutte contre la montée du radicalisme dans certains établissements ?

AMELIE DE MONTCHALIN
D'abord, je voudrais, vous savez, saluer son courage. Son courage parce qu'il fait respecter les principes républicains, et courage parce qu'il a parlé, il a demandé l'aide, il a signalé. Dans le projet de loi sur le séparatisme, on a renforcé le fait que nous devons lutter contre le pas de vagues, mais nous devons surtout mieux protéger les agents publics. Moi c'est mon combat, c'est m'assurer que les agents soient protégés.

PATRICK ROGER
Parce qu'il dit, qu'on ne parle pas, en fait, justement…

AMELIE DE MONTCHALIN
Exactement.

PATRICK ROGER
Les autres profs ont peur.

AMELIE DE MONTCHALIN
Vous savez, l'article 5 du projet de loi sur le séparatisme, il parle du signalement, et il assure à tous ceux qui feront un signalement, que nous en ferons quelque chose, qu'on les protégera, qu'on en tirera les conséquences, qu'on aura des sanctions, bref qu'on sera à leurs côtés. On ne peut pas demander aux agents publics, vous savez, je suis leur ministre et je suis très fière de ce qu'ils font, mais on ne peut pas leur demander d'aller défendre, dans des circonstances parfois difficiles, parce qu'on a beaucoup de combats à mener, les principes républicains, la neutralité, la laïcité, l'égalité, et en fait les laisser seuls. Moi, mon engagement, mon combat, c'est qu'aucun agent public ne se sente seul, et qu'aucun agent ne laisse place à ce fameux « pas de vague », parce que s'il ne parle pas, s'il ne signale pas, s'il ne permet pas qu'on soit à ses côtés, eh bien en fait c'est la République il s'affaisse et c'est ceux qui veulent déconstruire la République qui gagnent. Donc moi, d'abord je voudrais vraiment le remercier pour son courage…

PATRICK ROGER
Pour son courage, oui.

AMELIE DE MONTCHALIN
Et lui dire que tout l'engagement que l'on a, c'est vraiment qu'on soit aux côtés de ceux qui font ce travail-là difficile chaque jour sur le terrain.

PATRICK ROGER
Merci, donc Didier LEMAIRE qui sera avec nous dans un quart d'heure maintenant. Merci Amélie de MONTCHALIN.

AMELIE DE MONTCHALIN
Merci beaucoup.

PATRICK ROGER
Ministre de la Transformation et de la Fonction publique, vous étiez l'invitée ce matin de Sud Radio.


Source : Service d'information du Gouvernement, le 12 février 2021