Déclaration de M. Clément Beaune, secrétaire d'Etat aux affaires européennes, en réponse à une question sur le Sommet du G5 Sahel, au Sénat le 17 février 2021.

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Circonstance : Question d'actualité au Sénat

Prononcé le

Texte intégral

Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs les Sénateurs,
Monsieur le Sénateur,


Je veux d'abord, comme vous, rendre hommage au courage de nos troupes qui assurent, depuis plusieurs années désormais, la sécurité de la France et de l'Europe.

Le Président de la République a participé au Sommet du G5 Sahel, Sommet de N'Djamena, par visioconférence, au début de la semaine, lundi et mardi, et à une session élargie à cette coalition internationale pour le Sahel qui a été mise en place, il y a quelques mois, à l'issue du Sommet de Pau, et qui regroupe aujourd'hui 45 partenaires internationaux.

Comme vous l'avez souligné, il était temps de faire le point sur ces engagements, et d'amplifier la dynamique engagée ; le Président de la République a eu l'occasion de le dire publiquement, le Sommet de N'Djamena a permis de faire ce bilan, d'enregistrer des résultats et des réussites dans la lutte contre le terrorisme ; et le Président a ainsi indiqué un certain nombre de points très concrets qui sont les résultats de ce sommet de suivi.

D'abord, le déploiement d'un bataillon tchadien dans la zone des trois frontières pour amplifier l'effort militaire de nos partenaires. Continuer et amplifier la lutte contre le haut commandement du GSIM et de l'Etat islamique au Grand Sahara. La poursuite du financement de la force conjointe du G5 Sahel, notamment en amplifiant les financements européens. Et puis, la mise en place, c'est l'engagement qu'a porté la ministre des armées, Florence Parly, de la montée en puissance de la force européenne Takuba, où près de dix partenaires européens nous ont rejoints.

Compte-tenu de cet alignement politique et militaire, de cette implication accrue de nos partenaires, africains et européens, le Président de la République a indiqué que nous maintiendrions notre effort militaire, et que, si des évolutions devaient être apportées, nous les examinerions, en temps voulu, après l'amplification de cette dynamique.

Le Sommet de N'Djamena a donc permis de poser les jalons de ce sursaut, que Jean-Yves Le Drian avait évoqué, politique et de développement en particulier : sursaut politique par la relance de la mise en oeuvre de l'Accord d'Alger sur la question du Nord Mali, et sursaut de développement, au moment même où le Parlement commence l'examen, Jean-Yves Le Drian sera à l'Assemblée nationale, dès cet après-midi, de notre loi sur le développement, pour permettre le retour des services aux populations dans les zones qui sont libérées par l'action militaire.

Nous poursuivrons avec un sommet, au mois de mars, le suivi de ces engagements pris lors du Sommet de Pau.


Source https://www.diplomatie.gouv.fr, le 18 février 2021