Message de M. Emmanuel Macron, président de la République, diffusé sur sa page Facebook le 27 mars 2021, consacré à la lutte contre le sida.

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Circonstance : Sidaction 2021

Prononcé le

Texte intégral

Depuis un an, la Covid contraint nos vies, circonscrit nos déplacements, restreint nos relations humaines. Comme si cela ne suffisait pas, elle éclipse d'autres urgences sanitaires. En saturant notre système hospitalier, elle a conduit à des déprogrammations d'opérations ou de soins. En écrasant l'actualité, elle relègue d'autres pathologies dans l'ombre et le silence.

La crise sanitaire a ainsi causé une chute alarmante des dépistages du VIH. C'est un grand péril car quand on ne se sait pas atteint du Sida, on est pris en charge plus tardivement, on est donc soi-même en danger et on met les autres en danger, car on pense moins aux précautions à prendre. Cela fait peser sur nos sociétés la menace d'une résurgence de l'épidémie. Nous devons enrayer cette spirale de risques.

Contre le Sida, il y a aussi des gestes barrières. Un surtout : le préservatif. Les jeunes doivent le savoir, les moins jeunes ne pas l'oublier. C'est une maladie qui peut toucher tout le monde, qui s'engouffre dans nos distractions, nos négligences et nos lassitudes.

Face à la Covid, nous avons réussi à trouver en moins d'un an des vaccins qui nous permettront un jour de remiser les masques dans nos placards. Face au Sida, hélas, nous n'avons toujours pas de vaccin et les thérapies restent lourdes. Il reste donc absolument nécessaire d'avoir des rapports sexuels protégés et de se faire dépister régulièrement.

Dans cette lutte contre cet autre ennemi invisible, nous avons parcouru beaucoup de chemin, mais le but est encore loin. Nous ne pouvons pas relâcher nos efforts maintenant. Il nous faut continuer à engager beaucoup de force et de moyens.

L'État prend toute sa part. La France, qui est de longue date le 2nd contributeur au Fonds mondial contre le Sida, la tuberculose et le paludisme, a augmenté de 15% sa contribution en 2019.

J'aimerais que cela suffise, mais tant que la ligne d'arrivée n'est pas franchie, nous avons besoin de votre élan, de votre aide pour financer la recherche, les programmes de prévention et d'accompagnement des malades. En France et dans le monde. Car le Sida aussi est une pandémie mondiale. Et ce n'est qu'ensemble que nous en viendrons à bout.

Alors, merci à tous les engagés, à tous les bénévoles qui prodiguent leur temps et leur énergie pour faire reculer la maladie. Merci à tous les donateurs. Chaque don est une munition contre ce virus qui tue toujours.

À tous, merci de votre action et de votre solidarité !