Conseil des ministres du 31 mars 2021. Le bilan de la relation entre l'Union européenne et le Royaume-Uni trois mois après la sortie du Royaume-Uni.

Texte intégral

Le Premier ministre a présenté une communication relative au bilan de la relation entre l'Union européenne et le Royaume-Uni trois mois après la sortie du Royaume-Uni. 

Trois mois après la signature de l'accord de commerce et de coopération entre l'Union européenne et le Royaume-Uni, un premier bilan fait apparaître que l'impact du Brexit sur les populations et les territoires a été très largement maîtrisé grâce au haut niveau de préparation et à la mobilisation de l'ensemble des services de l'État, des collectivités, mais également des entreprises et des citoyens les plus concernés. 

Dans le domaine du commerce de biens et des transports, des contrôles sanitaires et phytosanitaires, ou encore celui de la coopération policière et judiciaire, l'instauration d'un nouveau cadre de coopération avec le Royaume-Uni, désormais État tiers à l'Union européenne, s'est effectuée sans que cela ne s'accompagne de difficultés majeures pour les Français. 

Pour autant l'ensemble des préoccupations ne sont pas levées et la nouvelle relation n'est pas dénuée de difficultés. L'accord de commerce et de coopération doit encore trouver son plein effet dans certains domaines tels que celui de la pêche. Les modalités de coopération et de gestion conjointe ne sont pas encore totalement stabilisées s'agissant du tunnel sous la Manche. 

La France reste pleinement mobilisée pour défendre les intérêts des secteurs d'activité les plus affectés et la pleine application des accords conclus entre le Royaume-Uni et l'Union européenne. Elle a engagé, avec l'aide de la Commission européenne, des démarches pour que les pêcheurs européens et en particulier français puissent poursuivre leur activité dans les eaux britanniques et anglo-normandes. Dans le même temps, l'Union européenne continue de travailler à la mise en place d'un dispositif de mesures autonomes qui lui permettra de réagir rapidement en cas de différend, notamment dans le domaine des conditions de concurrence équitable. 

En quittant l'Union européenne, le Royaume-Uni a perdu l'ensemble des bénéfices associés au statut d'État membre. Il reste néanmoins un pays ami et allié, ainsi qu'un partenaire majeur, notamment en matière de politique étrangère, de défense et de sécurité et de politique climatique. La France est prête à travailler à un renforcement des liens dans ces domaines, à titre bilatéral et européen, si le Royaume-Uni marque une disponibilité en ce sens.