Déclaration de M. Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d'Etat au tourisme, aux Français de l'étranger et à la francophonie, en réponse à une question sur la Birmanie, au Sénat le 14 avril 2021.

Intervenant(s) :

  • Jean-Baptiste Lemoyne - Secrétaire d'Etat au tourisme, aux Français de l'étranger et à la francophonie

Circonstance : Question d'actualité au Sénat

Prononcé le

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Texte intégral

Merci beaucoup, Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Sénateurs, Monsieur le Sénateur,

Permettez-moi d'excuser, en premier lieu, Jean-Yves Le Drian. Il est actuellement en Inde pour mener un certain nombre de consultations dans l'espace indopacifique.

Plus de deux mois après le coup d'Etat commis par les forces armées, vous l'avez rappelé, la situation demeure extrêmement critique. On en est, aujourd'hui, dans un décompte qui est, hélas, macabre, à 710 personnes tuées, 3000 personnes arrêtées, dont le Président de la République Win Myint, la conseillère d'Etat Aung San Suu Kyi, vous l'avez rappelé. Et face à cela, il ne s'agit pas seulement de condamner, il s'agit, comme vous le faites, en nous appelant à l'action, d'agir.

Nous avons d'ores et déjà agi avec nos partenaires européens : depuis le 22 mars, onze personnes responsables du coup d'Etat, dont le commandant en chef des forces de sécurité, son adjoint, sont sous le coup, maintenant, de sanctions et de mesures restrictives.

Avec les Européens, nous travaillons à de nouvelles mesures de sanctions sur des individus, et nous espérons pouvoir aboutir, dès le 19 avril, c'est demain, lors du prochain Conseil des affaires étrangères.

Nous avons également suspendu tout soutien budgétaire aux programmes gouvernementaux qui sont désormais aux mains des militaires. Et il ne faut pas s'interdire de regarder, également, en Européens, un certain nombre de préférences commerciales, parce que nous sommes attachés à ces valeurs, comme vous le signalez.

Nous maintenons l'action humanitaire, en revanche, parce que la société civile, elle, ne doit pas être pénalisée. Et nous encourageons toutes les démarches qui sont faites à l'échelon régional avec l'ASEAN, - un sommet doit se réunir dans les tout prochains jours -, mais également au niveau des Nations unies, puisque nous avons soutenu fortement la consultation menée la semaine dernière avec, d'ailleurs, des représentants de l'opposition.

Donc, nous sommes à l'action, à la tâche, en prenant des décisions à chaque fois contre ce régime qui tire contre son peuple, ce qui est inacceptable, doit être dénoncé, mais surtout, doit être condamné dans les faits.


Source https://www.diplomatie.gouv.fr, le 19 avril 2021

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