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Le ministre des solidarités et de la santé a présenté une communication relative à la mise en œuvre du Ségur de la santé.

À la suite de l'intervention du Président de la République à Mulhouse à l'aube de la crise sanitaire le 25 mars 2020, portant une ambition historique grâce à "un plan massif d'investissement et de revalorisation de l'ensemble des carrières", le Ségur de la santé a été l'occasion d'un engagement sans précédent du Gouvernement : 8,8 milliards d'euros pour reconnaître les métiers et valoriser ceux qui soignent et 19 milliards d'euros pour relancer les investissements en santé et accélérer la transformation, notamment numérique.

Malgré le contexte de crise sanitaire qui mobilise l'ensemble des acteurs, les engagements pris connaissent de premières réalisations et la transformation a été engagée à la suite des accords signés le 13 juillet 2020.

S'agissant de la revalorisation des carrières et des métiers, les revalorisations salariales des personnels médicaux, non médicaux et des étudiants en santé ont été engagées dès l'été dernier, avec notamment la mise en œuvre du complément de traitement indiciaire de 183 euros nets par mois pour les personnels non médicaux et de l'indemnité d'engagement de service public exclusif pour les personnels médiaux. D'autres mesures structurelles (engagement collectif, évolution des organisations de travail, formation professionnelle, etc.) seront prochainement engagées.

Concernant la politique d'investissement et de financement du système de santé, de nouvelles modalités de gestion déconcentrées auprès des agences régionales de santé, en concertation avec les acteurs et les élus locaux au plus près des territoires, sont mises en œuvre dans le cadre du plan de relance de l'investissement en santé et des projets soutenus par l'État.

L'ordonnance n° 2021-291 du 17 mars 2021 relative aux groupements hospitaliers de territoire et à la médicalisation des décisions à l'hôpital ainsi que la proposition de loi visant à améliorer le système de santé par la confiance et la simplification adoptée le 14 avril 2021 permettent des avancées significatives s'agissant de la gouvernance hospitalière, avec la réhabilitation du service hospitalier, la liberté d'organisation interne donnée aux acteurs et une meilleure association des soignants, des étudiants et des usagers à la gouvernance des établissements. La confiance ainsi restaurée dans les acteurs de terrain permettra un changement profond dans l'organisation des établissements de santé.

Enfin, les engagements du Ségur de la santé se sont aussi traduits par un accompagnement renforcé de certaines activités, telles que la télésanté, la prise en charge sanitaire des personnes en situation de handicap et des personnes âgées ou encore les mesures de soutien à la santé mentale des Français (renforcement des cellules d'urgence médico-psychologique ou des projets territoriaux de santé mentale). De nouvelles avancées sont attendues dans les prochains mois s'agissant du développement de l'exercice coordonné, de la mise en place du service d'accès aux soins (SAS) sur le territoire ou encore de la lutte contre les inégalités de santé.

Le Gouvernement est pleinement mobilisé pour tenir les engagements du Ségur de la santé qui sont les leviers de transformation de notre système de santé à l'aune de la sortie de la crise sanitaire.