Interview de M. Olivier Dussopt, ministre des comptes publics, à Radio J le 29 avril 2021, sur la stratégie de déconfinement et le plan de relance européen.

Texte intégral

CHJRISTOPHE BARBIER
Olivier DUSSOPT, bonjour.

OLIVIER DUSSOPT
Bonjour.

CHRISTOPHE BARBIER
Vous êtes ministre délégué aux Comptes publics. Le président de la République précisera demain sa stratégie de déconfinement, est-ce que ça confirme l'idée que depuis six mois, depuis janvier, l'impératif économique domine l'impératif épidémique, d'abord protéger l'économie ?

OLIVIER DUSSOPT
La priorité c'est protéger la santé des Français, et c'est ce que nous avons fait depuis le début avec des mesures de confinement, des mesures de couvre-feu, des mesures qui ne sont agréables pour personne, mais aussi avec un investissement très lourd dans la vaccination. Nous essayons aussi de protéger l'économie, et je crois que les efforts qui sont faits par le gouvernement, sous l'autorité du président de la République, sont reconnus, reconnus par les entreprises elles-mêmes, avec des aides particulières, je pense au fonds de solidarité, à l'activité partielle, qui se chiffrent en dizaines de milliards d'euros, qui permettent à l'économie de tenir, de résister, et même de continuer à investir dans une période de crise. Aujourd'hui, et après les semaines de mesures de freinage, de couvre-feu, de fermeture des commerces, que nous connaissons, il y a une forme d'amélioration sur le plan épidémique, et c'est tant mieux, la vaccination poursuit son cours, c'est tant mieux et c'est la manière de voir le bout du tunnel, et le président de la République aura l'occasion de préciser quel est le calendrier de sortie de cette crise, de sortie des conditions restrictives, de retour à une activité normale, même si nous savons que ce sera très progressif.

CHRISTOPHE BARBIER
Alors il va donner ces indications dans la presse quotidienne régionale, a-t-on appris de l'Elysée, est-ce à dire que nous allons vers une territorialisation du déconfinement, c'est la bonne solution ?

OLIVIER DUSSOPT
Toutes les hypothèses sont sur la table et nous avons d'ores et déjà eu recours à une forme de territorialisation puisque, au cours des derniers mois, depuis le mois de décembre, depuis la sortie du confinement de novembre, un certain nombre de mesures ont été adaptées territoire par territoire. Ayons en tête, car ce n'est pas si lointain, que pendant quelques semaines les mesures de couvre-feu le week-end, et de confinement le week-end, s'appliquaient dans les Alpes-Maritimes, sur le littoral, et dans le Pas-de-Calais, et donc à chaque fois que nous pouvons faire en sorte que les mesures puissent être à la fois circonscrites et le plus efficaces possible, nous le faisons, et le projet de loi de gestion de la sortie d'état d'urgence sanitaire, qui a été examinée par le Conseil des ministres hier matin, prévoit la possibilité, personne ne le souhaite évidemment, mais la possibilité de mesures territorialisées si c'est la bonne réponse, mais faisons les choses dans l'ordre et permettons-nous collectivement d'avoir cette possibilité pour éviter des mesures générales.

CHRISTOPHE BARBIER
Alors justement, la fin de cet état d'urgence fera que le 2 juin, normalement, il n'y a plus de couvre-feu, mais on sent qu'il y a une pression populaire pour réclamer dès aujourd'hui un couvre-feu un peu plus tardif.

OLIVIER DUSSOPT
Je comprends, et nous comprenons collectivement, toutes les demandes d'allégement, pour une raison très simple, c'est que cela fait 1 an que nous connaissons la crise, 1 an que les Français font des efforts, et d'ailleurs leurs efforts payent, tant sur le plan économique, qu'on a évoqué, que sur le plan sanitaire avec une inflexion des courbes, une diminution du nombre de cas et une amélioration, même si les choses sont encore très incertaines, très instables, sur le plan épidémique. A chaque fois que nous avons pris des mesures, nous avons toujours mesuré que ces mesures étaient contraignantes pour les Français, contraignantes pour nous tous. Aujourd'hui j'entends cette demande-là, nous allons faire les choses progressivement, avec un seul cap, l'efficacité, la protection de la santé, et le fait de pouvoir aller vers le bout du tunnel, aller vers la sortie de la crise.

CHRISTOPHE BARBIER
La vaccination avance en effet, elle est gratuite en France, ce n'est pas le cas partout ailleurs dans le monde…

OLIVIER DUSSOPT
Comme les tests.

CHRISTOPHE BARBIER
Ça nous coûte combien, combien coûte à l'Etat, aux contribuables, la vaccination ?

OLIVIER DUSSOPT
Comme les tests, il faut le préciser, nous sommes un des seuls pays au monde à faire une gratuité totale pour les tests, en Europe il n'y a que deux pays qui le font, c'est Danemark et la France, et c'est la même chose pour la vaccination en France. Cela coûte beaucoup d'argent, et la campagne de vaccination est estimée aujourd'hui à 5,2 milliards d'euros, à la fois pour l'achat des vaccins, et pour l'organisation de la campagne. De la même manière, en 2020, la campagne de tests, puisqu'en 2020 nous ne faisons que des tests, a coûté plus de 2,8 milliards à l'Etat, et nous estimons qu'elle va coûter environ 5 milliards d'euros, aussi, à l'Etat, aux finances publiques, au cours de l'année 2021. Mais la vaccination, à 5,2 milliards d'euros, en termes d'évaluation aujourd'hui, c'est le meilleur investissement qui soit, le meilleur investissement pour la santé et le meilleur investissement pour l'économie.

CHRISTOPHE BARBIER
L'idée d'un pass sanitaire fait son chemin, pour accéder à des événements sportifs et culturels par exemple, ou bien peut-être pour aller au restaurant, peut-être pour pouvoir aller dans des locaux d'entreprise sans avoir besoin de passer un test, est-ce que vous êtes favorable à ce pass ?

OLIVIER DUSSOPT
Mais, les réflexions sont menées au niveau communautaire, au niveau européen…

CHRISTOPHE BARBIER
Ça c'est pour les voyages.

OLIVIER DUSSOPT
Pour les voyages, et je pense que c'est une bonne chose que le cadre soit posé au niveau européen, il faut prendre toutes dispositions en étant aussi attentif à la question des libertés individuelles, des libertés collectives. A titre personnel je trouve que, organiser, faciliter le déplacement par un pass, tel qu'il est imaginé, tel qu'il est évoqué, me paraît une bonne piste, mais je le répète, il y a une question relative aux libertés individuelles, il y a des questions sanitaires, il y a aussi des questions, beaucoup, parmi celles que je viens d'évoquer, qui ne relèvent pas de mon champ de compétences, et donc je reste prudent, mais je trouve que les travaux, tels qu'ils sont menés aujourd'hui, vont dans un bon sens.

CHRISTOPHE BARBIER
Parce que vu de Bercy, si on vous donne 15 millions vaccinés, qui peuvent demeure retourner au restaurant, quel soulagement quand même, non?

OLIVIER DUSSOPT
Ça serait un soulagement pour tout le monde, mais au-delà de tout cela, mon voeu le plus cher est que nous n'ayons 15 millions de vaccinés, mais 30, 40, 50, que tout le monde puisse l'être, et en cela nous tiendrons l'engagement du président et le calendrier du président de la République.

CHRISTOPHE BARBIER
Alors, il y a le coût de la vaccination, des tests, il y a aussi le coût total des aides aux entreprises, on ne va pas arrêter les aides brutalement quand l'épidémie va freiner, il y aura une sortie en sifflet. Vous avez une idée du coût total, à la fin de l'année 2021 par exemple ?

OLIVIER DUSSOPT
Aujourd'hui, mais ce n'est qu'une prévision, puisque nous ne sommes pas encore en capacité de prévoir exactement ce qui va se passer semaine après semaine sur le plan économique, nous estimons que le coût de la crise, en dehors du plan de relance, uniquement le coût de la crise, à la fois pour les dépenses qui ont une nature médicale, les tests, la vaccination que nous avons évoquée, et les aides dites d'urgence, le fonds de solidarité, les exonérations, l'activité partielle, nous estimons que nous serons entre 55 et 60 milliards d'euros d'intervention pour l'année 2021. Ce coût de la crise est important, et d'ailleurs il se traduit par une dégradation de nos finances publiques, c'est un déficit, en 2020, qui est légèrement supérieur à 9%, 9,2, c'est un montant historique, c'est une prévision de déficit à 9% pour 2021…

CHRISTOPHE BARBIER
Il y a aura une loi de finances rectificative pour calculer ça au plus juste ?

OLIVIER DUSSOPT
Cette dégradation est le fruit, la conséquence d'un niveau d'aides que nous n'avons jamais connu et qui est utile pour l'économie et pour les Français.

CHRISTOPHE BARBIER
Et vous devrez faire une loi de finances rectificative.

OLIVIER DUSSOPT
La loi de finances rectificative n'est pas la conséquence de la dégradation des finances publiques, elle répond au besoin d'inscrire, de faire voter au Parlement, de demander au Parlement de voter des crédits pour faire face à la fois aux besoins sur le fonds de solidarité et d'autres mesures d'urgence, nous y travaillons pour faire en sorte que, d'ici l'été, les dispositifs qui sont efficaces, qui sont utiles, puissent être rechargés, pardonnez-moi cette expression, autant que nécessaire, pour permettre de faire face, et nous permettre de tenir notre engagement, qui est double, accompagner les entreprises aussi longtemps que durera la crise, et garantir une sortie progressive des aides, mais une sortie, pour retrouver un niveau soutenable de dépenses publiques, puisqu'évidemment, le niveau de dépenses publiques que nous connaissons aujourd'hui, se justifie par la crise, mais il devra s'arrêter à la fin de la crise, de manière progressive.

CHRISTOPHE BARBIER
Je suis commerçant, j'ai dû fermer, je vendais des vêtements, là je vais rouvrir, les aides vont s'arrêter ?

OLIVIER DUSSOPT
Non, les aides ne s'arrêteront pas brutalement, il y aura une sortie progressive des dispositifs d'aide, nous allons aussi avancer sur l'aide aux stocks, qui a été annoncée par Bruno LE MAIRE et par moi-même il y a quelques semaines, pour que ce soit progressif, mais tout le monde comprend que lorsqu'on retrouve une activité normale, les aides exceptionnelles n'ont plus lieu d'être, mais nous le ferons de manière extrêmement progressive. Nous le faisons de manière progressive parce que, c'est un moyen d'accompagner l'économie, et aujourd'hui notre économie connaît une crise évidemment, avec une récession en 2020, avec des pertes d'emplois en 2020, mais elle résiste beaucoup mieux, beaucoup mieux que ce que nous imaginions, et il y a de vrais motifs d'espoir. Par exemple, tout le monde imaginait qu'il y aurait 1 million d'emplois perdus en 2020, nous en avons perdu 350.000, c'est beaucoup, mais c'est trois fois moins que nous ne le craignions. De la même manière nous avons des chiffres, des indicateurs, qui montrent qu'il y a de bonnes raisons d'espérer et de croire à un rebond de l'économie très rapide.

CHRISTOPHE BARBIER
Les faillites, par exemple, sont en nette baisse sur cette période, est-ce que les recettes fiscales de l'Etat vont baisser ou non ?

OLIVIER DUSSOPT
En 2020 les recettes fiscales de l'Etat ont baissé de 37 milliards d'euros, par contre il y a des éléments qui sont importants à avoir en tête. D'abord elles ont moins baissé que ce que nous craignions, c'est là le signe de la résistance, et puis surtout, sur le début de l'année 2021, ce que je constate, c'est que par rapport à nos hypothèses de travail, celles que nous avons défendues au Parlement à la fin de l'année 2020, et rappelées il y a encore quelques semaines lors de la présentation du programme de stabilité, les recettes de l'impôt sur le revenu sont un peu supérieures à ce que nous prévoyions, elles ne reviennent pas encore à leur niveau de 2020, de début 2020, fin 2019, mais elles sont un peu supérieures à ce que nous croyions, de 500 millions d'euros, sur une quinzaine de milliards, c'est quelques pourcents. Ça signifie que la masse salariale, et le niveau de revenu des Français, résistent bien. De la même manière, sur la TVA, lorsqu'on regarde la TVA sur les deux premiers mois, janvier, février, nous sommes à 5 ou 600 millions d'euros près, sur plus d'une vingtaine de milliards d'euros, des chiffres très conséquents, à un niveau presque identique à celui de début 2020, avant la crise, et donc ça signifie que ces recettes se tiennent bien et que notre économie résiste bien, et plus notre économie résiste, plus les entreprises continuent à investir, et nous les aidons avec le plan de relance, plus le rebond sera fort.

CHRISTOPHE BARBIER
Est-ce que ça veut dire qu'on a bien fait de ne pas faire un confinement brutal et général, la stratégie Covid zéro ?

OLIVIER DUSSOPT
Je crois que les mesures qui ont été prises par le gouvernement, et sous l'autorité du président de la République, ont toujours eu un objectif, c'est d'être proportionnées. Certains nous reprochaient, il y a quelques semaines, de ne pas confiner, d'autres nous ont reproché de confiner lorsque nous avons dû prendre la décision de fermer tel ou tel commerce, à chaque fois nous avons voulu être le plus proportionnés possible, le fait de ne pas avoir confiné le pays en janvier, en février, comme beaucoup de nos voisins, nous a aussi permis de faire face à l'épidémie, grâce à un système de santé qui a résisté, qui continue à faire face dans une situation difficile, mais aussi de préserver l'économie, de préserver l'emploi, et lorsqu'on préserve l'économie et l'emploi, on protège les Français, on les protège dans leur revenu, dans leur pouvoir d'achat, dans leur capacité à vivre.

CHRISTOPHE BARBIER
Nous attendons 40 milliards de la part de l'Europe, c'est notre part du plan de relance européen, c'est 40 % de notre plan de relance qui va être financé ainsi, mais il faut faire des réformes, alors par exemple est-ce que vous souhaitez, à votre poste, que la réforme des retraites soit bouclée avant la fin du quinquennat ?

OLIVIER DUSSOPT
Nous avons dit, avec Bruno LE MAIRE, que cette réforme nous paraît essentielle, et d'ailleurs il faut avoir en tête que le gouvernement a initié la réforme des retraites avant le Covid. Pourquoi est-ce qu'elle nous paraît essentielle ? Parce qu'il faut trouver un système qui soit plus équitable, notamment pour mieux protéger les carrières hachées, les carrières mixtes entre secteur public et secteur privé, et puis il faut aussi garantir la pérennité du système, qui n'était pas garantie avant le Covid, et dont le niveau de financement, le niveau de déficit, s'est aggravé avec la crise bien naturellement eh bien automatiquement. Est-ce que cette réforme est envisageable d'ici la fin du quinquennat ? Le temps passe vite, le calendrier parlementaire est chargé, je ne sais y répondre et ça relève d'un arbitrage du président de la République. Ce qui est sûr, c'est que cette réforme devra être abordée et que nous devons l'aborder avec cette volonté de pérennité et de solidité financière du système, et d'équité entre les assurés. Bruxelles, l'Union européenne, attend de tous les pays, pas seulement de la France, un certain nombre de réformes structurelles, nous travaillons sur le pilotage de dépenses publiques, et nous mettons aussi en avant, ce que nous avons déjà fait, la réforme de la fonction publique, la réforme de la SNCF, qui s'inscrit dans cette trajectoire-là.

CHRISTOPHE BARBIER
Mais pour respecter cette trajectoire de baisse des dépenses, de désendettement, est-ce que vous pouvez nous garantir qu'il n'y aura pas de hausses d'impôts ?

OLIVIER DUSSOPT
Non seulement je garantis qu'il n'y aura pas de hausses d'impôts mais je garantis que nous allons continuer à les baisser. Nous allons continuer à les baisser. En 2021, nous baissons les impôts de production pour les entreprises et nous continuons à baisser l'impôt sur les sociétés. Nous commençons à baisser la taxe d'habitation des 20% de ménages qui la payaient encore pleinement alors que 80% d'entre eux des ménages français ne payent plus de taxe d'habitation depuis l'an dernier. C'est un gain de 600 euros par an pour 80% de ménages français, ça n'est pas négligeable. Nous avons en 2020 baissé l'impôt sur le revenu pour les ménages qui payent des impôts au niveau des deux premières tranches, c'est-à-dire plutôt des ménages modestes ou moyens pour 5 milliards d'euros. C'est à peu près 300 euros par ménage et nous allons continuer. A la fin du quinquennat d'Emmanuel MACRON, les impôts auront baissé de 50 milliards d'euros : la moitié pour les ménages, la moitié pour les entreprises.

CHRISTOPHE BARBIER
Il y a des baisses d'impôts, l'économie résiste, l'épidémie va finir par reculer. Et pourtant dans les sondages, deux tiers des Français disent " on ne veut pas qu'Emmanuel MACRON se représente, on ne veut pas du duel MACRON-LE PEN. " Comment expliquez-vous ce rejet ?

OLIVIER DUSSOPT
Il y a depuis maintenant plusieurs quinquennats plutôt une coalition des contre qu'une coalition des pour dans les études d'opinion et dans les sondages. Moi ce que je crois, c'est qu'Emmanuel MACRON est un chef de l'Etat qui tient la barre et qui la tient ferme. Il la tient ferme, il a un cap. Ce cap nous montre aussi la sortie du tunnel sur la question épidémique. C'est un président d'action et je souhaite que demain ce soit un candidat victorieux. Je ferai tout ce que je peux pour garantir à Emmanuel MACRON une réélection parce que je suis convaincu qu'un deuxième quinquennat est utile, que le projet politique qu'il a porté en 2017 fait du dépassement des clivages, fait d'une conquête d'émancipation, d'une conquête de liberté et d'une restauration, d'une reconstruction de la France et de son industrie, c'est un projet à dix ans et pas à cinq ans.

CHRISTOPHE BARBIER
Mais ceux qui viennent de la gauche comme vous, est-ce qu'ils se sentent encore entendus par ce président ?

OLIVIER DUSSOPT
Les études d'opinion montrent qu'ils se sentent entendus et que beaucoup se reconnaissent dans l'action d'Emmanuel MACRON. Et puis, vous avez rappelé que je venais de la gauche, je suis toujours de gauche et je suis très fier de participer à ce gouvernement. J'ai en tête tout ce pourquoi j'ai milité pendant vingt ans. Le fait de créer une cinquième branche de la Sécurité sociale pour une meilleure prise en charge de la dépendance et de l'autonomie des personnes âgées, le fait de considérer que dans notre pays, avoir un vrai système de Sécurité sociale c'est garantir l'accès à des lunettes, à des prothèses auditives, à des prothèses dentaires avec un reste à charge de 0, nous l'avons fait. C'est une immense conquête sociale et je suis extrêmement fier de l'avoir menée avec ce gouvernement.

CHRISTOPHE BARBIER
Olivier DUSSOPT, merci. Bonne journée.

OLIVIER DUSSOPT
Merci à vous.


Source : Service d'information du Gouvernement, le 30 avril 2021