Déclaration de M. Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d'Etat au tourisme, aux Français de l'étranger et à la francophonie, en réponse à une question sur la Birmanie, à l'Assemblée nationale le 11 mai 2021.

Intervenant(s) :

  • Jean-Baptiste Lemoyne - Secrétaire d'Etat au tourisme, aux Français de l'étranger et à la francophonie

Circonstance : Question au gouvernement à l'Assemblée nationale

Prononcé le

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Texte intégral

Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Députés, Monsieur le Député,


Cent jours. Cela fait aujourd'hui cent jours exactement que le coup d'Etat s'est déroulé en Birmanie et fait régner un régime de terreur. 780 morts. 3800 détenus, dont le Président de la République, dont la conseillère d'Etat Aung San Suu Kyi.

Je veux dire, à ce moment-là également, tout le courage que nous inspirent jeunes et moins jeunes, qui, dans la rue, en Birmanie, montrent leur attachement au régime démocratique et à ces libertés démocratiques.

Face à cette situation, nous avons pu compter d'ailleurs sur tout l'appui du groupe d'amitié que vous présidez ici. Nous avons impulsé au niveau européen un certain nombre de sanctions.

Premier train de sanctions, dès le mois de mars, deuxième train de sanctions, dès le mois d'avril, et qui visaient au-delà d'individus impliqués, également, des conglomérats. C'est important, il faut frapper au portefeuille pour être efficace. Et nous avons suspendu toute aide budgétaire aux programmes gouvernementaux. Nous ne maintenons que l'action humanitaire pour venir en soutien à cette société civile qui se bat courageusement.

Face à cela, il faut également essayer d'avancer sur la voie politique. Au sein de l'ASEAN, un certain nombre de pas a pu être effectué, un dialogue a pu s'enclencher, mais maintenant il faut une médiation réelle, qui implique du coup l'Assemblée de l'union que vous évoquez, le CPRH, et si le compte n'y est pas, de ce point de vue-là, si les discussions ne progressent pas, nous ne resterons pas inertes. Nous continuerons. A ce moment-là, nous mettrons à l'étude un troisième train de mesures de sanctions, et je crois qu'il ne faut pas s'interdire de regarder également les préférences commerciales, parce qu'à un moment, trop c'est trop, et il est besoin de couper effectivement les vivres à ce régime.


Source https://www.diplomatie.gouv.fr, le 20 mai 2021

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