Interview de M. Gabriel Attal, secrétaire d'État, porte-parole du gouvernement, à Europe 1 le 9 juin 2021, sur la gifle au président de la République lors de son déplacement dans la Drôme, la régression de l'épidémie de Covid-19 et les élections régionales.

Texte intégral

SONIA MABROUK
Bonjour Gabriel ATTAL.

GABRIEL ATTAL
Bonjour.

SONIA MABROUK
C'est une avalanche de réactions et bien sûr de condamnations après l'agression après la gifle au président de la République, de quoi cet acte est le révélateur selon vous ?

GABRIEL ATTAL
Moi je retiens ce que vous avez évoqué au début de votre question, c'est-à-dire l'union Républicaine absolue autour de la figure du président de la République et autour de la dénonciation de toute forme de violence évidemment. Ensuite pour ce qui s'est passé hier président de la République va au contact et il l'a dit il va au contact sans filtre avec les Français. dans 99,99% des cas ça se passe bien, il se trouve que là il y a eu un acte de violence, une tentative de coup contre le président de la République qu'il ne faut évidemment pas banaliser parce que c'est grave, parce que toute forme de violence est grave et qu'elle est grave aussi quand elle touche un représentant, un dépositaire de l'autorité publique, qu'il s'agisse d'ailleurs d'un maire, on sait qu'il y a régulièrement des agressions de maires, qu'il s'agisse d'un député d'un fonctionnaire, ici du président de la République, c'était important qu'il y ait, je crois cette condamnation unanime par les forces politiques.

SONIA MABROUK
Vous dites pas de banalisation bien sûr, le président a lui-même qualifié cette gifle de fait isolé comme s'il ne voulait pas lui donner tant d'importance, ce n'est donc pas selon vous le symptôme d'un climat de violence qui s'installe en débat public et dans le pays plus largement ?

GABRIEL ATTAL
c'est un fait isolé parce qu'il ne faut pas donner le sentiment que ce qui a été fait par cet homme est représentatif de la société ou de la population française y compris d'une forme de colère de la part d'une partie des Français parce que oui il y a des Français qui sont inquiets, il y a des Français qui doutent, il y a des Français qui sont en colère mais qui savent exprimer cela dans le cadre du débat et dans le cadre du vote, ce n'est pas monsieur tout le monde ce monsieur qui a voulu porter un coup au président de la République.

SONIA MABROUK
Pourquoi vous dites ce n'est pas monsieur tout le monde ?

GABRIEL ATTAL
Parce que certains de vos confrères l'ont interrogé juste avant et que avec ses amis ils étaient là, ils se sont qualifiés d'anarchistes, parce que je crois que le cri qu'il a proféré au moment de porter à son coup est un cri qui renvoie à un certain pour en extrême-droite, on a parlé de courant royaliste et donc oui ça ne me semble pas être représentatif d'une grande partie de la société.

SONIA MABROUK
Bien sûr mais ce sont les informations dont vous disposez, c'est-à-dire est-ce que ce sont pour vous, ce sont 2 individus gardés à vue, des individus isolés ou est-ce qu'il y a une mouvance un peu plus structurée derrière, ultra droite dit-on royalistes ?

GABRIEL ATTAL
Alors il faut être très complet, si il y a une enquête en cours, vous l'avez dit, il a des gardes à vue, il y a eu je crois des perquisitions. Moi je ne dispose pas d'informations dans ce cadre-là, je dispose des informations de la presse qui ont été relayées depuis hier.

SONIA MABROUK
Pour bien comprendre Gabriel ATTAL avec cette gifle président et donc à l'institution suprême, nous sommes tous en tant que Français agressés et quelque part humiliés, il y a une atteinte à la sacralité de la fonction à laquelle nous sommes tous attachés, le président semble quand même relativiser cette désacralisation en ne parlant que de fait isolé, c'est ça qui nous interpelle hier.

GABRIEL ATTAL
dans son intervention d'hier le président de la République a aussi rappelé qu'il était important de respecter nos institutions et y compris et il a lui-même employé le terme des personnes dépositaires de l'autorité publique en faisant référence aux maires, aux fonctionnaires, et oui on doit respecter nos institutions en France et probablement que quand on se dit anarchiste et qu'on veut porter un coup au président de la République, c'est la fonction président de la République, c'est les institutions, c'est peut-être la démocratie qu'on cherche à atteindre. Mais encore une fois je pense que c'est important de dire que ça ne représente pas une colère des Français ou ça ne représente pas la population française qui ne se retrouve pas dans ce type d'acte.

SONIA MABROUK
Oui pour ne pas qu'elle se renouvelle, comment faire, parce que, est-ce que le président dans ces déplacements, dans ce qui a été appelé ce Tour de France, est-ce qu'il n'est pas trop confiance, sur de son fait et ce qu'il perçoit de sa popularité alors que la colère est là ?

GABRIEL ATTAL
Je le disais tout à l'heure dans 99,99% des cas, ça se passe très bien d'ailleurs quelques secondes après ce qui s'est passé il a immédiatement repris ses échanges avec les Français.

SONIA MABROUK
Oui, mais est-ce qu'il y a eu une imprudence, une faille, une faille même dans la protection du président ?

GABRIEL ATTAL
Ecoutez, je ne le crois pas, vous savez, il y a des présidents de la République qui se sont beaucoup déplacés, des responsables politiques, et il y avait parfois une part de scénarisation, on faisait venir des cars de militants, qu'on mettait derrière des barrières, et on disait c'est des Français, monsieur et madame tout le monde…

SONIA MABROUK
Et maintenant, c'est du passé, ça n'existe plus du tout ?

GABRIEL ATTAL
Mais ça, je veux dire, preuve en est, je veux dire, voilà, c'est le président va au contact sans filtre, sans sélection…

SONIA MABROUK
Donc, vous devez l'intégrer, ce risque, qui, je le rappelle, c'est un risque pour le président, évidemment, sa protection qui est essentielle, mais qui est aussi...comment dire... un risque pour l'image de la France…

GABRIEL ATTAL
Mais vous avez vu qu'il y avait autour de lui des officiers de sécurité qui sont immédiatement intervenus, qui ont pu protéger le président de la République, d'ailleurs, quand on connaît le président de la République, on regarde les images, on voit que le président aurait presque voulu rester debout, faire face à son agresseur.

SONIA MABROUK
Donc ça va se poursuivre ainsi, ces déplacements vont se poursuivre dans la même veine ?

GABRIEL ATTAL
Evidemment que les déplacements vont se poursuivre, que le président va rester au contact des Français. Il serait totalement incompréhensible que les Français soient privés d'un contact avec le président de la République, parce qu'il y a un individu isolé qui a voulu s'en prendre au président de la République.

SONIA MABROUK
Mais sans faire un lien avec le climat politique et public actuel, qui est marqué parfois quand même par une violence parfois physique et verbale, est-ce que vous, vous dites en tant que responsable, ça suffit, à un moment, tous appelons à la responsabilité aussi, aux paroles, aux mots, on a vu ces derniers temps ce qui s'est passé avec les propos de Jean-Luc MELENCHON notamment ?

GABRIEL ATTAL
Non, mais ce qui est certain, c'est qu'il y a dans le débat public une forme de radicalité, parfois de violence dans les mots qui n'est pas saine, mais…

SONIA MABROUK
Mais qui sont les agitateurs aujourd'hui, Monsieur ATTAL ?

GABRIEL ATTAL
Je pense qu'ils se reconnaîtront, que les Français les reconnaissent, voilà, je pense que certains mots qui sont employés ne sont pas bons pour le débat, moi, je pense que le débat s'arrête là où commence la violence verbale ou la violence physique, et donc, oui, il est sain dans un pays démocratique que le débat politique se fasse dans un contexte de non violence, voilà, et on appellera toujours à cela, et quelque part, les prises de parole qui ont été celles des responsables politiques hier sont plutôt un bon signe, et si, à cette occasion, il pouvait y avoir un ressaisissement, tant mieux.

SONIA MABROUK
Il y a en ce moment aussi, Gabriel ATTAL, des nouvelles réjouissantes, et il faut en parler, les souligner, avec aujourd'hui une étape importante du déconfinement, couvre-feu décalé, restaurants et cafés ouverts en salle, est-ce que pour vous, c'est le marqueur de la vraie reprise de l'activité ?

GABRIEL ATTAL
D'abord, pour moi, c'est le marqueur de la responsabilité des Français, parce que si on franchit cette étape, c'est parce que l'épidémie régresse, et qu'elle régresse vite et qu'elle régresse bien dans notre pays. Et c'est le marqueur des promesses tenues du président de la République, il s'est engagé à un calendrier de sortie par étape, on se souvient d'ailleurs quand il a annoncé, on a entendu, comme toujours, des sceptiques, des critiques qui expliquaient que ce n'était pas possible, que ce n'était pas raisonnable, que ce n'était pas envisageable, eh bien, voilà, on voit qu'on franchit les étapes une à une, qu'on permet aux Français de retrouver progressivement leur vie d'avant, et c'est le marqueur de ça, la responsabilité des Français, des promesses tenues du président de la République…

SONIA MABROUK
Et les promesses tenues, mais on n'a pas envie de revenir en arrière, qu'est-ce qui pourrait venir, et là je parle sur le plan sanitaire, contrarier cette reprise tant attendue et finalement promise aussi ?

GABRIEL ATTAL
Vous savez qu'on a annoncé un dispositif, quand on a annoncé ce calendrier, c'est-à-dire que si on constatait dans un territoire, dans un département ou dans une région, une reprise forte de l'épidémie, qui se traduisait non seulement par une accélération du virus et par un taux d'incidence élevé, et par un risque sur les réanimations, dans ce cas, il pourrait y avoir des mesures au niveau d'un territoire, mais ces mesures, elles sont nationales, aujourd'hui, la situation sanitaire nous permet d'être très confiants sur les semaines à venir, mais il faut rester très vigilant.

SONIA MABROUK
Mais clairement la France risque-t-elle, et je ne veux absolument pas jouer les rabat-joie surtout en ce jour, mais ce sont peut-être d'autres qui le feront. On a entendu le professeur DELFRAISSY qui dit qu'il y a un risque non pas de quatrième vague mais de reprise à la rentrée déjà alors que nous n'avons même pas passé l'été. Vous partagez cette inquiétude, cette alerte aujourd'hui ?

GABRIEL ATTAL
Vous savez, en tant que porte-parole du gouvernement, j'ai appris une chose depuis un an que j'occupe ces fonctions, c'est à ne jamais rien exclure par principe. Cette épidémie, je vous dis, elle nous a appris à être très humble et je crois qu'elle a achevé de mettre fin au mythe de l'omniscience en politique. Alors moi je ne peux pas vous dire ici que je sais tout sur ce qui va se passer parce qu'il y a une part d'imprévu, une part d'inconnu et on le voit aujourd'hui dans certains pays dans le monde. On voit qu'au Royaume-Uni, il y a pour l'instant une faible mais petite reprise de l'épidémie, et donc évidemment on regarde ça avec beaucoup d'attention.

SONIA MABROUK
Mais on peut échapper à ce scénario anglais aujourd'hui.

GABRIEL ATTAL
Bien sûr, parce que la vaccination se déploie très massivement. Parce que les Français, encore une fois, sont très responsables et je suis persuadé qu'ils vont continuer à l'être en respectant les gestes barrières, les règles qui sont fixées et parce qu'encore une fois la vaccination se déploie. On va franchir avec quelques jours d'avance les 30 millions de personnes vaccinées qui devait être franchi normalement le 15 juin. La vaccination se déploie partout, on bat record sur record en termes de nombre d'injections par jour, et ça il faut le souligner aussi.

SONIA MABROUK
Oui, mais garder l'humilité dont vous venez de parler alors aussi sur les vaccinations.

GABRIEL ATTAL
Oui mais là, ce sont des faits. Ce sont des faits.

SONIA MABROUK
Il y a la situation sanitaire et il y a la situation politique. Nous approchons du premier tour des régionales, Gabriel ATTAL, et on ne sait toujours pas quelle sera votre consigne de vote. Si la majorité au premier soir du premier tour, si plutôt le Rassemblement se place en capacité de faire tomber une région que dira la majorité ?

GABRIEL ATTAL
D'abord on ne sait toujours pas quelle sera la consigne de vote au deuxième tour parce qu'on ne sait toujours pas quel sera le résultat du premier tour. Moi je fais toujours très attention à ça. Si on était là à expliquer ce qu'on ferait au deuxième tour dans telle et telle région, alors que les Français ne se sont même pas prononcés au premier tour, les Français concernés pourraient se dire : mais attendez, quel intérêt il porte…

SONIA MABROUK
Au premier tour, est-ce que le front républicain est mort ou est-ce que vous l'envisagez d'une autre manière ?

GABRIEL ATTAL
Vous savez, il y a eu des déclarations dans la majorité ces derniers jours, ces dernières semaines. Il y a eu en 2015 un front républicain qui s'est traduit par un effacement des forces politiques qui ont retiré leurs listes au profit d'une liste qui était arrivée plus haut face au Rassemblement national. Est-ce que ça nous a permis et ç'a permis à la France de ne pas se retrouver 6 ans plus tard dans la même situation avec un Rassemblement national très haut et toujours ce risque ?

SONIA MABROUK
La réponse est non.

GABRIEL ATTAL
La réponse est non.

SONIA MABROUK
Quelle conclusion vous en tirez ?

GABRIEL ATTAL
Donc il y aura une réflexion dans la majorité.

SONIA MABROUK
Ne nous dites pas que vous ne l'avez pas menée jusqu'à aujourd'hui. Nous sommes à douze jours-là du premier tour.

GABRIEL ATTAL
Aujourd'hui, on jette toutes nos forces dans la bataille du premier tour pour convaincre. Encore une fois, les sondages ne font pas une élection ; c'est une élection qui fait le résultat et c'est le vote des Français qui fait le résultat mais il y a des réflexions. Il y a eu encore une fois des expressions dans la majorité…

SONIA MABROUK
Allons-y sur les propositions parce que Stéphane SEJOURNE, qui est conseiller politique d'Emmanuel MACRON, dit par exemple : il faudrait qu'il y ait finalement, non pas que la liste se retire, mais qu'il y ait des personnalités qui aillent sur la liste qui reste, par exemple dans les Hauts-de-France. Est-ce que vous l'envisagez ainsi ?

GABRIEL ATTAL
Oui. Je pense que c'est une piste intéressante. Ça permet de réinventer ce front républicain et ça permet de dire : il n'y a pas d'effacement de force politique et vous aurez dans l'opposition au Conseil régional pas uniquement le Rassemblement national mais d'autres tendances, certes très minoritaires, mais qui pourront s'exprimer pendant les 6 ans à venir.

SONIA MABROUK
Donc c'est ça ce que vous préconisez.

GABRIEL ATTAL
Ça fait partie des pistes qui sont regardées.

SONIA MABROUK
Et si celui qui arrive en tête par exemple dans les Hauts-de-France- Xavier BERTRAND ou quelqu'un d'autre - refuse cela ?

GABRIEL ATTAL
Encore une fois, Sonia MABROUK, là je vous donne quel est l'état de notre réflexion. Moi je ne veux pas présager de ce que sera le vote des Français au premier tour mais de manière très claire, si nous on est en tête dans une région qui a un risque de Rassemblement national, évidemment qu'on tendra la main, qu'on ouvrira nos listes et qu'on permettra à d'autres formations politiques d'être représentées.

SONIA MABROUK
Là, vous êtes dans la fiction. Il y a peu de régions là où vous serez en tête. Je ne sais pas si vous l'avez remarqué.

GABRIEL ATTAL
Encore une fois, il y a une campagne, il y aura un vote.

SONIA MABROUK
Emmanuel MACRON veut relancer, Gabriel ATTAL, la réforme des retraites. Le président du MEDEF, Geoffroy ROUX de BEZIEUX, vous appelle ce matin à ne pas faire de bricolage et à passer à l'âge légal de départ à 64 ans. Que lui dites-vous ?

GABRIEL ATTAL
Il y a une réflexion sur ce sujet des retraites parce que vous savez qu'il y avait un constat qui a été fait par le président de la République dans le cadre de la campagne présidentielle. On a un système de retraite qui n'est pas financé, y compris à court terme, puisque l'horizon c'est 2030. Et derrière ça, ça veut dire qu'on a un système par répartition qui est en danger et qu'on peut avoir des jeunes générations - j'en fais partie - qui se retrouvent non plus avec ce système qui fait qu'il y a un…

SONIA MABROUK
Ça c'est le constat, on le connaît.

GABRIEL ATTAL
Mais avec un système à l'américaine du chacun pour soi. Moi, je n'en veux pas. Et donc la question qu'il faut se poser, c'est comment est-ce qu'on préserve ce système ? Comment on fait aussi pour garantir l'équité vis-à-vis de la retraite ? Ça nous avait conduits à présenter une réforme devant les Français qui a été stoppée par la crise sanitaire et le président de la République l'a dit clairement : cette réforme ne peut pas être reprise en l'état. Maintenant il ne s'agit évidemment pas de faire du bricolage. Il s'agit, s'il faut faire une réforme des retraites, d'avoir une réforme qui a été discutée, qui a été travaillée y compris avec les partenaires sociaux, avec les Français.

SONIA MABROUK
Pas de bricolage dans les mots de Geoffroy ROUX de BEZIEUX, ça veut dire courageuse, ça veut dire ambitieuse, ça veut dire avec un risque de contestation aussi forte face à elle. Vous en prenez le risque avant 2022?

GABRIEL ATTAL
Encore une fois Sonia MABROUK, il y a en ce moment - on en parlait tout à l'heure - des déplacements du président de la République au contact des Français pour échanger sur tous les sujets. Il y aura ensuite au début du mois de juillet, une rencontre entre le président de la République et les partenaires sociaux pour échanger encore une fois sur l'état de notre pays et les réformes, les pistes qui doivent être envisagées pour reconstruire et relancer notre économie. Des échanges pourront aussi avoir lieu avec des formations politiques. A partir de là, des décisions seront prises. Moi je ne peux pas vous dire…

SONIA MABROUK
Et annoncées probablement mi-juillet, peut-être le 14 juillet par le président de la République.

GABRIEL ATTAL
Je n'ai pas de calendrier à vous à vous donner mais ce qui est certain, c'est qu'on a vécu la pire crise sanitaire depuis un siècle, qu'on vit une crise économique importante même si on a là aussi protégé notre économie. On a plutôt des bons indicateurs et des signes optimistes qui nous permettent d'être optimistes pour la suite, mais tous les pays dans le monde vont se lancer dès cet été dans la bataille de la reconstruction et de la relance. La France ne peut pas être sur pause pendant 10 mois parce qu'il y a une élection présidentielle donc il faut agir jusqu'à la dernière minute du quinquennat pour l'intérêt du pays.

SONIA MABROUK
Et avant 2022. Merci Gabriel ATTAL d'avoir été notre invité ce matin. Bonne journée à vous ainsi qu'à nos auditeurs et aussi à tous ceux qui ouvrent évidemment, restaurateurs, patrons de café, salles de sport.

GABRIEL ATTAL
On pense à eux.

SONIA MABROUK
Ça fait du bien aussi quelques bonnes nouvelles.


Source : Service d'information du Gouvernement, le 10 juin 2021