Extraits d'un entretien de M. Clément Beaune, secrétaire d'Etat aux affaires étrangères, avec C8 le 8 juin 2021, sur la vaccination contre le coronavirus.

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Texte intégral

Q - Comment ça va, Clément ?

R - Ça va.

Q - Comment va le chef de l'Etat ?

R - Ecoutez, je crois que ça va bien, mais c'est grave ce qui s'est passé.

Q - Nous en parlerons tout à l'heure avec beaucoup d'intervenants qui seront avec nous. (...) Nous sommes donc avec Clément Beaune, secrétaire d'Etat chargé des affaires européennes et nous avons plein de questions à vous poser. Le sujet qui passionne le plus les Français en ce moment, le sujet qui pose le plus de questions également, ce fameux pass sanitaire qui devrait nous permettre d'avoir une vie à peu près normale, c'est quoi ce pass sanitaire ?

R - C'est demain déjà, cela commence demain, c'est important ; c'est un code que vous aurez sur votre téléphone pour ceux qui n'ont pas de téléphone comme cela, sur une feuille de papier, cela marche aussi. Cela vous permet d'abord de faire des activités en France, par exemple aller à Roland Garros, voir un match de football, aller voir un festival cet été, un concert, des activités de plein air de plus de mille personnes. C'est pour cela qu'on l'utilise et quand vous êtes vacciné ou que vous avez fait un test si vous n'êtes pas encore vacciné, vous avez le code et vous pouvez rentrer dans l'événement ce qui nous permet de rouvrir un peu plus vite.

Par ailleurs, c'est utilisé, et cela me concerne un peu plus, pour voyager. À partir de demain, on pourra voyager en Europe plus facilement si on est vacciné, et nous en France, parce qu'évidemment on a des touristes et on a envie de les accueillir, on a envie que les Français restent en France le plus possible, mais on a envie d'accueillir des gens qui viennent de l'Europe et du reste du monde, mais de manière sûre pour que le virus ne soit pas réimporté ni ne circule. Et avec ce pass sanitaire, avec la preuve de vaccination, on pourra commencer à accueillir principalement des Européens aujourd'hui.

Q - Êtes-vous vacciné ?

R - Moi j'ai une dose, j'attends la deuxième le 23 juin.

Q - Vous avez quel âge Clément ?

R - J'ai 39 ans, j'ai attendu, j'étais sur une liste et voilà.

Q - Oui j'entends bien Monsieur, le pass sanitaire c'est parfait, mais moi je ne suis pas vacciné, je ne veux pas être vacciné donc je n'ai pas de pass sanitaire, et donc, je ne peux pas voyager ni passer un bel été ?

R - Si, j'insiste, ce n'est pas un pass vaccinal, c'est un pass sanitaire, donc si vous n'avez pas le vaccin vous pouvez faire un test. On nous dit que l'on met des contraintes, mais non, on en enlève, parce qu'aujourd'hui, si vous voulez aller en Espagne, vous devez de toute façon faire un test. Donc, de toute façon, vous n'aurez pas une contrainte en plus. Mais ceux qui sont vaccinés parce qu'ils peuvent ou parce qu'ils veulent, ils peuvent montrer le vaccin à partir du 1er juillet dans toute l'Europe, il y aura le même QR-code que vous avez vu à l'écran, il sera harmonisé. Ce sera le même, lu par le même lecteur, il sera reconnu partout en Europe. Nous on commence dès demain.

Q - Sur la photo du pass sanitaire que l'on a vu, je voyais un drapeau américain, un drapeau chinois, quand pourrons-nous voyager en dehors de l'Union européenne ?

R - C'est une très bonne question. Pour nous, cela dépend un peu des autres. Ce que je vous ai dit, ce sont les règles de demain pour accueillir. Par exemple, demain, un Américain, s'il prouve qu'il est vacciné - il n'a pas forcément le même pass que nous, mais il peut avoir un papier - il peut entrer en France.

Q - Un Américain, c'est bon, il peut venir.

R - Mais nous, on ne peut pas encore aller aux Etats-Unis. Nous sommes en train des négocier avec eux et de négocier avec quelques pays pour qu'ils reconnaissent nos vaccins, notre pass, nos tests.

Q - Mais ce sont les mêmes vaccins !

R - Oui, bien sûr, mais il se trouve qu'on n'a pas encore complètement organisé les choses avec eux, pour l'instant ils ne reconnaissent pas. Mais la semaine prochaine, il y aura une réunion politique entre l'Europe et les Etats-Unis, on espère qu'ils vont reconnaître, les français, les Européens, j'espère à partir du mois de juillet mais je ne peux pas encore vous le garantir.

Q - Pourra-t-on aller en Israël ?

R - Pour être très clair et pour ne pas vous dire de bêtises, nous reconnaissons, parce qu'Israël, ils sont "pays vert", c'est-à-dire que la situation sanitaire est bonne, un Français qui est en Israël aujourd'hui et un Israélien qui vient en France, il peut venir avec sa preuve de vaccin à partir de demain. En Israël, aujourd'hui, ils ne reconnaissent pas encore, pour nous, ils demandent des tests, etc. Si vous avez le moindre doute, parce que je sais que les gens se posent des questions très concrètes pays par pays, il y en a presque 200, il y a un site qui s'appelle : diplomatie.gouv.fr, c'est le site de mon ministère, et vous pouvez regarder pays par pays, c'est actualisé presque tous les jours et on vous dit s'il faut un test, s'il faut un vaccin, si c'est reconnu etc. Cela change parfois d'un jour à l'autre, donc, avant vos vacances, quand vous réservez, il faut vérifier.

Q - Justement, vous disiez que cela change tous les jours, je ne parle pas de l'Union européenne, à l'intérieur de nos frontières européennes, mais en revanche, à l'extérieur, il y a des gens qui ont pris des vacances et qui ont d'ores et déjà réservé leurs vacances, notamment au Maroc ou en Tunisie, et ils ne savent plus à quel saint se vouer parce qu'ils ne savent pas s'ils y ont droit ou non, s'ils peuvent y aller ou pas, s'ils seront en quarantaine ou pas. Ils ont beaucoup de questions à ce sujet.

R - On ne choisit pas pour les autres, ce sont eux qui disent quand ils définissent les règles pour l'été, la plupart des pays sont en train de dire quelles sont les règles pour cet été. Par exemple, pour le Maroc et la Tunisie, on a beaucoup de questions, le Maroc a déjà défini les règles pour cet été, aujourd'hui, même quand vous êtes vacciné, ils vous demandent un test.

Q - Mais on peut y aller ?

R - Oui, il vous demande un test et quand vous revenez en France, c'est important, comme c'est l'un des pays qui sont orange pour l'instant, si vous êtes vacciné on vous demande quand même un test pour l'instant, et si vous n'êtes pas vacciné il faut une bonne raison pour y aller.

Q - On voit que l'Angleterre est en orange.

R - Oui, car ce n'est plus l'Union européenne, et en plus, il y a des variants indiens. Donc, on fait attention avec l'Angleterre.

Q - Il paraît que cela se complique justement depuis deux, trois jours, et qu'il y a de nouveaux foyers qui sont apparus.

R - C'est pour cela : si vous regardez les chiffres, les taux d'incidence, etc... en Angleterre, c'est bon. Et ils ont bien vacciné, un peu plus vite que nous. Mais ils ont les variants indiens, donc, on est prudent. On ne les a pas mis en vert, comme l'Allemagne, l'Espagne, etc... On les a mis en orange.

(...)

Il y a tout de même un peu de cohérence. Toute l'Union européenne est en vert. Parce qu'on a les mêmes vaccins, on va avoir le pass sanitaire, et la situation s'améliore.

Q - On voit que toute l'Amérique du Sud est en rouge.

R - Oui, parce qu'il y a beaucoup de variants. Et il y a des pays qui ont vacciné avec le vaccin chinois, comme le Chili, beaucoup, et on s'aperçoit que cela ne protège pas complètement.

(...)

Q - Il y a deux vaccins qui ne sont pas reconnus : c'est le chinois et le Spoutnik.

R - Alors il y a quatre vaccins - c'est important - pour le pass sanitaire européen, il y a quatre vaccins qui sont reconnus, ce sont les quatre qui sont autorisés en France. Donc, tous les vaccins que les Français ont pour se faire vacciner, c'est bon : Pfizer, Moderna, Astra, et Johnson. De toute façon, ce sont les quatre que vous avez en France, il n'y en a pas d'autre. Si vous avez un touriste qui est vacciné au vaccin chinois ou au vaccin russe, aujourd'hui, il n'est pas reconnu...

Q - Donc, il n'entre pas ?

R - Sauf s'il vient d'un pays où l'on accepte un test, mais le vaccin tout seul, non. Ça, c'est sûr que non. Pourquoi ? Parce que les scientifiques nous disent : on ne sait pas s'ils sont assez protecteurs. Et quand on voit ce qui se passe au Chili, on n'a pas très envie de jouer avec cela.

Q - Monsieur Beaune, une famille part, par exemple, en Espagne ou en Italie. Le papa et la maman sont tous les deux vaccinés. Leur enfant n'est pas encore vacciné. Comment cela se passe pour l'enfant ?

R - Cela dépend de son âge.

Q - Il a quinze ans.

R - Effectivement, il fait un test.

Q - Donc, toujours PCR ou antigénique, ou PCR ?

R - Alors, cela dépend du pays où on va.

Q - Ce n'est pas harmonisé par rapport à l'Europe ?

R - Normalement à partir du 1er juillet, test PCR ou antigénique, c'est bon. Si l'enfant veut partir ce week-end, il va sur diplomatie.gouv.fr, il fait "Espagne", et il regarde. En Espagne, quand vous êtes mineur, vous n'êtes pas vacciné : test. Si vous avez moins de cinq ans : rien, là, vous accompagnez vos parents. Au-dessus de cinq ans, test.

Q - La France impose encore des quarantaines pour les voyageurs y compris français en provenance de certains pays. Est-ce que le pass dispense des quarantaines, maintenant ?

R - Pas pour l'instant. Cela dépend des catégories. Je prends les pays "rouge" - parce qu'il y a beaucoup de variants, Brésil, Inde, Chili, etc... D'abord, pour venir en France... Sauf si vous êtes français : si vous êtes français, vous avez toujours le droit de revenir en France. Si vous êtes français et que vous revenez en France, vous avez un test à l'embarquement, un test à l'arrivée, systématique pour tous les pays "rouge", et effectivement quarantaine. Mais c'est la quarantaine qu'on appelle "contrôlée" : on peut vous appeler, vous devez rester chez vous.

Q - Il y a la question d'un téléspectateur (...) : est-ce qu'on va être remboursé si on fait des tests à l'étranger ? (...) Je compte partir en Espagne cet été, les tests antigéniques sont-ils gratuits là-bas ? Serai-je remboursé par la sécurité sociale ?

R - Cela, il faut le dire, parce qu'on a beaucoup critiqué : on est le seul pays en Europe, avec le Danemark, où les tests sont gratuits pour tout le monde, tout le temps, depuis le début.

Q - On les paie tout de même avec nos sous...

R - C'est la "Sécu" qui les paie, ce n'est jamais gratuit. Mais il n'y a pas de problème si vous n'avez pas d'argent, si vous devez en faire beaucoup, ou vous avez le test gratuit en pharmacie, c'est rapide - c'est douloureux, mais c'est rapide -. En Espagne, ce n'est pas gratuit. Et quand vous êtes un Français, que vous êtes touriste quelque part, en Espagne ou ailleurs, vous avez droit, en revenant, à un remboursement forfaire, je crois que c'est 50 euros. Donc, on vous aide tout de même, quand vous êtes Français à l'étranger.

Q - Il y a une question qui revient très souvent, c'est celle des masques. Cela fait maintenant de longs mois qu'on en parle, qu'on est habitué à le porter dedans comme dehors, et certains espèrent que cela ne va pas durer. Est-ce qu'on va devoir se balader avec le masque, cet été ?

R - Je ne peux pas encore vous dire. On sait qu'au mois de juin, oui. Jusqu'à la fin du mois de juin, c'est sûr. On va le garder, en extérieur, etc... Parce qu'on fait les choses progressivement. Il faut tout de même faire attention. Après, on va voir...

Q - Le professeur Delfraissy a dit qu'il pensait que cela allait être compliqué de dire aux Français qu'ils vont garder le masque, cet été.

R - Oui, je le pense aussi. Et puis, on n'a pas envie. Mais pour l'instant, c'est un dernier effort. À partir de demain, on a le couvre-feu plus tard... J'espère. On va voir les chiffres. Là, on rouvre les terrasses, il faut voir que cela ne dérape pas. Si cela ne dérape pas, je pense qu'on pourra y aller. Mais on fera un rendez-vous. C'est comme pour les discothèques à la fin du mois de juin, on fera un rendez-vous à la fin du mois de juin.

(...)

Q - Une question sur les boîtes de nuit, c'est le sujet épineux des vacances. Quand on est en vacances, on aime bien sortir en boite de nuit. Pour l'instant, on ne sait pas du tout ce qu'il va se passer ?

R - Non. Le Président l'a dit tout à l'heure : le 21 juin, on regardera ce que sont les chiffres et on annoncera si on peut une date où elles pourront, avec des règles, rouvrir. Mais je ne peux pas vous dire, aujourd'hui, quand.

Q - Si on a eu une dose de vaccin, et on part en vacances. On est donc à l'étranger, mais dans l'espace Schengen. Est-ce qu'on peut se faire vacciner de sa deuxième dose qui tomberait pile quand on est à l'étranger en vacances dans un autre pays ?

R - Franchement, je ne conseille pas. Parce que d'une façon générale, c'est très dur à organiser. Vous n'êtes pas sûr de pouvoir avoir un rendez-vous. Il y aura beaucoup de touristes. Donc, ne faites pas cela.

(...)

R - Ne faites pas cela. Dans ces cas-là, je sais que c'est compliqué, en ce moment, on peut espacer un peu plus, mais franchement, c'est plus sûr, plus prudent, de prendre le rendez-vous de deuxième dose, là où vous vivez.

Q - J'ai vu que l'Union européenne parlait d'un certificat numérique européen. Cela veut-il dire qu'il va y avoir des super-contraintes pour nous empêcher d'être tranquilles ?

R - Je vous le dis, c'est le même. Le code que vous avez, à partir de demain, pour aller voir un match de foot ou aller voir un match de tennis, se transforme en format européen, le 21 juin, dans votre application, et sera le même à partir du 1er juillet dans toute l'Europe. Il n'y aura pas deux applis, cela sera le même truc.

Q - Est-ce que d'avoir eu le Covid vaut le pass sanitaire ? Car des gens ne pourront pas se faire vacciner s'ils ont eu le Covid il y a un mois. Est-ce que cela vaut pass sanitaire ?

R - Si vous avez eu le Covid et que vous pouvez le prouver. Si c'est un test positif de plus de quinze jours, ou de moins de six mois, normalement, on estime qu'il y a encore des anticorps, là cela vaut aussi.

Q - Donc, il faut garder son test positif ?

R - Et si vous avez eu le Covid, comme on le sait, vous pouvez avoir une seule dose de vaccin, on considère que vous êtes complètement vacciné.

Q - Une question qui revient souvent aussi, déconfinement, restaurant, cinéma, vacances, plage, voyage. Cela donne l'impression que tout revient un peu comme avant le Covid. Est-ce que l'on peut craindre une reprise de l'épidémie à la rentrée, comme nous avons pu le vivre la saison dernière ?

Q - Et c'est ce que dit Delfraissy, qu'il fallait craindre une quatrième vague.

R - Il y a beaucoup de gens, même des scientifiques, qui ont fait des prédictions. Moi franchement, je ne fais pas cela. Ce que l'on sait, c'est qu'il faut faire attention. C'est pour cela que l'on fait les choses par étapes. Demain, il y a une nouvelle étape, couvre-feu 23h. Le 30 juin, on allège encore. Vous n'aurez plus de jauge dans les restaurants, 100% même à l'intérieur. Demain, c'est 50% à l'intérieur. On y va, on voit aussi comment les chiffres évoluent ; pour l'instant, cela reste bon et la vaccination continue de progresser. Si l'on fait gaffe et que la vaccination progresse, nous pourrons lever les restrictions, masques, discothèques, etc. Nous faisons par étapes.

Q - Et le couvre-feu, c'est jusqu'à quand ?

R - Le 30 juin, il n'y en a plus.

Q - Il faut quand même préciser, pour Delfraissy, vous n'avez pas terminé sa phrase. Il a dit qu'effectivement, il risquait d'y avoir une quatrième vague, mais qu'elle serait de toute façon moins forte, moins violente, évidemment, à cause de la vaccination et de la saisonnalité.

R - Il y a quand même un truc qui change, nous avons le vaccin, nous vaccinons les gens. Nous allons sans doute faire trente millions, un peu en avance, même les jeunes. Surtout, nous avons des doses de vaccins. Donc, si on s'aperçoit dans quelques mois qu'il faut faire une troisième injection ou s'adapter aux variants, on a maintenant des doses qui arrivent progressivement par centaines de millions en Europe.

(...)

Q - Je pense que nous n'avons pas assez de recul sur ce vaccin. Il a été développé très vite, c'est un secret pour personne, et pour l'instant, tant que je suis libre de ne pas le faire, je ne le ferai pas.

R - Il a été développé très vite mais il y a eu quand même des processus scientifiques. Par exemple, pour le vaccin chinois nous ne sommes pas sûrs que cela protège bien. Vous avez vu des pays rouges alors qu'ils ont vacciné, comme des dingues, au chinois. Nous ne le faisons pas, nous sommes très prudents parce que les scientifiques nous disent "on ne l'autorise pas pour les Français, on ne l'autorise pas pour les gens qui rentrent en France".

Q - Mais la vérité d'aujourd'hui est-elle la même que dans dix ans ? Si dans dix ans, on se rend compte qu'en fait c'était dangereux ?

R - Il faut avoir un peu confiance, nous avons fait cela avec des scientifiques.

Q - Justement, j'ai peur du vaccin, peur de me faire vacciner. J'ai peur des conséquences, de ne pas être bien. Je ne suis pas complotiste, mais j'ai peur que cela ait été fait à la va-vite, je n'ai pas confiance dans les labos, etc. Est-ce que vous auriez un mot pour me convaincre de le faire ?

R - Vous avez vu tout ce que nous avons vécu, là. Si nous n'avions pas le vaccin, aujourd'hui, nous ne pourrions pas dire tout ce que l'on dit là, que l'on va rouvrir les boîtes, etc, on ne se poserait même pas la question, et nous serions bloqués pour des mois encore. Cela a été fait très vite, mais cela n'a pas été fait très vite parce que cela a été fait à l'arrache. Cela a été fait très vite parce qu'il y a eu des investissements énormes, des scientifiques qui ont découvert. L'ARN messager est une découverte qui a été faite en Europe et que l'on a réussi à développer. Il y a quelques mois les gens disaient "l'ARN messager on ne sait pas ce que c'est". Aujourd'hui, on voit, et on teste, face aux variants, etc. C'est le plus efficace. Il y a six mois, on serait venus ici, on aurait peut-être dit "l'ARN messager on ne sait pas trop ce que c'est, attention". Ce n'est pas parce que c'est rapide que nous n'avons pas fait les choses de manière rigoureuse. (...).


source https://www.diplomatie.gouv.fr, le 10 juin 2021