Conseil des ministres du 16 juin 2021. Résultats. Les réformes prioritaires du ministère de l'éducation nationale, de la jeunesse et des sports.

Texte intégral

Le ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et des sports a présenté un point sur les réformes dont le ministère est chargé.

1. Offrir une scolarisation inclusive et adaptée à tous les enfants handicapés

L'école de la République est une école attentive à chacun de ses élèves et capable de tous les accueillir. La scolarisation des élèves en situation de handicap est donc une priorité du Gouvernement qui a souhaité la création d'un véritable service public de l'école inclusive.

Celui-ci s'appuie sur une nouvelle organisation territoriale reposant sur des pôles inclusifs d'accompagnement localisés (PIAL) qui couvriront l'ensemble du territoire à la rentrée scolaire 2021, sur un service dédié dans chaque département et doté d'une cellule d'écoute pour accompagner les familles, et sur une coopération renforcée avec le secteur médico-social. Au quotidien dans les écoles et les établissements, 120 000 accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH) contribuent pleinement à leur inclusion. Entre la rentrée scolaire 2017 et 2021, ce seront ainsi 100 000 élèves en situation de handicap supplémentaires que l'école aura pu accueillir.

Par ailleurs, la création de nouveaux dispositifs inclusifs se poursuivra à la rentrée 2021 avec 350 unités localisées pour l'inclusion scolaire (ULIS) supplémentaires et l'ouverture de 85 dispositifs nouveaux autisme, les unités d'enseignement en maternelle et en élémentaire autisme (UEMA et UEEA).

2. Savoir nager, savoir rouler

Lancés en 2019, les dispositifs "Aisance Aquatique" et "Savoir Rouler à Vélo" pour les 6-11 ans ont pour objectif de garantir à chaque enfant avant l'entrée au collège l'acquisition de savoirs sportifs fondamentaux indispensables pour leur épanouissement, leur santé, leur autonomie et leur sécurité.

Pour lutter contre les noyades qui constituent la première cause de mortalité par accident de la vie courante chez les moins de 25 ans, le Gouvernement a engagé en 2019 le programme d'"Aisance Aquatique" destiné aux enfants de 4 à 6 ans. Complémentaire aux cycles traditionnels d'apprentissage de la natation scolaire et au programme "J'apprends à nager" destiné aux 6-11 ans, il permet aux plus jeunes de se familiariser avec le milieu aquatique et d'acquérir les fondamentaux pour évoluer dans l'eau en sécurité. Ce programme pédagogique s'accompagne d'une politique volontariste de rénovation et de construction de bassins qui a permis d'investir 47 millions d'euros depuis 2019 dans des équipements.

Par ailleurs, le Gouvernement porte l'ambition de multiplier par trois l'usage du vélo d'ici 2024. Dans cette perspective, le déploiement du "Savoir Rouler à Vélo" revêt une importance fondamentale pour former les usagers du vélo de demain. Dès le primaire, les enfants sont invités à suivre cette formation d'une à deux semaines leur permettant d'apprendre à pédaler, à circuler et enfin à savoir rouler à vélo sur la voie publique. L'objectif est de leur permettre de circuler en réelle autonomie et en toute sécurité à l'entrée au collège tout en les sensibilisant aux enjeux de développement durable et des mobilités douces.

Ces dispositifs sont actuellement déployés dans 75 % des départements pour l'"Aisance Aquatique" et 93 % des départements pour le "Savoir Rouler à Vélo". En 2022, l'ensemble des départements sera couvert.

Bénéfiques pour l'épanouissement et la confiance en soi, ces deux dispositifs participent d'une politique publique visant à lutter contre la sédentarité et à améliorer la condition physique des enfants. Ils nourrissent également l'ambition de faire de la France une nation plus sportive dans la perspective des jeux Olympiques et Paralympiques à Paris en 2024.

3. Développer l'engagement citoyen

Ouvert aux jeunes de 16 à 25 ans (et jusqu'à 30 ans aux jeunes en situation de handicap) sans condition de formation, le service civique est un engagement volontaire pour une mission de 6 à 12 mois au service de l'intérêt général au sein d'organismes publics ou d'associations. Intégré dans le plan "1 jeune, 1 solution" annoncé par le Président de la République en juillet 2020, le service civique permet aux jeunes de servir différentes causes d'intérêt général (solidarité, environnement, éducation pour tous, culture, mémoire, santé, etc.) et répond à leur quête de sens. Il leur permet également d'acquérir une expérience significative, de développer des compétences, notamment sociales, et de découvrir des secteurs d'activité qui les intéressent.

En 2021, le nombre des jeunes volontaires accueillis dans les services et opérateurs publics augmentera significativement puisque 34 000 missions nouvelles sont prévues en 2021. Des volontaires sont également mobilisés sur les missions prioritaires en faveur de la solidarité intergénérationnelle (10 000 missions) ou ayant pour thématique l'Europe dans la perspective de la Présidence française de l'Union européenne (2 000 missions). Les collectivités territoriales sont mobilisées pour recruter et accueillir des volontaires sur l'ensemble du territoire national.

La mobilisation de l'Agence du service civique et de son réseau territorial a suscité une dynamique importante d'agréments depuis la rentrée 2020 avec plus de 115 000 agréments validés depuis le début de l'année 2021, soit un niveau d'agréments comparable à l'ensemble de l'année 2019.

Cet accompagnement de l'engagement citoyen s'est également traduit par une forte montée en charge de la réserve civique qui ne comptait que 3 550 inscrits en 2019. Depuis la création de la plateforme numérique dédiée jeveuxaider.gouv.fr, 330 000 Français s'y sont inscrits en quelques mois dont 42 % ont moins de 30 ans. Plus de 5 000 organismes (services publics, collectivités, associations) y sont également inscrits et proposent des missions. L'État continuera d'accompagner cette mobilisation solidaire au service de la citoyenneté, tout en préservant le rôle des plateformes d'intermédiation bénévoles déjà engagées.

4. Assurer la montée en charge du service national universel

Le service national universel (SNU) est un projet complémentaire de l'instruction obligatoire visant à impliquer pleinement les jeunes dans la vie de la Nation et à nourrir le creuset républicain.

En dépit du contexte sanitaire, la campagne de recrutement des volontaires pour 2021 a permis de recueillir plus de 28 000 candidatures de jeunes âgés entre 15 et 17 ans.

Dans tous les départements, un séjour de cohésion sera organisé du 21 juin au 2 juillet 2021 pour 17 500 jeunes volontaires, dans le respect d'un protocole sanitaire strict. Ils seront accueillis afin de partager deux semaines de mixité sociale et territoriale au travers d'une expérience de vie collective fondée sur la cohésion et la promotion des valeurs de la République.

Ce séjour de cohésion sera l'occasion pour les jeunes d'aller à la rencontre de nombreux acteurs engagés dans notre société qui oeuvrent quotidiennement à l'intérêt général : services de l'État, sécurité civile, corps en uniforme, collectivités et structures associatives. Il leur permettra également de découvrir les différents dispositifs d'engagement (bénévolat associatif, réserves des corps en uniforme, jeunes sapeurs-pompiers, service civique, volontariats). Ils disposeront ainsi des clés pour une entrée active dans la citoyenneté.