Interview de Mme Marlène Schiappa, ministre de la citoyenneté, à Europe 1 le 25 juin 2021, sur les élections régionales.

Texte intégral

SONIA MABROUK
Bienvenue à vous et bonjour, Marlène SCHIAPPA.

MARLENE SCHIAPPA
Bonjour, merci.

SONIA MABROUK
Face à l'abstention qui risque d'être tout aussi massive ce dimanche qu'au premier tour, vous aviez annoncé une campagne de communication éclair pour inciter notamment les plus jeunes à aller voter. Elle est où cette campagne ?

MARLENE SCHIAPPA
Elle est déjà lancée en fait. Peut-être que vous n'êtes pas présente sur les réseaux sociaux fréquentées par les jeunes.

SONIA MABROUK
Non. C'est qu'elle est tellement éclair qu'on ne l'a pas vue passer cette campagne.

MARLENE SCHIAPPA
Pardon. Vous êtes sur Snapchat, TikTok, sur les forums de jeux vidéo, de discussions de jeunes, si oui vous l'avez vue.

SONIA MABROUK
Ce n'est que comme ça qu'on parle aux jeunes ? Ce n'est qu'en passant par TikTok et autres réseaux sociaux de ce niveau-là ?

MARLENE SCHIAPPA
Non. Vous n'êtes pas obligée d'être caricaturale dès le début de l'interview. Ce n'est absolument pas ce que j'ai dit. D'abord le gouvernement avait lancé une première campagne pour inciter à voter et puis pour expliquer ces élections. Rappeler les dates puisque les dates, elles ont été modifiées et c'est pour la première fois un double scrutin : départementales, régionales. C'est une première historique. Il y a un mille-feuille administratif. Ce n'est pas toujours clair pour tout le monde de savoir quelles sont les compétences des départements, celles des régions, donc il y a eu une première campagne. Plusieurs centaines de milliers de personnes ont regardé les visuels, consulté les vidéos d'explication et puis nous avons boosté cette campagne. C'est le service d'information du gouvernement qui s'en est chargé, qui est sous l'autorité du Premier ministre et qui a donc crée des visuels et des vidéos qui sont diffusés sur les réseaux sociaux, notamment dédiés aux jeunes, et sur un certain nombre de médias qui se sont engagés dans un engagement citoyen et transpartisan.

SONIA MABROUK
Mais ce n'est pas caricatural, Marlène SCHIAPPA, de vous demander vraiment si une stratégie envers les jeunes, c'est forcément sur les réseaux sociaux et autre TikTok. Si pour parler aux jeunes, c'est forcément inviter des Youtubeurs à l'Elysée, moi je trouve que c'est une vraie question.

MARLENE SCHIAPPA
Non, pas forcément. Il peut y avoir beaucoup d'autres choses. Mais effectivement vous l'avez dit, l'entre-deux tour c'est à peine 5 jours de temps de campagne, donc effectivement on va au plus rapide. Je ne dis pas que ça va résoudre l'abstention en quelques jours, mais si d'autres ont de meilleures idées, elles sont évidemment bienvenues.

SONIA MABROUK
Vous dénoncez, Marlène SCHIAPPA, l'alliance de la gauche en Ile-de-France menée par Julien BAYOU. Pourquoi alors ne pas directement appeler au vote de celle qui est la mieux placée pour battre cette alliance, Valérie PECRESSE ?

MARLENE SCHIAPPA
Oui. On peut aussi ne jamais se présenter nulle part et puis se retirer systématiquement pour avoir des deuxièmes tours avec des faces à face. Moi je me suis engagé en politique avec Emmanuel MACRON et avec sa démarche de dépassement des clivages. Et donc moi, je crois qu'il est important qu'au Conseil régional d'Ile-de-France on puisse avoir un groupe, un groupe progressiste de la liste menée par Laurent SAINT-MARTIN d'élus qui sont En Marche, MoDem, Agir, de la majorité présidentielle et qu'ils soient présents. Parce que là, si vous voulez…

SONIA MABROUK
Vous ne voulez pas donner les pleins pouvoirs en fait à Valérie PECRESSE en Conseil régional.

MARLENE SCHIAPPA
Exactement.

SONIA MABROUK
C'est un argument ça ?

MARLENE SCHIAPPA
Il y a un petit jeu un peu de mauvaise foi électorale si je peux me permettre. Valérie PECRESSE fait croire qu'elle peut perdre et Julien BAYOU fait croire qu'il peut gagner. Ils savent très bien l'un et l'autre que ce n'est pas le cas. Valérie PECRESSE est loin devant, elle sera largement réélue. Elle aura largement une majorité.

SONIA MABROUK
Vous dites qu'elle a tort de dramatiser, qu'elle est en train de jouer au jeu de la dramatisation par rapport à…

MARLENE SCHIAPPA
Je ne dis pas qu'elle a ni tort ni raison. C'est le jeu électoral, c'est ainsi. C'est la stratégie qu'elle a choisie. Moi ce que je dis, c'est est-ce qu'on veut laisser comme opposition uniquement justement l'extrême gauche avec LFI, Julien BAYOU etc ? Ou est-ce qu'on souhaite qu'au Conseil régional soient représentés des élus de la majorité présidentielle, qu'ils puissent constituer un groupe, faire des propositions ? La police régionale pour la sécurité des femmes dans les transports, des salles de repos pour les livreurs, le fonds d'épargne pour soutenir les commerçants des coeurs de ville. Ou est-ce qu'on souhaite simplement laisser gauche et droite comme dans l'ancien temps s'opposer…

SONIA MABROUK
Mais pourquoi elle dramatise Valérie PECRESSE ? Elle dit – c'est la question que je vous pose - est-ce que vous la rejoignez sur la description ? Elle dit que cette alliance de la gauche, elle est sectaire, indigéniste, islamo-gauchiste et décroissante. Est-ce que vous reprenez tous ces qualificatifs ?

MARLENE SCHIAPPA
Vous me demandez pourquoi Valérie PECRESSE dramatise. Moi j'observe qu'il y a un point commun entre Valérie PECRESSE et Julien BAYOU, c'est que tous les deux souhaitent qu'Emmanuel MACRON ne soit pas réélu président de la République.

SONIA MABROUK
Oui. Ça ne nous a pas échappé. Et donc ?

MARLENE SCHIAPPA
Voilà. Je pense que c'est important de le rappeler, et donc ils souhaitent entraver la poursuite de la démarche d'Emmanuel MACRON de dépassement des clivages. Ils veulent entraver l'implantation de la majorité présidentielle dans les exécutifs locaux et régionaux et voilà pourquoi ils mènent cette stratégie.

SONIA MABROUK
Mais est-ce que vous d'accord avec ce que je vous ai décrit de ce que dit Valérie PECRESSE sur l'alliance de la gauche ?

MARLENE SCHIAPPA
Pardon mais moi, je suis la personne qui a dénoncé les compromissions d'EELV à tel point que Julien BAYOU a même menacé de déposer plainte contre Gérald DARMANIN et moi. Ça n'a pas été fait et tant mieux. Mais c'est moi qui ai dénoncé le plus vigoureusement dans les médias le fait qu'EELV voulait financer Millî Görü? à Strasbourg. Si on n'était pas intervenu, ils leur auraient donné deux millions et demi d'euros. Organisation qui promeut l'islam politique proche des sphères d'ERDOGAN. Ils ont financé le CCIF à Grenoble. C'est nous avec Gérald DARMANIN qui avons dissous le CCIF en Conseil des ministres. Donc si vous voulez, les pourfendeurs de l'islamisme au niveau national je crois que très clairement ce sont…

SONIA MABROUK
Marlène SCHIAPPA, c'est pour toutes ces raisons que vous venez d'énoncer que l'ancien Premier ministre socialiste Manuel VALLS hier sur Europe 1, ici-même, a appelé à voter Valérie PECRESSE tout comme l'ex-président socialiste de la région Ile-de-France Jean-Paul HUCHON. Ils sont donc cohérents, à vous entendre, avec leurs engagements.

MARLENE SCHIAPPA
Oui. J'ai vu qu'on était aussi aller chercher Lionel JOSPIN qui lui a appelé à voter Julien BAYOU. Voilà. Il faut suivre.

SONIA MABROUK
Mais je vous parle des deux premiers.

MARLENE SCHIAPPA
Je vais vous répondre.

SONIA MABROUK
Est-ce que pour vous c'est une gauche républicaine, une gauche de droite ?

MARLENE SCHIAPPA
Non. Moi j'ai entendu ce que disait Manuel VALLS à votre antenne, et vous l'avez entendu encore mieux que moi puisque c'est vous qui l'interrogiez, il nous a mentionnés. Il a dit : s'il n'y a pas de risque LFI, Laurent SAINT-MARTIN et Marlène SCHIAPPA sont parfaits et impeccables sur le plan de la laïcité et des valeurs de la République, ils sont talentueux et j'appellerai à voter pour eux ; et s'il y a un risque LFI, dans ces cas-là j'appellerai à voter pour Valérie PECRESSE. Je dis à Manuel VALLS : Manuel, Monsieur le Premier ministre, il n'y a pas de risque LFI et donc vous pouvez tranquillement voter Laurent SAINT-MARTIN et Marlène SCHIAPPA. Mais au-delà de ça, moi je ne veux pas courir après les soutiens des anciens Premiers ministres. Chacun est libre de son vote. Moi je suis très tranquille, avec Laurent SAINT-MARTIN on a une ligne claire depuis le début. Nous on représente la majorité présidentielle. A Paris ; je suis en binôme avec Julien BARGETON qui était dans l'équipe de Bertrand DELANOË, qui a ensuite travaillé avec Anne HIDALGO à la Mairie de Paris, qui vient aussi de cette gauche. Voilà, on vient de la gauche social-démocrate.

SONIA MABROUK
Justement, c'est ce qui m'intéresse. Vous êtes une femme de gauche, vous le répétez et vous le prouvez aussi avec des engagements. Mais est-ce que vous entendez ce que disent certains de ces anciens, l'ancien Premier ministre Manuel VALLS et le socialiste Jean-Paul HUCHON ? Que ce sont des traîtres ? Que pense la femme de gauche que vous êtes ?

MARLENE SCHIAPPA
Que qui est des traîtres ?

SONIA MABROUK
Manuel VALLS, Jean-Paul HUCHON par rapport justement à ce vote de Valérie PECRESSE ?

VALERIE PECRESSE
Non. Moi je ne me positionne pas comme ça. Chacun est libre de ses choix. Je ne veux pas commencer à insulter les gens qui expliquent qu'ils ne veulent pas voter pour nous. Ce que je veux dire, c'est que ça me paraît un peu baroque d'expliquer qu'on est de gauche mais qu'on va voter pour une équipe dans laquelle il y a des gens de Sens commun, une équipe qui est dirigée par une personne qui est allée à de très nombreuses reprises soutenir la Manif' pour tous, qui n'a pas fait son mea culpa sur ces sujets-là, une équipe avec une personne qui met un signe égal entre terrorisme et immigration. Je comprends la volonté de s'opposer à LFI, aux Mélenchonistes.

SONIA MABROUK
Parfois le président de la République lui-même a fait un lien entre terrorisme et immigration.

MARLENE SCHIAPPA
Non ! Il n'a jamais mis de signe égal entre terrorisme et immigration.

SONIA MABROUK
Pas égal mais il a fait un lien.

MARLENE SCHIAPPA
C'est quand même des choses extraordinairement différentes. Donc moi je comprends tout ça mais moi ce que je dis, c'est que pour avoir un groupe qui porte les valeurs humanistes et les valeurs de la République, des gens qui viennent de la droite humaniste et des gens qui viennent…

SONIA MABROUK
C'est-à-dire que Valérie PECRESSE n'est ni humaniste ni progressiste ?

MARLENE SCHIAPPA
Progressiste, la question se pose. Sur les droits des personnes LGBT+, non, je suis désolée. L'équipe de Valérie PECRESSE n'est pas claire.

SONIA MABROUK
Mais qui délivre des brevets en progressisme aujourd'hui ?

MARLENE SCHIAPPA
Excusez-moi, si vous trouvez que c'est défendre les droits des personnes LGBT+ que de se rendre à douze reprises à la Manif' pour tous, moi j'observe que c'est quand même une petite contradiction. Et c'est pourquoi depuis le début nous disons vous avez deux blocs ambigus. Vous avez un bloc ambigu à gauche qui n'est pas clair sur la question de la République, pas clair sur la question des forces de l'ordre, pas clair sur la question de la lutte contre l'islamisme. Et vous avez à droite un bloc ambigu sur les droits des personnes LGBT+ qui va d'un côté peut-être saupoudrer une ou deux associations pour se donner bonne conscience, et de l'autre côté ne jamais remettre en cause les théories de Sens commun ou de la Manif' pour tous qui s'insurge contre le mariage pour tous. Voilà.

SONIA MABROUK
Et entre ces deux blocs, vous êtes au milieu. J'en viens, Marlène SCHIAPPA, aux tensions au sein du gouvernement entre les ministres. Est-ce que c'est le vernis du en même temps qui est en train de craquer ?

MARLENE SCHIAPPA
De quelles tensions vous parlez ?

SONIA MABROUK
Oh ! Il n'y en a pas ? Dois-je les énumérer ? Parce que j'ai une liste ! Entre Gérald DARMANIN et Eric DUPOND-MORETTI, entre madame Elisabeth BORNE et madame POMPILI. En fait la question n'est pas de savoir véritablement de quelle nature sont les tensions, c'est jusqu'à quand ces attelages vont-ils tenir ?

MARLENE SCHIAPPA
D'abord moi, je me suis toujours tenue à la solidarité gouvernementale. Et donc je crois que quand on a un désaccord, il s'exprime dans des cénacles internes : on débat et ensuite il y a une ligne du gouvernement qui est définie et donc on est solidaire avec celle-ci. Non pas par principe pour être solidaire mais parce que c'est comme ça qu'avance un gouvernement. Sinon c'est un amalgame d'auto-entrepreneurs et ça ne fonctionne pas. Et j'observe que l'immense majorité des ministres s'entreprise tiennent à cette loyauté et à cette solidarité gouvernementale, et d'ailleurs quasiment l'entièreté. Et en ce qui concerne Gérald DARMANIN et Eric DUPOND-MORETTI, moi comme vous le savez je crois que la franchise est une qualité assez rare en politique. Et je préférerais toujours deux ministres qui, les yeux dans les yeux, s'expriment en face à face plutôt que les gens qui sont hypocrites, qui se font des grands sourires et qui dans le dos vont aller déblatérer.

SONIA MABROUK
C'est très bien de se dire les choses parce que ça existe aussi évidemment. C'est très bien de se dire les choses face à face mais jusqu'où ? Jusqu'à quand va tenir Eric DUPOND-MORETTI, fragilisé dans la défaite dans les Hauts-de-France ? Mal à l'aise dans les habits de politique ? Est-ce que vous reconnaissez, Marlène SCHIAPPA, qu'il a été le missile anti RN lancé et que ça finit en pétard mouillé aujourd'hui ?

MARLENE SCHIAPPA
Mo je ne veux pas ici faire le procès du garde des Sceaux. Eric DUPOND-MORETTI, moi je vais vous dire en ce qui me concerne, il a toujours répondu présent notamment sur la lutte contre les violences conjugales. On le sait peut-être peu mais c'est Eric DUPOND-MORETTI, le garde des Sceaux, qui a décidé de mettre plus de fonds pour qu'il y ait davantage de téléphones grave danger, qui a décidé de déployer les bracelets anti-rapprochement.

SONIA MABROUK
On lui reconnaît cet engagement. Moi je vous parle politiquement : jusqu'à quand va-t-il tenir finalement dans une ligne qui n'est plus et de gauche et de droite mais qui est et de droite et de droite ?

MARLENE SCHIAPPA
Mais ça d'abord ce n'est pas vrai. Pardon mais justement, énormément de mesures que nous mettons en place justement sont mises en place et ne sont pas des mesures qui sont dites de droite. Moi quand je naturalise des milliers de travailleurs Covid qui ont été en première ligne pendant le confinement, qui sont de nationalité autre que française, qui étaient des étrangers, des aides-soignants, médecins, pharmaciens, livreurs, agents de sécurité, qui ont gardé des enfants et je souhaite naturaliser pour qu'ils acquièrent la nationalité française, je ne suis pas sûre que la droite ou la droite extrême auraient mis en place ce genre…

SONIA MABROUK
Mais pourquoi on ne l'entend pas cela ? Est-ce que c'est aussi de votre responsabilité, vous femme de gauche ? On n'entend pas ces mesures-là.

MARLENE SCHIAPPA
C'est la première fois qu'on me dit que je ne communique pas assez, voyez-vous.

SONIA MABROUK
Peut-être que vous communiquez trop sur la droite.

MARLENE SCHIAPPA
Je ne crois pas. Donc ça, ça fait partie des mesures que j'essaye de faire entendre.

SONIA MABROUK
Ah, vous le reconnaissez. Vous dites « essayer de faire entendre ».

MARLENE SCHIAPPA
Mais écoutez, en fait tout ce qui est positif vous savez bien que ça raisonne peu dans les médias. J'ai créé une grande cérémonie qui s'appelle Les Prodiges de la République où j'ai récompensé des jeunes qui ont mené des actions incroyables de fraternité et de solidarité. Vous savez combien il y avait de journalistes au lancement de cette cérémonie ? Zéro ! Personne n'est venu, il n'y a pas eu un communiqué de presse.

SONIA MABROUK
C'est l'occasion d'en parler aujourd'hui, vous voyez.

MARLENE SCHIAPPA
Quand on crie un slogan sur un meeting, ça passe en boucle pendant 48 heures sur les chaînes d'info en continu. Quand on récompense mille jeunes méritants et qui méritent d'être mis dans la lumière, il n'y a personne qui vient.

SONIA MABROUK
Et il faut le souligner. Mais puisque vous parlez de slogan, le slogan des Marcheurs c'était - vous en souvenez Marlène SCHIAPPA - faire de la politique autrement. Je me dis que vous auriez dû faire de la politique comme les autres, vous auriez au moins un vrai parti. Ça vous fait sourire.

MARLENE SCHIAPPA
Comme vous y allez ! Oui, oui, ça me fait sourire parce que c'est drôle.

SONIA MABROUK
Parce que c'est vrai ?

MARLENE SCHIAPPA
Non, non. On peut avoir aussi de l'autodérision, ça n'est pas interdit donc non, non. Moi ce que je voudrais vous dire c'est qu'effectivement, oui, on a voulu faire de la politique différemment et notamment en dépassant les clivages, en considérant les idées justement, pour répondre à la question précédente, de façon pragmatique et lucide. Une bonne idée, ce n'est pas forcément une idée de droite ou de gauche. Quand on dédouble les classes dans les CP et les CE1 dans les quartiers difficiles, je ne sais pas vous dire si c'est de droite ou de gauche. C'est vous dire en tout cas que c'est mieux pour les enfants qui sont, du coup, moins dans la classe et qui sont plus à disposition. Quand Elisabeth BORNE met en place le plan 1 jeune 1 solution et développe l'apprentissage pour que tous les jeunes puissent trouver leur voie, leurs compétences, leurs talents, le faire s'exprimer et puis avoir un vrai métier et un vrai salaire, je ne vais pas vous dire non plus si c'est de droite ou de gauche.

SONIA MABROUK
Voilà, on parle des vrais sujets aussi, des actions positives.

MARLENE SCHIAPPA
Absolument.

SONIA MABROUK
Ça arrive que les journalistes les mettent en avant.

MARLENE SCHIAPPA
J'adore les journalistes ! Tout va bien !

SONIA MABROUK
Dites donc, quel éloge ! Quelle déclaration.

MARLENE SCHIAPPA
Absolument.

SONIA MABROUK
Merci Marlène SCHIAPPA en tous les cas.

MARLENE SCHIAPPA
Merci à vous. Merci Sonia MABROUK.

SONIA MABROUK
Bonne journée à vous et bonne journée évidemment à nos auditeurs.

MARLENE SCHIAPPA
A vous aussi.


Source : Service d'information du Gouvernement, le 28 juin 2021