Interview de M. Alain Griset, ministre chargé des petites et moyennes entreprises, à CNews le 6 août 2021, sur le passe sanitaire et les conséquences économiques de l'épidémie de Covid-19.

Intervenant(s) :

  • Alain Griset - Ministre chargé des petites et moyennes entreprises

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Texte intégral

ELIOT DEVAL
Alain GRISET, bonjour.

ALAIN GRISET
Bonjour monsieur DEVAL.

ELIOT DEVAL
Bonjour. Vous êtes ministre délégué aux Petites et moyennes entreprises. Ma première question elle est simple : le Pass sanitaire entre en vigueur lundi, combien ça coûte ?

ALAIN GRISET
" Combien ça coûte ? ", je vais dire, à qui, aux entrepreneurs ? On va regarder, nous avons dit avec Bruno LE MAIRE, que le 30 août, nous allons recevoir l'ensemble des responsables des différentes branches, et on fera le point avec eux, d'abord sur la façon dont l'activité économique a repris depuis le 19 mai, et ensuite la façon dont ils perçoivent l'éventuelle perte de chiffre d'affaires avec ce Pass sanitaire.

ELIOT DEVAL
Les Français ont été énormément de questions ce matin à vous poser, donc on va être plusieurs sur ce plateau en quelque sorte. David est directeur marketing d'un groupe qui s'appelle le groupe CGR Cinéma, il a 43 ans et est dans le métier depuis 10 ans. Ecoutez ce qu'il a à vous dire.

DAVID SCANTAMBURLO, DIRECTEUR MARKETING DU GROUPE CGT CINEMA
Monsieur le Ministre, ça fait bientôt 3 semaines que les cinémas sont soumis au Pass sanitaire, avec un contrôle systématique à l'entrée de nos cinémas pour tous nos spectateurs. Ma question est la suivante : est-ce que vous pouvez me confirmer que les cinémas seront traités de la même manière et à la même enseigne que d'autres secteurs comme les transports ou les restaurateurs, et que le contrôle du Pass sanitaire sera soit aléatoire pour tous les secteurs, soit systématique pour tous les secteurs ?

ELIOT DEVAL
Vous lui répondez qui à David, Monsieur le Ministre ?

ALAIN GRISET
Nous avons fait une réunion avec Roselyne BACHELOT, Bruno LE MAIRE il y a une quinzaine de jours, on a d'ailleurs eu pas mal d'échanges avec l'ensemble des responsables de la culture au sens large, pour leur dire qu'on allait continuer à les soutenir, comme on l'a fait depuis le début de la crise, d'ailleurs il y a une aide exceptionnelle de 90 millions qui a été débloquée il y a quelques jours, et donc nous regarderons avec eux également le 30 août quelle est leur situation. Moi j'ai le sentiment que le Pass sanitaire, il va y avoir une sorte de régularisation d'habitude du consommateur. Au fur et à mesure de la vaccination on va voir se Pass sanitaire comme un élément de vie avec le virus, parce que c'est là la situation. Le virus est présent, très présent, il faut qu'on trouve des solutions.

ELIOT DEVAL
Sauf que pour l'instant, la situation avec le Pass sanitaire appliqué dans les cinémas, c'est une catastrophe.

ALAIN GRISET
Il y a une baisse de chiffre d'affaires indéniable, c'est d'ailleurs pour ça que nous avons débloqué cette aide et c'est pour ça que nous ferons le point avec eux.

ELIOT DEVAL
Vous ne craignez pas que ça soit la même chose pour les restaurants ?

ALAIN GRISET
Je n'espère pas en tout cas, je n'espère pas. Je suis allé la semaine dernière à Deauville pour voir un petit peu, les restaurateurs avaient anticipé ce Pass sanitaire, en tout cas là-bas sur place ils nous disaient que ça ne posait pas de difficultés particulières, ce qui ne veut pas dire que ça va être partout pareil, c'est pour ça que nous ferons le point, et comme nous le faisons depuis le mois de mars 2020, on s'adaptera et on accompagnera les entrepreneurs concernés.

ELIOT DEVAL
Alain GRISET, parce que Noé que vous allez entendre, il s'inquiète. Il est restaurateur, ça fait 25 ans qu'il est dans le métier, il est gérant de la brasserie de Tourelle à Saint-Mandé. Ecoutez sa question.

NOE RODRIGUES, RESTAURATEUR
… subvention ou d'aides va-t-on avoir, dû à la baisse de fréquentation qu'on va avoir par rapport au Pass sanitaire ? Vu que moi personnellement j'ai beaucoup de clients qui m'ont dit un peu « au revoir », qui ne souhaiteraient plus revenir parce qu'ils ne veulent pas se faire vacciner. Donc forcément ça va entraîner je pense une baisse de 30% minimum dans le chiffre d'affaires et je voulais savoir si nous allons avoir à nouveau droit à des 20% de subvention de chiffre d'affaires d'aides, au chômage partiel et également par rapport au PGE, est-ce qu'il va être repoussé à nouveau, parce qu'on arrive bientôt à échéance, et le peu de temps d'activité ne nous permet pas d'avoir une trésorerie suffisante pour pouvoir les payer.

ELIOT DEVAL
Alors ?

ALAIN GRISET
Le PGE est une question qui revient souvent. D'abord nous avons décalé d'une année le remboursement, donc au mieux, on peut dire c'est le mois de mars, avril, mai 2022.

ELIOT DEVAL
Oui.

ALAIN GRISET
Et certains craignent que la durée de remboursement de 4 ans ne sera pas suffisante, et que les traites soient trop importantes. Donc j'ai dit à plusieurs reprises que moi je souhaitais qu'on puisse voir avec la Commission européenne comment on peut rallonger la durée de remboursement, pour éviter qu'il y ait une pression trop forte sur les entrepreneurs.

ELIOT DEVAL
Autre question, celle de Marc VEYRAT, grand restaurateur savoyard, là aussi il vous interpelle.

MARC VEYRAT, CHEF CUISINIER
C'est quelqu'un de très bien, c'est quelqu'un qui a eu une entreprise, et je lui dis simplement : s'il vous plaît, pensez à l'avenir, pensez à ce remboursement de prêts, qui m'inquiète beaucoup, qui inquiète énormément la profession. Et je sais que cet homme fera le nécessaire, parce qu'il est très responsable.

ELIOT DEVAL
Vous entendez l'inquiétude de cet homme, qui est un grand restaurateur, mondialement reconnu, on l'a eu tout à l'heure, désabusé, déprimé presque par cette situation, et qui vous appelle à l'aide en quelque sorte.

ALAIN GRISET
D'abord, merci de ce commentaire. Vous savez, Marc VEYRAT comme la plupart des restaurateurs, sont des hommes et des femmes qui sont très engagés dans leur entreprise. Ils ont mis leurs biens dans leur entreprise et moi je comprends leur inquiétude par rapport à l'avenir. Nous vivons tous depuis maintenant 18 mois, une situation tout à fait exceptionnelle, mondiale. Dans beaucoup de pays, les autorités, le Gouvernement, n'ont pas mis en place des dispositifs que la France a mis en place. Le président de la République, c'est resté, a dit : " Nous souhaitons maintenir le tissu économique ". Nous avons je crois réussi cet objectif. Aujourd'hui, nous devons continuer, au-delà du quoi qu'il en coûte, qui n'est plus tout à fait d'actualité, puisque beaucoup de secteurs d'activités reprennent bien. Il faut qu'on accompagne les secteurs qui en auront besoin. Donc on sait bien que l'événementiel par exemple, la culture, la restauration, quelquefois l'hôtellerie d'affaires à Paris, il faudra encore sûrement plusieurs mois avant que les choses reprennent comme il faut, et donc le Gouvernement sera à côté des entrepreneurs.

ELIOT DEVAL
Venons-en au Pass sanitaire et aux licenciements. Sur les salariés il y a quand même un flou. Un salarié en CDI, dont le Pass sanitaire n'est pas valide, pourrait-il être licencié ?

ALAIN GRISET
Elisabeth BORNE a indiqué qu'effectivement le Code du Travail général va s'appliquer, donc le licenciement est toujours possible, mais vous savez très bien que ce n'est pas l'objectif des entrepreneurs, ce n'est pas l'objectif du Gouvernement que de voir des licenciements, d'autant plus que ces secteurs d'activité ont aujourd'hui souvent des difficultés à recruter. Donc un restaurateur, il a envie de garder son personnel. Donc on est dans cette période où il faut continuer d'expliquer. Il faut expliquer, il faut essayer de convaincre, parce que bon il y a des doutes pour certains. La situation, je pense, est quand même assez claire : le virus est très présent. Vous comprenez bien que tout Gouvernement aimerait bien qu'il n'y ait plus de virus, et on aimerait pouvoir vivre normalement et arrêter d'avoir ces soucis. Bon, le virus est là. Notre objectif c'est de le freiner le plus vite possible. On a, par rapport à il y a un an, une chance extraordinaire, parce qu'il y a un an, avec le même virus, avec le même taux, on serait confiné. Aujourd'hui…

ELIOT DEVAL
Vous êtes sûr que l'on ne sera pas reconfiné en septembre ?

ALAIN GRISET
Ecoutez, en tout cas le président de la République fait tout, le Gouvernement fait tout pour qu'on ne le soit pas. Et justement, ce Pass sanitaire, c'est, je veux dire, l'élément qui nous permet d'éviter le confinement. C'est ça qu'il faut bien avoir en tête. Donc ce n'est pas par plaisir qu'on impose le Pass sanitaire, c'est parce qu'aujourd'hui ce Pass sanitaire est l'élément qui nous permet d'éviter le confinement. Et je le dis aux restaurateurs avec qui nous avons beaucoup travaillé depuis le mois de mars 2020, il ne s'est pas passé une semaine avec Bruno LE MAIRE, sans qu'on reçoive des restaurateurs. Je leur dis : vous nous avez dit, à juste titre, que vous souhaitiez travailler quand on était fermé. On a tout fait pour qu'on reprenne rapidement. Aujourd'hui, pour que vous puissiez continuer à travailler, il faut que vous soyez avec nous, dans le même bateau. Considérez que le Pass sanitaire c'est pour vous la réussite de continuer à travailler.

ELIOT DEVAL
Le Pass sanitaire justement, la fin c'est le 15 novembre. Vous prolongerez les aides jusqu'à cette date ?

ALAIN GRISET
C'est l'objet de la réunion du 30 août, c'est regarder de quelle manière le Pass sanitaire a un impact sur l'activité économique. Et si l'impact est réellement mesuré, il n'y a pas de raison, le Gouvernement continuera d'accompagner les entrepreneurs. En résumé, on n'a pas accompagné les entrepreneurs du mois de mars 2020 au mois d'août 2021, pour les laisser tomber au mois de septembre. Ça serait de l'argent gâché. Donc on sera à côté des entreprises, jusqu'au moment où la situation sanitaire leur permettra de travailler dans de bonnes conditions.

ELIOT DEVAL
Concernant les centres commerciaux, là ça se complique aussi un peu. La règle c'est : pas de Pass sanitaire dans les centres commerciaux, ça sera au cas par cas, c'est le préfet qui décide. Le Conseil constitutionnel a rajouté une petite règle en expliquant qu'on ne peut pas bloquer l'accès aux produits de première nécessité. Cas pratique : un centre commercial, mon Pass n'est pas valide, il y a un hypermarché, je peux y aller. En revanche, est-ce que je peux aller m'acheter une chemise à l'étage au-dessus ?

ALAIN GRISET
L'objectif du Gouvernement, c'est de permettre à tous les Français du pouvoir accéder aux produits de première nécessité. D'où la décision de ne pas fermer par principe les centres commerciaux. Nous avons simplement dit, dans des cas très extrêmes, dans lesquels il y aurait des taux d'incidence très très forts, et où il y aurait d'autre choix pour le consommateur de pouvoir accéder à ces produits première nécessité, il sera possible pour le préfet de fermer le centre commercial. Donc, dans votre cas de figure, s'il y a d'autres possibilités, le consommateur ne sera pas aujourd'hui pénalisé, puisqu'il y aura une solution pour lui.

ELIOT DEVAL
On ne reviendra pas à cette cacophonie, en tous les cas cette complication dans un hypermarché où je peux acheter mes céréales, mais je ne peux pas m'acheter ma paire de chaussettes, ça c'est terminé.

ALAIN GRISET
On ne va pas dire que c'est terminé, puisque le principe du produit de première nécessité reste quelque chose qui est appliqué. Ce que nous souhaitons simplement, d'abord un, c'est à tout prix éviter le développement du virus, et donc d'éviter le fait de produire des déplacements qui ne seraient pas totalement utiles. Bon, je ne suis pas sûr que la chemise que vous évoquez elle ne peut pas attendre quelques semaines. Donc par contre la nourriture, c'est indispensable.

ELIOT DEVAL
Les chaussettes…

ALAIN GRISET
Oui, bon, mais enfin il y a quand même beaucoup d'endroits où on peut aujourd'hui encore acheter des vêtements.

ELIOT DEVAL
Ecoutez cette nouvelle question d'un autre Français. Il s'appelle Kevin BUISSON, il est chef de rang, il a 22 ans, et ça fait 2 ans qu'il est dans la restauration.

KEVIN BUISSON, CHEF DE RANG
Est-ce que, malgré le Pass sanitaire, après que tout le monde soit vacciné, tant bien que mal, est-ce qu'on arrivera à un vrai retour à la normale ? Parce que voilà, nous on se fait vacciner, et derrière on attend quelque chose de votre part. Voilà.

ELIOT DEVAL
Monsieur le Ministre.

ALAIN GRISET
O combien, nous l'espérons tous, reprendre une vie comme on l'avait, je veux dire avant, d'ailleurs on ne se rendait pas compte le bonheur que nous avions avant, c'est toujours pareil. Non, on espère vraiment tous qu'on pourra très vite sortir de cette situation, même si on voit bien qu'il y a une vraie interrogation, c'est que dans beaucoup de pays du monde il y a encore pas suffisamment de vaccins, et donc on a un vrai enjeu, c'est que le monde entier soit vacciné, pour que nous puissions recontinuer à voyager, accueillir les touristes, parce que la France est un pays d'accueil, et donc j'espère, comme ce jeune homme, que nous puissions assez rapidement reprendre une vie qu'on a appelée normale et qui aujourd'hui ne l'est plus tout à fait.

ELIOT DEVAL
Monsieur le Ministre, est-ce qu'on arrive à chiffrer la dette Covid en France ?

ALAIN GRISET
C'est plus de 300 milliards aujourd'hui qui ont été mis sur la table.

ELIOT DEVAL
Vous le dites comme si c'était minime.

ALAIN GRISET
Non, pas du tout, c'est considérable. C'est considérable. Nous savons très bien que cette dette elle est d'abord, elle était indispensable de le faire, parce que si on n'avait pas fait l'accompagnement des entreprises, si on n'avait pas payé les salaires des salariés, parce qu'il n'y a pas que les entreprises, les salariés aussi ont été couverts, qu'est-ce qui se serait passé ? Des centaines de milliers de chômeurs, des centaines de milliers d'entreprises qui auraient fermé, et au bout du compte, ça nous aurait coûté plus cher. Donc effectivement nous avons parié sur l'avenir, c'est de dire : on accompagne l'économie, on accompagne des salariés, on soigne les Français, on va avoir une dette supplémentaire, cette supplémentaire on va naturellement devoir la payer.

ELIOT DEVAL
Comment ?

ALAIN GRISET
Comment ? D'abord par la croissance. Regardez, l'impôt mondial que la France a porté, peut nous rapporter jusqu'à 10 milliards par an. Donc 10 milliards par an, la France sur 20 ans, sur 30 ans, rembourse sa dette.

ELIOT DEVAL
La dette Covid peut durer jusqu'à 30 ans ?

ALAIN GRISET
Oui, naturellement. L'intérêt d'un pays par rapport à une entreprise, c'est que la durée est quelque chose qui est possible, donc la France avait déjà une dette qui était importante, on l'a augmentée, mais c'était indispensable…

ELIOT DEVAL
Ce ne sera pas aux contribuables de payer cette dette Covid.

ALAIN GRISET
C'est l'engagement que nous avons pris.

ELIOT DEVAL
Mais imaginons, le prochain Gouvernement, imaginons que ce ne soit pas vous, le prochain président de la République ?

ALAIN GRISET
Puisque le président République a indiqué qu'il ne souhaitait pas augmenter les impôts, je propose à ceux qui ne souhaitent pas que les impôts augmentent, de pouvoir lui accorder sa confiance dans quelques mois.

ELIOT DEVAL
30 ans la dette Covid. Ecoutez en septembre 2007 ce que disait François FILLON, alors Premier ministre de Nicolas SARKOZY, on était avant la crise économique.

FRANÇOIS FILLON
Moi je suis à la tête d'un Etat qui est en situation de faillite sur le plan financier. Je suis à la tête d'un Etat qui est depuis 15 ans en déficit chronique.

ELIOT DEVAL
La dette aujourd'hui représente 100% du PIB ? Est-ce que la France est un Etat en faillite ?

ALAIN GRISET
Ça fait 40 ans qu'il n'y a pas eu un budget qui a été équilibré, tous les ans il y a eu des déficits, donc il est évident que…

ELIOT DEVAL
2007, c'était 70% du PIB, aujourd'hui on est 118%.

ALAIN GRISET
Enfin on est quand même dans une situation depuis 18 mois qui tout à fait exceptionnelle.

ELIOT DEVAL
Il y a eu la crise économique en 2008, rappelons le.

ALAIN GRISET
Tout à fait. Et là et là depuis 18 mois il y a la Covid, donc c'est des situations qui nécessitent, eh bien qu'on fasse des efforts. Donc on les a fait, cette dette il va falloir qu'on regarde de quelle manière on va pouvoir la rembourser parce qu'il faudra la rembourser. Je redis que les pays ont la chance par rapport aux autres d'avoir du temps devant eux, il faudra sans aucun doute faire des réformes, il faudra sans aucun doute faire des économies, mais en tout cas l'objectif du Gouvernement c'est de pas augmenter les fiscalités. D'ailleurs dans le plan de relance, il a une baisse des impôts de production, il y a une baisse de l'impôt sur la société, il y a la baisse de la taxe d'habitation, même l'annulation de la taxe d'habitation, donc la volonté du président de la République, c'est de baisser les impôts et de pouvoir derrière avoir un pays qui puisse fonctionner de bonnes conditions.

ELIOT DEVAL
Un autre Premier ministre a dit ceux qui pensent que le cas de la Grèce n'arrivera jamais à la France concernant l'incapacité à financer cette dette, ce sont des maboules, vous savez quel est le Premier ministre qui a dit ça ?

ALAIN GRISET
Je n'ai pas souvenance.

ELIOT DEVAL
C'est Edouard PHILIPPE. Vous êtes d'accord avec lui, le cas de la Grèce peut arriver à la France, en tous les cas du moins de dire ça n'arrivera jamais c'est une erreur ?

ALAIN GRISET
En tout cas le Gouvernement est attaché à tout faire pour que nous ne trouvions pas dans cette situation parce que la Grèce a vécu et les Grecs ont vécu des moments catastrophiques en termes de retraite, en termes de couverture maladie, d'où l'idée que le président a redit qu'il faut à un moment donné que nous prenions les décisions nécessaires qui nous permettent d'avoir un avenir qui soit serein. Il faut qu'on travaille pour le présent, mais aussi il faut qu'on travaille pour l'avenir, il faut que les jeunes sachent que dans 20 ans, dans 30 ans on va pouvoir leur garantir une sécurité sanitaire, leur garantir une retraite. D'où l'objectif du Gouvernement de préparer les générations futures.

ELIOT DEVAL
Merci beaucoup Alain GRISET, ministre délégué, je le rappelle, aux Petites et moyennes entreprises.

ALAIN GRISET
Merci à vous.


Source : Service d'information du Gouvernement, le 11 août 2021