Interview de M. Olivier Dussopt, ministre des comptes publics, à Public Sénat le 13 octobre 2021, sur le plan d'investissement France 2030, le budget 2022, la baisse des effectifs dans la fonction publique, la fin des tests PCR gratuits, l'augmentation des prix de l'énergie et l'élection présidentielle 2022.

Texte intégral

ORIANE MANCINI
Notre invité politique ce matin, c'est donc Olivier DUSSOPT. Bonjour.

OLIVIER DUSSOPT
Bonjour.

ORIANE MANCINI
Merci beaucoup d'être avec nous. Vous êtes ministre des Comptes publics. Et vous avez pris la tête de Territoires de progrès, c'est l'aile gauche de la majorité présidentielle, on va en parler dans quelques instants. On est ensemble pendant vingt minutes pour une interview en partenariat avec la presse quotidienne régionale. Bonjour Fabrice VEYSSEYRE-REDON.

FABRICE VEYSSEYRE-REDON
Bonjour Oriane.

ORIANE MANCINI
Du groupe EBRA, les journaux régionaux de l'Est de la France. On commence, Olivier DUSSOPT, en parlant de ce plan qui a été annoncé hier par Emmanuel MACRON, ce plan France 2030. Trente milliards d'euros sur cinq ans, c'est ce qu'a annoncé le chef de l'Etat. Sur ces trente milliards, combien seront inscrits dans le budget actuel, le budget 2022, qui est en discussion ?

OLIVIER DUSSOPT
Nous sommes en train de travailler actuellement pour décliner les propositions, les engagements du chef de l'Etat, c'est un plan qui est massif, c'est un plan qui vise à construire des avantages comparatifs, qui vise à construire des objets de développement, des nouvelles filières, pour que l'économie française en 2030 soit plus forte qu'elle ne l'est aujourd'hui, et qu'on ait une croissance plus forte, mais aussi des avantages sur un certain nombre d'économies, et tenir notre rang parmi l'économie mondiale. Le président de la République l'a dit hier soir, le plan va se mettre en place progressivement sur cinq ans, et dès 2022, nous allons engager entre trois et quatre milliards d'euros, trois et quatre milliards d'euros qui seront…

ORIANE MANCINI
Donc trois et quatre milliards qui sont inscrits dans le budget ?

OLIVIER DUSSOPT
Qui seront inscrits, et comme je l'avais annoncé devant l'Assemblée nationale, mais aussi devant la Commission des Finances du Sénat, ces trois à quatre milliards d'euros, nous sommes en train de préciser les montants, seront inscrits par amendement du gouvernement avant la fin de la première lecture du texte à l'Assemblée nationale, première lecture qui a commencé avant-hier.

ORIANE MANCINI
Sur ces trente milliards, c'est un chiffre qui est énorme, trente milliards, ils seront investis sous quelle forme, ces trente milliards, ce sera du cash, pardon de parler comme ça, ce sera des réductions, ce sera des baisses de taxes, ce sera quoi ?

OLIVIER DUSSOPT
Ce seront, pour l'essentiel, des subventions, des subventions au développement de filières, des subventions au développement de nouveaux objets et d'innovations, des crédits aussi pour développer directement un certain nombre de filières. Il y a aura aussi des aides en fonds propres, en plus des trente milliards, pour quelques milliards d'euros, des aides, des formes, des sortes de garantie, inscrits en cohérence avec la politique industrielle que nous menons depuis cinq ans.

FABRICE VEYSSEYRE-REDON
Trente milliards, le disait Oriane à l'instant, c'est énorme, mais les objectifs le sont également.

OLIVIER DUSSOPT
Oui, les objectifs sont importants, mais nous avons fait un choix, un choix de réponse à la crise, c'est un choix de réponse massive, parce que de 2007 à 2020, nous avons redressé les comptes publics, et je le rappelle systématiquement, entre 2007 et 2020, nous avons tenu les engagements européens, nous avons diminué le poids de la dépense publique par rapport au PIB, nous avons pu répondre massivement à la crise, avec des dépenses exceptionnelles pour sauver l'économie et accompagner les Français, c'est 70 milliards d'euros de dépenses en 2020, 71 en 2021, sans compter les pertes de recettes, c'est aussi un plan de relance pour 100 milliards d'euros, donc, dont 40 qui viennent de l'Europe, il faut toujours aussi le souligner. Et aujourd'hui, ce sont 30 milliards d'euros, mais sur plusieurs années. Et avec des objectifs qui sont très forts, mais des objectifs qui sont atteignables, et s'ils sont atteignables, c'est…

FABRICE VEYSSEYRE-REDON
Ils sont atteignables avec 30 milliards ?

OLIVIER DUSSOPT
C'est à cause de tout cela, de tout ce que nous avons fait…

FABRICE VEYSSEYRE-REDON
Ils sont atteignables avec 30 milliards ?

OLIVIER DUSSOPT
Ils le sont, sinon, nous aurions mis plus. Et c'est d'autant plus atteignable que ce que nous avons fait face à la crise, et ce que nous faisons avec le plan de relance nous permet aujourd'hui d'avoir la croissance économique la plus forte de la zone euro ; les prévisions du gouvernement sont à 6%, et avec Bruno LE MAIRE nous avons dit lundi, devant l'Assemblée nationale, qu'au cours du débat, d'ici la fin de la navette parlementaire, d'ici la fin de l'examen du projet de loi de finances, nous allons revoir nos hypothèses, pour que cette croissance en 2021 ne soit pas à 6, mais à 6,25%.Alors, on peut se dire que passer de 6 à 6,25, ce n'est pas beaucoup, c'est énorme économiquement, c'est énorme, et derrière, ce sont des emplois, c'est de la croissance, c'est de la recette fiscale pour l'Etat, puisque ça compte aussi quand on a un budget équilibré, et c'est la démonstration que nous avons un tissu productif et une économie qui sont restés très solides pendant toute cette crise.

ORIANE MANCINI
Juste un mot puisque vous parlez de ces chiffres de la croissance, on va revenir sur le budget, mais puisque vous en parlez maintenant, Bruno LE MAIRE, vous le disiez, il a annoncé que la croissance serait revenue à la hausse à 6,25, est-ce que ça veut dire que les chiffres de la dette, les chiffres du déficit seront également modifiés ?

OLIVIER DUSSOPT
Evidemment, dès lors qu'on…

ORIANE MANCINI
A combien du coup ?

OLIVIER DUSSOPT
Dès lors qu'on modifie un des paramètres, en l'occurrence la croissance, cela a des conséquences sur le niveau du déficit et sur le niveau de la dette, nous faisons les choses dans l'ordre, faire les choses dans l'ordre, c'est faire des choses quand on a vraiment toutes les informations, l'INSEE…

ORIANE MANCINI
C'est-à-dire que là, vous ne les avez pas ? Vous ne savez pas de combien sera la dette et le déficit ?

OLIVIER DUSSOPT
Si, l'INSEE a publié le chiffre du chômage pour le mois de septembre, il y a quelques jours, 7,6%, nous sommes revenus au chômage de 2007, c'est un très bon résultat, le meilleur depuis 15 ans, nous travaillons actuellement pour voir quelles sont les conséquences d'une modification de la croissance sur la dette et le déficit. Et nous allons respecter la loi, respecter la loi, c'est saisir le Haut Conseil des finances publiques avant de transmettre ces chiffres au Parlement ; donc je fais les choses dans l'ordre, nos services, mes services travaillent, j'ai évidemment un certain nombre d'informations, mais la loi prévoit que ces informations soient d'abord données au Haut Conseil des finances publiques, puis, aux parlementaires.

ORIANE MANCINI
On va revenir sur tout ça, juste un dernier mot sur le plan France 2030, après, on va longuement parler du budget, il y a un milliard qui a été annoncé pour le nucléaire, c'est-à-dire que le chef de l'Etat a réinvesti à nouveau dans cette énergie nucléaire, il a annoncé la mise en oeuvre de mini-centrales d'ici 2030…

OLIVIER DUSSOPT
Des SMR…

ORIANE MANCINI
Est-ce que ce n'est pas un peu contradictoire avec le fait d'avoir fermé Fessenheim ?

OLIVIER DUSSOPT
Non, non, pas du tout. Nous sommes sur des technologies très différentes, très nouvelles, avec les petits réacteurs, qu'on appelle les SMR, c'est un acronyme anglais, ces sont vraiment deux logiques différentes, tant sur la taille que sur l'âge, pardon pour cette expression, des équipements concernés. Nous avons toujours dit que la marche vers l'énergie renouvelable, et donc la sortie de l'énergie carbone, passe par un mix entre les énergies renouvelables qui montent en puissance, et le nucléaire ; dire aujourd'hui qu'on peut aller plus vite vers les énergies renouvelables, ce que tout le monde souhaite, c'est évidemment possible, mais dire qu'on peut y aller plus vite sans avoir ce mix avec le nucléaire, ça n'est pas raisonnable et ça n'est tout simplement pas juste.

FABRICE VEYSSEYRE-REDON
Petite question justement sur la sémantique, on évoquait à l'instant ces fameux mini réacteurs, et quand on regarde la sémantique du président de la République, on entend, parce qu'il parlait hier de mini-lanceurs pour la conquête de l'espace, la reconquête de l'espace, on a quand même l'impression que, il faut faire beaucoup avec peu !

OLIVIER DUSSOPT
Enfin, beaucoup avec peu, c'est 30 milliards d'euros, je vous le rappelle…

FABRICE VEYSSEYRE-REDON
On est en concurrence avec des géants...

OLIVIER DUSSOPT
Vous pouvez considérer que 30 milliards d'euros, c'est peu, mais hier, j'entendais l'opposition, notamment le groupe La France Insoumise qui parlait de mesurette pour les 10 milliards du Ségur, donc puisqu'on en est à tout relativiser, relativisons tout, on parle de 30 milliards d'euros qui viennent s'ajouter à un plan de relance de 100 milliards d'euros, donc on peut dire que c'est peu, c'est un effort qui est massif, c'est un effort qui n'a jamais été fait, c'est un effort qui permet la réindustrialisation du pays, parce que j'ai cette conviction, et elle est évidemment partagée par le gouvernement, nous sommes en ligne tous autour du président de la République, que la politique industrielle est majeure. On peut rêver d'une économie sans production, ça n'existe pas. Si on veut une économie qui redistribue, il faut que…

FABRICE VEYSSEYRE-REDON
C'est le président du président du redressement productif ?

OLIVIER DUSSOPT
Oui, pour de vrai, cette fois-ci, et avec des résultats.

ORIANE MANCINI
Car qui ne l'était pas pour de vrai ?

OLIVIER DUSSOPT
C'était les résultats précédents qui n'étaient pas à la hauteur. Nous sommes le gouvernement qui a fait que la France est aujourd'hui le pays le plus attractif pour les investissements…

ORIANE MANCINI
Donc François HOLLANDE ?

OLIVIER DUSSOPT
Et le gouvernement qui a les meilleurs résultats en matière de croissance économique.

ORIANE MANCINI
Et c'est-à-dire François HOLLANDE ?

OLIVIER DUSSOPT
Entre autres…

ORIANE MANCINI
Donc qui a quoi, qui a dit et qui n'a pas fait, pour vous ?

OLIVIER DUSSOPT
Entre autres, oui.

FABRICE VEYSSEYRE-REDON
Monsieur MONTEBOURG, vous pensez à monsieur MONTEBOURG aussi ?

OLIVIER DUSSOPT
Vous pouvez m'amener sur ce terrain-là, moi, je parle du président de la République et de ses efforts pour le pays, c'est tout ce qui compte à mes yeux.

ORIANE MANCINI
On va parler du budget, puisque vous êtes cette semaine à l'Assemblée nationale, qui a donc entamé ce marathon budgétaire, qui va aller jusqu'en décembre, c'est le dernier budget du quinquennat, et vous avez entendu bien évidemment l'opposition, notamment de droite, dire que ce budget était trop dépensier, pas assez d'économies, pas assez d'efforts pour réduire la dette et le déficit. Est-ce que vous assumez finalement d'avoir fait un budget de campagne présidentielle pour Emmanuel MACRON ?

OLIVIER DUSSOPT
C'est deux fois faux, c'est d'abord un budget qui tient les engagements du président de la République, lorsque je propose au Parlement d'augmenter les moyens du ministère des Armées de 1,7 milliard, c'est exactement ce qui était prévu début 2018 dans la loi de programmation pluriannuelle. Lorsque nous augmentons plus vite encore les moyens de la Justice, c'est aussi ce qui était prévu, nous allons même un peu plus loin dans la loi de programmation de la justice, lorsque nous tenons le cap sur l'éducation et sur la transition écologique, c'est ce que nous avons dit depuis le début du quinquennat ; donc c'est d'abord un budget qui tient les engagements du président de la République, et ensuite, c'est faux pour une autre raison,, lorsque l'opposition notamment l'opposition de droite, dit que ce budget est un budget dépensier, je l'invite à mieux regarder les chiffres, c'est un budget qui prévoit en 2022, hors plan de relance, et il faut le préciser, une évolution de la dépense publique en volume, c'est le terme consacré, de 0,8%, aucun des gouvernements de droite comme de gauche précédemment n'avait tenu ce cap-là, donc nous tenons ce cap, et 0,8%, c'est un peu technique, un peu barbare, c'est ce qui nous a permis de 2017 à 2020 de tenir nos objectifs, et puis, la droite, la droite parlementaire, la droite à l'Assemblée nationale aujourd'hui, depuis 3 jours, nous explique que nous dépensons trop, et la même droite, depuis 3 jours, défend minute après minute des amendements qui nous proposent des dépenses supplémentaires. Donc il y a…

ORIANE MANCINI
Elle vous explique surtout que vous ne faites pas assez d'économies et qu'il n'y a pas assez de mesures de réduction de dépenses dans le budget…

OLIVIER DUSSOPT
Elle nous explique en permanence que nous ne faisons pas assez d'économies, et elle nous propose en permanence des dépenses nouvelles, à chacun ses contradictions, il y a une vertu à l'opposition qui est de s'opposer, c'est beaucoup plus facile que de proposer tout simplement…

FABRICE VEYSSEYRE-REDON
Olivier DUSSOPT, vous parlez beaucoup du cap, ce cap que vous avez fixé pour le quinquennat, vous en avez fixé un sur la réduction du nombre de fonctionnaires, est-ce qu'il est tenable, est-ce que vous allez le tenir ?

OLIVIER DUSSOPT
Nous serons à la stabilité des effectifs, et la proposition qui était faite de réduire les effectifs de l'Etat de 50.000 équivalents temps plein ne sera pas atteinte, nous l'avons dit depuis des mois, et même depuis des années, pourquoi la stabilité des effectifs, la stabilité des effectifs, parce que depuis le début du quinquennat, il s'est passé certaines choses dans le pays, il y a eu des mouvements sociaux, il y a eu un grand débat, des engagements sur le maintien des écoles dans les zones rurales, des engagements pour les hôpitaux…

FABRICE VEYSSEYRE-REDON
Une crise sanitaire…

OLIVIER DUSSOPT
Avec Ségur, puis, avec la crise sanitaire, et lorsque je suis amené à soutenir, à proposer au Parlement de créer des postes au sein de Pôle emploi pour faire face à la crise économique l'an dernier, de créer des postes au sein du ministère de la Santé, pour faire face à la crise l'année dernière, lorsque, pour répondre aux besoins de sécurité des Français, nous créons 10.000 postes de gendarmes et de policiers sur le terrain, nous faisons oeuvre utile, sur des montants moins importants, des chiffres moins importants, lorsque, après le grand débat national, il y a un accent qui est mis sur les formations techniques, notamment les BTS, et que nous revalorisons la filière des BTS, cela entraîne la création de 800 postes ; est-ce que c'est utile, est-ce que c'est inutile ? C'est très utile…

ORIANE MANCINI
Oui, mais ça veut dire qu'il faut oublier cet objectif, vous avez été, vous, ministre de la Fonction publique, vous connaissez bien le sujet…

OLIVIER DUSSOPT
Mais nous l'avons dit, pardon, nous l'avons dit dix fois…

ORIANE MANCINI
Non, mais pour ce quinquennat, on a compris, vous avez promis 50.000 juste pour la fonction de l'Etat, là, il y en a 509 par exemple dans ce budget, donc on est quand même très loin…

OLIVIER DUSSOPT
Nous l'avons dit…

ORIANE MANCINI
Mais pour le prochain quinquennat, est-ce qu'il faut remettre sur la table la baisse des effectifs ?

OLIVIER DUSSOPT
Pardonnez-moi, je vais finir ma phrase, nous l'avons dit dix fois que les 50.000 ne seraient pas atteints, dix fois…

ORIANE MANCINI
Non, mais ça, on a compris, mais est-ce que pour le prochain quinquennat, vous dites : il faut revenir à une baisse du nombre de fonctionnaires, ou est-ce que vous dites, compte tenu de ce que vous venez de nous dire, la police, la gendarmerie, est-ce qu'il faut oublier complètement cet objectif de baisse du nombre de fonctionnaires ?

OLIVIER DUSSOPT
Je pense qu'il faut veiller avant tout à ce que les besoins aient des réponses, et pour que les besoins aient des réponses, il faut des agents…

ORIANE MANCINI
Donc ça veut dire que le candidat MACRON, s'il est candidat, ne promettra plus de baisse du nombre de fonctionnaires ?

OLIVIER DUSSOPT
Alors, je laisserai le président de la République décider quand il sera candidat et ce sur quoi il s'engagera. Ce que je dis, c'est qu'il faut répondre aux besoins, il y a des besoins dans le domaine de la santé, des besoins dans la sécurité, des besoins pour la formation, il y a aussi les ministères dans lesquels des réorganisations peuvent être faites, et donc je suis toujours sur la même ligne, qui consiste à dire que le nombre d'agents publics n'est pas un tabou, ni dans un sens ni dans l'autre, chaque fois que nous réalisons des opérations, des réorganisations, que nous gagnons en productivité et que nous pouvons diminuer les effectifs, il faut le faire, non pas…

ORIANE MANCINI
Mais juste, on ne comprend pas bien, Olivier DUSSOPT, pour les 5 prochaines années, là, on a compris que ça ne serait pas tenu, on a bien compris, mais pour les 5 prochaines années, pour vous, il faut baisser ou il ne faut pas baisser ?

OLIVIER DUSSOPT
J'ai le sentiment que vous ne voulez pas comprendre ce que je dis.

ORIANE MANCINI
Non, si, vous nous parlez, il y a des besoins, en même temps, il y a des réorganisations…

OLIVIER DUSSOPT
Je dis…

FABRICE VEYSSEYRE-REDON
Que vous laissez le soin à Emmanuel MACRON de répondre à ces questions…

OLIVIER DUSSOPT
Je dis que chaque fois que nous pourrons moderniser et réaliser des économies, nous pouvons le faire, non pas parce que nous aimons ou parce que nous apprécions supprimer tel ou tel poste, je n'oublie pas qu'il y a des hommes et des femmes derrière, mais parce que cela représente des engagements en termes de dépenses publiques, là où nous avons besoin de créer des postes, nous le faisons, un peu de pragmatique ne fait pas de mal en la matière.

FABRICE VEYSSEYRE-REDON
Sur la santé…

ORIANE MANCINI
Mais donc, il ne faut plus promettre, il n'y a plus de promesses chiffrées pour les 5 prochaines années, c'est ça que vous dites, il ne faut plus de promesses chiffrées ?

OLIVIER DUSSOPT
Je ne sais pas si le président de la République s'engagera sur un chiffre, ce que je vous dis, c'est que le bon cap, c'est la modernisation et la qualité du service public, n'anticipez pas sur la campagne, je sais que vous adorez ça, mais ça n'est pas…

ORIANE MANCINI
Non, non, mais…

FABRICE VEYSSEYRE-REDON
On anticipe sur la campagne, bien sûr…

ORIANE MANCINI
Les gens ont peut-être envie de savoir ce qui va se passer à l'avenir si vous êtes élu…

FABRICE VEYSSEYRE-REDON
Et on ne doute pas que vous anticipiez aussi, enfin, ça fait partie de votre rôle d'homme politique, j'imagine. Sur la santé, le fait que vous réajustiez ce cap, c'est aussi pour répondre à ce grief qui vous était fait d'avoir poursuivi la réduction des effectifs dans cette période de crise sanitaire ?

OLIVIER DUSSOPT
Nous n'avons pas poursuivi la réduction des effectifs pendant la période de crise sanitaire, il ne faut pas dire cela, c'est faux, nous avons recruté, nous avons revalorisé la rémunération, pensez que le Ségur, c'est 10 milliards d'euros de revalorisation salariale en 2021, et c'est un peu plus de 2 milliards en 2022, pour poursuivre cet effort qui est fait ; c'est la première fois que c'est le cas. Pensez qu'en matière de dépenses hospitalières, nous sommes avant la crise du Covid sur une moyenne d'évolution annuelle de 2,4 quand, dans le quinquennat précédent, on était plutôt 1,6. Pensez aussi qu'en 2022, alors que nous sortons de la crise sanitaire, nous l'espérons tous, nous serons sur une évolution des dépenses d'Assurance-maladie de 2,6 %, c'est plus que la moyenne, sans compter de Ségur, quand en compte le Ségur, on est à 3,8 %. Et il faut ajouter à cela les 5 milliards que nous avons prévus en cas de rebond sanitaire et de besoins pour faire face à la crise. Ce sont des moyens que nous donnons, et c'est justifié, à l'hôpital, comme personne ne les a jamais donnés. Imaginez aussi que pour la première fois, depuis plus de 15 ans, en 2022, aucune économie tendancielle ne sera demandée aux hôpitaux publics français ; chaque année, il y avait des trajectoires d'économies, des moyens en plus, mais des trajectoires d'économies tendancielles pour essayer de serrer telles ou telle dépenses, ça ne sera pas le cas, et nous avons dit, avec Olivier VERAN, que les hôpitaux qui, l'année prochaine, réaliseront des économies parce qu'ils vont se réorganiser, parce qu'ils vont gagner en efficience, garderont le bénéfice des économies, c'est une première aussi. Donc on peut dire qu'on est en désaccord avec la politique du gouvernement, dire que nous sommes le gouvernement qui ne fait pas assez ou qui fait moins que les autres, ça, c'est totalement faux. Nous sommes le gouvernement qui fait le plus aujourd'hui pour les hôpitaux.

ORIANE MANCINI
A partir de vendredi, les tests ne seront plus gratuits pour les personnes qui ne sont pas vaccinées, combien ça a coûté au budget de l'Etat, la gratuité de ces tests…

OLIVIER DUSSOPT
Ça a coûté très cher, ça a coûté très cher…

ORIANE MANCINI
Et c'est combien ?

OLIVIER DUSSOPT
Entre l'année 2020, le début des tests PCR, et ce que nous faisons en 2021, nous serons autour de 8 milliards d'euros.

ORIANE MANCINI
Juste pour les tests ?

OLIVIER DUSSOPT
8 milliards d'euros pour les tests. Et il faut ajouter 5 milliards d'euros pour la vaccination, 1ère et 2ème dose. Mais 8 milliards d'euros pour les tests, 2,8 milliards pour l'année 2020, et entre 5,5 et 6 milliards d'euros pour l'année 2021 selon nos prévisions ; c'est extrêmement coûteux, c'était utile, parce que c'est une politique de détection, parce que nous sommes un des seul pays en Europe à avoir garanti la gratuité des tests PCR, aujourd'hui, nous sommes dans une situation où celles et ceux qui veulent être vaccinés peuvent l'être et facilement, et donc celles et ceux qui ne le souhaitent pas et qui souhaitent utiliser les tests PCR comme pass sanitaire doivent aussi en assumer la responsabilité…

ORIANE MANCINI
Et vous espérez combien d'économie avec cette mesure de non-gratuité des tests…

OLIVIER DUSSOPT
Nous avons prévu en 2022, pour financer les tests qui resteront pris en charge, les tests sur prescription médicale, les tests pour les mineurs, les tests pour les personnes vaccinées, nous avons prévu un budget en 2022 de 1,6 milliard.

ORIANE MANCINI
1,6 milliard juste pour les tests, et le reste, c'est pour aussi les troisièmes doses, c'est ça, les 5 milliards dont vous nous parlez…

OLIVIER DUSSOPT
C'est la troisième dose, pour 3,3, 4 milliard d'euros…

ORIANE MANCINI
Juste un dernier mot, vous nous parlez du Haut Conseil des finances publiques tout à l'heure, vous ne voulez pas nous révéler le chiffre de la dette et du déficit, puisque vous allez ressaisir le Haut Conseil…

OLIVIER DUSSOPT
Chaque chose en son temps…

ORIANE MANCINI
Des finances publiques, qui avait jugé ce budget incomplet, donc on imagine que c'est pour ça que vous représentez à nouveau les choses devant le Haut Conseil, ça sera quand ?

OLIVIER DUSSOPT
Ça sera pour la présentation du projet de loi de finances rectificative, ce projet de loi finance rectificative est prévu pour le début du mois de novembre, et donc, il y a des délais avant pour que le Haut Conseil soit saisi, ainsi que le Conseil d'Etat.

ORIANE MANCINI
On va parler d'un sujet qui inquiète évidemment les Français en ce moment, c'est la hausse des prix de l'énergie, Olivier DUSSOPT, la Commission européenne, elle présente ce matin ses propositions pour réduire l'impact social de la flambée des prix de l'énergie, et Bruxelles va notamment inciter les Etats à baisser les lourdes taxes sur l'énergie. Est-ce que vous allez le faire ?

OLIVIER DUSSOPT
C'est ce que nous faisons, c'est ce que nous faisons, le bouclier tarifaire annoncé par le Premier ministre répond à cela.

ORIANE MANCINI
Jusqu'en avril, le bouclier tarifaire…

OLIVIER DUSSOPT
Comment est-ce que nous avons répondu à la crise…

ORIANE MANCINI
Et la baisse des taxes uniquement sur l'électricité pour le moment ?

OLIVIER DUSSOPT
Alors, vous n'avez pas regardé tous les amendements que nous avons déposés, je crois, comment est-ce que nous avons répondu à cette question de l'énergie, d'abord, en anticipant, et l'anticipation c'est l'annonce, il y a plusieurs semaines, du versement d'un chèque énergie supplémentaire de 100 euros aux ménages éligibles, nous avons presque 6 millions de ménages en France qui sont éligibles au chèque énergie, qui ont perçu en moyenne 150 euros en mars 2021, qui vont percevoir 100 euros à titre exceptionnel dans les jours qui viennent, et qui percevront en moyenne 150 euros en mars 2022. Et puis, par ailleurs, le Premier ministre…

ORIANE MANCINI
Et Jean CASTEX d'ailleurs joue sur ce chèque énergie, a ouvert la porte à une nouvelle revalorisation, si besoin, ça veut dire que c'est budgété ça ?

OLIVIER DUSSOPT
Pas encore, puisque le chèque énergie pour 2021, ce chèque énergie exceptionnel, nous allons le financer sur la loi de finances rectificative de fin de gestion que j'évoquais il y a un instant. Par ailleurs, il faut maîtriser l'évolution des tarifs, ce qu'a proposé le Premier ministre se résume en deux points, d'abord, le fait de bloquer les tarifs du gaz, et bloquer les tarifs du gaz, ça passe par une modification des droits d'accises, c'est un peu compliqué, mais les droits d'accises, c'est de la fiscalité, et c'est encadrer l'évolution du tarif de l'électricité en jouant sur le niveau de la taxe intérieure de consommation finale d'énergie, c'est aussi de la fiscalité ; c'est un dispositif qui est mis en place, qui est prévu aujourd'hui d'un point de vue budgétaire, pour aller jusqu'au printemps, parce que nous espérons qu'au printemps, les cours de l'énergie puissent être orientés à la baisse, il faut rappeler que tout ça vient d'une augmentation du prix de l'énergie à un niveau mondial, et comme l'a dit le Premier ministre, si le phénomène devait durer, le dispositif pourrait être prolongé, parce que le dispositif que nous votons permettra d'aller plus loin en cas de besoin.

FABRICE VEYSSEYRE-REDON
Ce n'est pas un peu votre talon d'Achille cette question de l'énergie, et qui concerne tous les Français…

OLIVIER DUSSOPT
C'est le talon d'Achille de tous les pays européens, de tous les pays mondiaux.

FABRICE VEYSSEYRE-REDON
Non, mais pour vous, en particulier, ministre des Comptes publics, qui doit faire rentrer de l'argent et qui, en parallèle, doit préserver l'environnement…

OLIVIER DUSSOPT
Les mesures que nous prenons sont des pertes de recettes pour l'Etat, des pertes de recettes pour l'Etat, et qui se traduisent par une protection du pouvoir d'achat des Français, mais quand je dis que c'est le talon d'Achille de tous les pays européens et de tous les pays mondiaux, c'est pour souligner que cette hausse du prix de l'énergie, elle n'est pas française, elle est mondiale, elle est mondiale, et vous avez un très grand nombre de pays, pour ne pas dire la quasi totalité des pays, qui laissent les consommateurs assumer, ou en tout cas, faire face à la totalité de la hausse, nous agissons à la fois en direction des presque 6 millions de ménages les moins favorisés par ce chèque énergie spécial de 100 euros, et nous agissons par la fiscalité, pour faire en sorte de bloquer cette évolution du tarif de l'électricité et du gaz pendant l'hiver

ORIANE MANCINI
Mais pas encore sur la TVA, Bruxelles va également donner ce matin la possibilité aux Etats de baisser la TVA pour aider les Etats…

OLIVIER DUSSOPT
Nous allons regarder…

ORIANE MANCINI
Est-ce que vous allez le faire ?

OLIVIER DUSSOPT
Nous allons regarder ce que propose la Commission européenne, nous allons aussi voir comment elle propose de l'encadrer, et si elle prévoit des concessions…

ORIANE MANCINI
C'est-à-dire que vous ne fermez pas la porte à une baisse de la TVA ?

OLIVIER DUSSOPT
Par définition, il n'y a jamais aucune porte fermée, ce que nous regardons, c'est comment être le plus efficaces, et les dispositifs que nous avons retenus sont ceux que je viens de décrire, à la fois sur la TICFE, pardon pour l'acronyme, et sur les droits d'accises qui concernent le gaz, et ces deux dispositifs font l'objet d'amendements déposés devant l'Assemblée nationale, pour qu'ils puissent être adoptés dans le cadre de la loi de finances.

ORIANE MANCINI
L'autre problème, c'est la hausse des prix à la pompe, la hausse des prix du carburant, puisque là, vous parlez de baisse de taxes, Anne HIDALGO, elle propose de baisser les taxes sur le carburant ; c'est une bonne idée pour vous ?

OLIVIER DUSSOPT
Je me rappelle d'Anne HIDALGO, en 2018, qui expliquait qu'il fallait une fiscalité sur les énergies carbones pour sortir du carbone, c'était en 2018, fin 2018, et aujourd'hui, elle explique au gouvernement qu'il faut baisser les taxes sur l'énergie carbone…

FABRICE VEYSSEYRE-REDON
Vous pensez que c'est opportuniste ?

OLIVIER DUSSOPT
Ce n'est pas la première contradiction, je ne sais pas si c'est opportuniste, mais en tout cas, c'est une contradiction.

ORIANE MANCINI
Et alors, pour aider les Français qui, là, actuellement, font face à une vraie hausse des prix à la pompe, qui paient leur plein beaucoup plus cher, Barbara POMPILI, elle, elle en appelle aux distributeurs, est-ce que ça va être la seule réponse de l'Etat d'en appeler aux distributeurs ?

OLIVIER DUSSOPT
C'est une première réponse, absolument, et nous continuons à travailler sur ce sujet-là pour voir comment accompagner les Français, mais il est trop tôt pour dire comment nous pouvons le faire.

ORIANE MANCINI
Mais ça veut dire qu'il y aura des mesures d'aide ?

OLIVIER DUSSOPT
Je vous dis qu'on travaille pour le moment, et que, à ce stade, il est encore trop tôt pour nous prononcer.

ORIANE MANCINI
Mais vous ne dites pas non, il y en aura peut-être. Un mot…

FABRICE VEYSSEYRE-REDON
Est-ce qu'il y a une fatalité à payer l'essence toujours plus chère ?

OLIVIER DUSSOPT
Je crains que les énergies carbones aient tendance à être effectivement plus chères, et ça m'amène à une observation, c'est que, au-delà de la réponse à très court terme, une réponse pour répondre à la conjoncture économique, il faut aussi qu'on pousse les feux sur ce que nous faisons en matière de transition, transition vers plus d'énergies renouvelables, développement de nouvelles énergies nucléaires, comme le président l'a annoncé hier, parce que derrière cela, il y a la sortie du carbone, il y a la maîtrise des coûts, il y a aussi la reconquête d'une souveraineté énergétique, il y a plein de plein de leviers qui peuvent être actionnés, hier, j'ai eu l'occasion de le dire à l'Assemblée, le fait que nous ayons en France une filière sur les biocarburants est quelque chose de tout à fait majeur, et nous avons une trajectoire pour permettre l'incorporation de biocarburants dans les carburants conventionnels aussi vite que possible, parce que les biocarburants, c'est aussi une source d'économies et de souveraineté.

ORIANE MANCINI
Dernier mot, on va parler de politique, vous avez pris la tête de Territoires de progrès, c'est l'aile gauche de la majorité, puisqu'on parlait d'Anne HIDALGO, vous l'avez sans doute entendue, Anne HIDALGO, elle appelle les ministres de gauche du gouvernement à la rejoindre en disant, je schématise un peu : que vous devez vous sentir mal dans cette majorité, est-ce que vous répondez à cet appel ?

OLIVIER DUSSOPT
Ah, je réponds non merci, non, mais, vraiment, non merci. Moi, je suis très à l'aise avec ce que je fais. D'abord, je suis très heureux de pouvoir animer Territoires de progrès avec un grand nombre de mes collègues, je pense à Florence PARLY, à Jean-Yves LE DRIAN, à Emmanuelle WARGON, et très heureux de participer à l'unité de la majorité et à son élargissement autour du président de la République. Mais je sais aussi ce que nous avons fait pendant ce quinquennat, ce que nous avons fait, c'est le reste à charge zéro pour les lunettes, pour les prothèses auditives, pour les prothèses dentaires, parce que, j'ai cette conviction que pouvoir sourire sans se poser de questions, pouvoir entendre ses petits-enfants, c'est aussi un droit essentiel. Nous avons fait la cinquième branche, nous avons dédoublé les classes, nous avons augmenté les minima sociaux, augmenté la prime d'activité. Nous avons fait le Ségur avec une revalorisation des personnels de santé, comme ça n'avait jamais été fait auparavant. La gauche qui réforme, la gauche qui crée des droits, j'ai oublié de citer la PMA…

ORIANE MANCINI
Bon, ça, c'est pour les mesures de gauche, on a compris, vous avez eu aussi deux Premiers ministres de droite, il y a par exemple la suppression de l'ISF, il y a la réforme de l'assurance-chômage. Est-ce que vous vous sentez toujours à l'aise dans ce gouvernement ?

OLIVIER DUSSOPT
Je me sens très à l'aise avec tout ce que nous faisons, absolument tout, et dans les exemples que vous citez, je n'oublie pas que beaucoup vient à la suite de mesures qui ont été adoptées dans le quinquennat précédent, ce qui me laisse penser parfois que certains dirigeants du Parti socialiste utilisent le droit d'inventaire pour justifier une forme de nouveau mollétisme, mais vraiment, la gauche qui travaille, celle qui crée des droits, celle qui protège les Français, elle est au gouvernement et elle est bien au gouvernement.

ORIANE MANCINI
Un dernier mot juste sur Territoires de progrès, Edouard PHILIPPE, qui a créé son parti au même moment où vous avez été élu à la tête de Territoires de progrès, il est clair, il dit : moi, je ne fais pas un club, je fais un parti, je veux des élus, je veux des militants, vous, quel est votre objectif avec Territoires de progrès, est-ce que, par exemple, vous aurez des candidats aux législatives, sous la bannière Territoires de progrès ?

OLIVIER DUSSOPT
C'est un parti, c'est un parti qui participe à la majorité présidentielle, qui participe à son élargissement et à son unité, et je pense, de manière générale, pour nous comme pour les autres, que la priorité des priorités, c'est la réélection du président de la République dès lors qu'il sera candidat, la seconde priorité…

ORIANE MANCINI
Qui est acquise pour vous, ou, comme Edouard PHILIPPE, vous dites : ce n'est pas acquis ?

OLIVIER DUSSOPT
Une élection n'est jamais acquise par définition et faut toujours travailler, et j'ai espoir, et j'ai confiance, je souhaite sa candidature, je souhaite sa réélection, et ensuite, il faudra une majorité au Parlement pour le président de la République, et il faudra que sur chaque circonscription, il y ait un seul candidat de la majorité présidentielle, c'est ce travail d'unité qui me préoccupe aujourd'hui…

ORIANE MANCINI
Ça veut dire que vous allez dialoguer avec les autres…

FABRICE VEYSSEYRE-REDON
Avec Edouard PHILIPPE notamment, vous dialoguez avec votre ancien Premier ministre ?

OLIVIER DUSSOPT
Avec tous les membres de la majorité, avec un seul objectif, l'unité et la réélection du président de la République.

ORIANE MANCINI
Mais ça veut dire qu'il y aura des circonscriptions avec des candidats Territoires de progrès ?

OLIVIER DUSSOPT
Vous êtes dans les histoires de boutiques avant les politiques, mais…

FABRICE VEYSSEYRE-REDON
Mais ça intéresse les électeurs…

ORIANE MANCINI
Non, ce n'est pas que des histoires de boutiques…

OLIVIER DUSSOPT
Ça n'est pas grave, ça fait partie du débat. Ce que je dis et ce que je répète, c'est que moi, je n'ai qu'un seul mantra, c'est l'unité.

ORIANE MANCINI
Merci beaucoup.

OLIVIER DUSSOPT
Merci à vous.


Source : Service d'information du Gouvernement, le 14 octobre 2021