Conseil des ministres du 16 mars 2022. Les réfugiés ukrainiens.

Texte intégral

Le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, le ministre de l’Intérieur, le ministre délégué auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, chargé du Commerce extérieur et de l’Attractivité et la ministre déléguée auprès du ministre de l’Intérieur, chargée de la Citoyenneté, ont présenté une communication relative à l’accueil des réfugiés ukrainiens.

Face aux conséquences dramatiques de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, la France est pleinement mobilisée, tant au niveau national qu’au sein de l’Union européenne dans le cadre de la présidence du Conseil qu’elle exerce, pour accueillir les personnes fuyant le conflit.

Le nombre d’Ukrainiens fuyant leur pays ne cesse de croître.

À ce jour, 3 millions de personnes ont quitté l’Ukraine, essentiellement vers l’Union européenne et la Moldavie. Les pays frontaliers de l’Ukraine engagent des efforts particulièrement importants pour l’accueil des personnes ayant fui l’Ukraine.

À cela s’ajoutent des millions de déplacés internes au sein du territoire ukrainien.

L’Union européenne a démontré dès le début de la guerre toute sa solidarité avec le peuple ukrainien victime de cette guerre.

Afin de sécuriser le statut et l’avenir des réfugiés et des personnes déplacées, le Conseil de l’Union européenne a adopté à l’unanimité, dès le 4 mars, une décision leur octroyant une protection temporaire. Cette mesure exceptionnelle permet de garantir pendant un an – et jusqu’à 3 ans – la situation de ces personnes, contribuant ainsi à la stabilité et à la solidarité qui leur est indispensable.

Dans l’ensemble des États membres, cette protection leur permettra concrètement de bénéficier d’allocations pour vivre, de se faire soigner et d’exercer une activité professionnelle.

Une plateforme de solidarité est par ailleurs mise en place pour que les États membres coordonnent leurs dispositifs d’accueil et puissent mettre en place un système de répartition solidaire des personnes ayant fui l’Ukraine.

L’Union européenne a également activé son mécanisme intégré de réaction de crise, dit « IPCR », qui permet d’assurer la coordination de la réponse européenne avec l’ensemble des 27 États membres de l’Union européenne : le soutien humanitaire à l’Ukraine et aux pays frontaliers particulièrement affectés, l’action des agences européennes – en particulier Frontex et Europol – ou encore les conditions d’accueil des personnes réfugiées en provenance d’Ukraine.

La France prend toute sa part à l’effort de solidarité européen.

Elle a immédiatement mis en place un pont aérien de grande envergure en faveur de l’Ukraine afin de venir en aide aux populations déplacées.

Lors du Sommet de Versailles des 10 et 11 mars, le Président de la République a marqué la pleine solidarité de la France, en particulier à l’égard de ses partenaires européens frontaliers de l’Ukraine, la Pologne, la Roumanie, la Hongrie et la Slovaquie, confrontés à des arrivées croissantes de réfugiés fuyant la guerre.

Dans ce contexte, la France a décidé d’apporter un soutien humanitaire de 100 millions d’euros à l’Ukraine ainsi qu’aux pays limitrophes les plus affectés. C’est notamment le cas pour la Moldavie très exposée à l’afflux de réfugiés.

Cette aide humanitaire prend des formes très concrètes : médicale, alimentaire, logistique, etc. Elle est massive. Ce sont d’ores et déjà onze vols vers les différents pays concernés qui ont été organisés, ce qui a permis de mobiliser plus de 100 tonnes de matériel.

La solidarité nationale s’exprime éminemment aussi par l’accueil en France et par l’hospitalité à l’égard des personnes réfugiées.

L’ensemble du pays est ainsi mobilisé pour répondre à cette détresse. Une cellule interministérielle de crise a été ouverte pour coordonner l’action de l’ensemble des ministères concernés afin de prendre en compte toutes les dimensions nécessaires à un accueil de qualité (hébergement, santé, éducation, etc.).

Grâce à la mise en place, sous l'impulsion de la ministre déléguée auprès du ministre de l'intérieur, chargée de la citoyenneté, de la plateforme "Je m’engage pour l’Ukraine", l'État a recensé près de 100 000 places d’hébergement pour les Ukrainiens fuyant la guerre, dont plus d’un tiers émanent de particuliers.

Le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, le ministre de l’Intérieur, le ministre délégué auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, chargé du Commerce extérieur et de l’Attractivité et la ministre déléguée auprès du ministre de l’Intérieur, chargée de la Citoyenneté, ont présenté une communication relative à l’accueil des réfugiés ukrainiens.

Face aux conséquences dramatiques de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, la France est pleinement mobilisée, tant au niveau national qu’au sein de l’Union européenne dans le cadre de la présidence du Conseil qu’elle exerce, pour accueillir les personnes fuyant le conflit.

Le nombre d’Ukrainiens fuyant leur pays ne cesse de croître.

À ce jour, 3 millions de personnes ont quitté l’Ukraine, essentiellement vers l’Union européenne et la Moldavie. Les pays frontaliers de l’Ukraine engagent des efforts particulièrement importants pour l’accueil des personnes ayant fui l’Ukraine.

À cela s’ajoutent des millions de déplacés internes au sein du territoire ukrainien.

L’Union européenne a démontré dès le début de la guerre toute sa solidarité avec le peuple ukrainien victime de cette guerre.

Afin de sécuriser le statut et l’avenir des réfugiés et des personnes déplacées, le Conseil de l’Union européenne a adopté à l’unanimité, dès le 4 mars, une décision leur octroyant une protection temporaire. Cette mesure exceptionnelle permet de garantir pendant un an – et jusqu’à 3 ans – la situation de ces personnes, contribuant ainsi à la stabilité et à la solidarité qui leur est indispensable.
 

Dans cet ensemble, l’Union européenne s’engage à une relocalisation rapide des réfugiés d’Ukraine présents en Moldavie.

Une coordination étroite a également été mise en place avec les collectivités territoriales et les entreprises françaises pour fédérer les initiatives et les bonnes volontés à l’échelle nationale. Des fonds de concours spécifiques (fonds pour l’action extérieure des collectivités territoriales et fonds entreprises) ont été mis en place pour recevoir leurs financements qui permettent ensuite de porter, en toute transparence et redevabilité, des projets humanitaires concrets. Les syndicats et le milieu associatif jouent également un rôle majeur en la matière.

La France marque également sa solidarité à l’égard des ressortissants de pays tiers chassés par la guerre. Les établissements d’enseignement français proposent d’ouvrir des places pour accueillir des étudiants qui ont dû quitter l’Ukraine.

Dans cette épreuve historique, l’Union européenne, présidée par la France, montre ainsi toute sa capacité à réagir dans l’urgence, mais aussi à inscrire sa pleine solidarité dans la durée.