Interview de M. Gérald Darmanin, ministre de l'intérieur, à RTL le 21 mars 2022, sur la situation politique en Corse et l'élection présidentielle.

Texte intégral

ALBA VENTURA
Bonjour Gérald DARMANIN.

GERALD DARMANIN
Bonjour.

ALBA VENTURA
Vous avez donc depuis quelques semaines une nouvelle casquette, celle de Monsieur Corse. Vous avez passé trois jours sur place en fin de semaine dernière pour tenter d'apaiser les tensions après la violente agression d'Yvan COLONNA en prison. Alors le calme est revenu, mais il y a eu beaucoup de violences. Et vous avez proposé un processus d'autonomie, mais pour l'instant, on ne peut pas dire qu'il fasse l'unanimité.

GERALD DARMANIN
Alors, d'abord, je veux dire qu'effectivement, cette question institutionnelle de l'île de beauté est une question très importante, mais elle n'est pas la seule. D'abord, le premier, c'était le retour au calme en Corse, je constate, comme vous, pendant mon déplacement et après, que les choses sont revenues à un niveau normal, 130 policiers et gendarmes ont quand même été blessés, des bâtiments publics ont été incendiés, et il y a six enquêtes judiciaires qui ont été ouvertes. Et puis, il y a aussi toutes les autres questions qui intéressent les Corses, la vérité, bien sûr pour une partie d'entre eux sur l'agression immonde contre Yvan COLONNA, mais aussi les compétences de service public que l'on donne en Corse, les déchets, les transports, l'emploi l'accès au logement, vous savez, la Corse, c'est une magnifique île où il y a 40% de résidences secondaires, c'est 9% sur le continent. Donc les Corses ont du mal à se loger, notamment les jeunes corses. Donc il y a une question, mais il n'y a pas qu'une question institutionnelle. Et donc le président de la République m'a demandé de m'occuper effectivement de ce dossier.

ALBA VENTURA
Revenons d'abord juste sur les violences, parce que d'ores et déjà, de nouvelles manifestations sont annoncées pour le début avril, à Ajaccio, vous avez eu le sentiment qu'il y avait une jeunesse corse qui était prête à en découdre ?

GERALD DARMANIN
Ecoutez, j'ai passé 3 jours sur l'île, donc c'est difficile d'en tirer des conséquences définitives…

ALBA VENTURA
Oui, mais on a vu des images à la télé…

GERALD DARMANIN
Ce qui est certain, c'est qu'il y a une partie de personnes qui effectivement a envie de manifester très bruyamment son soutien à un certain nationalisme corse, mais que ces manifestations existent, c'est la démocratie, qu'il y en ait qui s'annoncent, c'est normal, comme partout sur le territoire national, qu'elles se transforment en agressions contre les forces de l'ordre ou d'attaques contre des bâtiments du service public, il y a eu un palais de justice, il y a une direction des Finances publiques qui ont été incendiés. C'est évidemment absolument inacceptable…

ALBA VENTURA
Mais est-ce que ça veut dire qu'il y aurait une résurgence de nouveaux courants plus radicaux, moins politiques ?

GERALD DARMANIN
En tout ce qui se passe…

ALBA VENTURA
Est-ce qu'on en est là ?

GERALD DARMANIN
Ce qui se passe en Corse, c'est de savoir si la démocratie, quand elle s'exprime, par deux fois, elle a voté pour des autonomistes nationalistes, et puis, des autonomistes, que représente monsieur le président SIMEONI, fonctionne, et donc il faut aussi que le gouvernement de la République entende que lorsqu'il y a des élections, le suffrage universel désigne des interlocuteurs qui ont un projet, le projet de monsieur SIMEONI, c'est l'autonomie, voilà, ça fait désormais deux fois qu'il est réélu à une grande majorité. Et donc ce que j'ai dit, au nom du président de la République et du Premier ministre, c'est que nous sommes prêts à discuter d'une possible autonomie. Mais…

ALBA VENTURA
Qui va jusqu'où, est-ce que la Corse pourra voter ses propres lois, est-ce que la Corse pourra créer ses propres impôts ?

GERALD DARMANIN
C'est le principe de la discussion, il y a des statuts…

ALBA VENTURA
Mais vous êtes pour ça ?

GERALD DARMANIN
Dans la République, il y a des statuts où l'autonomie est grande, la Polynésie française, la Nouvelle-Calédonie par exemple, il y a des inconvénients aussi, c'est ce que je suis venu dire aux Corses, en Polynésie par exemple, le système d'assurance-chômage n'est pas le même que chez nous, le système de la Sécurité sociale, lorsqu'il est déficitaire, eh bien, c'est très différent, l'Etat national n'intervient pas. Donc je pense que derrière le mot autonomie, il faut désormais travailler. J'ai proposé un an de discussions. Il faut entrer maintenant dans le détail et dans ce travail, et pas simplement avoir une vision romantique de l'autonomie.

ALBA VENTURA
Mais vous, vous dites ce matin que vous avez toute confiance dans les Corses pour mener cette autonomie ?

GERALD DARMANIN
Bon, d'abord, on a mis deux lignes rouges, d'abord, la Corse dans la République, évidemment, la Corse reste française et restera française. Et puis, par ailleurs, pas deux catégories de citoyens sur le territoire national. En revanche, nous pouvons discuter de tout, évidemment, avec tous les territoires de la République et singulièrement la Corse. Et j'ai grande confiance dans le président SIMEONI, on ne partage pas les mêmes opinions politiques, chacun le sait, mais je travaille avec cet interlocuteur légitime élu par les Corses, sérieux, il faut désormais que nous nous mettions au travail. Et j'ai proposé que dès la première semaine d'avril, nous puissions nous retrouver.

ALBA VENTURA
Alors, ce processus d'autonomie doit courir jusqu'à fin 2022, vous pensez être encore là pour le défendre ?

GERALD DARMANIN
Moi, j'engage l'Etat, comme à chaque fois que j'interviens, lorsque je défends les policiers et les gendarmes, lorsque je rends plus moderne le ministère de l'Intérieur, je le fais également pour les années suivantes, même si ce n'est pas moi le prochain ministre de l'Intérieur, donc je serai là jusqu'au jour où le président de la République, ou le peuple français qui vote décide que nous ne sommes plus là, mais je suis sûr, quel que soit le ministre de l'Intérieur, quel que soit le Premier ministre, qu'ils auront à traiter de l'avenir de cette très belle île qui est de l'île de beauté.

ALBA VENTURA
Alors, Gérald DARMANIN, ce matin, notre sondage BVA/ORANGE pour RTL laisse à penser qu'on se dirige vers une abstention record les 10 et 24 avril prochains, 29% d'abstentions, les raisons, ça ne change pas nos vies, c'est joué d'avance, l'élection est devenue inutile, il n'y a pas de débat, c'est ce qu'on entend aussi chez les auditeurs de RTL, qu'est-ce que vous répondez à cela ?

GERALD DARMANIN
Bon, d'abord, moi, je ne suis pas là pour commenter, je suis là pour changer les choses, c'est pour ça que je suis un acteur politique, ce soir, je vais par exemple faire une réunion publique, une nouvelle, j'en fais beaucoup pour le président de la République, personnellement, je soutiens le président de la République, à Avesnes-sur-Helpe, dans le Nord, et je le fais quasiment chaque jour de la semaine, j'essaie d'intéresser les gens à la vie politique.

ALBA VENTURA
L'élection est devenue inutile.

GERALD DARMANIN
Ecoutez, nous verrons bien le jour de cette élection, vous savez, il ne faut pas toujours commenter des choses qui ne sont pas encore arrivées, ce qui est certain, c'est que le Covid, d'abord, la crise en Ukraine, ensuite, ont monopolisé bien évidemment une grande partie des échanges, d'ailleurs, en écoutant la radio ce matin, et c'est bien normal, vous avez parlé du conflit ukrainien à nos portes. On verra bien, moi, je crois que les Français sont très attachés à la démocratie, au suffrage universel direct pour le président de la République, laissons-leur le dimanche 10 avril aller en masse vers les bureaux de vote, en tout cas, je ne peux qu'encourager chacune et chacun à s'exprimer dans une grande démocratie, lorsqu'on voit surtout que, autour de nous, les démocraties sont de moins nombreuses dans le monde.

ALBA VENTURA
Certainement, mais une abstention trop forte, c'est quand même un problème pour imposer ses réformes, pour diriger un pays, non ?

GERALD DARMANIN
Vous voulez me faire dire les mêmes choses que le président LARCHER…

ALBA VENTURA
Le président du Sénat, Gérard LARCHER, le refus de débattre posera la question de la légitimité du gagnant, a-t-il dit, dans Le Figaro.

GERALD DARMANIN
Non, mais, le président LARCHER, je crois, s'est un peu oublié ce jour-là, voilà, et d'abord, c'est un républicain, je n'ai aucun doute sur le fait qu'il… d'abord, c'est un Gaulliste, en plus, il croit au suffrage universel, et je crois que, voilà, cette phrase est peut-être une forme de déception de sa propre candidate qui manifestement n'arrive pas à percer dans les sondages, et encore une fois, ce ne sont que des sondages.

ALBA VENTURA
Vous pensez que c'est parce que Valérie PECRESSE est en difficulté qu'il en est à dire ça ?

GERALD DARMANIN
Eh bien, c'est une forme… chacun le constate, je crois que tout le monde connaît le grand engagement pour la République de Gérard LARCHER, donc je crois vraiment que ce jour-là, c'est l'amertume de son camp qui l'a emporté, personne ne fait, vous savez, procès à madame PECRESSE d'avoir été élue par 15% seulement des Franciliens, parce qu'il y a eu une grosse abstention lors des régionales, c'est une présidente de région avec laquelle nous discutons, dans laquelle nous engageons des milliards d'euros d'ailleurs évidemment…

ALBA VENTURA
Mais quand 70 % des gens ne vont pas voter…

GERALD DARMANIN
Non, mais, c'est un point très important…

ALBA VENTURA
On peut imposer ses réformes, on peut imposer la réforme des retraites quand 70% des Français ne vont pas voter par exemple ?

GERALD DARMANIN
Mais enfin, d‘abord, l'élection présidentielle, il n'y aura pas 70% des gens qui n'iront pas va voter, voilà, restons…

ALBA VENTURA
Vous n'y croyez pas ?

GERALD DARMANIN
70 % des gens qui ne vont pas voter, non, je ne crois pas, non, mais en revanche, il faut qu'un maximum de Françaises et de Français…

ALBA VENTURA
30 % d'abstentions, pardon, vous n'y croyez pas ?

GERALD DARMANIN
Nous verrons bien, et en tout cas, il faut arrêter de commenter des choses qui arrivent, ce n'est pas ça la politique, c'est peut-être un travail de commentateur et de journaliste, je respecte, quand on est un homme politique…

ALBA VENTURA
Non, mais ça s'est déjà produit, en 2002…

GERALD DARMANIN
Quand on est…

ALBA VENTURA
Il y a eu une forte abstention…

GERALD DARMANIN
Quand on est un homme politique, on ne commente pas des choses qui vont arriver, on essaie de les changer, et monsieur LARCHER…

ALBA VENTURA
Mais vous, Gérald DARMANIN, vous êtes satisfait du débat politique ?

GERALD DARMANIN
Monsieur LARCHER… mais vous savez, si j'étais satisfait du débat politique en général, je ne ferais pas de politique, si j'étais content des femmes et des hommes politiques qui nous gouvernent, si j'étais content des politiques publiques que nous prenons tous depuis 40 ans…

ALBA VENTURA
Il y a des choses à changer…

GERALD DARMANIN
Voilà, eh bien, c'est pour ça que je fais de la politique, que je me lève le matin, que nous prenons des coups, et qu'on essaie de transformer les choses, sinon, je crois que beaucoup de gens ne font pas ça par masochisme, vous savez, la politique, ils font ça parce qu'ils ont envie de changer la vie de soi-même, de ses enfants, de ses petits-enfants, du pays qu'on aime, voilà. Donc je crois que le présent LARCHER, comme n'importe quel homme politique, devrait plutôt encourager les électeurs à aller voter dans un débat démocratique ouvert ; on a la chance de pouvoir critiquer le président de la République ; se présenter contre lui, présenter une candidature à une élection, aller dans un parti, manifester, être couvert par les chaînes d'information en continu, qu'on s'appelle monsieur MELENCHON ou madame LE PEN, monsieur ZEMMOUR ou monsieur JADOT. C'est une grande force démocratique, et donc encourageons les gens à user de démocratie.

ALBA VENTURA
Gérald DARMANIN, vous qui connaissez bien Nicolas SARKOZY, vous avez le sentiment qu'il peut soutenir Emmanuel MACRON ?

GERALD DARMANIN
Moi, je ne suis plus porte-parole du président SARKOZY, voilà, j'ai beaucoup d'affection, d'estime, d'amitié pour lui…

ALBA VENTURA
Vous étiez avec lui dans l'avion qui vous ramenait de Toulouse, où vous avez rendu hommage aux victimes de Mohamed MERAH.

GERALD DARMANIN
Exactement, et donc le président SARKOZY, je crois, est une grande personne, il saura dire des choses s'il a envie de les dire.

ALBA VENTURA
10.000 Ukrainiens ont trouvé refuge en France, est-ce que le chiffre est exact à peu près ?

GERALD DARMANIN
Sans doute plus, parce que, ce que nous…

ALBA VENTURA
On en est à combien ?

GERALD DARMANIN
Aujourd'hui, vous savez, les Ukrainiens, ils peuvent venir sur le territoire national sans visa, puisqu'ils ont un passeport, donc c'est l'espace Schengen, donc ceux que nous avons vus contrôlés, si j'ose dire, par la police aux frontières, c'est plus de 10.000, mais c'est sans doute beaucoup plus, et c'est aussi beaucoup de gens qui partent, puisqu'une grosse communauté existe notamment en Espagne, où il y a plus de 100.000 Ukrainiens, mais ce qui est certain, c'est que des dizaines de milliers d'Ukrainiens vont venir sur le territoire national dans les jours et semaines qui viennent.

ALBA VENTURA
Et avec la guerre en Ukraine, la menace Cyber n'a jamais été aussi grande, on l'a entendu ce matin, sur RTL, il n'y a pas plus de cyber-attaques, mais ce sont plus particulièrement les services de l'Etat qui sont visés ?

GERALD DARMANIN
C'est tout ce qui fait fonctionner un pays, donc ça peut être les services de l'Etat, vous avez raison, les élections, vous savez, il y a trois élections démocratiques européennes, là, dans les semaines qui viennent, la France, c'est aussi le cas de Malte, c'est aussi le cas de la Hongrie, donc il faut faire très attention au fonctionnement des élections. Je pense que c'est d'ailleurs une crainte beaucoup plus forte que celle de l'abstention que celle…

ALBA VENTURA
Il peut y avoir une cyber-attaque au moment de l'élection sur… ?

GERALD DARMANIN
Nous nous préparons à tout…

ALBA VENTURA
Le fonctionnement du scrutin ?

GERALD DARMANIN
Nous nous préparons à tout, c'est le principe même de la lutte contre les menaces, quelles qu'elles soient, nous nous préparons à cela, effectivement, le président de la République nous a demandé de nous préparer à cela. Et puis, contre les hôpitaux, contre les réseaux de transport, contre l'économie, vous savez, les cyber-attaques, parfois, dans une entreprise ou un hôpital, c'est pire qu'un incendie, parce que tout est bloqué, profondément. Et donc nous donnons les moyens pour lutter contre ces cyber-attaques, c'est d'ailleurs le grand drame… l'insécurité de demain, ce sera le Cyber, pour vous, particuliers, comme pour une entreprise ou comme l'Etat, c'est pour ça qu'on se prépare à ça.

ALBA VENTURA
La chasse aux oligarques russes, vous en êtes où ?

GERALD DARMANIN
Eh bien, sous l'autorité de Bruno LE MAIRE, le ministre de Bercy, effectivement, les services de police, de gendarmerie, des services de renseignements…

ALBA VENTURA
Il y a eu beaucoup de saisies ?

GERALD DARMANIN
Il y a beaucoup de saisies, il y a beaucoup aujourd'hui de démêlés juridiques, beaucoup de gens ont des SCI, des montages financiers très compliqués, mais que ce soit dans le département des Alpes, du sud de la France ou d'Outre-mer, par exemple, à Saint-Barth, nous avons beaucoup, beaucoup, beaucoup, beaucoup d'actions de Bercy et du ministère de l'Intérieur pour saisir, enfin, pour geler, et puis, pour saisir…

ALBA VENTURA
Vous avez saisi combien de…

GERALD DARMANIN
A la demande du président de la République…

ALBA VENTURA
Je ne sais pas, de yachts…

GERALD DARMANIN
Le ministre de l'Economie et des finances aura l'occasion, je crois, de s'exprimer bientôt.

ALBA VENTURA
J'ai une question concernant le ministère de l'Intérieur, le 12 janvier dernier, vous aviez annoncé la fermeture administrative de la mosquée de Cannes, pour des propos antisémites, homophobes, pour son soutien au CCIF ou à Baraka City, et puis, vous avez renoncé à fermer administrativement cette mosquée, pourquoi ?

GERALD DARMANIN
Alors, on a annoncé deux fermetures de lieux de culte musulman, un à Pessac en Gironde, et un effectivement à Cannes, et on a ouvert ce qu'on appelle un contradictoire, parce que nous sommes dans une grande démocratie, et donc quand on accuse les gens, on leur dit : eh bien voilà de quoi on vous accuse. Ils ont répondu et ils ont changé un certain nombre de choses, ils se sont séparés de personnes, ils ont démontré que l'une des informations n'était pas vraie. Et la troisième, c'est que, avec le maire de Cannes d'ailleurs et le préfet des Alpes-Maritimes, on en a tiré la conclusion qu'ils avaient en partie, en partie, changé ce que nous leur demandions de changer. Et donc…

ALBA VENTURA
Donc les imams ont été remplacés, on peut…

GERALD DARMANIN
Exactement…

ALBA VENTURA
C'est ça ?

GERALD DARMANIN
En tout cas, des responsables de l'organisme religieux, ce n'est pas que des imams effectivement, et donc on en a tiré des conclusions, puisqu'on est une démocratie, lorsqu'on est capable de constater que le contradictoire est à la faveur en l'occurrence de la personne morale, qui est le lieu de culte. Ce n'est pas le cas à Pessac, en Gironde, et là, on l'a fermé, donc…

ALBA VENTURA
Vous l'avez fermé pour 6 mois ?

GERALD DARMANIN
Oui, eh bien, c'est la loi, vous savez, les lieux de culte, c'est quelque chose de très protégé, et c'est bien normal dans la République, vous savez, et on peut toujours continuer à le fermer, si jamais, à Pessac, ça ne change pas. C'est la démonstration que la République n'est pas contre les musulmans. Lorsque nous avons des difficultés, on pose des questions à des gens, s'ils nous répondent positivement et qu'ils changent des comportements, alors, évidemment, nous gardons des lieux de culte ouverts. Lorsqu'ils attaquent, continuent à attaquer la République, alors nous les fermons.

ALBA VENTURA
Merci beaucoup Gérald DARMANIN.

GERALD DARMANIN
Merci à vous.


Source : Service d'information du Gouvernement, le 22 mars 2022