Déclaration de Mme Catherine Colonna, ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, en réponse à une question sur la situation en Iran, au Sénat le 23 novembre 2022.

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Circonstance : Question d'actualité au Gouvernement au Sénat

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Texte intégral

Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs les sénateurs,
Madame la sénatrice Billon,


"Femme, Vie, Liberté". Face aux aspirations légitimes des Iraniennes et des Iraniens, le régime a choisi la voie de la répression, ce que nous avons condamné et continuons de condamner de la façon la plus claire. Chaque jour, de nouvelles victimes. Plus de 300 déjà. Des jeunes femmes, comme Mahsa Amini, 22 ans. Des enfants, comme Kian Pirfalak, 9 ans. Et cela dure depuis 10 semaines. À ces morts, il faut ajouter les arrestations, les détentions, la censure et les pressions contre les artistes, les avocats, les journalistes ou les simples citoyens.

La France soutient les aspirations des Iraniennes et des Iraniens à plus de liberté. Le Président de la République, vous le savez, a rencontré le 11 novembre plusieurs Iraniennes exilées, visages de la lutte pour la liberté et pour les valeurs universelles. Et j'ai dit, moi-même, mon soutien à leur combat, à plusieurs reprises, à la Représentation nationale, devant la presse ou par vidéos et j'espère qu'on a pu les voir en Iran.

Et notre action se décline dans toutes les enceintes internationales. À l'Union européenne, qui a pris plusieurs sanctions, à plusieurs reprises, contre les responsables de la répression. À l'ONU, où le Conseil des Droits de l'Homme, demain, jeudi, examinera la situation en Iran et créera un mécanisme de suivi, un mécanisme d'établissement des faits, pour que la vérité puisse être dite.

Et nous serons vigilants aussi, Madame la Sénatrice, pour que l'Iran ne puisse pas détourner la Commission de la condition de la femme des Nations unies de son objet. Et enfin, nous continuerons de demander à l'Iran de cesser la répression, de respecter le droit de manifester pacifiquement et, bien sûr, de libérer immédiatement nos compatriotes retenus en otages.


Source https://www.diplomatie.gouv.fr, le 24 novembre 2022

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