Texte intégral
Chers compatriotes des outre-mer,
Je voulais prendre ce moment pour vous parler simplement. Pas pour faire un bilan. Pas pour enjoliver la situation. Mais pour dire les choses comme elles sont.
Cette année a été difficile. Pour beaucoup, elle a même été éprouvante. La vie est chère. Les inégalités restent fortes. Les chocs climatiques se répètent. Et pour beaucoup de jeunes, l'avenir paraît encore trop incertain.
Ces réalités, nous les connaissons. Elles ne sont pas nouvelles, elles sont même parfois très anciennes. Mais nous sommes aux responsabilités. Donc nous devons les regarder en face.
Depuis plusieurs années, les gouvernements successifs ont pris des décisions.
Certaines ont produit des effets. D'autres n'ont pas suffi. Et parfois, il faut le dire clairement, ça n'a pas été assez vite.
Ou pas assez loin.
C'est justement pour ça que nous devons changer de méthode. Il faut tenir un cap plus durable : être constants. Aller au bout des décisions prises. Il faut plus d'exécution et de mise en œuvre. C'est souvent moins visible, mais c'est ce qui change réellement les choses. C'est ce que je m'efforce de faire depuis 2 mois au sein du ministère.
D'abord, sur la vie chère.
On ne peut plus se contenter d'ajustements.
En 2026, une loi continuera d'être débattue pour encore mieux s'attaquer aux mécanismes qui tirent les prix vers le haut et pèsent sur les familles. Ce sera un travail sérieux et exigeant avec pour seule boussole des résultats concrets.
Mais il n'y a pas que le quotidien.
Il y a aussi l'économie réelle. Celle qui fait vivre les territoires.
Dans les Outre-mer, des entreprises tiennent, investissent, créent de l'emploi, souvent dans des conditions plus difficiles qu'ailleurs. Trop souvent, elles font face à des coûts plus élevés ou à des règles mal adaptées. Là aussi, nous devons faire mieux.
En 2026, nous agirons pour sécuriser l'investissement, soutenir les filières locales, et lever les freins qui empêchent de produire, de construire, d'embaucher. Parce qu'il n'y a pas d'égalité réelle sans une économie solide et durable dans chaque territoire.
Et puis il y a l'avenir. Et en particulier celui des jeunes. Dans les Outre-mer, le talent est là. L'envie est là. Ce qui manque encore trop souvent, ce sont des perspectives claires.
Formation, emploi, logement, mobilité : c'est là que nous devons concentrer l'effort.
Parce qu'un territoire qui n'offre pas d'avenir à sa jeunesse se fragilise durablement.
Enfin, il y a la capacité à encaisser les chocs. Climatiques, économiques, sécuritaires.
C'est ce que nous faisons à Mayotte.
La reconstruction engagée ne vise pas seulement à réparer ce qui a été détruit. Elle vise à renforcer le territoire, pour qu'il soit mieux protégé et mieux préparé pour l'avenir.
C'est aussi ce que nous faisons en Nouvelle-Calédonie. Le choix du dialogue y est exigeant.
Il n'est ni simple, ni confortable. Mais c'est le seul qui permette de retrouver de la stabilité et de redonner de la visibilité à chacun. Avec le pacte de refondation économique et social que nous proposons, les Calédoniens pourront à nouveau se projeter dans un avenir commun.
L'année qui s'ouvre doit être une année utile.
Une année où l'action publique se voit et change réellement les choses dans la vie quotidienne.
Je connais la force des Outre-mer. Une présence dans tous les océans. Des économies qui innovent. Des cultures qui enrichissent la République. Une jeunesse qui a envie d'avancer.
Ce ne sont pas des territoires à part. Ce sont des territoires essentiels. Je ne vous promets pas que tout ira vite ou que tout sera simple. Mais je vous promets d'y travailler, d'assumer ce cap.
Pour l'année qui s'ouvre, je vous souhaite de pouvoir vous projeter avec plus de clarté et plus de confiance.
À vous, à vos proches, je souhaite une bonne année.
Source https://www.outre-mer.gouv.fr, le 5 janvier 2026