Interview de Mme Amélie de Montchalin, ministre de l'action et des comptes publics, à RTL le 8 janvier 2026, sur le budget pour 2026.

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Média : RTL

Texte intégral

THOMAS SOTTO
Remettre sans cesse l'ouvrage sur le métier et puis recommencer. Elle cherche toujours à trouver un budget à peu près acceptable pour tout le monde et pour la France. Amélie DE MONTCHALIN, la ministre de l'Action et des Comptes publics est l'invitée d'RTL Matin. Bonjour et bienvenue sur RTL, Amélie DE MONTCHALIN.

AMELIE DE MONTCHALIN
Bonjour.

THOMAS SOTTO
Vous êtes venue cet automne nous expliquer qu'on n'avait pas le choix, que c'était non négociable, qu'il fallait un budget avant fin décembre. Vous revenez en janvier nous dire que cette fois, c'est non négociable, il faut un budget avant fin janvier. Et vous savez parfaitement que les députés ne voteront pas ce budget. Alors ?

AMELIE DE MONTCHALIN
Déjà, on a eu entre-temps la nuit du 31 décembre et on a eu un président de la République qui a fait des voeux et qui nous a dit : " La France au fond, elle est forte ". Et François LENGLET le dit, on a des raisons aujourd'hui de croire qu'on a des choses qui peuvent nous aider à avoir une année porteuse, porteuse pour les Français et porteuse aussi, j'allais dire, pour leurs projets personnels, pour les projets des entreprises. Ce qu'on voit, c'est qu'on est quand même dans un monde où pour que la France soit forte, au fond, il faut deux choses. Il faut qu'on arrête de tourner en rond, nous la classe politique, parce que moi je ne crois pas que le pays soit bloqué. Je pense que les Français ont plein de projets dans leur vie personnelle, dans leur vie d'entreprise. Et il faut aussi qu'on sache nous-mêmes ce qu'on veut faire de nous-mêmes. Quand on voit le monde autour de nous, quand on voit cette crise extérieure…

THOMAS SOTTO
Tout le monde est d'accord, Amélie DE MONTCHALIN, mais la question que je vous pose c'est pourquoi et comment ce qui n'a pas fonctionné pour avoir un budget fin décembre fonctionnerait cette fois ?

AMELIE DE MONTCHALIN
D'abord si on regarde le calendrier parlementaire, il y a une première lecture, c'était ce qui s'est passé à l'automne. Il y a eu une Commission mixte paritaire où les sénateurs et députés se sont réunis. Ils se sont réunis une demi-heure.

THOMAS SOTTO
Oui, ils n'étaient pas d'accord.

AMELIE DE MONTCHALIN
Ça montre que peut-être ils n'ont pas su se mettre d'accord ou pris le temps de se mettre d'accord. Bref, il fallait remettre, comme on vous dit, l'ouvrage sur le métier. Nous sommes maintenant dans ce qu'on appelle la reprise des travaux à l'Assemblée. Et vous avez vu que le Gouvernement, le Premier ministre l'a dit, nous allons nous plier en quatre, en six, en douze, en dix-huit. Nous n'allons pas ménager nos efforts. Et nous avons proposé aux partis politiques, aux députés, qui ont peut-être considéré qu'une demi-heure ça ne suffisait pas... Ce n'est peut-être pas tout à fait, d'ailleurs, assez d'engagement pour les Français, de se réunir mardi soir à Bercy avec Roland LESCURE.

THOMAS SOTTO
Vous pensez que vos opposants politiques vont vous faire ce cadeau-là à deux mois des municipales, Amélie de MONTCHALIN ? Chacun campe sous ses positions, vous le savez très bien.

AMELIE DE MONTCHALIN
Mais la première chose... Ce que j'ai vu mardi, vous voyez, c'est que j'ai vu des députés d'opposition, des députés qui soutiennent le Gouvernement…

THOMAS SOTTO
Les écologistes ne sont pas venus, les communistes ne sont pas venus…

AMELIE DE MONTCHALIN
…des députés qui représentent des partis qui sont au Gouvernement.

THOMAS SOTTO
Les socialistes ont dit qu'ils ne voteraient pas le budget.

AMELIE DE MONTCHALIN
D'abord, ils ont travaillé ensemble. Et ils ont fait la première chose…

THOMAS SOTTO
Ce qu'ils ont dit, c'est qu'il ne voteraient pas le budget, oui.

AMELIE DE MONTCHALIN
La première chose, avant de savoir si on vote, s'il y en a qui nous parlent de 49.3, de méthode... Avant de parler de méthode, il faut parler de fond. Où y a-t-il des convergences ? Des convergences sur des sujets concrets. Pas sur des grands chiffres ou des grandes cibles en pourcentages ou en milliards. Des choses concrètes pour les Français. On a parlé de quoi ? On a parlé de la manière dont on soutient l'industrie, dont on soutient l'innovation, dont on soutient notre jeunesse, nos universités, la recherche, l'écologie. En fait, on a parlé des Français.

THOMAS SOTTO
Amélie De MONTCHALIN, je vous interromps. On a tous envie que tout ça soit soutenu. Moi, je veux qu'on soit très concrets.

AMELIE DE MONTCHALIN
Et comment on réduit le déficit aussi, parce que ça, il y a aussi un point de…

THOMAS SOTTO
….On sait qu'on n'a pas de budget, on ne voit pas la sortie.

THOMAS SOTTO
Je vais vous poser des questions très précises. En l'état, le budget de 2026 frôlerait les 5,5 % de déficit. Vous êtes d'accord avec ça, en l'état, là, aujourd'hui, ce matin ?

AMELIE DE MONTCHALIN
C'est bien pour ça qu'on continue de travailler.

THOMAS SOTTO
Est-ce que c'est devenu acceptable, 5,5% ? Où est-ce que vous mettez la ligne ?

AMELIE DE MONTCHALIN
Alors, je peux vous dire, le Gouvernement, depuis le début, a dit : ce n'est pas plus que 5%. Et la bonne nouvelle que je peux, ici, partager avec les Français, c'est que, mardi soir, tous les députés présents, qui ne sont pas tombés dans le piège de Jean-Luc MÉLENCHON, qui était de dire : " Si vous allez à cette réunion, vous, écologistes et communistes, c'est qu'au fond, vous êtes devenus dans la majorité, la Macronie. " Mais, c'est une absurdité. Personne ne le croit.

THOMAS SOTTO
C'est quoi la bonne nouvelle, alors ?

AMELIE DE MONTCHALIN
La bonne nouvelle, c'est que tous ces députés, d'opposition et, effectivement, plus proches du Gouvernement, ont dit que 5%, réduire le déficit, arrêter d'alimenter notre dette, c'est un objectif partagé.

THOMAS SOTTO
Oui, ils ne prennent pas du tout le même chemin pour y arriver.

AMELIE DE MONTCHALIN
Ils prennent des chemins qui se rapprochent.

THOMAS SOTTO
Il y a combien de milliards à trouver pour être à 5% ?

AMELIE DE MONTCHALIN
Il y a un peu plus d'une dizaine de milliards d'euros.

THOMAS SOTTO
Non, mais c'est combien ? C'est dix, c'est douze, c'est quinze, c'est combien ?

AMELIE DE MONTCHALIN
On est entre onze et douze milliards de travail à faire, soit d'économies supplémentaires…

THOMAS SOTTO
Et on aura des hausses d'impôts ?

AMELIE DE MONTCHALIN
D'économies supplémentaires, il y a ensuite des ajustements fiscaux.

THOMAS SOTTO
Donc, non mais, je voudrais…

AMELIE DE MONTCHALIN
Je vais vous donner des choses très concrètes Monsieur SOTTO. Nous ne pourrons, de facto, augmenter les impôts sur les ménages. Ce n'est plus possible, puisque quand on passe le 31 décembre... L'abattement sur les retraités, certains voulaient le réformer, j'en faisais partie, nous avions fait une proposition en séance.

THOMAS SOTTO
Ça, vous n'avez plus le droit de le faire.

AMELIE DE MONTCHALIN
On n'a plus le droit de le faire. Oui, mais c'est quand même une chose que les Français doivent entendre.

THOMAS SOTTO
Quels sont les impôts qui vont augmenter, alors ?

AMELIE DE MONTCHALIN
Ensuite, nous avons effectivement des enjeux communs de lutte contre la suroptimisation fiscale. Dans un certain nombre de dérives, on avait proposé, notamment, que les dérives, par exemple, de ce qu'il y a de très haut holding, qui deviennent parfois des outils pour mettre des biens personnels, ça, on puisse le corriger. Il y a aussi un impôt qu'on va augmenter, c'est la taxe sur les petits colis. Parce qu'on considère que, vous voyez, SHEIN...

THOMAS SOTTO
Elle va passer à combien, cette taxe ?

AMELIE DE MONTCHALIN
On a proposé deux euros, parce qu'on considère qu'aujourd'hui, pour pouvoir contrôler la qualité, protéger les Français, et derrière aussi protéger nos commerçants, parce que si on a des faillites dans tous nos centres-villes, je ne pense pas que le pays aille mieux, ça on l'assume.

THOMAS SOTTO
Oui, mais ce n'est pas la taxe de deux euros sur les colis qui va nous donner dix ou onze milliards d'économies.

AMELIE DE MONTCHALIN
D'abord, des économies, nous allons en faire beaucoup. Parce qu'il y a aussi un sujet, c'est que dans notre pays, on ne parle toujours que des impôts. Mais ce budget, on l'a présenté avec deux tiers de baisse sur la dépense, un tiers sur les ajustements de fiscalité.

THOMAS SOTTO
Mais Amélie de MONTCHALIN, pardon, mais c'est de la rediff', on l'a déjà dit, on l'a déjà entendu ce que vous disiez.

AMELIE DE MONTCHALIN
Mais vous savez, il y a des choses…

THOMAS SOTTO
Et de bonne foi, je ne conteste pas. Cet automne, un truc très concret, les socialistes veulent un geste sur la taxe de l'impôt sur les sociétés. Est-ce que ça, vous allez le faire ? Vous êtes prête à aller... ?

AMELIE DE MONTCHALIN
Le Gouvernement avait proposé quatre milliards, là où Michel BARNIER avait proposé huit milliards en 2025.

THOMAS SOTTO
Et là, ce matin-là, vous êtes à combien ?

AMELIE DE MONTCHALIN
Nous avons donc discuté de ce sujet. Aujourd'hui, il y avait eu un vote à l'Assemblée qui a mis ça à six milliards. Et nous n'avons pas, vous voyez, l'idée qu'on va faire les poches des entreprises pour tout régler.

THOMAS SOTTO
Donc ça sera six milliards et pas plus ?

AMELIE DE MONTCHALIN
On est... Donc les sénateurs étaient à zéro. Je pense que tout le monde voit bien que ce n'est pas réaliste. Le Gouvernement avait fait une proposition à quatre milliards. Ça a été voté à six milliards. Et vous voyez bien que notre but, ce n'est pas de se dire qu'on va tirer sur la corde infiniment.

THOMAS SOTTO
Mais ça vous va six milliards ou pas ?

AMELIE DE MONTCHALIN
Mais moi, à la fin, qu'est-ce que je cherche ?

THOMAS SOTTO
Pas à répondre à mes questions.

AMELIE DE MONTCHALIN
Si je vais répondre à votre question très clairement. Un, il faut réduire le déficit. Deux, il faut qu'il y ait un compromis sur le fond. Et ce compromis sur le fond, c'est de dépasser ce qui peut apparaître comme des blocages pour servir les Français d'ici et maintenant. Au fond, vous avez deux visions de la politique. Vous avez ceux qui considèrent la radicalité, des visions binaires des gens, le fait qu'on ne peut jamais contribuer à rien ici et maintenant parce que tout serait la présidentielle et que si possible, le blocage, ce serait une bonne année, une bonne manière, par contre, d'y aller. Ça, c'est la vision des extrêmes. Ils l'ont bien dit, ils veulent tout bloquer. Jean-Luc MÉLENCHON le fait. Et puis, il y a une autre vision. C'est qu'il y a des parties du Gouvernement qui considèrent qu'ils ne sont pas d'accord sur tout, mais que leur culture, c'est d'avoir, au fond, des propositions à faire pour que les Français ici et maintenant s'y retrouvent et je pense qu'ils gagneront du respect des Français.

THOMAS SOTTO
Juste six milliards, ça vous va oui ou non ?

AMELIE DE MONTCHALIN
Sur la surtaxe ?

THOMAS SOTTO
Oui.

AMELIE DE MONTCHALIN
Le Gouvernement a proposé un amendement à six milliards, donc oui, ça va au Gouvernement.

THOMAS SOTTO
Donc ça vous va. Est-ce que ce budget va passer par le 49.3, Madame DE MONTCHALIN ?

AMELIE DE MONTCHALIN
Le budget, la méthode d'adoption du budget, ça dépend du Gouvernement, effectivement, il y a des méthodes, autres que le vote, si le vote n'est pas possible. Mais moi, je le dis ce matin aux Français…

THOMAS SOTTO
Donc, vous ne l'excluez pas, si ?

AMELIE DE MONTCHALIN
Moi, je n'exclue rien.

THOMAS SOTTO
Vous n'excluez pas le 49.3 ?

AMELIE DE MONTCHALIN
Moi, je n'exclus rien de ce qui puisse donner un budget à la fin.

THOMAS SOTTO
Le Premier ministre est d'accord avec vous ? Vous en avez parlé avec lui ?

AMELIE DE MONTCHALIN
Le Premier ministre a pris un engagement, c'est de donner d'abord tout le pouvoir au Parlement pour en définir le contenu.

THOMAS SOTTO
Mais in fine, s'il faut passer par le 49.3, il n'est plus braqué.

AMELIE DE MONTCHALIN
Non mais in fine, il faudra qu'il y ait un budget pour la France. Et moi, je vous le dis avec beaucoup d'amitié, toutes les questions qui nous sont posées maintenant sur la méthode pour avoir un budget font l'impasse sur le coeur du sujet. Si vous n'avez pas d'accord politique, il n'y aura pas de budget.

THOMAS SOTTO
Vous le savez, parce que les socialistes vous ont dit : " On peut se mettre d'accord a minima, et il y aura une motion de censure, mais on ne la votera pas. "

AMELIE DE MONTCHALIN
Vous venez de le dire, il faut donc se mettre d'accord. Et donc, la première chose à faire, c'est d'avoir, comme nous l'avons fait mardi, pendant une réunion qui a duré 4 h 30... Vous voyez, je pense que c'est plus respectueux, de trouver des compromis en 4 h 30, et je referai, si les députés le veulent, autant de réunions de 4 h 30. Le Gouvernement fera tous ses efforts. Pourquoi ? Parce qu'à la fin…

THOMAS SOTTO
Mais on aura un budget fin janvier ?

AMELIE DE MONTCHALIN
Exactement.

THOMAS SOTTO
Vous êtes sûre et certaine ?

AMELIE DE MONTCHALIN
Dans le monde dans lequel nous sommes, avec le Venezuela, le Groenland, la crise agricole, toutes sortes de pressions, à la fois extérieures de notre pays, intérieures de notre pays, nous devons avoir une France forte. Une France forte, c'est une France qui sait ce qu'elle doit faire pour elle-même. C'est une France qui est capable de dire aux Français ce qu'elle veut pour ce moment politique qui est l'année 2026. Il y aura 2027. Mais tous ceux qui confondent le travail qu'on fait maintenant avec l'élection présidentielle, qui considèrent que le premier tract de la présidentielle, c'est ce budget, ils nous empêchent d'agir ici et maintenant... Sébastien LECORNU, moi-même…

THOMAS SOTTO
Amélie de MONCHALIN, moi, je ne regarde pas en 2027, je regarde en janvier 2026.

AMELIE DE MONTCHALIN
Je vais vous faire une annonce. Grosso modo, Sébastien LECORNU n'est pas candidat à la présidentielle et moi, je ne suis candidate à rien d'autre que d'agir pour 2026.

THOMAS SOTTO
Non, mais ce que vous pouvez nous dire peut-être clairement, c'est qu'il y aura un budget à la fin du mois, que ce soit par un vote, par un 49.3 ou par des ordonnances. Il y en aura un, quel que soit le chemin ?

AMELIE DE MONTCHALIN
Il y aura un budget, et la question de fond, la question de fond, c'est que le chemin, c'est à la responsabilité du Premier ministre et du Gouvernement. Le contenu du budget, c'est la responsabilité des parlementaires. Et tant que les parlementaires n'ont pas un accord politique, nous, on peut arriver avec n'importe quel instrument, nous ne résoudrons pas le blocage. Donc l'énergie que je mets, c'est de trouver un accord, des convergences. Et le compromis, ce n'est pas la compromission. Vous avez vu, on l'a fait sur le budget de la Sécurité sociale.

THOMAS SOTTO
Mais tout ça, c'est des formules qui ont déjà été…

AMELIE DE MONTCHALIN
Non, non, non, Monsieur SOTTO, le budget de la Sécurité sociale, ce n'est pas une formule. Le budget de la Sécurité sociale, il a été approuvé par des gens qui sont restés dans l'opposition. Personne ne doute que le Parti Socialiste et que les Écologistes sont dans l'opposition. Et il a permis de travailler pour les soignants, pour les médecins, pour les Français, et d'avancer. Et moi, c'est ce que je veux faire aujourd'hui.

THOMAS SOTTO
Vous évoquez les agriculteurs, ils sont en colère dans les rues à Paris aujourd'hui, notamment un dépôt de carburant bloqué près de Bordeaux. Est-ce que le Gouvernement est prêt pour signer, pour voter le Mercosur, ce qui les met en colère ?

AMELIE DE MONTCHALIN
Non.

THOMAS SOTTO
Non ? Il n'y aura pas de signatures, lundi, au Paraguay ?

AMELIE DE MONTCHALIN
D'abord, le compte n'y est pas. Il n'y est pas parce que nous avons fait des demandes sur un certain nombre d'objectifs d'équité, de justice et de protection.

THOMAS SOTTO
Les socles militalistes semblent ne plus tout à fait suivre et qu'on ne peut pas lutter tout seul.

AMELIE DE MONTCHALIN
Vous ne pouvez pas ouvrir vos frontières et dire : " Tout ce qu'on interdit chez nous, ça peut être fait ailleurs, mais les Français le mangeront quand même dans leur assiette. " Donc, on a demandé des clauses de sauvegarde, pour que si jamais il y a des problèmes sur les marchés, les prix ne s'effondrent pas en France. On a demandé des clauses de réciprocité de normes.

THOMAS SOTTO
Vous pouvez rassurer Bruno RETAILLEAU, le patron des Républicains, qui a dit s'ils s'essayaient, il y aura une motion de censure.

AMELIE DE MONTCHALIN
Non, mais attendez. Reprenons les choses dans le bon ordre. La France a fait des propositions. Ça fait vingt ans que la France fait des propositions, ça fait tellement vingt ans qu'elle les fait que d'ailleurs, ça n'a toujours pas été signé. Donc, c'est que nos propositions ne sont pas si absurdes. On était contre pour des bonnes raisons. Aujourd'hui, la commission européenne nous doit des réponses et je veux, ici, dire quelque chose, pour conclure à votre micro, ce n'est pas parce qu'il y a des propositions de la Commission qu'ensuite, il n'y a pas une ratification au Parlement européen. Et ça se passera la semaine prochaine. Un élément très important sur le Mercosur au Parlement européen, c'est que le Parlement européen veut saisir ou pas la Cour de justice de l'Union européenne sur la légalité du Mercosur. Ça, c'est un élément très important.

THOMAS SOTTO
Pour l'instant, c'est toujours non, merci beaucoup.

AMELIE DE MONTCHALIN
Et parce qu'au Parlement européen, vous avez toutes les forces politiques françaises représentées. Et donc, vous aurez aussi un moment de vérité sur ce que les Français au Parlement européen vont trouver dans cette instance la semaine prochaine.


Source : Service d'information du Gouvernement, le 13 janvier 2026