Texte intégral
Roland LESCURE : We are living in one of these moments where Europe has to be strong, and Europe has to step up. I think we both agree we live in uncharted territories ; we have never seen this before.
An ally and friend of 250 years is considering using tariffs, we do not like tariffs, and we do not like using tariffs as a geopolitical weapon. We do not want tariffs to be weaponised and they must not be. We had a great discussion this morning. Obviously, we are going to find ways to discuss it with our colleagues again tomorrow. Europe has to step up, Europe has to be strong and Europe has to make sure that the threats that have been imposed don't become reality.
And for this, we need to be able to show that we are willing to use all the instruments we have at our disposal, whether they are tariffs, whether they are trade agreements, whether they are anti-coercion measures. And what we want to say today is that France and Germany agree on the willingness and the absolute necessity to act strongly and swiftly.
Also, this shows that we need to go further. We need to go stronger. We need to make sure that Europe deepens its power, deepens its market, and makes everything about the revolution that is taking place now an asset for Europe.
We need a deeper market, we need more innovation, we need more innovation on the financial markets and on the banks. And this is the reason why we met this morning. And we are very happy that we're going to keep putting in the effort to make sure that Europe remains and gets stronger and stronger.
Nous avons eu une très bonne réunion ce matin à Berlin avec Lars [KLINGBEIL]. C'est évidemment un moment important pour l'Europe. Et dans tous les moments importants pour l'Europe, la capacité de la France et de l'Allemagne à travailler ensemble de manière proche est un élément essentiel de notre capacité à avancer ensemble.
Les menaces que nous avons depuis maintenant un peu plus de 48 heures sont inacceptables. Lars [KLINGBEIL] a parlé de chantage, on parle de menaces. Nous devons évidemment tout faire pour que ces menaces ne deviennent pas réalité. Et la meilleure manière de le faire, évidemment, c'est de montrer que l'Europe est prête à réagir. Prête à réagir de manière unie, de manière rassemblée et de manière forte.
Nous avons des instruments à notre disposition, vous le savez : les accords commerciaux, les droits de douane et pourquoi pas les instruments d'anti-coercition. En tout cas, les menaces qui ont été proférées sont clairement des actes de coercition. Les ambassadeurs en ont parlé hier, nous allons l'évoquer avec nos collègues aujourd'hui et demain. Mais il est important que la France et l'Allemagne soient unies pour dire non, tout simplement non.
Nous avons aussi travaillé en profondeur sur l'approfondissement du marché unique, l'approfondissement de la révolution technologique qui doit être une opportunité pour la France, l'Allemagne et pour l'Europe, et l'approfondissement des marchés financiers, qui sont la seule manière de s'assurer que l'Europe puisse se développer de manière prospère mais aussi autonome du point de vue du financement.
NOYER et KUKIES nous ont remis un rapport extrêmement intéressant. Nous souhaitons partager les conclusions avec nos collègues européens, ce qui va permettre de s'assurer que la révolution technologique est une réalité en Europe, qu'elle est financée en Europe et qu'elle bénéficie aux citoyens européens.
Beaucoup de travail à faire encore aujourd'hui, mais comme toujours, quand le travail est là, la France et l'Allemagne sont là ensemble pour le faire.
Source https://ue.delegfrance.org, le 28 janvier 2026