Texte intégral
Merci de nous accueillir pour ce passage de relais et, à bien des égards, plusieurs tuilages qu'on célèbre cet après-midi. Je ne vais pas faire de grands discours. Je vais garder le même enthousiasme que Laurent. Là, on voit bien, on a un passage de relais entre l'équipe olympique et l'équipe paralympique. On ne le dit pas assez. Nous étions avec la ministre et Marie-Amélie ce midi.
On a une équipe absolument formidable, hyper motivée, hyper préparée pour ces Jeux paralympiques qui vont s'ouvrir. Évidemment, passage de témoins et relais entre Albertville, le duo Killy-Barnier pour le consacrer tel quel avec ce qui nous attend en 2030. Et puis évidemment aussi ce tuilage, ce passage de relais entre l'été, ma chère Amélie, les JO de 2024 et ces JO d'hiver. Et en fait, on le voit bien, on a quelque chose qui est complètement inattendu, complètement singulier dans notre histoire, avec cette fréquence d'accueil des Jeux, des capacités à aller chercher des résultats effectivement sportifs qui sont hors normes.
Et au fond, je ne vais pas redire ce que vous avez tous très bien dit, l'aventure olympique, il y a beaucoup de choses à dire sur les sujets techniques, les sujets de sécurité, les sujets d'infrastructure, les sujets organisationnels. Au fond, tout est lancé. Mais enfin, avant tout, c'est quand même une affaire de volonté et de valeur. Et c'est quand même ça que j'ai essayé de consacrer, de protéger cet après-midi : c'est cette volonté coûte que coûte que nous avons eue, y compris contre tous les mauvais coucheurs d'organiser les Jeux olympiques d'été en 2024, et la volonté que ces territoires que vous incarnez, les présidents de régions, les présidents de départements, les parlementaires, Laurent avec son ancienne casquette de président de région, les maires, cette volonté justement pour une fois de ne pas faire des soustractions et des divisions, mais bien de faire des additions au service de certaines valeurs sportives, au service d'un territoire, au service des valeurs de la montagne, et puis au service, évidemment, des résultats sportifs.
Et au fond, ça dit quelque chose, parce que quand on regarde un tout petit peu, à chaque fois, on doute. On le disait tout à l'heure avec quelques athlètes avec lesquels nous étions rassemblés, à chaque fois, on n'y arrivera pas. Puis à chaque fois, ça sera en retard. Puis à chaque fois, ça coûtera trop cher. Puis à chaque fois, au fond, tous les dépressifs sont de sortie. Et tout le monde vient nous expliquer : est-ce qu'on a vraiment les moyens de se payer tout ça ? Puis d'ailleurs, si on reprend un tout petit peu certaines expressions d'il y a seulement un mois, pas très longtemps, un mois, nous nous étions donné, Mesdames et Messieurs les athlètes, des ambitions en matière de médailles et de podiums beaucoup trop ambitieuses par rapport aux fois précédentes. Et vous avez fait mentir tout le monde.
Et au fond, si je suis venu, au-delà du fait d'avoir été invité par celles et ceux qui ont porté cette affaire depuis le début, c'est parce qu'on a un peu marre, au fond, de réussir à chaque fois, de beaucoup travailler pour réussir, il n'y a pas de mystère, il y a des moyens, il y a des équipes qui travaillent énormément, il y a des sacrifices qui sont faits. Enfin, à chaque fois qu'on recommence, à chaque fois, on a les mêmes mauvais coucheurs, à chaque fois, on a les mêmes qui viennent réintroduire le doute : on n'y arrivera pas, etc. Et ça, c'est du poison pour le pays. C'est du poison pour le pays parce qu'il y a des sujets sur lesquels on n'est pas toujours bon. Il va falloir qu'on travaille beaucoup, beaucoup à l'avenir pour réparer là où nous sommes un peu faiblards.
Enfin, toutes les évidences au regard de tout ce que nous avons fait ces dernières années en matière d'organisation de grandes compétitions, de capacités à accueillir, de capacités en plus à le faire dans des moments de géopolitique épouvantablement complexes, à le faire dans des moments de sécurité. J'étais ministre des Armées, ça a été rappelé au moment des Jeux de 2024 dans lequel il fallait sans doute, Michel, sous ton contrôle, veiller à des moyens de sécurité et de protection en 2024 qui étaient sûrement différents de ceux au début des années 90. Et pourtant, à chaque fois, on y arrive. Et ça, au fond, pas besoin de lire entre les lignes.
Enfin si vous voulez, en tout cas pour être très clair, si je suis venu cet après-midi, c'est qu'on y croit, que les équipes changent, elles changeront, il y aura d'autres gouvernements d'ici à 2030, mais il y a une continuité de l'État, il y a une continuité de la parole donnée, et tout simplement parce qu'il y a une continuité de l'envie de réussir et d'organiser convenablement ces Jeux en 2030. Et donc, laissons les dépressifs de côté, laissons les persifleurs de côté, laissons les mauvais coucheurs de côté, et une bonne fois pour toutes, tout le monde a son poste de combat, et tirons tous dans le bon sens et dans le même sens pour y arriver en 2030.
Bravo à toutes et à tous.
Source https://www.info.gouv.fr, le 24 février 2026