Déclaration de Mme Marie-Pierre Vedrenne, ministre déléguée auprès du ministre de l'intérieur, sur la politique migratoire de l'Union européenne, à Bruxelles le 5 mars 2026.

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Circonstance : Arrivée au Conseil "Affaires intérieures"

Texte intégral

Marie-Pierre VEDRENNE : Je suis très heureuse d'être présente pour ce nouveau Conseil Justice Affaires Intérieures avec un ordre du jour très chargé, notamment du fait de la situation géopolitique.

C'est l'occasion de saluer l'action de la Présidence chypriote suite au premier Conseil informel JAI. Une volonté d'avancer sur ces sujets essentiels pour les questions migratoires où nous sommes attendus par les Européens. Une bonne coopération que je tiens vraiment à saluer de nos collègues et de nos partenaires chypriotes.

Un ordre du jour très dense comme je le disais, évidemment la situation internationale. Pour le portefeuille du ministère de l'Intérieur évidemment, la priorité c'est de protéger nos concitoyens aussi bien sur le sol extérieur que sur le territoire français. Et puis un ordre du jour où évidemment des réglementations européennes telles que le règlement Retours ou encore la mise en œuvre du pacte Asile et Migration seront à l'ordre du jour.

L'occasion aussi pour la France, quand on va évoquer le baromètre Schengen de redire quelles sont nos priorités. A savoir le fait que nous devons avoir des retours effectifs, c'est ça le primat de la France. Bien évidemment, il y a des débats sur les retours volontaires et pour nous la priorité ce sont des retours effectifs. Donc la question des retours forcés est aussi un point pour nous essentiel parce qu'il en va de notre crédibilité d'avoir la possibilité d'éloigner les personnes en situation irrégulière du territoire français et du territoire européen.

On va également aborder la question du mandat d'Europol, c'est un point essentiel pour nous. Nous le redirons, Europol tel qu'il fonctionne à l'heure actuelle, nous voulons un mandat stable. Ce qui fonctionne bien, il faut le préserver, il faut au contraire le stabiliser et l'augmenter. Donc pas de volonté d'élargir le mandat mais bien de renforcer ce qui fonctionne. Et puis ça sera l'occasion aussi pour nous de redire que véritablement il faut être efficace, il faut être crédible pour nos citoyens européens pour répondre à tous ces enjeux. Donc les législations en cours et l'efficacité et la mise en œuvre de tous les textes qui ont été votés et débattus précédemment. Je vous remercie beaucoup.


Source https://ue.delegfrance.org, le 9 mars 2026