Texte intégral
MAXIME LLEDO
Ministre des Petites et Moyennes Entreprises, du Commerce, de l'Artisanat, du Tourisme et du Pouvoir d'achat, des sujets donc qui sont au coeur de cette crise que traverse la France depuis des semaines et des semaines et beaucoup d'enjeux de tourisme et de pouvoir d'achat bien sûr qui sont une toile de fond permanente de l'actualité depuis plusieurs années dans ce pays. Mais d'abord, la situation qui inquiète avec ce prix à la pompe et en toile de fond, une interview de quelqu'un qui ne s'exprime pas si souvent que ça, il s'appelle Patrick POUYANNÉ et c'est le patron de TOTAL. Il l'assure : " Nos profits ne tombent pas du ciel et la non-pénurie en France aura un prix ". Il faut être clair, est-ce que les automobilistes qui nous écoutent ce matin, Serge PAPIN, doivent s'inquiéter du prix de l'essence qui pourrait augmenter à nouveau dans les prochaines semaines ?
SERGE PAPIN
D'abord moi je veux saluer le travail que fait TOTAL, que fait Monsieur POUYANNÉ parce qu'on a la chance d'avoir une major qui est dans les trois premières majors mondiales. Je rappelle que TOTAL, il est aussi sur les énergies alternatives, il est sur l'éolien, il est sur le photovoltaïque, il n'est pas que sur les énergies fossiles. Et que du coup, il est en train d'ailleurs de changer son image. TOTAL qui était une enseigne qui passait pour climaticide, au fond elle est en train de devenir une enseigne avec une dimension un peu sociétale. Parce que bon, là il bloque les prix à 2,90 euros le gasoil, et il est malin parce qu'il joue sur la fête des Mères et la fête des Pères.
MAXIME LLEDO
Mais donc vous faites partie des politiques ce matin, Patrick POUYANNÉ, qui ont assumé de dire merci à Patrick POUYANNÉ ?
SERGE PAPIN
Écoutez, moi je trouve qu'il fait le job parce qu'il est sur le marché mondial. Ce qu'il fait, il ne le fait que pour la France. Je rappelle que les résultats de TOTAL, ce sont des résultats qui sont sur le marché mondial. Et là, il fait un focus sur la France pour nous aider, aider les citoyens, aider les automobilistes.
MAXIME LLEDO
Merci Patrick POUYANNÉ.
SERGE PAPIN
Moi je trouve qu'il fait le job, alors je ne veux pas l'encenser non plus, mais bon en tous les cas, moi en tant que ministre du Pouvoir d'achat, j'apprécie.
MAXIME LLEDO
Sachant que, pour revenir quand même à ce dossier, la non-pénurie aura un prix. Vous rassurez, depuis quelques semaines avec le Gouvernement sur la non-pénurie, mais elle aura un prix, il faut être clair. Répondez peut-être précisément à tous ceux qui sont en voiture ce matin, est-ce que oui, dans les prochaines semaines, il y a un risque qu'à nouveau le prix de l'essence flambe ?
SERGE PAPIN
Écoutez, on va être sur un scénario qui est plutôt celui d'une crise qui va être dans la durée. Donc une crise qui va être dans la durée, donc, une crise qu'il va nous falloir endurer et on a la capacité d'endurer. C'est une crise de prix, pas une crise de volume.
MAXIME LLEDO
Une crise de prix d'énergie.
SERGE PAPIN
Ce qu'il faut peut-être, c'est s'attendre à un baril de pétrole qui soit entre 90 et 100 euros, donc qui serait à peu près dans la continuité de ce qu'on vit aujourd'hui à la pompe. Je vais vous dire, moi mon inquiétude, alors on aide, bien sûr, parce qu'il y a les primes gros rouleurs, ce n'est quand même pas rien. Le Gouvernement soutient l'activité, soutient le pouvoir d'achat. Il y a la prime énergie qui est distribuée à quatre millions de personnes. On a libéré les entreprises, on a fait prendre une mesure de liberté. Les entreprises peuvent, d'une manière défiscalisée, aider leurs gros rouleurs à eux, leurs salariés qui font quinze, vingt kilomètres pour venir au travail. 600 euros défiscalisés, ce n'est quand même pas rien. Donc on soutient. Le vrai sujet, mon inquiétude, l'inquiétude et puis on va dire l'espoir. Non, l'inquiétude ce sont les produits dérivés du pétrole.
MAXIME LLEDO
Le fameux plastique, etc.
SERGE PAPIN
Le plastique, les engrais, etc. Donc, ça ce sont des choses, pour l'instant, tout est sous contrôle.
MAXIME LLEDO
Mais il y a un risque.
SERGE PAPIN
Mais, il y a un risque, mais Maxime LLEDO, nous sommes le seul pays à pouvoir nous sortir de la dépendance en Europe. Pourquoi ? Parce que nous avons de l'électricité, décarbonée, en quantité, en qualité. On peut lancer, et c'est en route, un plan d'électrification qui va nous permettre de sortir de la dépendance. Ça c'est quand même quelque chose qu'on est les seuls à pouvoir faire de cette manière-là. Et tout à l'heure je parlais des gros rouleurs, je pense aux aides-soignantes, je pense aux aides à domicile qui sont en première ligne et qui aident les seniors, notamment, qui restent chez eux. Moi je peux vous en parler parce que j'ai ma mère qui a 94 ans, elle a besoin de ces gens-là. On a réservé 15 000 véhicules électriques avec un leasing social qui sera de l'ordre de cinquante euros par mois. Donc, c'est vers ça qu'il faut aller, parce qu'il faut qu'on se sorte de cette dépendance, parce que ces crises-là, elles vont durer.
MAXIME LLEDO
Et du concret, encore un mot quand même sur TOTAL, parce qu'on voit à quel point, même si cette entreprise modernise son image et que vous, vous dites ce matin au micro de SUD RADIO que Patrick POUYANNÉ fait le job, il y a quand même une interrogation qui est en permanence dans le débat public, c'est de dire, bon, TOTAL, profiteur de crise, profiteur de guerre, disent certains. En tout cas, il y a un sujet sur les fameux superprofits de TOTAL. Est-ce qu'il faut aller jusqu'à instaurer cette fameuse surtaxe ? C'est votre collègue, le ministre Roland LESCURE, le ministre de l'Économie, il était là et il a dit, il va peut-être falloir envisager une petite taxe à la hauteur des superprofits qui ont été réalisés pendant cette crise. Quelle est votre position, Serge PAPIN ?
SERGE PAPIN
Moi, je ne suis pas favorable aux taxes.
MAXIME LLEDO
Pourquoi ?
SERGE PAPIN
Parce qu'à partir du moment où POUYANNÉ renvoie son trop-plein, si je puis dire, de résultats, on ne va pas lui reprocher de faire des résultats, et qu'il le renvoie à l'automobiliste directement, parce qu'il est quand même...
MAXIME LLEDO
Comment vous appréciez le réflexe de taxe en permanence, Serge PAPIN ? Comment même le ministre de l'Économie qui dit, peut-être qu'il va falloir l'envisager ?
SERGE PAPIN
Moi, je pense qu'à partir du moment où TOTAL fait directement le travail, pourquoi l'État veut toujours prendre d'un côté pour redistribuer de l'autre ? Vous savez, c'est ce que j'appelle un peu la stratégie du guichet. À partir du moment où l'entreprise le fait directement...
MAXIME LLEDO
En fait, il fait le job de l'État ?
SERGE PAPIN
Je préfère que ce soit l'entreprise qui le fasse, ce n'est pas le job de l'État, c'est bien, il fait son boulot. Non, mais il fait son boulot de distributeur de carburant, il soigne l'image de son entreprise en même temps. Moi, je trouve que ce gars-là, il fait bien son job de chef d'entreprise, il bosse bien pour sa marque.
MAXIME LLEDO
Donc ça, c'était la parenthèse TOTAL, mais c'est extrêmement relié, tout ce que vous nous annoncez, notamment au problème de pouvoir d'achat des Français. Il faut s'y arrêter, notamment parce que quand on ouvre différents journaux ce matin et qu'on s'intéresse à différents dossiers, on a un nombre de syndicats assez hallucinant qui dénoncent une France des bas salaires dans ce contexte. Vous, qui êtes ministre du Pouvoir d'achat, notamment Serge PAPIN, comment on fait pour améliorer, aujourd'hui, le pouvoir d'achat des Français ? Est-ce que, comme certains le disent, il faudrait revenir à une fameuse prime MACRON défiscalisée, notamment ?
SERGE PAPIN
Alors, il y a deux choses dans ce que vous dites. D'abord, je suis assez d'accord pour dire qu'il faudrait augmenter les salaires. Et donc, les salaires des jeunes. Je ne sais pas quel âge vous avez, Maxime LLEDO. Combien vous me donnez, c'est toujours là.
MAXIME LLEDO
Moi, j'ai 27 ans.
SERGE PAPIN
27 ans, vous voyez, moi, j'en ai 70.
MAXIME LLEDO
Vous aviez 27 ans hier.
SERGE PAPIN
J'appartiens à une génération qui a eu plus, disons, de chance. On a vécu les Trente Glorieuses, etc. Et donc, je vois bien, là, ce qui se passe. Votre génération, elle a une espèce de double peine. C'est-à-dire qu'à la fois, elle est dans un contexte un peu difficile. On le voit, bon, tout ce qu'on a dit. Puis, en même temps, par rapport à ma génération, qui est celle des retraités, on lui demande aussi de payer des retraites. Et il va y avoir de plus en plus de retraités, de moins en moins de jeunes.
MAXIME LLEDO
Alors, comment, sur le plan des retraites et sur le plan des salaires ?
SERGE PAPIN
Alors, sur le plan des salaires, pour augmenter, moi, je pense qu'il faut augmenter le salaire net. Et il me semble qu'il y aurait besoin, c'est pour ça que je signale retraités et jeunes, parce qu'il y aurait besoin, comment dirais-je, d'une solidarité transgénérationnelle. Ça, je le ressens bien parce que j'ai beaucoup de discussions sur ce sujet.
MAXIME LLEDO
Et donc, ça fais quoi ? On baisse la CSG parce que c'est…
SERGE PAPIN
Par exemple, tiens, bonne idée, on pourrait, par exemple, dire aux jeunes, ceux qui sont en activité, on enlève la CSG, on baisse la CSG. Et par contre, il me semble, et je pense que les retraités sont prêts à entendre ce discours-là. Alors, je mets de côté les petites retraites, autrement on va dire les retraites normatives, voire les hautes retraites. À ce moment-là, on pourrait garder la CSG des retraités, l'enlever pour les jeunes, et peut-être même désindexer les augmentations des retraites. Parce que vous savez, à chaque fois qu'il y a une augmentation des retraites, on le voit bien, ça va dans l'épargne. Et donc, ça serait une espèce de vase communicant, on augmente le salaire net...
MAXIME LLEDO
Donc, c'est quoi des jeunes entre tel âge et tel âge ?
SERGE PAPIN
Non, mais ceux qui sont au boulot, aujourd'hui, ceux qui sont au boulot. Pas ceux qui ont 27 ans, il y a aussi ceux qui ont un peu plus.
MAXIME LLEDO
Mais donc, les jeunes, on va dire, on module la CSG, ça vous apparaît quelque chose de crédible, mais un effort quand même sur les plus hautes retraites. Mais vous le savez, c'est toujours le débat Serge PAPIN, à partir de combien une retraite est estimée comme haute retraite en France aujourd'hui ?
SERGE PAPIN
Écoutez, on ne va pas faire le groupe de travail ce matin.
MAXIME LLEDO
Non, mais vous, quelles sont vos intuitions ? Parce que pour que ce soit concret, ce serait quoi une haute retraite aujourd'hui ?
SERGE PAPIN
Je ne sais pas, il y a des retraites qui sont au-delà de 3 000 euros, par exemple, par mois. Bon, moi je sais en plus ce que me disent les retraités, j'en discutais aussi avec Michel PICON et Amir de la CPME…
MAXIME LLEDO
Qui sont les syndicats…
SERGE PAPIN
Qui sont les organisations professionnelles des petites entreprises. Parce que quand on parle au fond, les retraités, ils seraient d'accord, mais ils veulent que ça se traduise tout de suite par une augmentation de salaire des jeunes. Vous voyez ce que je veux dire ? Il ne faut pas qu'ils aient l'impression que ça aille pour nourrir d'autres sujets.
MAXIME LLEDO
Et on a entendu ça par rapport à vos propositions ce matin, que ce soit sur la CSG ou un effort en effet.
SERGE PAPIN
Et après, pour le revenu, puisque vous avez parlé de la prime MACRON, ça c'est ce qu'on appelle le partage de la valeur. Et moi je crois qu'il faut qu'on pousse aussi les feux de l'intéressement, de la participation et de l'actionnariat salarié. Ça, ça faisait vraiment partie de mes engagements quand j'ai rejoint le Premier ministre Sébastien LECORNU pour porter ça.
MAXIME LLEDO
Vous essayez de le mettre en place.
SERGE PAPIN
Bien sûr.
MAXIME LLEDO
Et on sent que c'est une conviction ce matin au micro de SUD RADIO. Quand on parle de pouvoir d'achat, ça se traduit toujours par les achats des Français. Et on observe par exemple, tiens, je prends aujourd'hui les plateformes que les Français préfèrent pour faire des achats en ligne. J'observe AMAZON en 1, LEBONCOIN en 2 et TEMU, la plateforme chinoise, en 3. Et ça tombe bien parce que TEMU, l'Union européenne a infligé une amende de 200 millions d'euros. Franchement, comment on fait pour encourager les Français à acheter davantage français et de ne pas aller se ruer sur ce que Jean-Pierre COFFE aurait qualifié avec des mots vulgaires, on va dire, d'une certaine façon, ce qu'il peut trouver sur des plateformes chinoises.
SERGE PAPIN
Oui, il disait, Jean-Pierre COFFE, je le connaissais bien, il disait : c'est de la m...
MAXIME LLEDO
Voilà, c'est ça.
SERGE PAPIN
D'abord stratégie défensive et offensive. Défensive, il faut qu'on se batte contre les plateformes chinoises qui vendent des produits illicites, qui vendent des produits dangereux, qui ne respectent pas nos normes. Je vous donne un chiffre. On a fait un prélèvement de 700 produits par la DGCCRF. 70% ne respectent pas nos normes. 45% sont même dangereux. Donc, c'est bien que l'Europe agisse de ce côté-là, enfin, si je puis dire. Et nous, on muscle le jeu aussi au niveau de la France.
MAXIME LLEDO
Et une annonce toujours particulière sur ces plateformes chinoises.
SERGE PAPIN
Exactement. Et par contre, le made in France accessible, c'est possible. Maxime LLEDO, c'est possible. Je visitais la semaine dernière LE SLIP FRANÇAIS. Ils font du jean.
MAXIME LLEDO
Ils font du t-shirt aussi maintenant.
SERGE PAPIN
Ils font du t-shirt, etc., qui sont accessibles. Ils travaillent à Aubervilliers, ils font bosser. Il y a huit nationalités qui bossent là-bas. Ils leur apprennent le français. Ils vont sur le partage de la valeur. Ils vont aller chercher de l'argent sur le second marché. Ils veulent investir, etc. Formidable. Non mais, il y a plein d'exemples comme ça.
MAXIME LLEDO
Donc, on continue à croire au made in France à fond.
SERGE PAPIN
Oui, et c'est accessible. Les Français en ont envie. Et on le peut, vous savez, grâce à la robotisation, grâce à l'intelligence artificielle, on peut avoir des coûts de production pour les PME françaises qui soient les mêmes que les Chinois. Donc, on a des opportunités formidables.
MAXIME LLEDO
Serge PAPIN, encore quelques questions avec des réponses les plus efficaces et les plus brèves possibles. On a eu notamment des discussions entre des patrons de grands groupes de centres de distribution sur la fameuse inflation alimentaire. On a un ordre de grandeur. Que Choisir nous dit que l'inflation en mai va se stabiliser à un niveau proche de celui d'avril, c'est-à-dire près de 3%. C'était quand même un niveau inédit depuis un an. Est-ce qu'on a un ordre de grandeur pour les prochains mois ?
SERGE PAPIN
Pour l'alimentaire ?
MAXIME LLEDO
Oui, pour l'alimentaire.
SERGE PAPIN
L'alimentaire, ça n'a pas bougé pour l'instant. L'alimentaire, ça n'a pas...
MAXIME LLEDO
L'inflation de manière de manière général quand on parle de pouvoir d'achat.
SERGE PAPIN
Oui, moi, écoutez, j'ai l'inflation, pour l'instant, j'ai l'INSEE, qui est quand même un organisme référent. On dit 2. Pour le quart d'heure, on dit 2.
MAXIME LLEDO
Pour l'inflation alimentaire, pas de risque particulier ?
SERGE PAPIN
Pas de risque particulier. Il y aura peut-être des ajustements à faire. On en conviendra à fin juin. Je reverrai les parties prenantes. Mais pour l'instant, pas de risque inflationniste majeur.
MAXIME LLEDO
Contrairement à ce que disent des grands patrons de centres de distribution, je pense à Michel-Édouard LECLERC. Il faut le nommer. C'est quoi ? C'est une sorte de précision qui ne sont pas à jour ?
SERGE PAPIN
Oui, Michel, il conjugue les paradoxes. Parce qu'à la fois, il dit : je suis un discounter, je me bats et grâce à moi, les prix ne vont pas bouger. Bon, il fait son boulot. Il a toujours dit ça. Puis, de l'autre côté, il dit : pourquoi il va y avoir une inflation de 4% ? Donc, je pense qu'à un moment, il se contredit.
MAXIME LLEDO
Les calculs ne sont pas bons, comme ils disent.
SERGE PAPIN
Oui. En tous les cas, les chiffres que j'ai pour l'instant, c'est qu'il y a une inflation de 2,2% et c'est l'inflation à aujourd'hui. Et l'INSEE ne prévoit pas d'inflation comme en 2022 sur les produits alimentaires. Rien à voir.
MAXIME LLEDO
Et quand on parle des distributeurs, en toile de fond, depuis plusieurs jours, il y a eu ce fameux rapport sur la marge des distributeurs. Hier, c'est l'association Que Choisir, enfin, l'ancienne, UFC-Que Choisir, qui dit qu'il y a en moyenne une marge de 81% plus élevée sur les produits bio. Est-ce que là, il faut faire quelque chose, Serge PAPIN ?
SERGE PAPIN
Il y a une péréquation des marges qu'il faut revoir. Moi, je vais vous dire, j'avais eu cette phrase, dans le temps, je disais : c'est le coco de Paimpol qui finance le COLA d'Atlanta. Ce qui veut dire, pourquoi ? Parce que les produits plutôt transformés, plutôt les plus connus, ceux qui sont issus du marketing, de la com, ils sont l'objet de la guerre des prix. Donc, il n'y a pas de marge. Donc, il faut bien qu'à un moment, ils soient compensés par les produits moins connus.
MAXIME LLEDO
Mais sur le produit, il faudra faire quelque chose.
SERGE PAPIN
Sur le bio, ça en fait partie, c'est comme les fruits et légumes, etc. Moi, je serais favorable à ce que les distributeurs diminuent la marge de ce côté-là. Et par contre, il faudrait peut-être, s'ils veulent compenser, qu'ils augmentent un peu plus la pâte à tartiner ou le COLA.
MAXIME LLEDO
Ça fait partie des décisions à prendre. Merci beaucoup, Serge PAPIN.
SERGE PAPIN
Merci à vous.
MAXIME LLEDO
Beaucoup de Français commencent à ajuster le budget pour éventuellement pouvoir partir en vacances. Un mot, puisque vous êtes aussi le ministre du Tourisme. Est-ce qu'on parle souvent des emplois à pourvoir cet été ? Est-ce que tout le monde est au taquet ? Tout va bien ? o3u est-ce qu'il y a quelques chiffres affolants ?
SERGE PAPIN
Profitez de la France, déjà, parce que c'est le plus beau pays du monde. Moi, je suis le ministre du Tourisme et évidemment, je suis sensible aussi à l'emploi. Il nous manque, dans le tourisme, 61 000 emplois, là, tout de suite.
MAXIME LLEDO
Pour cet été, pour la saison.
SERGE PAPIN
Pour là, maintenant, à date. Et les emplois, dans les trois ans qui viennent, dans le tourisme, en France, qui est le premier pays le plus fréquenté au monde, c'est 350 000 emplois dans les trois ans.
MAXIME LLEDO
Donc, on se bouge et on travaille cet été, vous le dites. 61 000 emplois encore à pourvoir d'ici cet été.
SERGE PAPIN
Surtout je pense aux jeunes, aux saisonniers.
MAXIME LLEDO
Merci beaucoup, Serge PAPIN.
SERGE PAPIN
Merci à vous.
MAXIME LLEDO
Merci d'avoir été avec nous. Beaucoup de sujets abordés. Et merci d'y avoir apporté quelques réponses claires. Ministre des Petites et Moyennes Entreprises, du Commerce, de l'Artisanat, du Tourisme et du Pouvoir d'achat. Vous revenez quand vous voulez pour essayer de nous éclaircir sur cette situation. Vous nous l'avez dit. Qui va durer. Merci beaucoup.
Source : Service d'information du Gouvernement, le 11 juin 2026