Texte intégral
THOMAS SOTTO
Et c'est donc le ministre du Travail et des Solidarités, Jean-Pierre Farandou, qui est l'invité de RTL Matin. Bonjour et bienvenue sur RTL, Jean-Pierre Farandou.
JEAN-PIERRE FARANDOU
Bonjour.
THOMAS SOTTO
Alors qu'on ne voit toujours pas venir le bout de cette canicule, quelle est la situation dans le monde du travail ? Est-ce que la France tourne au ralenti, pour reprendre les mots du président du MEDEF ?
JEAN-PIERRE FARANDOU
Nous, on a un plan, effectivement, pour faire face à cette chaleur intense, qui est là, et dans plusieurs départements, beaucoup de départements sont touchés, sont en vigilance rouge. Ce plan, il est important. Il consiste à adapter l'organisation du travail pour permettre à l'économie de fonctionner. Voilà. Alors, d'abord, il y a un plan tout à fait solide en matière réglementaire. C'est un décret qui est sorti l'année dernière, qui oblige les entreprises à adapter les conditions de travail au niveau de vigilance…
THOMAS SOTTO
Pour le BTP ?
JEAN-PIERRE FARANDOU
En particulier pour le BTP. En fait, toutes les entreprises qui vont faire travailler des salariés à l'extérieur. Bien évidemment, c'est là où les risques de chaleur intense et d'insolation sont les plus importants. Donc, il y a un plan très solide qui doit se déployer. C'est à la responsabilité des employeurs de le faire. Moi, j'ai renforcé ce plan par des contrôles. On est à 1 400 contrôles en moins de mois, pour vérifier que les entreprises déroulent ce plan. J'ai aussi demandé aux préfets, en cas de vigilance rouge, ce qui est le cas dans beaucoup de départements, de ne pas hésiter à prendre des arrêtés préfectoraux pour suspendre tout chantier entre 13 h et 21 h, si les circonstances l'exigent.
THOMAS SOTTO
Vous avez vu, monsieur le ministre, que dans certaines villes, le maire prend un arrêté pour dire "Non, il ne faut pas qu'il commence à travailler à 6 h du matin, parce que ça fait trop de bruit". Alors, qui gagne entre le maire et le préfet dans ces cas-là ?
JEAN-PIERRE FARANDOU
C'est le préfet. C'est pour ça aussi que j'ai demandé aux préfets de prendre des arrêtés préfectoraux, parce qu'en thème de hiérarchie des arrêtés, le préfectoral l'emporte sur le municipal. Il ne faut pas être égoïste. Il faut penser d'abord à la protection des salariés qui travaillent à l'extérieur. Je pense que les riverains comprendront bien que peut-être, effectivement, leur sommeil sera peut-être un peu dérangé à partir de 6 h du matin. Mais il en va de la santé profonde des salariés. Je pense que tout le monde le comprendra.
THOMAS SOTTO
Mais vous savez que notre économie, notre monde du travail tournent à 100 % en ce moment, ou pas ? Il y a un impact, quand même, sur l'activité.
JEAN-PIERRE FARANDOU
Elle est forcément un peu ralentie, puisque c'est un peu la thématique de l'adaptation à la chaleur. C'est une forme d'adaptation de l'économie, voire de ralentissement de l'économie. Là aussi, dans les chantiers, on fait des pauses plus longues, bien évidemment. Il faut s'hydrater beaucoup. Oui, il y a une forme de ralentissement qui est liée à la chaleur. En fait, on est en train de devenir, ou de découvrir que nous sommes devenus un pays européen chaud, à l'image de l'Espagne, de l'Italie ou de la Grèce. Il y a une adaptation à faire, de l'organisation de la société, d'ailleurs, à mon avis, bien au-delà du monde du travail, le monde du travail, bien sûr, mais au-delà, pour s'habituer, pour prendre en compte le fait que peut-être, dorénavant, de juin à septembre, on aura des épisodes de canicule importants dans notre pays.
THOMAS SOTTO
Est-ce que vous pensez qu'il faut rediscuter des règles, y compris avec les partenaires sociaux, décaler les horaires de travail, comme ça existe dans certains pays méditerranéens ? Est-ce que c'est un sujet qu'il faut mettre sur la table, ça ? Aujourd'hui, la journée, ce n'est plus forcément 8 h – 12 h et 14 h-18 h.
JEAN-PIERRE FARANDOU
Oui, je pense qu'effectivement… Il y a deux choses. D'abord, à court terme, on gère, on a un plan solide pour gérer la situation actuelle, mais il faut effectivement ouvrir des discussions. Je vois les partenaires sociaux cet après-midi, en fin d'après-midi, donc, à la fois, organisation patronale et organisation syndicale. Et je vais leur proposer d'entamer une réflexion commune, d'en faire un retour d'expérience sur ce qui se passe maintenant et de préparer, si j'ose dire, les canicules à venir, parce que je pense…
THOMAS SOTTO
Il y a des règles qui pourraient être donc claires, fixées, écrites, on peut dire ? On décale les horaires ?
JEAN-PIERRE FARANDOU
On peut travailler là-dessus, sur les horaires, sur les équipements. Vous savez aussi qu'il y a des vêtements de travail qui sont réfrigérés. C'est des choses aussi qui arrivent là-dessus. Il y a aussi, effectivement, peut-être se poser la question : est-ce qu'il faut que tous les examens dans ce pays se passent au mois de juin ? Est-ce que les finales de sport doivent se faire en juin ? Vous voyez, c'est pour ça qu'il y a aussi des sujets de société. Il faut regarder ce que font d'autres pays européens plus au sud, et s'inspirer certainement de la manière dont ils ont organisé leur société.
THOMAS SOTTO
Chez STELLANTIS, à Mulhouse, la CGT a déposé un préavis de grève qui court jusqu'à dimanche, pour dénoncer des conditions de travail rendues très difficiles et très pénibles. Et on l'imagine, quand on est dans une usine où on fabrique des voitures. Est-ce que vous les comprenez ?
JEAN-PIERRE FARANDOU
D'abord, moi, je suis, comment dire, pour tous les droits sociaux. Et le droit de grève en est un. Donc, si les syndicats de STELLANTIS éprouvent le besoin de déposer un préavis de grève, je le respecte. Après, il est normal que les conditions de travail dans ces moments-là soient centrales. Il faut que par leur dialogue social, effectivement, entre organisation syndicale et les dirigeants de l'entreprise, on trouve les meilleures manières d'adapter les conditions de travail pour que les salariés puissent continuer à produire des voitures, puisqu'on est chez STELLANTIS. C'est ça l'idée. On adapte le monde du travail à cette contrainte nouvelle que représentent ces canicules.
THOMAS SOTTO
Ce n'est pas si simple. Le porte-parole du groupe a dit : "Il n'est pas possible écologiquement ou économiquement de climatiser l'ensemble des ateliers. Par contre, nous surveillons toute innovation qui permettrait de pallier des hausses de température de plus en plus fréquentes". Ça vous va comme réponse, ça ? Honnêtement, quand on est dans un atelier où il fait 30 degrés, on vous dit : "bah, quand il y aura un système qui permettra de tout climatiser, on le fera".
JEAN-PIERRE FARANDOU
D'abord, je ne peux pas, moi, faire le dialogue social chez STELLANTIS. On est d'accord, hein.
THOMAS SOTTO
Non, non, pas chez STELLANTIS, mais chez les autres, hein.
JEAN-PIERRE FARANDOU
Moi, je pense que la clé, je le redis, c'est du bon sens qui peut être du droit aussi, mais le droit écrit le bon sens. On adapte les horaires pour éviter les moments les plus chauds et travailler quand il fait plus frais. On fait des pauses régulières, on s'hydrate, on se surveille : on est attentif à la santé des gens. C'est ça qui est important.
THOMAS SOTTO
Est-ce que vous souhaitez que la loi prévoie une température maximale à partir de laquelle on ne pourra plus travailler ? Aujourd'hui, il n'y a pas ça dans le Code du Travail. Est-ce qu'il va falloir, compte tenu de ce réchauffement climatique, qui est une réalité, vous nous le dites, on l'a tous acté, est-ce qu'il va falloir l'écrire, ça aussi ?
JEAN-PIERRE FARANDOU
L'histoire de la température maximale, effectivement, le débat peut être intéressant, mais on la fixe à quel niveau ? Et si vous affectez un niveau, s'il est trop bas, j'entends parler certains, qui parlent : 28 degrés ou 30 degrés, mais vous arrêtez la France, hein. 28 degrés, 30 degrés, on connaît ça en France tout le mois de juillet au mois d'août. Donc, ça ne marche pas. Et si vous la montez à 40 degrés, vous risquez de dire : on va aller jusqu'à 40 degrés, alors que parfois, il faut s'arrêter bien avant. L'idée, d'abord, on peut comprendre cette idée-là, mais en fait, elle ne marche pas. Donc, je pense que la bonne idée, ce n'est pas fixer une température, c'est d'avoir des mesures adaptées. C'est ce qu'on fait par ce système jaune-orange-rouge, avec les préfets qui veulent prendre des arrêtés pour justement suspendre les chantiers entre 13 h et 21 h. Voilà. C'est des mesures concrètes d'adaptation. Il faut concilier la protection des salariés, bien évidemment, avec la capacité que le pays fonctionne. On ne va pas mettre le pays à l'arrêt, parce qu'il fait 30 degrés. Ça ne marche pas.
THOMAS SOTTO
Est-ce qu'on sait combien il y a de chantiers qui sont à l'arrêt, aujourd'hui, en France ?
JEAN-PIERRE FARANDOU
Non, je n'ai pas la réponse. Je peux vous dire que par rapport à la demande que j'ai faite aux préfets ce week-end, il y a déjà presque une dizaine de départements qui ont décidé de mettre en œuvre ces arrêtés. Je pense au Puy-de-Dôme, je pense à Toulouse, la Haute-Garonne et toutes les agglomérations autour de Toulouse, la région Île-de-France aussi, où il y a pas mal de départements qui l'ont fait. Voilà, on voit que tout ça se met en œuvre. Et je peux vous dire aussi, d'ailleurs, que je vais échanger vendredi avec la ministre espagnole, puisque, là, je commence, moi aussi, à faire des comparaisons. J'aurai un échange avec elle pour qu'elle m'explique comment l'Espagne s'est organisée. Ça va venir alimenter ces travaux de réflexion, ces travaux de perspective.
THOMAS SOTTO
Aujourd'hui, on doit se comparer des pays comme l'Espagne dans notre organisation du travail ?
JEAN-PIERRE FARANDOU
Je pense que c'est l'idée. On est en Europe. On ne va pas se comparer peut-être à l'Asie ou aux États-Unis, quoique. Mais en tout cas en Europe, on a l'Europe du Sud : le Portugal, l'Espagne, l'Italie, la Grèce. Regardons comment ces pays s'organisent. Et on voit que nos températures commencent à s'aligner avec le climat de ces pays-là. Il suffit de regarder comment ils font chez eux. C'est plus culturel. On voit qu'on a un sujet culturel. On sait bien que ces pays-là, culturellement, sont habitués à vivre sous la chaleur. Il faut qu'on s'inspire de leurs méthodes et qu'on les déploie certainement en France.
THOMAS SOTTO
Vous parlez de l'Espagne. Marine Tondelier s'est inspirée de l'exemple espagnol pour proposer la création d'un congé climatique. Ce serait 5 jours par an, justement, pour faire face à ce type de situation. Vous dites quoi ? Ok, oui, non, pourquoi pas, parlons-en ?
JEAN-PIERRE FARANDOU
On peut toujours dire parlons-en. Le parlons-en est possible.
THOMAS SOTTO
Le parlons-en, ça peut être du blabla, hein.
JEAN-PIERRE FARANDOU
Non, mais au fond de moi, je pense que ce n'est pas la solution. D'abord, c'est venu comment ? Ce n'est pas venu par la chaleur, c'est venu par les inondations. Ces 5 jours, ils sont venus quand, vous savez, les énormes inondations qu'il y a eu à Valence.
THOMAS SOTTO
C'est dû par un péril climatique.
JEAN-PIERRE FARANDOU
Oui, c'est ça.
THOMAS SOTTO
Donc, c'est commun, parce que là, quand on est à plus de 40, on peut parler d'un péril climatique.
JEAN-PIERRE FARANDOU
Oui, non, ce n'est pas la même raison. La raison, c'est que les gens ne pouvaient pas aller bosser. Donc, comme ils ne pouvaient pas aller bosser, on en prenait acte, on les laissait chez eux sous la forme d'un congé. Ce n'est pas un problème de santé au travail. C'était un problème d'impossibilité. Moi, le ministre du Travail, ce qui m'intéresse, c'est la santé au travail. Donc, ces 5 jours à l'espagnol, ils ne les traitent pas la santé au travail. La santé au travail, pour les traités, c'est l'adaptation. Après, au passage, qui paye ? Si c'est les entreprises, c'est le coût du travail. Vous allez mettre 5 jours de congés supplémentaires. Il y en a quand même pour 4 ou 5 milliards, quand même. Ce n'est pas rien. Et si c'est l'État, pourquoi 4 ou 5 milliards de plus ? C'est inconcevable.
THOMAS SOTTO
Vous dites "parlons-en", mais vous êtes plutôt contre. On est d'accord ?
JEAN-PIERRE FARANDOU
Oui, oui. Non, il faut être clair. Je pense que c'est une idée. Pourquoi pas ? Mais quand on regarde les modalités pratiques, elles ne s'appliquent pas au sujet de la santé au travail.
THOMAS SOTTO
On a compris, monsieur le ministre, que le "quoi qu'il en coûte" n'était plus d'actualité. Néanmoins, et là encore, ça rejoint le même sujet, est-ce qu'il ne faudrait pas réfléchir à un dispositif pour aider les parents qui travaillent ? Parce que quand on dit "Gardez vos enfants, parce que l'école est trop chaude", on parlait dans le journal de 7 h 30 de cette entreprise qui permet aux enfants de venir, mais ça ne peut pas être une solution pérenne, est-ce qu'il faut réfléchir à un dispositif là-dessus ?
JEAN-PIERRE FARANDOU
Réfléchir, oui, à coup sûr. On en revient à ce que je disais sur la société. Si vraiment le mois de juin ressemble à un mois de juillet et un mois d'août, ça veut dire que l'école aura du mal à fonctionner. Sauf si on équipe les écoles. Il ne faut pas aussi renoncer à l'idée, peut-être, de climatiser les écoles. C'est quand même ça, c'est la réponse structurelle : c'est faire en sorte qu'on puisse continuer à faire des cours au mois de juin. Ça me semble quand même envisageable. Ensuite, à court terme, la réponse que j'amène, avec prudence, parce qu'il y a des cas où ça marche, des cas où ça ne marche pas, c'est peut-être revenir à du télétravail pour permettre à des papas ou à des mamans, peu importe, de rester chez eux et garder les enfants. Il faut faire attention. Il faut que ce soit sous le volontariat de la personne, parce qu'il y a des gens aussi qui vous disent "Vous savez, chez moi, il fait encore plus chaud qu'au travail". Bref. Mais en tout cas, le retour au télétravail, de revenir à cette forme-là, d'organisation, peut permettre à des familles de gérer ce problème de garde-enfants. Il y en a encore pour quelques jours. On n'est pas très loin des vacances d'été dans les écoles, mais il faut leur permettre effectivement de garder leurs enfants pendant les cinq ou six jours qui viennent.
THOMAS SOTTO
Rapidement, vous étiez, avant de devenir ministre, le PDG de la SNCF. La SNCF et ses trains qui ont du mal à avancer avec les fortes chaleurs. Il y a eu un raté de modernisation, puisque que les rails se dilatent avec la chaleur, soit, personne n'y peut rien, mais qu'on doive annuler de nombreux trains parce qu'ils ne sont pas climatisés, il y a un problème, là, non ?
JEAN-PIERRE FARANDOU
Je vais vous en parler, parce que c'est un sujet que je connais bien, même si maintenant, je laisse la SNCF…
THOMAS SOTTO
6 ans, hein, à la tête de la SNCF.
JEAN-PIERRE FARANDOU
Oui, oui, et puis 45 ans, on essaye d'accompagner ; donc, ça donne un peu d'expérience. Oui, vous avez les deux sujets. Alors, je pense que sur les rails, ils se dilatent. Effectivement, le phénomène est connu. On intervient, les gens de SNCF Réseau, interviennent notamment au printemps pour enlever les contraintes, desserrer les contraintes de dilatation. Là, je pense qu'ils sont gênés par le fait que la chaleur intervient trop tôt. Ils ont un mois qui est perdu.
THOMAS SOTTO
Oui, mais sur la climatisation des trains.
JEAN-PIERRE FARANDOU
La climatisation, c'est les vieux trains. Alors, les vieux trains, on sait ce que c'est, c'est les courailles, les locomotives et les courailles. Les courailles, ils ont plus de 40 ans. Il y a 3 ans de retard sur une commande qui a été passée par l'État. La solution, on la connaît, c'est des matériels neufs. Ils arrivent début 2027, avec 3 ans de retard. En attendant, les matériels anciens, ils sont vieux. Et en plus, leurs climatisations étaient calées, à l'époque, sur 30 ou 35 degrés maximum.
THOMAS SOTTO
Et pas sur 40.
JEAN-PIERRE FARANDOU
Et pas sur 40. Donc, à 40 degrés, elles ne tiennent pas. Et comme elles ne tiennent pas, il vaut mieux supprimer que de faire des trains avec des gens qui vont se retrouver avec 40 degrés à l'intérieur. Je pense que c'est plus sage, en matière de précaution, de supprimer quelques trains.
THOMAS SOTTO
Jean-Pierre Farandou, pour terminer, une question que de nombreux auditeurs, hommes, nous ont posée : ont-ils le droit d'aller travailler en bermuda ?
JEAN-PIERRE FARANDOU
Ça, c'est les entreprises qui décident.
THOMAS SOTTO
Vous, vous êtes en costume ce matin.
JEAN-PIERRE FARANDOU
Je suis en costume et j'ai une cravate. Vous l'avez remarqué, c'est le dress code du ministre, et je le respecte. Mais enfin, moi, je ne fais pas de travail physique, hein. Donc, moi, je ne suis pas un bon exemple. Moi, si j'étais chef d'entreprise, je le permettrais.
THOMAS SOTTO
C'est un peu l'égalité des sexes, parce que les femmes, pardon, je vais me fâcher, mais peuvent aller en robe légère et en sandales, mais nous, il faut qu'on soit en pantalon.
JEAN-PIERRE FARANDOU
Moi, je le permettrais si la tenue est correcte. Il y a bermuda et bermuda. Si c'est un joli bermuda bien coupé avec une chemisette qui a de l'allure, avec des chaussures qui vont avec, je pense que c'est tout à fait possible. N'est-ce pas Monsieur Sotto ? Vous ne me contredirez pas.
THOMAS SOTTO
Parce que j'ai un bermuda. Mais moi, je suis déjà virée ; donc, ça ne compte pas. Je ne risque rien.
JEAN-PIERRE FARANDOU
Donc, moi, en ce qui me concerne, oui, il faut s'adapter, il faut du bon sens, là encore.
Source : Service d'information du Gouvernement, le 25 juin 2026