Qu'est-ce que le soft power ?
Les 2 minutes citoyennes - Podcast - N° 147
Temps de lecture 3 minutes 19 secondes
« Les 2 minutes citoyennes » est une série de podcasts produite par la rédaction du site vie-publique, ces capsules audios pédagogiques s’adressent à tous les citoyens.
Qu'est-ce que le soft power ?
Bonjour je suis Bertrand, rédacteur pour le site vie publique et je vais vous expliquer
en quoi consiste le soft power.
Pour exercer une influence sur les autres acteurs internationaux, les États peuvent utiliser la force mais aussi le pouvoir d'influence désigné couramment par l'expression « soft power" qui se traduit en français par « puissance douce ». Le « softpower » s’oppose au « hardpower » - pouvoir de contrainte en français -, qui désigne la menace ou l'emploi de la force par un État.
Quelle est l’origine du concept ?
Le « soft power » a été défini pour la première fois par le politologue et spécialiste des relations
internationales américain Joseph Nye en 1990 comme l’habileté des États à séduire et à convaincre. Ce concept met en perspective la notion de puissance dans un cadre non conventionnel au sein des relations internationales.
Pourquoi un État a-t-il recours au soft power ?
Ce qu’un État cherche à travers le « soft power », c’est à influencer et à orienter les relations
internationales en sa faveur. Il renforce ainsi la légitimité de son action internationale, ce qui constitue un facteur de puissance. Cette stratégie d’influence s’exerce autant à l’égard des adversaires que des alliés et vise tous les acteurs des relations internationales (organisations internationales, organisations non gouvernementales, firmes transnationales, etc.). Ces moyens pacifiques ont pour but de convaincre les autres acteurs des relations internationales d’agir ou de se positionner dans un sens donné. L'exemple des États-Unis est souvent cité pour illustrer la doctrine du « soft power », mis en œuvre via la prédominance de la langue anglaise, la diffusion de son modèle culturel (American way of life) ou les aides versées aux pays les plus pauvres.
Quels sont les principaux moyens permettant de mettre en œuvre cette stratégie ?
Les principaux vecteurs du « soft power » sont :
- la diplomatie ;
- les alliances ;
- la coopération institutionnelle ;
- l’aide économique ;
- l’attractivité de la culture ;
- la diffusion de l’éducation ;
- et le rayonnement d’un modèle politico-économique (l’économie de marché et la démocratie par exemple) mais aussi de valeurs.
Sur quels éléments repose la réussite du « soft power » ?
L’efficacité d’une stratégie d’influence dépend de la puissance d’un État et repose notamment sur :
- l’image qu’il véhicule ;
- le niveau de développement de ses réseaux ;
- son histoire ;
- et l’autorité de ses dirigeants.
Enfin la garantie de sécurité qu'un État représente peut aussi influer sur cette capacité de persuasion.