Texte intégral
Jean-Pierre Raffarin vous reçoit ce soir à Matignon. Allez-vous devenir sa roue de secours ?
Philippe de Villiers.
Je viens pour déposer entre les mains du Premier ministre un rapport sur l'élargissement qui se résume en trois conclusions alarmantes. 1. Une entreprise française sur quatre est tentée par la délocalisation. Un salarié breton ne vaut-il pas six salariés slovaques ? 2. Avec une seule frontière poreuse de 60 000 km, il y aura une vague migratoire supplémentaire. 3. Cerise sur le gâteau, l'Europe à 25 se traduira par une ponction fiscale de 7 milliards d'euros pour les contribuables français.
Y a-t-il une volonté de récupération ?
Non. Je lance un SOS. La France coule dans une Europe qui dérive. Il est urgent aujourd'hui de sortir la droite du coma et le pays du déclin. C'est mon projet.
Vous ne rejoindrez pas le camp gouvernemental ?
Ça n'est pas la question posée par ce scrutin. A l'occasion de ces élections, je m'adresse aux Français qui veulent que l'on change d'Europe pour protéger nos emplois, notre sécurité et notre identité. Ce qui manque à la France et à nos gouvernants, c'est une perspective. On assiste aujourd'hui à une fuite en avant avec, le 1er mai, tous nos pouvoirs en matière d'immigration transférés à Bruxelles et, le 1er octobre, la négociation sur l'entrée de la Turquie.
Faut-il un référendum sur la Constitution européenne ?
Oui. Car elle met en place un état supranational qui transformerait la France en un " Land " de Bruxelles. Il faut un deuxième référendum sur l'entrée de la Turquie pour permettre aux Français de s'opposer à la transformation de l'Europe en Eurasie !
Que voulez-vous défendre ?
D'abord que l'élargissement doit être l'occasion de passer d'une Europe disciplinaire, centralisée et antidémocratique à une Europe protectrice, souple et respectueuse des démocraties et des peuples. Ensuite, il faut que ce scrutin soit le début de la reconquête sur la gauche et sur Bruxelles. C'est pourquoi je veux proposer un grand dessein pour une droite décomplexée qui se distingue de la gauche et renonce à la tyrannie du statu quo.
Et l'on ne vous écoute pas...
Non. La France coule parce qu'elle ne travaille plus. Il faut d'urgence abolir les 35 heures, promouvoir des sociétés du mérite, établir un service minimum garanti dans les transports publics, aligner les régimes spéciaux sur les Français qui triment, rendre l'éducation à la nation alors qu'elle est aujourd'hui kidnappée par les syndicats et oser investir les cinq cents cités interdites livrées à la guerre ethnique et au communautarisme. Le président, le 1er avril dernier, a dit : " J'ai entendu les Français. " En fait, il a écouté la gauche et les syndicats, et décapité en direct à la télévision le Premier ministre qu'il venait de renommer.
Propos recueillis par Bernard Mazières
(Source http://www.mpf-villiers.org, le 29 avril 2004)
Philippe de Villiers.
Je viens pour déposer entre les mains du Premier ministre un rapport sur l'élargissement qui se résume en trois conclusions alarmantes. 1. Une entreprise française sur quatre est tentée par la délocalisation. Un salarié breton ne vaut-il pas six salariés slovaques ? 2. Avec une seule frontière poreuse de 60 000 km, il y aura une vague migratoire supplémentaire. 3. Cerise sur le gâteau, l'Europe à 25 se traduira par une ponction fiscale de 7 milliards d'euros pour les contribuables français.
Y a-t-il une volonté de récupération ?
Non. Je lance un SOS. La France coule dans une Europe qui dérive. Il est urgent aujourd'hui de sortir la droite du coma et le pays du déclin. C'est mon projet.
Vous ne rejoindrez pas le camp gouvernemental ?
Ça n'est pas la question posée par ce scrutin. A l'occasion de ces élections, je m'adresse aux Français qui veulent que l'on change d'Europe pour protéger nos emplois, notre sécurité et notre identité. Ce qui manque à la France et à nos gouvernants, c'est une perspective. On assiste aujourd'hui à une fuite en avant avec, le 1er mai, tous nos pouvoirs en matière d'immigration transférés à Bruxelles et, le 1er octobre, la négociation sur l'entrée de la Turquie.
Faut-il un référendum sur la Constitution européenne ?
Oui. Car elle met en place un état supranational qui transformerait la France en un " Land " de Bruxelles. Il faut un deuxième référendum sur l'entrée de la Turquie pour permettre aux Français de s'opposer à la transformation de l'Europe en Eurasie !
Que voulez-vous défendre ?
D'abord que l'élargissement doit être l'occasion de passer d'une Europe disciplinaire, centralisée et antidémocratique à une Europe protectrice, souple et respectueuse des démocraties et des peuples. Ensuite, il faut que ce scrutin soit le début de la reconquête sur la gauche et sur Bruxelles. C'est pourquoi je veux proposer un grand dessein pour une droite décomplexée qui se distingue de la gauche et renonce à la tyrannie du statu quo.
Et l'on ne vous écoute pas...
Non. La France coule parce qu'elle ne travaille plus. Il faut d'urgence abolir les 35 heures, promouvoir des sociétés du mérite, établir un service minimum garanti dans les transports publics, aligner les régimes spéciaux sur les Français qui triment, rendre l'éducation à la nation alors qu'elle est aujourd'hui kidnappée par les syndicats et oser investir les cinq cents cités interdites livrées à la guerre ethnique et au communautarisme. Le président, le 1er avril dernier, a dit : " J'ai entendu les Français. " En fait, il a écouté la gauche et les syndicats, et décapité en direct à la télévision le Premier ministre qu'il venait de renommer.
Propos recueillis par Bernard Mazières
(Source http://www.mpf-villiers.org, le 29 avril 2004)