Déclaration de M. Philippe Douste-Blazy, ministre des affaires étrangères, en réponse à une question d'actualité sur la Conférence iranienne sur l'Holocauste, à l'Assemblée nationale le 13 décembre 2006.

Intervenant(s) :

Circonstance : Réponse de Philippe Douste-Blazy à une question d'actualité à l'Assemblée nationale le 13 décembre 2006

Prononcé le

Texte intégral

Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs les Députés,
Monsieur le Député,
Au-delà de la condamnation encore et toujours de cette Conférence sur l'Holocauste, je voudrais faire, à propos de votre question, une remarque.
Cette remarque, c'est que ce type de conférence en réalité est d'autant plus inacceptable qu'elle exprime un double refus.
D'abord, bien sûr, le refus d'une réalité indéniable, malheureusement indéniable, celle de la spécificité, j'ai envie de dire du caractère unique de l'horreur de ce qu'a été le génocide du peuple juif.
Mais aussi, c'est l'existence même, la légitimité de l'Etat d'Israël qui est contestée. Or, personne, aucun pays ne peut remettre en cause l'existence de l'Etat d'Israël qui a été créé en 1948, sous l'égide des Nations unies. Et aujourd'hui, l'Etat d'Israël en est un membre permanent, plein et entier et parfaitement reconnu.
En même temps, je voudrais profiter de votre question et de celle de M. Blisko pour parler de M. Faurisson qui, lui, a déjà proféré des thèses négationnistes.
Pour cela, il a été poursuivi par la justice française et a été radié de l'Université française. Nous allons étudier toutes les voies de droit, Monsieur Deroux et Monsieur Blisko, toutes les voies de droit pour poursuivre M. Faurisson en fonction des propos qu'il aura tenus à l'étranger concernant l'Holocauste.
Encore une fois, cette Conférence - et je pense que sur tous les bancs de l'Assemblée nous en sommes d'accord - est inacceptable sur le plan historique, moral et politique.Source http://www.diplomatie.gouv.fr, le 14 décembre 2006