Texte intégral
Mes chers amis,
Avant de commencer mon intervention, comment ne pas avoir une pensée pour Sophie Gravaud, sa famille et ses amis ?
Nous sommes bouleversés et révoltés par ce meurtre.
En cet instant, nous pensons à sa maman, à tous ses proches, tous ses amis, et en votre nom à tous, et je sais que vous partagez cette intense émotion, je voudrais adresser un message de solidarité et de fraternité.
Alors oui, en vous voyant si nombreux ce soir, ce Zénith de Nantes métropole tout neuf, vous l'avez non seulement rempli mais il déborde. Et je vous vois si enthousiastes, et je pense au bonheur de 1981. Je pense à cette marée humaine qui accompagnait François Mitterrand ici à Nantes au terme de sa campagne victorieuse.
Je pense à cette chanson de Barbara : « Un homme, une rose à la main, a montré le chemin ».
C'était un 8 mai, un jour de printemps, annonçant, deux jours plus tard, une soirée de liesse.
Eh bien, que cela recommence !
Que la place Royale, récemment rénovée, s'illumine à nouveau des sourires de la victoire !
Que Ségolène Royal montre le chemin !
Nantes est la ville des grands larges !
Et ce soir, Nantes est la ville de tous les rêves, de toutes les espérances !
Qui mieux que Robert Badinter, qui va me succéder dans quelques instants à cette tribune, peut témoigner de cette espérance ?
Merci à toi, Robert, de nous faire l'honneur et le bonheur d'être avec nous ce soir aux côtés de Ségolène Royal.
Tu représentes ce qu'il y a de meilleur en nous, la permanence de nos combats pour la justice, pour la liberté, pour le droit et pour la République.
J'ai encore en mémoire les moments d'émotion que nous avons partagés, ici à Nantes, en septembre dernier, avec les parlementaires socialistes à l'occasion du 25e anniversaire du vote par l'Assemblée nationale de l'abolition de la peine de mort.
On a beaucoup parlé de Jean Jaurès pendant cette campagne, et parfois à tort et à travers. Remettons ce soir les choses à leur juste place. Je citerai simplement une phrase, qui résume beaucoup de choses de l'authenticité de la force de Jean Jaurès dans son combat socialiste, et celui de la République : « Le courage, c'est de rechercher la vérité et de la dire. » Ce courage, aujourd'hui, c'est celui de Ségolène Royal.
Oui, vous le savez, vous l'avez observé et vous aussi, et vous en avez été attristé. Elle a subi des attaques de toutes sortes. Ses compétences ont même été niées. Mais jamais elle n'a cédé ! Elle a continué à écouter les Français, elle a continué de parler de la France à la France, de tracer les voies de son redressement, de s'adresser à l'intelligence des Français et de défendre ce à quoi elle croit sans se laisser intimider !
Voilà les qualités de courage qu'il faut pour être Présidente de la République !
Qui a donc eu le courage de dire aux Français qu'on doit aussi donner à son pays quand on reçoit de lui ? Ségolène Royal.
Qui a mis les salariés, ouvriers et employés, les quartiers populaires au coeur de son projet quand la droite les a abandonnés à la précarité ? C'est Ségolène Royal.
Qui veut construire la sécurité sociale professionnelle, le bouclier logement, la société de la connaissance et de la réussite éducative ? C'est Ségolène Royal.
Qui veut réconcilier les Français et leurs entreprises en aidant celles qui font le mieux en matière d'emplois, de salaires et d'investissements ? C'est Ségolène Royal.
Qui veut moraliser les indécentes rémunérations des patrons du CAC 40 pour mieux réhabiliter les vrais entrepreneurs ? C'est Ségolène Royal.
Qui veut réformer l'Etat pour qu'il retrouve son autorité et restaure l'efficacité du service public ? C'est encore Ségolène Royal.
Qui veut changer la République en donnant plus de responsabilités aux citoyens, aux partenaires sociaux et aux élus, et en particulier aux élus locaux ? C'est encore Ségolène Royal.
Chers amis, que cessent donc les faux procès !
Le pacte présidentiel de Ségolène Royal, c'est la gauche des bâtisseurs qui ont fait la République moderne.
C'est la gauche de la preuve qui veut mettre ses idéaux en concordance avec le réel.
C'est la gauche de caractère qui veut que ses réformes ne soient pas un feu de paille mais une oeuvre durable pour que la société retrouve pleinement confiance en l'avenir.
Oui, Ségolène Royal n'a pas peur, elle n'a pas peur de bousculer parfois les conformismes et les habitudes, parce qu'elle a quelque chose ancré au plus profond d'elle-même, elle n'accepte pas l'injustice, et notamment, elle n'accepte pas que les premiers pas dans la vie sociale d'une grande partie de la jeunesse, ce soit le chômage et la précarité. Alors elle bouscule !
Quand elle propose un contrat première chance, dans le travail, pour les jeunes sortis sans aucun bagage du système scolaire, dont la moitié d'entre eux, après trois ans, sont encore au chômage, c'est pour leur donner une vraie formation, c'est pour leur donner un vrai travail qui ne peut être qu'un CDI avec un vrai salaire !
Alors ne nous y trompons pas, si elle va si loin, si elle est si déterminée, même si ça dérange, c'est parce que Ségolène Royal refuse la résignation, l'injustice et la fatalité, tout simplement.
Quand elle veut aider les entrepreneurs, ceux des très petites et moyennes entreprises et des petites et moyennes entreprises, qui sont prêts à jouer le jeu du gagnant-gagnant, c'est parce que ceux-là, ces dirigeants de PME et TPE, quand ils sont contraints de fermer boutique, ils ne reçoivent pas 8 millions d'indemnités, mais la visite des huissiers, et leurs salariés une lettre de licenciement.
Nous qui sommes ici dans cette région, en particulier à Nantes et à Saint-Nazaire, un site de l'aéronautique, nous demandons que M. Forgeard rembourse ses indemnités en or, et que les salariés d'Airbus ne soient pas les variables d'ajustement d'erreurs stratégiques et industrielles.
Oui, c'est ça le refus de la fatalité et de la résignation !
C'est ça notre gauche à nous ! Et c'est ça le Pacte présidentiel, un donnant/ donnant. Un contrat de droits et de devoirs. Une République où la collectivité a un devoir de solidarité, l'Etat un devoir de protection, le citoyen un devoir de responsabilité, et les pouvoirs publics et les plus hauts responsables un devoir d'exemplarité.
Pour nous, c'est aussi une volonté d'imaginer la République nouvelle et une autre façon de faire fonctionner la démocratie, c'est de rompre avec ces formules que nous avons connues et qu'on voudrait absolument imposer au pays : « je décide, et les citoyens exécutent. » Ce n'est pas notre conception de la démocratie.
Où mieux qu'à Nantes comprendre et accompagner ce message ?
Où mieux que dans ces terres de l'Ouest, ouvertes sur l'océan et sur le monde, là où les citoyens savent que s'ouvrir, c'est s'enrichir, que le grand large, c'est une chance, que le repli sur soi est une impasse.
Nous savons que l'innovation, c'est l'avenir. Nous savons que l'Europe, pour peu que la France y fasse entendre à nouveau sa voix et son message, c'est aussi notre horizon.
Nous savons que l'avenir de nos industries innovantes et performantes, de notre agriculture moderne, responsable, respectueuse de l'environnement, de notre pêche aujourd'hui inquiète, ne peut se concevoir que dans une Europe puissante, qui se protège, qui se dote des moyens d'un indispensable gouvernement économique, d'une véritable politique industrielle, mais aussi d'une ambition de l'excellence environnementale.
Oui ici, mes chers amis, vous tous ici rassemblés, vous le savez, nous sommes porteurs d'une belle tradition de solidarité, nous sommes nourris de la riche histoire des combats ouvriers, et les femmes et les hommes de l'Ouest savent que c'est la triple volonté d'authenticité, de modernité et de justice sociale qui fait réussir durablement la gauche dans les collectivités que nous dirigeons.
Dans les régions, je pense aux Pays de la Loire, mais aussi à la Bretagne, au Poitou-Charentes, dans les départements, et en premier lieu, bien sûr, en Loire-Atlantique où nous sommes aujourd'hui, dans les villes, dans les grandes, les moyennes et les plus petites, nous savons, nous, puisque nous la connaissons bien dans cette région, que Ségolène Royal est vraiment des nôtres.
Alors la politique par la preuve, nous la pratiquons chaque jour, avec elle aussi, et grâce à son élection à la présidence de la République, grâce au changement de politique qu'elle impulsera, grâce à la République nouvelle qu'elle mettra en place, nous aurons demain les moyens de faire toujours mieux pour le développement durable et équilibré de nos territoires.
Alors je ne cesserai de le dire, car ici nous avons une riche expérience, la large union des forces de gauche et des écologistes dans toutes ces collectivités, les plus petites comme les plus grandes, qui se vit ici, dans le quotidien de l'action publique, à ceux qui doutent, ceux qui s'interrogent parfois ou qui trouvent que ce n'est jamais assez, je leur dis parce que nous en avons fait la preuve que c'est le meilleur rempart contre la droite dure, la droite de combat, la droite de M. Sarkozy.
Ce combat, c'est de notre devoir de continuer à le mener, parce que ce candidat qui se veut d'ordre est le désordre personnifié. Au pouvoir, il a dressé les Français les uns contre les autres. Dans sa campagne, il a commencé chez Jean Jaurès, et il est en train de finir chez Jean-Marie Le Pen.
Tout y passe : l'ordre « d'aimer la France ou de la quitter », le ministère de l'immigration et de l'identité nationale, les critiques de plus en plus pesantes contre notre modèle d'intégration, les petits arrangements électoraux, et maintenant les divagations sur la prédestination génétique au suicide ou à la pédophilie.
Vous l'avez compris, chaque jour qui passe, avec M. Sarkozy, tout est possible, mais surtout le pire. Nous ne pouvons pas laisser faire ça !
Quant aux expérimentations de M. Bayrou, elles n'en sont pas moins hasardeuses. On ne fait pas la VIe République en ressuscitant la IVe. On ne construit rien de solide en confondant la droite et la gauche. Vous imaginez ce que seraient chaque semaine le Conseil des ministres et la réunion de l'Assemblée nationale ? Une foire d'empoigne. Un marchandage permanent. Une incapacité à décider, et au bout, la paralysie.
M. Bayrou, c'est tout simplement le candidat cul de sac. Au bout de son chemin, il y a un mur.
M. Bayrou est le candidat de l'illusion et du mirage, même s'il ne ménage pas ses critiques contre Nicolas Sarkozy. Mais on verra bien ce qu'il fera au deuxième tour, pour l'instant, il ne veut surtout pas se prononcer. Mais moi, ce que je voudrais vous dire ce soir, et c'est très important avant le vote, c'est que la France ne peut pas se permettre de ne pas choisir entre deux projets, deux conceptions de la démocratie et de la société. La France a besoin d'un choix clair entre ces deux projets, et devoir choisir entre la droite et l'extrême droite, on a déjà donné, mais choisir entre la droite et la droite, alors là, non merci !
Mes chers amis, pour conclure ce propos, je voudrais vous rappeler qu'il nous reste six jours pour convaincre, six jours pour renforcer le grand rassemblement populaire autour de Ségolène Royal.
Je veux dire aux millions de Françaises et de Français qui s'interrogent encore, jusqu'au bout sans doute sur leur choix de dimanche : Ségolène Royal porte la flamme de la rénovation.
Aidez-la, aidons-là à l'attiser, à la faire s'épanouir.
Donnons-lui la force d'entraîner le pays.
On ne se relèvera pas sur la défiance et sur la passivité.
On ne construira rien de grand sur le rejet et l'affrontement.
Ce que nous voulons, ce n'est pas seulement battre Sarkozy, Bayrou et Le Pen. Ce n'est pas seulement dénoncer les dangers de confusion et de divisions qu'ils génèrent. Ce que nous voulons, c'est créer une adhésion autour d'une politique nouvelle, c'est rendre à la France le goût de s'aimer, rendre à la France le goût de retrouver la confiance en ses moyens, en la richesse de ses talents, de concevoir à nouveau de grandes entreprises collectives.
Ce que nous voulons, c'est construire une gauche exemplaire, une gauche de solidarité qui assume ensemble les responsabilités et qui partage les succès comme les difficultés.
Alors, il n' y a pas d'autres voies pour réconcilier la France avec elle-même.
C'est ce que propose Ségolène Royal. C'est le contrat qu'elle propose au pays et qu'elle propose à tous les Français et les Françaises
Alors, mes chers amis, balayons les peurs !
Effaçons les fantômes du 21 avril !
Alors, oui, je le dis à tous ceux qui m'interrogent, car c'est normal, les citoyens, avant de faire un choix, réfléchissent, mais je leur dis : ensemble, mettons toutes les chances de notre côté, car la France aspire profondément à un changement de politique !
Seule Ségolène Royal peut l'incarner et gagner le 6 mai prochain.
Dimanche prochain, au premier tour, puisqu'il conditionne évidemment le choix du second tour, plaçons-la le plus haut possible pour gagner, pour créer cette dynamique !
Alors, Si nous avons l'audace de faire ce geste politique, alors oui, Ségolène Royal saura, avec nous, conduire ce changement jusqu'à la victoire, mais aussi, ensuite, avec nous, relever le pays.
Oui, Ségolène Royal, c'est une femme d'Etat ! Elle est et elle sera, j'en suis convaincu, la Présidente Courage !
Elle sera non seulement la première mais une grande, une très grande Présidente de la République française !
Avant de commencer mon intervention, comment ne pas avoir une pensée pour Sophie Gravaud, sa famille et ses amis ?
Nous sommes bouleversés et révoltés par ce meurtre.
En cet instant, nous pensons à sa maman, à tous ses proches, tous ses amis, et en votre nom à tous, et je sais que vous partagez cette intense émotion, je voudrais adresser un message de solidarité et de fraternité.
Alors oui, en vous voyant si nombreux ce soir, ce Zénith de Nantes métropole tout neuf, vous l'avez non seulement rempli mais il déborde. Et je vous vois si enthousiastes, et je pense au bonheur de 1981. Je pense à cette marée humaine qui accompagnait François Mitterrand ici à Nantes au terme de sa campagne victorieuse.
Je pense à cette chanson de Barbara : « Un homme, une rose à la main, a montré le chemin ».
C'était un 8 mai, un jour de printemps, annonçant, deux jours plus tard, une soirée de liesse.
Eh bien, que cela recommence !
Que la place Royale, récemment rénovée, s'illumine à nouveau des sourires de la victoire !
Que Ségolène Royal montre le chemin !
Nantes est la ville des grands larges !
Et ce soir, Nantes est la ville de tous les rêves, de toutes les espérances !
Qui mieux que Robert Badinter, qui va me succéder dans quelques instants à cette tribune, peut témoigner de cette espérance ?
Merci à toi, Robert, de nous faire l'honneur et le bonheur d'être avec nous ce soir aux côtés de Ségolène Royal.
Tu représentes ce qu'il y a de meilleur en nous, la permanence de nos combats pour la justice, pour la liberté, pour le droit et pour la République.
J'ai encore en mémoire les moments d'émotion que nous avons partagés, ici à Nantes, en septembre dernier, avec les parlementaires socialistes à l'occasion du 25e anniversaire du vote par l'Assemblée nationale de l'abolition de la peine de mort.
On a beaucoup parlé de Jean Jaurès pendant cette campagne, et parfois à tort et à travers. Remettons ce soir les choses à leur juste place. Je citerai simplement une phrase, qui résume beaucoup de choses de l'authenticité de la force de Jean Jaurès dans son combat socialiste, et celui de la République : « Le courage, c'est de rechercher la vérité et de la dire. » Ce courage, aujourd'hui, c'est celui de Ségolène Royal.
Oui, vous le savez, vous l'avez observé et vous aussi, et vous en avez été attristé. Elle a subi des attaques de toutes sortes. Ses compétences ont même été niées. Mais jamais elle n'a cédé ! Elle a continué à écouter les Français, elle a continué de parler de la France à la France, de tracer les voies de son redressement, de s'adresser à l'intelligence des Français et de défendre ce à quoi elle croit sans se laisser intimider !
Voilà les qualités de courage qu'il faut pour être Présidente de la République !
Qui a donc eu le courage de dire aux Français qu'on doit aussi donner à son pays quand on reçoit de lui ? Ségolène Royal.
Qui a mis les salariés, ouvriers et employés, les quartiers populaires au coeur de son projet quand la droite les a abandonnés à la précarité ? C'est Ségolène Royal.
Qui veut construire la sécurité sociale professionnelle, le bouclier logement, la société de la connaissance et de la réussite éducative ? C'est Ségolène Royal.
Qui veut réconcilier les Français et leurs entreprises en aidant celles qui font le mieux en matière d'emplois, de salaires et d'investissements ? C'est Ségolène Royal.
Qui veut moraliser les indécentes rémunérations des patrons du CAC 40 pour mieux réhabiliter les vrais entrepreneurs ? C'est Ségolène Royal.
Qui veut réformer l'Etat pour qu'il retrouve son autorité et restaure l'efficacité du service public ? C'est encore Ségolène Royal.
Qui veut changer la République en donnant plus de responsabilités aux citoyens, aux partenaires sociaux et aux élus, et en particulier aux élus locaux ? C'est encore Ségolène Royal.
Chers amis, que cessent donc les faux procès !
Le pacte présidentiel de Ségolène Royal, c'est la gauche des bâtisseurs qui ont fait la République moderne.
C'est la gauche de la preuve qui veut mettre ses idéaux en concordance avec le réel.
C'est la gauche de caractère qui veut que ses réformes ne soient pas un feu de paille mais une oeuvre durable pour que la société retrouve pleinement confiance en l'avenir.
Oui, Ségolène Royal n'a pas peur, elle n'a pas peur de bousculer parfois les conformismes et les habitudes, parce qu'elle a quelque chose ancré au plus profond d'elle-même, elle n'accepte pas l'injustice, et notamment, elle n'accepte pas que les premiers pas dans la vie sociale d'une grande partie de la jeunesse, ce soit le chômage et la précarité. Alors elle bouscule !
Quand elle propose un contrat première chance, dans le travail, pour les jeunes sortis sans aucun bagage du système scolaire, dont la moitié d'entre eux, après trois ans, sont encore au chômage, c'est pour leur donner une vraie formation, c'est pour leur donner un vrai travail qui ne peut être qu'un CDI avec un vrai salaire !
Alors ne nous y trompons pas, si elle va si loin, si elle est si déterminée, même si ça dérange, c'est parce que Ségolène Royal refuse la résignation, l'injustice et la fatalité, tout simplement.
Quand elle veut aider les entrepreneurs, ceux des très petites et moyennes entreprises et des petites et moyennes entreprises, qui sont prêts à jouer le jeu du gagnant-gagnant, c'est parce que ceux-là, ces dirigeants de PME et TPE, quand ils sont contraints de fermer boutique, ils ne reçoivent pas 8 millions d'indemnités, mais la visite des huissiers, et leurs salariés une lettre de licenciement.
Nous qui sommes ici dans cette région, en particulier à Nantes et à Saint-Nazaire, un site de l'aéronautique, nous demandons que M. Forgeard rembourse ses indemnités en or, et que les salariés d'Airbus ne soient pas les variables d'ajustement d'erreurs stratégiques et industrielles.
Oui, c'est ça le refus de la fatalité et de la résignation !
C'est ça notre gauche à nous ! Et c'est ça le Pacte présidentiel, un donnant/ donnant. Un contrat de droits et de devoirs. Une République où la collectivité a un devoir de solidarité, l'Etat un devoir de protection, le citoyen un devoir de responsabilité, et les pouvoirs publics et les plus hauts responsables un devoir d'exemplarité.
Pour nous, c'est aussi une volonté d'imaginer la République nouvelle et une autre façon de faire fonctionner la démocratie, c'est de rompre avec ces formules que nous avons connues et qu'on voudrait absolument imposer au pays : « je décide, et les citoyens exécutent. » Ce n'est pas notre conception de la démocratie.
Où mieux qu'à Nantes comprendre et accompagner ce message ?
Où mieux que dans ces terres de l'Ouest, ouvertes sur l'océan et sur le monde, là où les citoyens savent que s'ouvrir, c'est s'enrichir, que le grand large, c'est une chance, que le repli sur soi est une impasse.
Nous savons que l'innovation, c'est l'avenir. Nous savons que l'Europe, pour peu que la France y fasse entendre à nouveau sa voix et son message, c'est aussi notre horizon.
Nous savons que l'avenir de nos industries innovantes et performantes, de notre agriculture moderne, responsable, respectueuse de l'environnement, de notre pêche aujourd'hui inquiète, ne peut se concevoir que dans une Europe puissante, qui se protège, qui se dote des moyens d'un indispensable gouvernement économique, d'une véritable politique industrielle, mais aussi d'une ambition de l'excellence environnementale.
Oui ici, mes chers amis, vous tous ici rassemblés, vous le savez, nous sommes porteurs d'une belle tradition de solidarité, nous sommes nourris de la riche histoire des combats ouvriers, et les femmes et les hommes de l'Ouest savent que c'est la triple volonté d'authenticité, de modernité et de justice sociale qui fait réussir durablement la gauche dans les collectivités que nous dirigeons.
Dans les régions, je pense aux Pays de la Loire, mais aussi à la Bretagne, au Poitou-Charentes, dans les départements, et en premier lieu, bien sûr, en Loire-Atlantique où nous sommes aujourd'hui, dans les villes, dans les grandes, les moyennes et les plus petites, nous savons, nous, puisque nous la connaissons bien dans cette région, que Ségolène Royal est vraiment des nôtres.
Alors la politique par la preuve, nous la pratiquons chaque jour, avec elle aussi, et grâce à son élection à la présidence de la République, grâce au changement de politique qu'elle impulsera, grâce à la République nouvelle qu'elle mettra en place, nous aurons demain les moyens de faire toujours mieux pour le développement durable et équilibré de nos territoires.
Alors je ne cesserai de le dire, car ici nous avons une riche expérience, la large union des forces de gauche et des écologistes dans toutes ces collectivités, les plus petites comme les plus grandes, qui se vit ici, dans le quotidien de l'action publique, à ceux qui doutent, ceux qui s'interrogent parfois ou qui trouvent que ce n'est jamais assez, je leur dis parce que nous en avons fait la preuve que c'est le meilleur rempart contre la droite dure, la droite de combat, la droite de M. Sarkozy.
Ce combat, c'est de notre devoir de continuer à le mener, parce que ce candidat qui se veut d'ordre est le désordre personnifié. Au pouvoir, il a dressé les Français les uns contre les autres. Dans sa campagne, il a commencé chez Jean Jaurès, et il est en train de finir chez Jean-Marie Le Pen.
Tout y passe : l'ordre « d'aimer la France ou de la quitter », le ministère de l'immigration et de l'identité nationale, les critiques de plus en plus pesantes contre notre modèle d'intégration, les petits arrangements électoraux, et maintenant les divagations sur la prédestination génétique au suicide ou à la pédophilie.
Vous l'avez compris, chaque jour qui passe, avec M. Sarkozy, tout est possible, mais surtout le pire. Nous ne pouvons pas laisser faire ça !
Quant aux expérimentations de M. Bayrou, elles n'en sont pas moins hasardeuses. On ne fait pas la VIe République en ressuscitant la IVe. On ne construit rien de solide en confondant la droite et la gauche. Vous imaginez ce que seraient chaque semaine le Conseil des ministres et la réunion de l'Assemblée nationale ? Une foire d'empoigne. Un marchandage permanent. Une incapacité à décider, et au bout, la paralysie.
M. Bayrou, c'est tout simplement le candidat cul de sac. Au bout de son chemin, il y a un mur.
M. Bayrou est le candidat de l'illusion et du mirage, même s'il ne ménage pas ses critiques contre Nicolas Sarkozy. Mais on verra bien ce qu'il fera au deuxième tour, pour l'instant, il ne veut surtout pas se prononcer. Mais moi, ce que je voudrais vous dire ce soir, et c'est très important avant le vote, c'est que la France ne peut pas se permettre de ne pas choisir entre deux projets, deux conceptions de la démocratie et de la société. La France a besoin d'un choix clair entre ces deux projets, et devoir choisir entre la droite et l'extrême droite, on a déjà donné, mais choisir entre la droite et la droite, alors là, non merci !
Mes chers amis, pour conclure ce propos, je voudrais vous rappeler qu'il nous reste six jours pour convaincre, six jours pour renforcer le grand rassemblement populaire autour de Ségolène Royal.
Je veux dire aux millions de Françaises et de Français qui s'interrogent encore, jusqu'au bout sans doute sur leur choix de dimanche : Ségolène Royal porte la flamme de la rénovation.
Aidez-la, aidons-là à l'attiser, à la faire s'épanouir.
Donnons-lui la force d'entraîner le pays.
On ne se relèvera pas sur la défiance et sur la passivité.
On ne construira rien de grand sur le rejet et l'affrontement.
Ce que nous voulons, ce n'est pas seulement battre Sarkozy, Bayrou et Le Pen. Ce n'est pas seulement dénoncer les dangers de confusion et de divisions qu'ils génèrent. Ce que nous voulons, c'est créer une adhésion autour d'une politique nouvelle, c'est rendre à la France le goût de s'aimer, rendre à la France le goût de retrouver la confiance en ses moyens, en la richesse de ses talents, de concevoir à nouveau de grandes entreprises collectives.
Ce que nous voulons, c'est construire une gauche exemplaire, une gauche de solidarité qui assume ensemble les responsabilités et qui partage les succès comme les difficultés.
Alors, il n' y a pas d'autres voies pour réconcilier la France avec elle-même.
C'est ce que propose Ségolène Royal. C'est le contrat qu'elle propose au pays et qu'elle propose à tous les Français et les Françaises
Alors, mes chers amis, balayons les peurs !
Effaçons les fantômes du 21 avril !
Alors, oui, je le dis à tous ceux qui m'interrogent, car c'est normal, les citoyens, avant de faire un choix, réfléchissent, mais je leur dis : ensemble, mettons toutes les chances de notre côté, car la France aspire profondément à un changement de politique !
Seule Ségolène Royal peut l'incarner et gagner le 6 mai prochain.
Dimanche prochain, au premier tour, puisqu'il conditionne évidemment le choix du second tour, plaçons-la le plus haut possible pour gagner, pour créer cette dynamique !
Alors, Si nous avons l'audace de faire ce geste politique, alors oui, Ségolène Royal saura, avec nous, conduire ce changement jusqu'à la victoire, mais aussi, ensuite, avec nous, relever le pays.
Oui, Ségolène Royal, c'est une femme d'Etat ! Elle est et elle sera, j'en suis convaincu, la Présidente Courage !
Elle sera non seulement la première mais une grande, une très grande Présidente de la République française !