Texte intégral
Q - La Pologne, qui a pris les rênes de lUnion européenne vendredi, a critiqué légoïsme de certains États, accusés de chercher à défendre leurs intérêts plutôt que lintérêt commun. Elle a notamment évoqué les restrictions apportées à lespace Schengen, visant implicitement la France, que lui répondez-vous ?
R - Je ne pense pas que la Présidence polonaise visait particulièrement un pays. Que lon doive lutter contre les égoïsmes, cest une évidence. Mais avec la réponse graduée qui est proposée aujourdhui, consistant dabord à apporter une aide immédiate aux pays exposés à des pressions migratoires et, dans un second temps, devant une défaillance, à faire jouer la clause de sauvegarde, nous ne défendons pas les intérêts nationaux mais les intérêts de lEurope.
Q - La Commission européenne a proposé mercredi une hausse globale du budget de lUnion européenne de 5 % pour la période 2014-2020. Quen pensez-vous ?
R - Il faut que nous trouvions, comme dans tous les États, une stabilité. Nous pouvons réfléchir aux dépenses et aux recettes. Concernant ces dernières, la France nest pas opposée à une contribution sur les transactions financières internationales. Mais plutôt que de dépenser plus, elle souhaite que lon réfléchisse à dépenser mieux. On pourrait envisager de revoir laide de lUnion européenne aux régions qui ont atteint les objectifs de convergence fixés. Nous souhaitons quil y ait une expertise approfondie dun certain nombre de situations budgétaires, avant denvisager une augmentation forte de la contribution des États.
Q - Vous êtes le cinquième ministre des Affaires européennes nommé en quatre ans, la France nenvoie-t-elle pas un mauvais signal à ses partenaires européens en changeant si souvent de ministre ?
R - LEurope est au cur des préoccupations du président de la République et du gouvernement. Elle la été quand, arrivé à la présidence, il a négocié un traité simplifié qui a permis à lEurope de repartir alors quelle était à la peine. La Présidence française a montré dans une période difficile combien elle était déterminée, volontaire et capable de réunir lEurope pour faire face à la crise. Et aujourdhui encore, face à la crise de la dette souveraine de certains pays, laction du gouvernement est déterminée. Oui, il y a eu plusieurs personnes qui se sont succédé, mais dans une volonté politique forte.
Source http://www.diplomatie.gouv.fr, le 6 juillet 2011
R - Je ne pense pas que la Présidence polonaise visait particulièrement un pays. Que lon doive lutter contre les égoïsmes, cest une évidence. Mais avec la réponse graduée qui est proposée aujourdhui, consistant dabord à apporter une aide immédiate aux pays exposés à des pressions migratoires et, dans un second temps, devant une défaillance, à faire jouer la clause de sauvegarde, nous ne défendons pas les intérêts nationaux mais les intérêts de lEurope.
Q - La Commission européenne a proposé mercredi une hausse globale du budget de lUnion européenne de 5 % pour la période 2014-2020. Quen pensez-vous ?
R - Il faut que nous trouvions, comme dans tous les États, une stabilité. Nous pouvons réfléchir aux dépenses et aux recettes. Concernant ces dernières, la France nest pas opposée à une contribution sur les transactions financières internationales. Mais plutôt que de dépenser plus, elle souhaite que lon réfléchisse à dépenser mieux. On pourrait envisager de revoir laide de lUnion européenne aux régions qui ont atteint les objectifs de convergence fixés. Nous souhaitons quil y ait une expertise approfondie dun certain nombre de situations budgétaires, avant denvisager une augmentation forte de la contribution des États.
Q - Vous êtes le cinquième ministre des Affaires européennes nommé en quatre ans, la France nenvoie-t-elle pas un mauvais signal à ses partenaires européens en changeant si souvent de ministre ?
R - LEurope est au cur des préoccupations du président de la République et du gouvernement. Elle la été quand, arrivé à la présidence, il a négocié un traité simplifié qui a permis à lEurope de repartir alors quelle était à la peine. La Présidence française a montré dans une période difficile combien elle était déterminée, volontaire et capable de réunir lEurope pour faire face à la crise. Et aujourdhui encore, face à la crise de la dette souveraine de certains pays, laction du gouvernement est déterminée. Oui, il y a eu plusieurs personnes qui se sont succédé, mais dans une volonté politique forte.
Source http://www.diplomatie.gouv.fr, le 6 juillet 2011