Discours de M. Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la République et candidat à l'élection présidentielle de 2012, sur le rassemblement des Français et la reconquête par la France de son indépendance, à Paris le 25 mars 2012.

Texte intégral

1. Se retrouver !
Mes chers amis, mes chers compagnons,
de Paris et d’Ile de France,
qu’il est bon de se retrouver !
Et plus encore en cette semaine de trouble, marqués par ces jours de drame, de tension, de paroles déplacées,
symboles d’un pays qui ne tourne plus très rond.
Heureusement, le sursaut a suivi l’horreur.
Je veux :
rendre hommage aux proches et aux familles touchées, magnifiques de retenue et de dignité, rendre hommage aux forces de l’ordre et à leur remarquable sang froid, rendre hommage aux Français, communiant dans une même douleur et dans une même ferveur au deuil de nos 7 victimes.
Ce drame aura permis à chacun de réfléchir au sens du vivre ensemble.
Après tant de mois et d’années où les paroles de division ont succédé aux discours de suspicion
entre Français, tout à coup on redécouvre l’importance d’appartenir à une seule communauté,
la communauté nationale.
Pour autant, ne sombrons pas dans l’angélisme, l’angélisme des bons sentiments masquant les failles de notre société, les dérives des comportements, les lâchetés du monde politique.
Se retrouver est donc une nécessité absolue,  se retrouver ensemble mais surtout nous retrouver nous mêmes.
Nous retrouver nous--mêmes, c'est redécouvrir, personnellement et collectivement, ce qui fonde notre identité et donc notre unité, notre appartenance à la Nation française.
Notre pays ne s’en sortira pas si nous n’avons pas le courage d’effectuer ce travail, si nous n’avons pas la volonté de comprendre pourquoi la France décline, pourquoi elle se morcelle, pourquoi nos compatriotes perdent de vue ce qui les rassemble au profit de ce qui les sépare.
La raison est évidente ! Une Nation c’est comme une bicyclette : le cycliste doit pédaler pour trouver son équilibre et pour pédaler il doit bien choisir une direction !
Si les Français sont malheureux de la France, c’est bien parce qu’il n’y a pas de cap fixé, d’horizon lisible, pas de projets cohérents.
Mais pourquoi donc cette absence de direction, cette incapacité à forger un projet commun : tout simplement car la Nation a perdu sa liberté.
Le pouvoir politique est devenu impuissant, les promesses ne sont jamais tenues, les paroles ne sont jamais suivies d’effets…
Les Français ont perdu le goût de vivre ensemble car la France a perdu sa liberté !
Oui, au fil des années, nous avons perdu la maîtrise de notre destin.
Comment alors nos concitoyens comprendraient--ils l’utilité de faire bloc ?
Car, bien évidemment, on appartient à une Nation pour partager les valeurs communes, pour se protéger, pour réussir ensemble.
Oui, pour retrouver le goût sincère de vivre ensemble, les Français doivent avant tout reprendre leur liberté.
Le pouvoir politique doit retrouver sa capacité à changer les choses.
L’Etat doit redevenir l’instrument de l’action collective au service de l’intérêt général.
C’est tout le sens de ma candidature : le rassemblement des Français est indissociable de la liberté de la France.
Car à quoi bon faire masse si c’est pour regarder passer les trains, être les nouveaux esclaves d’une mondialisation inhumaine ?
A quoi bon prendre Le Bourget, Villepinte ou la Bastille, si c’est pour jeter au final les Français les uns contre les autres, si c’est pour monter un parti contre l’autre. De nouvelles promesses qui seront vite oubliées car impossible à tenir.
Pourquoi alors tous ces combats politiques ?
Au nom de la conservation du pouvoir ? Pour une petite bande dont les membres se sont renvoyé l’ascenseur pendant cinq ans ?
Au nom d’un changement que nous promettent quelques nostalgiques de l’ère Mitterrand qui savent très bien qu’ils ne changeront rien ?
Au nom d’une révolution, dont chacun sait qu’elle finit toujours par un retour à la case départ…
Non, la France mérite mieux que cela !
Nous valons mieux que cela. Ils ont assez parlé ceux qui parlent de la France avec des trémolos dans la voix, mais qui chaque jour la vendent, la livrent et l’abandonnent, parce qu’au fond, ils n’y croient plus.
Mitterrand le socialiste, Chirac le centriste, Sarkozy l’homme de droite se sont succédés depuis 1981 et ont tous les trois échoués.
Oui, depuis 30 ans maintenant, deux partis gouvernent en alternance 15 ans chacun et sont impuissants.
Le chômage et la pauvreté, les impôts, la dette, l’insécurité ont explosé. Chaque gouvernement, c’est un fait, a laissé le pays dans un état pire qu’il ne l’a trouvé.
Pourquoi ? Pour une raison simple : parce qu’ils font semblant de gouverner, ils ont abandonné le pouvoir issu du peuple à des autorités non élues à Bruxelles qui servent les intérêts des marchés financiers, des puissances d’argent.
D’autres décident à la place de nos dirigeants et, bien sûr dans leur propre intérêt, qui n’est jamais celui du pays.
Nous ne pourrons résoudre les problèmes de la France que si nous élisons un Président de la République qui gouverne à nouveau au nom du peuple français dans l’intérêt national.
Mais, bien sûr, ce n’est pas un homme seul qui pourra le faire, c’est la multitude des Français car, comme le disait déjà Péguy, c’est à chacun d’entre nous qu’il revient de « continuer la France ».
Comme moi, vous croyez en la France. Vous croyez en son destin.
Mais attention ! La réussite de la France ne tombera pas du ciel.
Voilà pourquoi c’est un devoir d’agir !
Je crois à la volonté personnelle et collective.
Je crois à l’action personnelle et publique.
Je crois à l’indépendance et à l’espérance.
Je crois que la France est loin d’être finie.
Je crois qu’il y a d’autres choix pour nous
que la Grèce ou l’Allemagne.
La banqueroute ou l’exil fiscal.
Le système ou les extrêmes, qui sont d’ailleurs aussi le système.
C’est maintenant l’heure de la France et de ses retrouvailles avec son destin.
2. Ma candidature
C’est pour cela que je suis aujourd’hui devant vous.
C’est pour cela que j’ai décidé, depuis ce jour d’été 2006, d’être candidat à l’élection présidentielle :
je refuse l’abandon de la France, je refuse que l’on trahisse les Français.
C’est libre que je me bats pour la France libre.
Car il y a eu ce 29 mars 2005 ! Il y a eu ce NON massif des Français au référendum pour la Constitution européenne.
Ce OUI à une France libre dans une Europe différente.
Ce OUI trahi quelques jours après seulement, par ces fausses élites qui ont décidé de faire entrer par la fenêtre ce que les Français avaient massivement rejeté par la grande porte.
Je me souviens du regard, sur le marché de ma ville, de cette femme qui m’interpelle :
Que se passe-t-il ?
Est-ce vrai que nous n’avons pas été entendus ?
Est-ce vrai qu’il se prépare, dans notre dos, de nouvelles négociations pour imposer malgré tout, malgré nous, une vision de l’Europe que nous ne voulons pas ?
Est-ce vrai que nous allons encore être trahis ?!
J’ai compris ce jour là qu’il fallait s’engager. Qu’il fallait faire rempart. Qu’il fallait, quoi qu’il y a ait à y perdre, dénoncer tout haut ce que tant de Français déploraient tout bas.
Ce combat, j’en fais de nouveau le serment, je ne l’abandonnerai jamais.
Car notre force, c’est d’avoir raison !
Oui, nous avions raison avant les autres.
Oui, nous avions raison avant les convertis qui osent aujourd’hui nous parler de L’Europe passoire, du produire français, de la préférence européenne…
Leurs abandons d’hier sont leurs slogans d’aujourd’hui ! Et ils pensent que les Français vont les croire ?!
C’est donc à nous qu’il revient d’incarner, encore et toujours, cette majorité du silence qu’ils espèrent endormir en la berçant d’illusions.
Car ils méprisent tellement le peuple qu’ils pensent qu’on peut le manipuler…
Mais tremblez, dirigeants usés ! La France est de retour !
3. Notre combat
En cet instant, je veux avoir une pensée pour les combattants d’hier et d’aujourd’hui, qui forment la chaîne ininterrompue de la résistance française.
Je pense à cette longue lignée, historique, politique dont nous sommes les successeurs.
Je pense, plus proche de nous, à Philippe Séguin, à Philippe de Villiers, à Jean-Pierre Chevènement.
Je pense à ceux qui ont repris le flambeau aujourd’hui, à nos 300 missionnaires, voltigeurs des mairies de France, partis à la conquête des parrainages, à la rencontre de leurs maires.
Je pense à vous tous militants, sympathisants, amis ou simple curieux, déçus mais qui y croient encore, cocus mais pas contents, aux nouveaux venus qui refusent de baisser les bras.
Je pense aux maires de France, et parmi eux, aux 730 maires qui ont accepté malgré les pressions, les réticences, les désillusions, de parrainer ma candidature.
Vous êtes l’honneur de la vie démocratique française, les piliers qui empêchent l’édifice de tomber, les nouveaux hussards de la République.
Premiers à servir, bénévoles du quotidien, vous êtes ceux qui maintiennent en vie nos communes, coeur battant de notre pays.
Maire, comme vous, je serai votre porte parole durant cette campagne.
Je pense à ces milliers de visages rencontrés, dont vous êtes aujourd’hui un nouveau bouquet, un bouquet de printemps.
J’ai traversé, depuis de longs mois, les routes et les provinces de France.
Et quand d’autres scrutaient les sondages, je rencontrais, moi, les paysages et les visages de France, multiples, divers, unis.
Le visage de l’éleveur qui tire le lait de ses vaches par seul respect pour elles, parce que cela ne lui rapporte plus rien.
Le visage de ces ouvriers, qui aiment leur usine et qui aiment leur travail, mais qui pleurent de voir qu’ils seront bientôt dans la charrette des délocalisations, comme plus d’un million d’entre eux en 10 ans.
Le visage aussi de ce professeur, qui se demande comment, demain, avec encore moins d’heures d’histoire, et moins de moyens pour son établissement, il pourra encore instruire de nouveaux petits Français ;
Ce sont eux qui m’animent.
Ce sont eux qui m’engagent.
C’est par eux et pour eux que je combats.
Ensemble, nous sommes déterminés à combattre et nous sommes confiants dans la victoire.
Car nous le savons, comme disait Hugo, « il n’y a rien de plus fort qu'une idée dont l'heure est arrivée ! »
4. C’est pour nous tous, aujourd’hui, le début de notre campagne de France.
N’attendez pas des Hollande, Sarkozy, Bayrou et des autres une vraie campagne électorale. Ils ont tout à y perdre, rien à y gagner.
Depuis des mois, ils occupent l’espace médiatique faisant semblant de s’écharper sur l’accessoire tellement ils sont d’accord sur l’essentiel.
Prenez François Bayrou et son produire français !
Certes, l’homme est plus terrien que le président actuel, plus solide que son concurrent socialiste.
Mais François Bayrou reste l’enfant caché de Nicolas Sarkozy et François Hollande :
comme eux, il a tout signé, tout ratifié, tous les traités européens, tous les abandons de souveraineté.
Comme eux, il restera comptable devant l’histoire du fiasco des délocalisations.
Pire, il continue d’adorer la Commission de Bruxelles et ses technocrates non élus.
Il continue de tolérer les milliards d’euros gaspillés en pure perte pour sauver les banques en Grèce et au Portugal sans sauver les peuples.
Il continue de rêver à une Europe fédérale utopique qui ne sert en réalité que la finance.
Et que dire de lui lorsqu’il se revendique carrément du général De Gaulle tout en bafouant ses principes ?
Tels ces nombreux gaullistes en peau de lapin qui ont accepté toutes les soumissions supranationales et tous les compromis défaitistes.
Quant à Nicolas Sarkozy…
…
Un collaborateur vient de m’apprendre qu’il venait de rentrer dans le Guinness Book des records… dans deux catégories !
Le record du nombre d’annonces jamais suivies d’effets,
Et le record hors catégorie du nombre de promesses jamais tenues.
Et le pire, c’est que sans aucun complexe, il croit pouvoir recommencer. Mais il ne suffit pas d’enlever sa Rolex pour devenir le candidat du peuple !!!
Quant à François Hollande…
L’homme du fameux « changement c’est maintenant »…
Mais quel changement ?!
Lui qui a signé le traité de Lisbonne, lui qui se couche comme les autres devant l’OMC de son ami socialiste Pascal Lamy.
Lui qui ose aller à la City montrer patte blanche pour dire exactement le contraire de ce qu’il a dit au Bourget.
Avec des ennemis comme Mr Hollande… la finance a de beaux jours devant elle !
Avec François Hollande, ce n’est pas le changement maintenant… c’est le changement lentement !!
Si lentement que la France aura vite sombré dans une mondialisation qui, vous le savez, est impitoyable avec les pays faibles.
Et ce ne sont pas, croyez moi !, les coups de gueule du vieux loup de mer Jean-Luc Mélenchon qui changeront quelque chose.
Car je prends le pari qu’après le 1er tour, il sera le premier en bon rabatteur de voix qu’il a toujours été, à embarquer sur le pédalo socialiste.
Vous l’avez bien compris, ils font une campagne de faux semblant.
Ils occupent la galerie. Ils font le spectacle.
Alors certes parfois, ils effleurent les vrais sujets, mais toujours en dissimulant les causes du mal français : le libre échange déloyal et la nécessité de réellement se protéger, l’euro trop cher et l’urgence d’échapper aux marchés financiers, le laxisme judiciaire et l’absence de frontières.
Leur monde à eux, c’est Francfort, c’est Bruxelles, c’est l’euro, c’est l’OTAN !
Leur monde à eux, c’est un pays aux ordres.
C’est un pays plateforme logistique de la Chine, prestataire de services de l’Asie, marchepied des Etats-Unis, vassal de l’Allemagne, cousin de la Grèce, otage des grands groupes !
En un mot, ils combattent les effets des maux dont ils chérissent les causes, comme l’écrivait le grand Bossuet.
Vous comprenez d’ailleurs pourquoi les éditocrates et le petit milieu parisien les aiment tant.
Tout simplement car ils sont les derniers garde--fous de leur monde qui s’écroule !
C’est pourquoi dans leurs émissions ils ne veulent pas voir la France qui décline.
Ils ne veulent pas entendre les Français qui souffrent.
Ils ne veulent pas remettre en cause ce système qu’ils ont construit ensemble et qui les nourrit.
Alors il faut bien l’admettre !!
Avant de donner des leçons de démocratie au monde entier, avant de mettre en doute le bon déroulement des élections en Russie, la France ferait bien de balayer devant sa porte !
Quel est ce pays qui, le jour où l’égalité des temps de parole s’impose, soudain, supprime les débats politiques à la télévision ?!
Quel est ce pays où une élection privée – la primaire socialiste – fait la une des grands médias et les heures de grande écoute, sur des chaînes de service public, les mêmes qui, quelques mois plus tard, coupent les micros aux candidats déclarés à l’élection présidentielle ?
Quel est ce pays où les sondages veulent formater les consciences.
Des sondages qui, tout le monde le sait, n’ont aucune valeur scientifique, mais qui sont bien pratiques pour faire croire au peuple qu’il n’existe pas d’alternative crédible et sérieuse au système !
Sauf une fausse alternative, qu’ils chérissent tant et qu’ils appellent Marine !
Une Marine Le Pen finalement meilleure alliée de l’UMP et du PS ,tant elle stérilise la protestation légitime du peuple français.
Un Front National bien pratique pour décrédibiliser le bon sens patriotique !
Car il n’est pas acceptable de laisser le protectionnisme assimilé à la peine de mort ou la fin du remboursement de l’IVG, car il n’est pas acceptable de confondre l’indépendance et l’autarcie, car il n’est pas acceptable de faire de certains citoyens les boucs émissaires des maux de l’ensemble de la société, car moi, je ne confondrai jamais le recueillement à Colombey et l’hommage de Louis Alliot à Bastien Thierry.
Pour moi, tout au contraire,
La Patrie c’est le Rassemblement,
La Patrie c’est l’unité nationale, plutôt que la division,
La Patrie c’est la République,
La Patrie c’est la coopération avec les autres peuples libres !
5. Le changement ?
Homme libre, je porte devant vous une parole libre pour une France libre.
Une France libérée des liens qui l’enchaînent et forte des liens qu’il nous faut retisser.
Une France libre et rassemblée.
Et si certains vous promettent aussi la liberté, n’oubliez pas qu’ils portent un message qui divise, qu’ils viennent de l’extrême gauche ou de l’extrême droite.
D’autres encore vous promettent le rassemblement, mais ils portent un bilan et un projet de démission nationale, de capitulation française, économique et politique.
Je suis porteur, moi, d’un double message, solide et cohérent :
- un message d’indépendance, pour une France libre ;
- un message d’espérance, pour des Français rassemblés.
La France libre
La France libre, c’est la France du protectionnisme intelligent.
Car nous devons stopper l’hémorragie de nos entreprises et de nos emplois.
Nous devons retrouver notre politique industrielle.
Pour cela, je n’ai pas peur de vous le dire aujourd’hui…
nous devons nous libérer de l’Union européenne !
Cette Union Européenne qui a confisqué la belle idée européenne, cette Union Européenne qui a dénaturé l’idéal de paix et de progrès que nous partageons tous.
Cette Union Européenne anti-démocratique, repère de technocrates non élus qui reçoivent plus de lobbyistes qu’ils ne rencontrent de citoyens européens.
Regardez ce qu’ils en ont fait de notre Europe, celle du Général de Gaulle et de Conrad Adenaeur :
Une Europe passoire, courant d’air entre deux océans
Une Europe du chômage
Une Europe accélératrice de crise
Une Europe corsetée, en camisole,
Une Europe de la ruine, de la dette, de la banqueroute
Une Europe qui a même réussi à faire de la Grèce, premier né de la civilisation européenne, le premier tué du système européen !
Alors oui, je n’ai pas peur de le dire, je veux réhabiliter nos frontières : frontières nationales, frontières européennes.
Je veux combattre les mirages mortels de l’idéologie libérale du laisser faire, laisser passer,
Je veux que l’Europe cesse d’être l’idiot du village mondial !
C’est tout cela, le protectionnisme intelligent.
C’est pourquoi je propose de :
- favoriser les produits fabriqués en France dans les achats publics
- taxer les marchandises importées qui sont fabriquées à partir de l’esclavage humain
- en finir avec l’Europe bureaucratique pour passer à une Europe des Nations à la carte autour de projets concrets comme l’ont été Ariane ou Airbus
La France libre, c’est une France sans l’euro.
Alors bien sûr, les dirigeants européens s’y opposent aujourd’hui, mais vous verrez que demain, comme pour Shengen, comme pour la préférence européenne, ils nous rejoindront, et réclameront plus tard, l’abandon de l’euro. Mais il sera trop tard !

Sortir l’euro de la France et retrouver un nouveau franc, voilà pourtant l’urgence, et ce pour deux raisons évidentes :
- favoriser nos exportations et freiner nos importations par une monnaie qui ne serait plus surévaluée. Et qu’on ne me dise pas que c’est dangereux puisque tous les pays du monde (Chine, Etats Unis, Angleterre, Pologne, Suède) l’ont fait
- retrouver notre liberté monétaire pour financer les investissements d’avenir par la Banque de France avec des prêts à 0 %.
Aujourd’hui la Banque Centrale Européenne prête à 1% aux banques privées qui prêtent ensuite cet argent aux États entre 3 et 25 % ! Nous économiserons ainsi 20 milliards de dépenses d’intérêt par an sur une somme aujourd’hui de 50.
Avec cet argent économisé, nous pourrons remplacer les postes d’enseignants, de policiers supprimés, et surtout baisser les charges des entreprises pour créer à nouveau de l’emploi dans notre pays.
Je propose ainsi de diviser par deux l’impôt sur les sociétés pour les PME dont les bénéfices sont réinvestis sur le sol français
La France libre, c’est une France libérée des tutelles extérieures,
Une France qui porte sa voix propre dans le concert des nations.
Une France à la politique étrangère autonome.
Car ce n’est pas la France qui est trop petite pour l’Europe, c’est l’Europe qui est trop petite pour la France.
La France est depuis toujours et pour toujours une voix utile pour le monde !
Nous sortirons de la tutelle de l’OTAN, qui nous empêche d’avoir les mains libres, d’intervenir ou de ne pas intervenir, et qui fait de nos soldats les supplétifs de combats qui ne sont pas les nôtres.
Les Etats-Unis d’Europe ne doivent pas devenir les Etats-Unis en Europe.
Vous pouvez comptez sur moi pour mener ce combat.
La France libre, enfin, c’est la France libérée des féodalités intérieures.
C’est toujours la même histoire…
Soumise aux intérêts extérieurs, une nation s’affaiblit toujours de l’intérieur et laisse prospérer les corporatismes, les intérêts particuliers, les oligarchies…
Nous voici à la merci des compagnies pétrolières qui jouent leurs intérêts, sur le dos des Français, sans que l’Etat ne soit capable de réagir !
Idem pour les sociétés autoroutières !
Et pour l’énergie, les grandes surfaces, les semenciers, les coopératives laitières, les syndicats majoritaires…
Je veux mettre au pas les intérêts particuliers qui rackettent les Français !
Oui, je baisserai le prix de l’essence en contrôlant Total, en interdisant aux régions socialistes de profiter des taxes sur le carburant pour construire des palais régionaux !
Oui, je réquisitionnerai les autoroutes au prix où elles ont été bradées et je pourrai ainsi supprimer les péages sur les tronçons amortis !
Oui, je regrouperai EDF/GDF pour plafonner les prix de l’électricité et du gaz,
Et pour préparer la transition énergétique dont les écolos nous rebattent les oreilles en se gardant bien de nous expliquer comment la financer !
Une France libre, mais aussi une France rassemblée.
C’est le deuxième pilier de mon projet présidentiel : le rassemblement des Français.
Une France rassemblée
La France rassemblée, c’est la France où les élus sont irréprochables
Je refuse une France à deux vitesses.
Je refuse que ceux qui ont l’honneur de se voir confier les affaires publiques ne s’en montrent pas dignes.
Je refuse les petits arrangements entre amis, les gros privilèges, les relations incestueuses de la politique et des affaires, qui dégoûte les Français et les détourne peu à peu de tout engagement politique.
Ruptures d’égalité dans l’attribution des marchés publics, trafics d’influence et détournement de fonds publics, financement occulte des partis, évasion et délits fiscaux sous l’oeil clément des ministres, soupçons de rétro commissions en marge de contrats de ventes pour financer des candidatures, abus de biens sociaux... cela suffit !
Car celui qui porte la responsabilité la plus grave, ce n’est pas celui qui ramasse le pouvoir laissé à terre, c’est celui qui l’abandonne, qui démissionne tout en restant en poste, qui abdique.
Ma priorité, c’est de moraliser la vie politique française qui finit par gangréner le pays tout entier.
C???est pourquoi je m’engage
- à durcir les peines contre les délits financiers.
- à rendre inéligible les élus condamnés pour corruption.
- à interdire la possession de médias par des groupes qui dépendent des commandes de l’Etat
- à prendre en compte le vote blanc
- à interdire les machines à voter qui menacent la démocratie !
Moralisons la politique, nettoyons la vie publique, faisons le ménage !!
Les Français le réclament. L’intérêt national l’exige.
La France rassemblée, c’est la France où l’école est un creuset national
Il n’y a pas de civilisation française sans culture, pas de culture sans apprentissage.
Reprenons le chemin de l’école, une école qui élève, qui ouvre les portes de la connaissance, qui encourage la curiosité, qui récompense l’effort.
Une école qui se concentre sur la relation essentielle entre le maître et l’élève, faite de respect et de considération mutuels.
L’Education Nationale traverse un véritable « drame national » : Violence galopante, et de plus en plus jeune, armes à feu dans les collèges, niveau scolaire qui décline, professeurs qui dépriment et ces cohortes d’élèves qui sortent de l’école, le cerveau lessivé, avec en poche un diplôme qui ne vaut plus grand chose.
La seule solution pour remettre en marche l’école laïque, gratuite et obligatoire, l’école qui fait les hommes et les citoyens libres, c’est la voie du référendum.
Car la question est trop grave pour rester confisquée, trop urgente pour rester en sommeil.
Mon projet pour doper l’école de la République sera de :
- Remplacer les enseignants qui partent en retraite
- Augmenter de 9 heures à 15 heures par semaine les cours de français en primaire
- Donner une seconde chance aux élèves qui sortent sans formation du système scolaire par un crédit formation utilisable pendant 10 ans
- Valoriser le statut des enseignants, leur redonner l’autorité sur leur classe
L’école d’aujourd’hui, c’est la jeunesse de demain et la nation d’après demain.
C’est en refaisant l’école que nous referons la France.
La France rassemblée, c’est la France où l’Etat est fort
Nous étouffons en France d’être trop administrés et trop peu gouvernés. C'est-à-dire trop peu protégés.
L’Etat de droit, c’est un Etat centré sur ses missions régaliennes - la police, la justice, - et qui n’intervient pas dans les moindres détails de la vie quotidienne.
Un Etat qui n’étouffe pas la vie nationale mais qui garantisse sa sûreté.
Je veux un Etat fort et juste, à l’inverse de l’Etat d’aujourd’hui.
Je veux un Etat fort avec les forts, avec les puissants qui le narguent dans les caves des cités comme dans les tours dorées de la haute finance.
Et je veux un Etat juste et protecteur avec les faibles, avec ceux qui n’ont, comme disait Jaurés, pour seul bien que la patrie.
Je propose de rétablir l’ordre public notamment en :
- remplaçant les 10 000 postes de policiers et gendarmes supprimés et ouvrir 20 000 places de prison supplémentaires dans les anciennes casernes
- supprimant les réductions automatiques de peine
- en rétablissant le contrôle aux frontières
La France rassemblée, c’est la France de la responsabilité.
Chaque Français doit savoir que s’il veut, il peut !
Et qu’il tient entre les mains une part personnelle du destin de tous. Car la France ne sera meilleure que si chaque Français est incité lui--même à être meilleur, à donner de son mieux.
C’est tout le sens de la révolution de la participation dans l’entreprise, de la généralisation de la propriété individuelle du logement, de l’aide aux familles.
Alors reprenons le pouvoir !
Le pouvoir des idées, les idées au pouvoir.
Ne comptons que sur nous-mêmes, sur notre capacité de révolte, de réaction, d’insurrection, d’innovation, d’action !
Voilà les ressorts de la renaissance française !!
6. Ma conception du Président de la République
Pour incarner cette renaissance, il faut un peuple, et il faut un chef.
L’élection présidentielle est, dit--on, la rencontre d’un homme et d’un peuple. Je souhaite de toutes mes fibres que ce grand rendez--vous démocratique de 2012 permette à la nation de retrouver à sa tête un véritable Président de la République.
Non pas un « hyper-président »
Non pas une sorte de Premier ministre agité,
Non pas un président de Conseil général zélé, plus propre à administrer qu’à gouverner.
Non pas un homme providentiel dont on attend tout, alors qu’un homme seul ne peut pas tout s’il ne s’appuie pas d’abord sur une nation restaurée
La Vème République réclame un Président qui incarne la nation, qui fixe un cap, qui porte un projet cohérent, un Président qui avant chaque décision ne se pose qu’une seule question : est-ce l’intérêt supérieur de la nation ?
C’est à cette condition que les Français retrouveront confiance en eux-mêmes.
Car, soyons en sûrs, ce sont les Français eux--mêmes qui ont entre leurs mains l’avenir de leur pays.
L’avenir de la France, c’est vous, c’est nous.
Je ne suis pas un petit candidat. Mais je suis le candidat des petits !
Chères amies, chers compagnons,
Je vous le dis comme je le pense : ces dernières années, nous sommes trop laissés caricaturés.
Trop souvent, nous avons été considérés comme des inquiets : inquiets face à la mondialisation, inquiets face à l'Europe...
Trop souvent, on nous a accusé de repli sur soi, on nous a accusé d’être trop petits pour pouvoir agir seuls.
Trop souvent, on nous a reproché d’être frileux, et parfois même ... d'être peureux !
Bref, on a dit sur nous tout le contraire de ce que nous sommes.
On nous a insultés. Et il faut le reconnaître, trop souvent, parfois par timidité, parfois par lassitude, souvent les deux à la fois : vous ne réagissiez pas...
Et bien mes chères amies, chers compagnons, ce temps-là est désormais révolu !
Je veux vous le crier !
Ne vous laissez plus intimider par ceux qui ont tout échoué depuis 30 ans, ne vous laissez plus intimider par ceux qui ont oublié les Français,
Chères amies, chers compagnons, ne vous laissez plus jamais caricaturer, ne vous laissez plus jamais mépriser.
Le parti de la peur, de la résignation, aujourd'hui, ce sont nos adversaires politiques qui l’incarnent : l'euro, la commission de Bruxelles, la BCE, l'OMC sont devenus leurs bunkers favoris.
Le vent désormais ne souffle plus dans leurs voiles.
Ils ne peuvent plus compter que sur un seul ressort : la peur.
Ils s’y réfugient pour ne pas affronter le monde tel qu'il est devenu.
Leur Europe, censée nous protéger, nous enferme bien au contraire et nous paralyse, au lieu de nous libérer.
Ce sont eux les passéistes.
Ce sont ceux qui défendent un modèle fini, en faillite.
Ce sont eux qui se reposent sur des théories économiques qui appartiennent désormais au passé, mais certainement pas à l’avenir de notre pays.
Ce sont eux qui ont raté la révolution verte, eux qui ont raté la reconversion énergétique.
Ils ont peur ! Pas nous !
Car c'est vous, oui c'est vous qui êtes épris de liberté, c'est vous qui êtes ouverts sur le monde !
Vous, qui avez compris que le monde sans frontière c'est le monde des barbares, vous qui avez compris que le monde de la finance c'est un monde hostile à l'intérêt général, vous qui savez au plus profond de vous mêmes que la Patrie, c'est ce qui rassemble au delà des clivages et des classes,
C'est vous qui portez la vérité.
Et dans ce combat pour la vérité, je suis là pour montrer le chemin, je suis en première ligne pour prendre les coups, alors marchez à mes côtés vers le premier tour de cette élection présidentielle la tête haute.
Marchez la tête haute car nous avons dans nos rangs tous ceux qui un jour ont porté le destin de leur pays entre leurs mains, tous ceux qui savaient que la liberté était le bien le plus précieux des pauvres, tous ceux qui savent que la Nation protège d'abord les plus faibles d'entre nous.
Gandhi en Inde et les non alignés, Jean Moulin, Bolivar en Colombie, le général de Gaulle bien sûr, mais encore Toussaint l'Ouverture à Haïti ou bien Léopold Sédar-Senghor au Sénégal, tous avaient compris que l'indépendance est la condition indispensable au rassemblement de tous les membres de la seule communauté qui soit, la communauté nationale.
Alors oui, chères amies, chers compagnon,
Aujourd'hui je l'affirme, cette guerre pour l'indépendance de notre pays, nous allons la gagner.
Et nous avons déjà gagné une bataille, lors du référendum de 2005, ne l’oubliez jamais !
Cette victoire, elle est aujourd'hui encore le ferment de la révolution à venir.
Elle est le terreau de nos espérances.
En réalité, chers amis, je vous le dis, nous avons déjà gagné la bataille idéologique !
A nous désormais de faire préférer à nos concitoyens le Parti de la France libre au parti de la peur !
Allez désormais sur toutes les routes de France dire aux Français qu’eux seuls peuvent sauver la France !
Qu’eux seuls peuvent se libérer de l’oppression.
Et ne vous laissez pas impressionner par les sondages manipulés, par les éditocrates malhonnêtes et des économistes vendus aux plus grandes banques :
continuez sans relâche votre travail de terrain et le 22 avril prochain,
c’est le suffrage qui viendra balayer les sondages,
c’est la souveraineté du peuple qui viendra effacer vos doutes.
Nous sommes aujourd'hui plus petits que les autres, certes, mais l'arbre est planté bien plus droit. Il est enraciné dans les profondeurs du pays.
L'arbre de la liberté de la France et du rassemblement des français.
L'arbre de la démocratie au service de l'intérêt général.
Et c'est l'engrais du suffrage populaire qui va faire de cet arbre un symbole pour le Français.
Un espoir pour l'avenir.
Alors oui, Français, reprenez le pouvoir pour l’amour de la France !
Vive la République,
Vive la France, et Vive La France Libre !
Source: http://www.nda2012.fr, le 30 mars 2012