Déclaration de Mme Barbara Pompili, secrétaire d'Etat aux relations internationales chargée de la biodiversité, sur les objectifs de négociation de l'Union européenne ayant trait à la protection renforcée de nombreuses espèces de la faune et de la flore en danger, à Johannesburg le 23 septembre 2016.

Intervenant(s) :

Circonstance : 17ème conférence des parties de la convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES), à Johannesburg (Afrique du Sud) le 23 septembre 2016

Prononcé le

Texte intégral

Monsieur le Président, mesdames, Messieurs les Ministres
C'est avec un grand plaisir que je viens participer à cette réunion de l'Union européenne au niveau ministériel. C'est pour moi une occasion de vous rencontrer puisque ce que très récemment que je suis rentrée dans ce cercle des décideurs en charge sauver la biodiversité.
C'est aussi une excellente occasion, avant cette importante conférence, de finaliser, à haut niveau politique, les stratégies de négociations qui nous, Union européenne, nous permettront d'affirmer notre volonté commune de contribuer le mieux possible au maintien d'une planète vivante, dans le respect de la souveraineté des autres pays.
Les sujets qui vont être traités sont nombreux mais je voudrais insister particulièrement sur la lutte contre la fraude. Si nous ne combattons pas efficacement la criminalité liée à la faune sauvage, il est dérisoire de passer du temps à discuter de la réglementation qui s'applique aux différentes espèces animales et végétales.
Je souhaiterais aussi alerter sur le fait que cette criminalité ne concerne pas que les grands animaux emblématiques mais toutes les espèces qu'elles petites, grandes, laides, belles, terrestres, aquatique ou marines.
L'Union européenne a adopté récemment une stratégie de lutte contre la fraude. Je souhaiterais, que tous, ici, nous réaffirmions l'urgence de la mise en oeuvre et du partage de notre expérience avec toutes les Parties à la CITES, particulièrement celles en développement.
Un sujet va, semble-t-il, occuper beaucoup nos délégations : l'éléphant
Le Conseil a adopté un mandat de négociations. Nous devons tous le respecter. Mais nous entrons dans la phase de négociations. L'UE va NEGOCIER. Cela veut dire, avant tout, d'être à l'écoute des différentes positions, Nous devons pouvoir disposer d'un état des demandes, préoccupations de nos partenaires. J'invite la Présidence et la Commission à être large dans ses consultations, quelle que soit leur position mais particulièrement avec les pays africains de la coalition.
Nous devons être tenus informés de ce qu'envisagent la Présidence et la Commission et nous devons en débattre entre nous
Je voudrais enfin rappeler la Résolution adoptée sur le sujet par l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) à Hawaï il y a moins de 3 semaines. Je suis fière que l'Union européenne s'engage encore plus pour lutter pour la conservation de la biodiversité de la planète et j'espère l'être encore plus après la C0P 17.source http://www.developpement-durable.gouv.fr, le 4 octobre 2016