Déclaration de M. Daniel Vaillant, ministre de l'Intérieur, en réponse à une question d'actualité sur les efforts faits par la France en liaison avec la Grande-Bretagne pour désengorger le centre d'accueil des réfugiés de Sangatte, à l'Assemblée nationale le 24 octobre 2001.

Prononcé le

Intervenant(s) : 

Texte intégral

Il convient de rappeler que ces étrangers ne demandent pas l'asile en France.
Alors que la France ne peut pas faire face à toutes les demandes d'hébergement, il ne paraît pas souhaitable d'accréditer l'idée qu'elle pourrait accueillir sans limite des étrangers en situation irrégulière, lesquels n'ont de surcroît aucune envie de rester sur notre territoire. L'hypothèse de création d'autres centres, éloignés de la liaison ferroviaire transmanche, se heurte à un inconvénient majeur puisqu'il n'existe pas de disposition juridique permettant de contraindre des clandestins à s'y rendre - dès lors qu'il s'agit de centres d'accueil et non de rétention.
La quasi-totalité de ces étrangers sont des ressortissants de pays anglophones pour lesquels il n'existe aucune solution de reconduite à la frontière.
Des efforts importants sont faits par la France pour désengorger ce site. J'ai rencontré récemment M. David Blunkett pour en parler. Le Royaume-Uni est prêt à affecter des fonctionnaires britanniques de l'immigration à la zone de contrôle, en complémentarité avec la police française aux frontières, et à renforcer sa coopération opérationnelle avec la police française. Enfin, je m'efforce de mettre en oeuvre des procédures européennes communes sur l'instruction du droit d'asile afin de réduire les disparités qui existent entre Etats./.
(Source http://www.diplomatie.gouv.fr, le 26 octobre 2001)