Interview de M. Stéphane Travert, ministre de l'agriculture et de l'alimentation, à "Public Sénat" le 21 juillet 2017, sur les enjeux des Etats généraux de l'alimentation.

Texte intégral

CYRIL VIGUIER
L'invité politique de Public Sénat, de Sud Radio avec la presse quotidienne régionale ce matin c'est Stéphane TRAVERT, le ministre de l'Agriculture, bonjour Monsieur le ministre, merci d'être avec nous.
STEPHANE TRAVERT
Bonjour.
CYRIL VIGUIER
Pour vous interroger, à mes côtés, Michaël SZAMES le spécialiste politique de Public Sénat et Véronique JACQUIER la spécialiste politique de Sud radio, bonjour Véronique.
VERONIQUE JACQUIER ET MICHAËL SZAMES
Bonjour.
CYRIL VIGUIER
Stéphane TRAVERT vous avez ouvert les Etats généraux de l'alimentation hier, on vient de voir les images, comment est-on certain qu'il va sortir quelque chose de concret de ces états généraux, que ce n'est pas simplement de l'affichage ?
STEPHANE TRAVERT
Ecoutez c'est un engagement fort du président de la République, pendant la campagne présidentielle nous sommes allés à la rencontre des éleveurs, des producteurs de ce pays et nous nous sommes dits que ce n'était plus possible que dans notre pays aujourd'hui des éleveurs, des agriculteurs qui travaillent dur, qui se lèvent tôt et gagnent peu – pour certains moins de 400 euros par mois – et que l'on puisse tolérer cette situation et, donc, nous avons choisi de lancer des état généraux, c'est-à-dire de réunir autour d'une même table les producteurs, les distributeurs et les transformateurs, mais aussi les consommateurs et faire en sorte que ce triptyque dont je parlais + les consommateurs puisse avoir des discussions pour répartir la valeur et mieux créer de la valeur au service de nos agriculteurs.
VERONIQUE JACQUIER
Mais, Stéphane TRAVERT, est-ce que vous n'êtes pas rattraper par le principe de réalité pour assurer un revenu décent aux agriculteurs ? Je prends un exemple ! Comment fait-on pour être compétitif en Europe quand on n'a pas les mêmes règles, le coût d'une production d'un melon en Espagne c'est 35 euros - euh 35 centimes pardon d'euro – et, en France, c'est 80 centimes ? Alors, là, les états généraux ne vont pas régler cette question ?
STEPHANE TRAVERT
Mais il y a deux phases : un premier chantier s'ouvre au niveau national, je dirais sur création, répartition de la valeur ; mais aussi un chantier européen, parce que bien évidemment nous ne limitons pas notre réflexion aux seules frontières françaises, nous avons un environnement européen sur lequel nous devons travailler et bien évidemment nous attendons à la fin du mois de septembre que nous ayons aussi un certain nombre de propositions qui nous soient faites, des éléments concrets de travail – et nous en avons déjà – pour aussi entamer des négociations avec nos partenaires européens. Je vois tout à l'heure le ministre de l'Agriculture irlandaise, voilà des sujets que nous allons aborder ensemble ; je vois la semaine prochaine ma collègue, mon homologue espagnole, voilà des sujets que je vais aborder avec elle, notamment sur la question des fruits et des légumes aujourd'hui qui apporte une crise importante dans le Sud-ouest.
MICHAËL SZAMES
Oui, parce que le prix par exemple des fruits et légumes est en baisse constante ces derniers temps, qu'est-ce qui va permettre par exemple cet été aux distributeurs de ne pas être en crise comme on l'avait vu dans les années précédentes ?
STEPHANE TRAVERT
Nous, nous avons deux leviers d'action que nous avons mis en place : d'abord un groupe qui travaille avec la GMS pour faire en sorte que la GMS puisse favoriser les produits français dans les rayons...
MICHAËL SZAMES
GMS, vous pouvez nous rappeler ce que c'est ?
STEPHANE TRAVERT
Grandes et Moyennes Surfaces.
MICHAËL SZAMES
Voilà !
STEPHANE TRAVERT
Dans les grandes surfaces pour qu'elle puisse privilégier les produits français, parce que cette année nous sommes à une sorte d'interaction, c'est-à-dire que les fruits français sont arrivés un peu plus vite que d'habitude et qu'ils entrent en...
MICHAËL SZAMES
Donc, c'est une bonne nouvelle pour le consommateur ?
STEPHANE TRAVERT
C'est une bonne nouvelle pour le consommateur, mais il se retrouve directement je vais dire avec un choix de produits - du produit français ou du produit par exemple espagnol - et il ne sert à rien de dire que les produits espagnols ne doivent pas venir non plus sur notre territoire, nous sommes dans un marché commun, pour autant la GMS peut porter une ambition avec nous pour faire en sorte que les consommateurs aillent choisir d'abord les produits de nos producteurs ; Ensuite, nous allons relancer – et elle démarre lundi prochain – une nouvelle campagne de promotion sur les fruits, parce que je crois que c'est important que les Françaises et les Françaises, parce que nous avons besoin aussi de faire de la pédagogie...
MICHAËL SZAMES
Promotion, de la publicité grand public ?
STEPHANE TRAVERT
De la publicité grand public pour faire en sorte que les consommateurs consomment des fruits, consomment des légumes, vous savez le concept cinq fruits et légumes par jour on s'est aperçus que les résultats qui avaient bien marché au début étaient en train de retomber et, donc, on a besoin de relancer une dynamique là-dessus.
VERONIQUE JACQUIER
A ce propos est-ce que vous allez lancer une dynamique sur le bio, parce que les Français sont demandeurs, mais ça coûte très cher, est-ce que vous allez prendre des initiatives ?
STEPHANE TRAVERT
Des initiatives il y en a déjà beaucoup, c'est-à-dire que sur de nombreux territoires on assiste à un nombre de conversions vers le bio qui sont de plus en plus importantes. Mais aujourd'hui vous savez...
VERONIQUE JACQUIER
Ça ne fait pas baisser pour autant les prix, pour l‘instant ?
STEPHANE TRAVERT
Non, mais en même temps si vous voulez on ne doit pas continuer cette espèce de spirale du prix le plus bas, parce qu'il faut bien se rappeler d'une chose c'est que quand même on a perdu près d'un milliard et demi de valeur sans que l'on sache à aucun moment où cette valeur est partie et donc, aujourd'hui, il y a des marchés, il y a des modèles agricoles, il y a des philosophies attachées à ces modèles agricoles et moi je ne veux pas les opposer les uns et les autres ; et c'est ce que j'ai dit hier dans le courant des états généraux, dans cette journée de lancement, c'était de dire : « il y a des modèles agricoles qui correspondent à des marchés et qui correspondent à des besoins et des attentes de consommateurs » et, derrière, c'est : « donnons-nous les moyens pour répondre à cette demande des consommateurs ».
VERONIQUE JACQUIER
Donc il n'y a pas une uniformisation d'un modèle, bien sûr, Stéphane TRAVERT ?
STEPHANE TRAVERT
Non, bien sûr que non, la France elle est diverse.
MICHAËL SZAMES
Stéphane TRAVERT, on a beaucoup de questions à vous poser, on va parler du loup dans un instant. Pour finir sur les états généraux, le but c'est bien donc de trouver un compromis entre la grande distribution et les consommateurs, est-ce que vous pouvez nous dire si ça va finir par une loi comme d'habitude ?
STEPHANE TRAVERT
Trouver des compromis, trouver des accords, négocier des accords...
MICHAËL SZAMES
Trouver un compris c'est une loi ?
STEPHANE TRAVERT
Et derrière nous aurons des éléments qui nous permettrons soit d'agir sur le plan réglementaire, soit d'agir sur le plan législatif et voire de retravailler sur la LME - on ne s'interdit rien - mais pour l'instant moi je ne peux pas vous dire aujourd'hui alors que nous avons lancé les états généraux hier ce que sera la fin du processus...
MICHAËL SZAMES
Oui, mais ça peut se terminer par une loi.
STEPHANE TRAVERT
Mais ça peut se terminer par un texte législatif, mais pas que.
VERONIQUE JACQUIER
Le feu vert pour l'abattage de 40 loups, comment se fait-il que le loup pose problème en France, il pose beaucoup moins de problèmes en Italie, est-ce que le fait de tirer sur ces loups règle la situation d'ailleurs - Italie par exemple ils ont fait la promotion de l'équipement clôture électrique -est-ce qu'on ne peut pas faire la même chose en France ?
STEPHANE TRAVERT
Mais je pense que vous voyez avant de venir ce matin à 7h15 je rencontrais une délégation d'éleveurs de l'Aveyron et je me suis engagé à aller les voir le 1er septembre prochain, hier encore ils ont subi des attaques, moi ce qui m'importe c'est de défendre les éleveurs et moi je ne suis pas un ennemi du loup non plus, ce que ce que je veux c'est qu'on puisse tendre vers un objectif qui est de zéro attaque, c'est comment prévenir les attaques, comment prévenir la prédation, comment faire en sorte que...
VERONIQUE JACQUIER
Oui, mais le loup est un prédateur.
STEPHANE TRAVERT
Le loup est un prédateur ! Mais comment faire en sorte que, à la fois, les bergeries puissent être bien protégées - et donc il y a un certain nombre de dispositifs qui accompagnent ces protections - il y a eu des recrutements autour de lieutenants de louveteries, des brigades du loup qui dès lundi vont revenir sur les territoires maintenant que nous avons signé les arrêtés - et je sais que c'est très attendu par les professionnels - mais moi ce que je ne veux pas là non plus c'est opposer tous les contraires, c'est-à-dire que nous avons besoin...
VERONIQUE JACQUIER
Ca veut dire quoi, ça veut dire qu'on va devoir s'habituer à tirer sur des loups chaque année ?
STEPHANE TRAVERT
Ecoutez, il y a eu des choix qui ont été faits à un moment de réintroduire le loup dans les massifs, aujourd'hui nous constatons que ces populations de loups ont augmenté, je crois que nous devons trouver des accords...
CYRIL VIGUIER
Vous allez avoir un problème d'opinion publique quand même, vous savez bien que les gens ne vont pas laisser passer ça, vous allez avoir une grande mobilisation pour les loups, c'est un animal un peu symbole ?
STEPHANE TRAVERT
Mais bien sûr, mais je suis...
CYRIL VIGUIER
Et donc vous avez un problème d'opinion publique et de communication, les deux ?
STEPHANE TRAVERT
Non, mais ne m'emmenez pas sur là où il est toujours de toute façon hors de question d'aller, moi je ne suis pas...
CYRIL VIGUIER
Vous avez vu Nicolas HULOT lui-même a modéré les choses en renvoyant les choses en septembre...
STEPHANE TRAVERT
Mais bien évidemment ! Et nous travaillons ensemble...
CYRIL VIGUIER
Il est en discussion avec toutes les parties ?
STEPHANE TRAVERT
Mais bien évidemment ! Nous travaillons ensemble sur ce sujet-là.
CYRIL VIGUIER
Ca s'annonce mal.
STEPHANE TRAVERT
Aujourd'hui nous avons signé un arrêté et un communiqué conjoint avec Nicolas HULOT qui nous emmène jusqu'en décembre, d'ici le 31 décembre nous allons remettre toutes les parties en présence et rediscuter pour avoir un plan de gestion pluriannuelle qui nous permette de trouver des solutions qui soient acceptables par tous et je crois que dans cette discussion nous avons besoin de travailler avec comme on dit les progressistes des deux rives, c'est-à-dire de faire en sorte que nous puissions trouver des accords gagnant - gagnant, à la fois pour les éleveurs - parce qu'il faut les protéger - parce que quand vous voyez des photos de brebis égorgées, quand vous voyez les éleveurs qui sont dans la détresse que l'on peut connaître, nous avons besoin d'être à leurs côtés. Mais je comprends en même temps celles et ceux qui défendent le loup, parce que - vous l'avez dit et vous avez raison - c'est un animal emblématique, de légende, de symboles, je crois que nous avons besoin de...
CYRIL VIGUIER
Barrière électrique italienne effectivement.
VERONIQUE JACQUIER
Et ça ne pose pas de problème en Italie d'ailleurs...
CYRIL VIGUIER
Oui, barrière électrique.
VERONIQUE JACQUIER
Le loup ne pose pas de problème en Italie, la population des loups est beaucoup plus importante.
STEPHANE TRAVERT
Mais difficile de... l'habitat n'est pas le même, nous avons un habitat beaucoup plus diffus dans certaines montagne et il est difficile malgré tout de clôturer un pan de montagne complet. Mais je veux me rendre sur place et je me suis engagé à aller en Aveyron, dans les Hautes-Alpes et dans les Alpes-de-Haute-Provence pour voir comment les éleveurs travaillent.
MICHAËL SZAMES
Ça ne date pas d'hier, mais les relations n'ont jamais été au beau fixe entre le ministre de l'Agriculture et celui de l'Environnement, il y a eu des cas d'école Stéphane LE FOLL - Ségolène ROYAL et peut être vous-même avec Nicolas HULOT, où est-ce que vous en êtes aujourd'hui , on sait qu'il y avait eu une opposition il n'y a pas très longtemps sur les pesticides tueurs d'abeilles -c'est le Premier ministre qui avait tranché – où en sont vos relations ?
STEPHANE TRAVERT
Nous avons d'excellentes relations et nous travaillons bien tous les deux...
MICHAËL SZAMES
Oui, vous n'allez pas me dire autrement.
STEPHANE TRAVERT
Non, mais alors détrompez-vous, moi je dis toujours les choses, je dis les choses comme je les pense - parce que c'est normal - et je peux vous dire qu'avec Nicolas HULOT nous travaillons bien et nous sommes mus par le même objectif, nous souhaitons que ce gouvernement réussisse ; et je crois qu'il commence à bien faire de vouloir opposer sans cesse l'environnement et l'agriculture ou d'opposer l'environnement et l'industrie, nous sommes complémentaires, nous devons travailler ensemble pour trouver des solutions, et c'est ce que nous essayons de faire, moi je suis dans mon rôle quand je défends les agriculteurs et les producteurs, mais chacun est dans son rôle et on essaye de trouver des accords gagnant - gagnant et c'est ce que nous avons fait sur le loup.
CYRIL VIGUIER
C'est Stéphane TRAVERT, le ministre de l'Agriculture, qui est notre invité politique ce matin. Hier Stéphane TRAVERT Emmanuel MACRON a rassuré les militaires en leur disant que le budget de la Défense sera bien augmenté en 2018, du coup vous êtes inquiet pour votre ministère, vous ?
STEPHANE TRAVERT
La règle a été simple, moi je n'ai pas d'inquiétude à ce stade, nous avons un travail à faire pour présenter une copie budgétaire au Premier ministre, j'ai eu une première réunion avec le ministre des Comptes publics Gérald DARMANIN cette semaine, nous allons rendre nos propositions et notre copie et nous allons bien travailler...
VERONIQUE JACQUIER
Et les économies vous allez les faire où ?
MICHAËL SZAMES
Oui, les efforts, les économies ?
STEPHANE TRAVERT
Nous allons surtout dépenser mieux et c'est à travers se dépenser mieux que je souhaite conduire la politique de ce ministère.
VERONIQUE JACQUIER
Mais dans quels secteurs ? Ca veut dire quoi ? Donner un exemple concret.
STEPHANE TRAVERT
Pas d'exemple concret aujourd'hui à nous donner - nous sommes en train de travailler - et je ne vous donnerai pas le résultat d'une consultation avant même que le Premier ministre en ait été informé, mais je sais que nous allons devoir faire des efforts....
MICHAËL SZAMES
Alors, justement, pour prendre un exemple très concret ?
STEPHANE TRAVERT
Mais il y a des efforts de structures à faire dans certains endroits, il y a une autre façon de dépenser les crédits et l'argent public, et mon travail à moi c'est de veiller à ce que je puisse tenir les objectifs et les engagements du président de la République, c'est ma seule boussole.
MICHAËL SZAMES
Engagements qui ont été tenus aussi l'an dernier par François HOLLANDE avec une enveloppe de près d'un milliard d'euros quand le secteur était en crise pour l'agriculture, 850 millions pour être plus précis, ce fonds il sera garanti ?
STEPHANE TRAVERT
Aujourd'hui je ne peux pas le certifier et nous devons travailler...
MICHAËL SZAMES
Ah oui ! C'est un message très important ce que vous dites pour les agriculteurs, ce fonds n'est pas sûr d'être garanti ?
STEPHANE TRAVERT
Mais aujourd'hui il l'est, moi je dois regarder les choses au cas par cas et, comme je vous l'ai dit, je n'ai pas encore rendu ma copie budgétaire et c'est au Premier ministre de la connaître en premier lieu.
VERONIQUE JACQUIER
Stéphane TRAVERT, à propos de copie budgétaire, le budget est proposé par les ministres, il est voté par le Parlement, alors hier quand Emmanuel MACRON dit : « aucun budget n'augmentera en 2018, sauf celui de l'Armée » est-ce que ce n'est pas une façon quand même de passer au-dessus du Parlement, est-ce qu'on est encore en République parlementaire en France ?
STEPHANE TRAVERT
Mais bien sûr madame, le Parlement à conserver tous ses droits - et c'est heureux - et nous sommes dans une belle démocratie vivante et bien organisée.
VERONIQUE JACQUIER
Parce que ça pose des questions quand même.
STEPHANE TRAVERT
Mais le Parlement saura le moment venu proposer les amendements, mais à la fin c'est la majorité qui tranche, mais le président de la République a donné un cap et je partage ce cap bien évidemment.
CYRIL VIGUIER
Stéphane TRAVERT, François HOLLANDE prend la parole pour s'engager à Arles ce soir, il évoquera sa fondation « La France s'engage », est-ce que pour vous François HOLLANDE a marqué l'histoire des présidents Français, a marqué l'histoire tout court récente ?
STEPHANE TRAVERT
François HOLLANDE aura été le président qui aura vécu les attentats qui ont endeuill notre pays et je trouve que...
CYRILE VIGUIER
Vous voulez dire que c'est les éléments extérieurs qui font que François HOLLANDE restera dans l'histoire française...
STEPHANE TRAVERT
Ce ne sont pas des éléments extérieurs, les attentats ont eu lieu sur le sol français...
CYRIL VIGUIER
Mais vous avez compris ma question.
STEPHANE TRAVERT
Oui, bien sûr, mais les attentats ont eu lieu sur le sol français et je crois qu'il s'est révélé être un président qui savait décider dans des moments difficiles comme ceux-là. Pour le reste, je crois qu'il y a eu pendant le précédent quinquennat... je dirais il a manqué un récit, de savoir ce que la majorité voulait faire et là où elle voulait emmener les Français, je crois que c'est ce qui a manqué cruellement à notre dernier quinquennat, mais sur cette question je pense que François HOLLANDE restera le président qui aura su gérer avec efficacité, humilité et une grande fermeté les attentats terroristes et qui aura pris les bonnes décisions.
CYRIL VIGUIER
Stéphane TRAVERT, ministre de l'Agriculture. Les résultats des états généraux on les attend en fin d'année c'est ça, en novembre ?
STEPHANE TRAVERT
Fin d'année oui, plutôt décembre, il y aura ce qu'on appelle l'agenda des solutions et à partir de cet agenda des solutions nous déterminerons le travail législatif et réglementaire que nous mettrons à disposition...
CYRIL VIGUIER
Les Etats généraux de l'alimentation. Merci Stéphane TRAVERT, ministre de l'Agriculture, on passe au débriefe de vos propos dans un instant.
STEPHANE TRAVERT
Merci à vous.
Source : Service d'information du Gouvernement, le 27 juillet 2017