Interview de M. Benjamin Griveaux, secrétaire d’Etat, porte-parole du Gouvernement, à Sud Radio le 15 février 2018, sur les plaintes en justice visant un ministre, le service national universel et la définition du "juste prix" pour les agriculteurs.

Texte intégral

PATRICK ROGER
Bonjour Benjamin GRIVEAUX.
BENJAMIN GRIVEAUX
Bonjour.
PATRICK ROGER
Vous sillonnez la France pour porter la parole du gouvernement, vous serez par exemple ce soir donc, on le disait tout à l'heure, en public, à 7h30, à Toulouse, salle Sénéchal. Qu'est-ce que vous allez répondre quand on vous demandera : jusqu'où doit aller l'exemplarité quand un ministre, Gérald DARMANIN évidemment, est mis en cause une deuxième fois, plainte d'une femme pour abus de faiblesse ?
BENJAMIN GRIVEAUX
Je répondrai assez simplement qu'une mise en cause n'est pas une mise en examen, que la règle a été fixée par le Premier ministre, et que quand on fixe une règle, on s'y tient, c'est la mise en examen qui justifie le départ du gouvernement, et dans le cas d'espèce, la mise en cause qui a été celle révélée hier à l'encontre de Gérald DARMANIN n'est pas une mise en examen, il faut donc laisser la justice faire son travail, il faut évidemment respecter la parole des plaignantes et des douleurs qui peuvent être révélées dans ce cas de ces mise en cause, mais elles ne valent pas mises en examen, donc la règle, elle est simple, c'est le droit, rien que le droit.
PATRICK ROGER
Oui, mais est-ce qu'il ne devrait quand même pas se mettre en retrait, parce que, hier, par exemple, il n'est pas venu s'expliquer aux questions de l'Assemblée, c'est délicat, c'est difficile de faire sereinement dans ces conditions son métier…
BENJAMIN GRIVEAUX
Je ne suis pas certain que sa non-présence hier aux questions au gouvernement, vous savez, ça arrive à des ministres de ne pas être présents aux questions au gouvernement, que ce soit à l'Assemblée nationale ou au Sénat pour des raisons parfois d'agenda, donc je ne suis pas du tout certain que ce soit lié à cette histoire.
PATRICK ROGER
Non, mais avouez que c'est quand même compliqué de mener…
BENJAMIN GRIVEAUX
Mais si à chaque fois qu'il y a une mise en cause, il doit y avoir un départ du gouvernement, j'ai peur que, il y ait beaucoup de gouvernement qui résiste…
PATRICK ROGER
Oui, mais il y a une plainte quand même !
BENJAMIN GRIVEAUX
Mais il y a une plainte…
PATRICK ROGER
Ce n'est pas une simple rumeur ni quoi que ce soit, là…
BENJAMIN GRIVEAUX
Il y a une plainte qui a été déposée, à nouveau, quand vous déposez une plainte, il arrive que les affaires soient classées sans suite. C'est ce qui est déjà arrivé à maintes reprises.
PATRICK ROGER
Oui. Emmanuel MACRON met en garde contre une République du soupçon, et quand le but des contre-pouvoirs fini par être de détruire ceux qui exercent le pouvoir, a-t-il dit l'autre jour, il y a un danger pour la démocratie, est-ce que ça signifie, entre les lignes, qu'il y a une exploitation peut-être aussi par l'opposition, Laurent WAUQUIEZ, par exemple, qui réclame la démission de Gérald DARMANIN ?
PATRICK ROGER
Mais j'ai cru comprendre que Laurent WAUQUIEZ était minoritaire dans son propre parti politique, puisque l'immense majorité notamment des parlementaires issus des rangs des Républicains n'ont pas demandé la démission de Gérald DARMANIN, faisant preuve, là, à nouveau, du respect d'un principe simple en droit français, qui est la présomption d'innocence, et qui s'applique à chacun, ministre ou pas, il n'y a pas des justices à deux vitesses, il n'y a pas deux catégories de justiciables dans le pays, il y a un principe : la présomption d'innocence, et il y a le respect du droit, je comprends que Laurent WAUQUIEZ fasse de la politique avec le droit, je lui conseillerais de s'abstenir.
PATRICK ROGER
Bon, un dernier mot, si ça s'avère exact, il devra vraiment se mettre en retrait, là, cette fois, Gérald DARMANIN ?
BENJAMIN GRIVEAUX
S'il est mis en examen, la règle sera appliquée comme elle l'a toujours été.
PATRICK ROGER
Oui. Cacophonie sur le service national quand même ces derniers jours, fin de la partie visiblement, rompez, ce sera obligatoire pour tous, c'est ce qu'a dit le président. Quel financement ?
BENJAMIN GRIVEAUX
Ce sera obligatoire, ce sera universel, et ce sera donc pour une période, comme l'a expliqué le président de la République, de 3 à 6 mois. On a un rapport qui sera remis le 30 avril, qui voit les modalités techniques, financières, juridiques, est-ce que, il y aura une dimension obligatoirement militaire, quelle sera la dimension civile de ce service. C'est à partir de cela qu'on pourra déterminer le coût. J'ai entendu beaucoup de caricatures sur ce service militaire, il n'est pas question de remettre dans des casernes une classe d'âges complète pendant 3 à 6 mois, mais de mettre en place…
PATRICK ROGER
Voyez, certains disent ce serait peut-être pas plus mal !
BENJAMIN GRIVEAUX
Oui, très bien, mais les mêmes qui vous expliqueront que le coût serait inconsidéré, donc, voyez, il faut être cohérent. Nous…
PATRICK ROGER
Vous, vous êtes favorable à quoi, Benjamin GRIVEAUX ?
BENJAMIN GRIVEAUX
Nous, on est favorables à un système assez simple, qui fait que c'est un moment important de rencontre entre la jeunesse d'un pays et la nation, c'est de recréer du collectif, ça fait 30 ans que dans ce pays, on fait de la politique en "antagonisant" le pays, les chefs d'entreprise contre les salariés, les banlieues contre les villes, la ruralité contre les métropoles, les actifs contre les inactifs. Nous, on veut remettre du vivre ensemble, du collectif, et c'est un moment où, quelle que soit votre origine sociale, quelles que soient les études que vous ayez envie de conduire, quel que soit le milieu dont vous êtes issu, eh bien, vous partagez un moment ensemble, c'est ça l'objectif. Ça peut avoir une dimension militaire, ça peut avoir une dimension civile, moi, je suis assez favorable à ce que les deux options puissent être mises sur la table, c'est ce qui à sera discuter dans le cadre du rapport remis le 30 avril, et ensuite, le gouvernement tranchera…
PATRICK ROGER
Alors, vous, vous dites, justement, de la cohérence, Benjamin GRIVEAUX, vous allez écouter les doléances en quelque sorte des Français quand vous allez sur le terrain, sur le 80 sur les routes, est-ce que vous entendez cette petite musique qui monte, pas seulement des campagnes, mais de beaucoup de Français quand même ?
BENJAMIN GRIVEAUX
On entend la musique qui monte, mais je vais vous dire quelque chose, il y a 9 morts par jour en France sur les routes, sept fois plus de blessés graves avec des séquelles parfois à vie, physiques, mais aussi des séquelles psychologiques très fortes pour eux, pour leur entourage. J'invite les gens à se rend dans les services des grands blessés de la route dans les grands hôpitaux français, quand vous y passez un peu de temps…
PATRICK ROGER
Non, mais laissons la voiture au garage, et puis…
BENJAMIN GRIVEAUX
Non, ce n'est pas laissons la voiture au garage, mais si, comme les études et l'ensemble des experts nous l'annoncent, on peut sauver 3 à 400 vies par an, sur un trajet quotidien de 40 kilomètres, abaisser la vitesse de 90 à 80 km/h, c'est trois minutes de temps en moins, est-ce que trois minutes ne valent pas une vie ? Ma conviction, c'est que, oui.
PATRICK ROGER
Bon, nous verrons, Benjamin GRIVEAUX. Une question, on va en venir à la politique et l'économie, peut-être, être séduisant et bien jouer, ce n'est pas forcément gagné, on l'a vu hier soir avec le PSG contre le Réal pendant 80 minutes. Emmanuel MACRON est aussi séduisant, mais pas encore de véritables résultats en termes d'emplois notamment, c'est ce qu'on lui reproche, est-ce que, il y a des éclaircies qui arrivent ?
BENJAMIN GRIVEAUX
Ecoutez, il y a des entreprises qui ont fait des annonces, on était à Versailles avec 140 chefs d'entreprise étrangers, avec des investissements importants dans les territoires qui ont été faits à Valenciennes, le groupe AMAZON annonce la création de 2.000 emplois, et donc…
PATRICK ROGER
Ça, c'est confirmé ?
BENJAMIN GRIVEAUX
Oui. Et donc…
PATRICK ROGER
Qui auront lieu où, ces 2.000 emplois ?
BENJAMIN GRIVEAUX
Dans l'ensemble du pays. Sur l'ensemble des sites. Donc on a des entreprises qui ont, et moi, le passage à Bercy, mes six mois passés à Bercy comme secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Economie et des finances, m'ont démontré que quand vous allez à l'étranger, le regard des entreprises étrangères sur la France a changé, que les gens ont envie d'y investir, mais qu'ils attendaient de voir si les réformes annoncées dans le cadre de la campagne présidentielle, elles étaient tenues, ces promesses, elles ont été tenues avec la réforme du marché du travail, avec la réforme du capital, et donc avec la création d'un environnement économique favorable à l'investissement, aux entreprises et aux emplois, ça prend du temps, nous sommes là depuis huit mois, mais il y a déjà des résultats tangibles en termes d'investissements dans le pays.
PATRICK ROGER
Oui, Benjamin GRIVEAUX, question politique encore avec Michaël DARMON sur Sud Radio.
MICHAËL DARMON
Alors, une information qui vient de tomber d'ailleurs à l'instant, selon l'INSEE, le taux de chômage est repassé sous la barre des 9 % en 2017, au plus bas depuis 2009, qu'est-ce que vous dites, merci François HOLLANDE ?
BENJAMIN GRIVEAUX
On dit qu'il faut continuer et que le rythme engagé de baisse du chômage est une bonne chose, vous savez, moi, on ne fait pas partie de ceux qui considèrent que tout a été mal fait, mais en revanche, que les réformes structurelles sur le marché du travail, sur le capital, n'avaient pas été conduites, que ce soit à gauche ou à droite, que ce soit François HOLLANDE ou Nicolas SARKOZY ou même leurs prédécesseurs, et donc que les réformes importantes, nous les avons faites rapidement, on nous a dit beaucoup : vous faites trop de choses trop vite, il faut les faire au début du quinquennat parce qu'elles mettent du temps à produire des effets, et le combat absolu de ma génération, c'est la lutte contre le chômage. Trois millions et demi de chômeurs, moi, j'ai l'impression d'être né avec ce mal français, il est temps d'en finir.
MICHAËL DARMON
Alors, révolution toujours, le rapport de Jean-Cyril SPINETTA, ancien PDG d'AIR FRANCE, va être remis, sur donc la réforme de la SNCF, il préconise la fin du statut des cheminots, c'est un préalable obligatoire pour vraiment changer les choses à la SNCF ?
BENJAMIN GRIVEAUX
Il ne préconise pas que ça, il y a une quarantaine de propositions qui sont formulées dans le rapport qui sera remis tout à l'heure au Premier ministre, avec finalement des enjeux importants pour la SNCF, 1°) : préparer l'ouverture à la concurrence qui arrivera sur le TGV en 2019, et pour les trains régionaux…
MICHAËL DARMON
C'est la crise que tout le monde craint…
BENJAMIN GRIVEAUX
Et sur les trains régionaux, oui, mais vous savez…
MICHAËL DARMON
Au sein du gouvernement, j'entends...
BENJAMIN GRIVEAUX
Je ne suis pas sûr que… vous savez, on est lucide, on est responsable et on n'avance pas en ayant la peur au ventre, on avance de manière sérieuse. Donc il y aura en 2019 l'ouverture à la concurrence pour le TGV, en 2023, pour les trains régionaux. Et puis, il y a quand même un sujet, c'est que chaque année, la dette de la SNCF s'accroît de trois milliards, fin 2018, c'est 50 milliards de dette, c'est 750 euros par Français. Le modèle n'est plus tenable. Donc il faut trouver un nouveau modèle économique, il faut trouver un système ferroviaire qui réponde aux questions de mobilité du quotidien…
PATRICK ROGER
Il faut la supprimer…
BENJAMIN GRIVEAUX
Aux questions de mobilité du quotidien des Français, on a sans doute fait trop de grandes lignes et pas assez s'occuper des mobilités des mouvements pendulaires du quotidien, des gens qui vont du boulot…
MICHAËL DARMON
Oui, il faut supprimer beaucoup de petites lignes…
BENJAMIN GRIVEAUX
Attendez…
MICHAËL DARMON
C'est ce qui est préconisé…
BENJAMIN GRIVEAUX
La question est de savoir quel est le bon moyen de transport pour les mobilités du quotidien. C'est tous ces enjeux-là, et il y aura aussi la question du statut, on mettra tout sur la table…
MICHAËL DARMON
Alors, une question politique, d'autres élections législatives partielles donc sont prévues, est-ce que dans l'état actuel de son organisation, le mouvement La République En Marche est en état de mener campagne et de gagner les élections ?
BENJAMIN GRIVEAUX
Le mouvement La République En Marche organise 1.000 événements par mois, je mets au défi de trouver un mouvement politique dans le pays qui soit en capacité…
MICHAËL DARMON
Oui, mais 1.000 événements, mais il faut gagner des élections…
BENJAMIN GRIVEAUX
Qui soit aujourd'hui en capacité de mobiliser…
MICHAËL DARMON
Ce n'est pas ça le but…
BENJAMIN GRIVEAUX
Il faut gagner des élections, c'est vrai, il ne vous aura pas échappé que la législative partielle qui se tient notamment dans le sud-ouest, où je me rends tout à l'heure…
PATRICK ROGER
A Saint-Gaudens…
BENJAMIN GRIVEAUX
A Saint-Gaudens, exactement, eh bien, c'est un candidat socialiste qui l'a emporté la dernière fois, il sera difficile de nous faire le procès si nous ne remportons pas cette législative de dire que c'est une défaite. En revanche, si…
MICHAËL DARMON
D'une manière plus générale, qu'est-ce qui est le plus efficace, faire des MOOC ou gagner des élections, avoir des candidats ?
BENJAMIN GRIVEAUX
Mais les deux, parce que si on fait comme avant, il ne vous aura pas échappé que les Français ont tourné la page du mode de fonctionnement des partis politiques d'avant, et donc faire de la formation en ligne pour des militants, pour des gens qui souhaitent s'engager, pour des gens, vous savez, la force de la République En Marche, c'est qu'on a 400.000 adhérents, et que nos 400.000 adhérents, ils ne veulent pas tous être élus, c'est sans doute la faiblesse des deux grands partis qui n'ont plus comme adhérents que des gens qui ont un objectif dans la vie : être élu. Nous, on a des gens qui veulent s'engager pour transformer le pays.
PATRICK ROGER
Oui, Benjamin GRIVEAUX est avec nous, sur Sud Radio, le porte-parole du gouvernement. Questions d'auditeurs c'est Paul qui nous appelle du Lot-et-Garonne. Bonjour Paul.
PAUL
Bonjour, eh bien, merci pour me donner la parole. Bonjour Monsieur GRIVEAUX. Donc moi, je vais vous parler d'agriculture, aujourd'hui, on est face à un paradoxe, on a 400 suicides par an. On a la mise en concurrence déloyale systématique par des produits d'importation bas de gamme dans nos rayons, et on a énormément de jeunes qui s'installent. Donc que doit faire ce gouvernement, et que va faire ce gouvernement pour tout remettre à plat pour redonner des perspectives, vraiment des perspectives à l'agriculture française ?
PATRICK ROGER
Oui, question très concrète…
PAUL
L'indépendance alimentaire n'est pas un gros mot, et il faut arrêter, il faut responsabiliser les coopératives et toute la distribution, de façon à rendre vraiment la valeur ajoutée aux exploitants.
PATRICK ROGER
Oui, merci Paul de cette question à Benjamin GRIVEAUX. François RUFFIN, je précise, qui était notre invité tout à l'heure, parlait d'un prix plancher qu'il faudrait pour les produits.
BENJAMIN GRIVEAUX
Bonjour Paul. La campagne présidentielle a été l'occasion pour le président de la République de s'engager sur un principe simple, qui était le prix payé, le juste prix, et on a, dans ce cadre-là, conduit des états généraux de l'alimentation qui se sont tenus pendant de nombreuses semaines sous l'autorité de Stéphane TRAVERT, et puis avec la participation de beaucoup de ministres, y compris d'ailleurs Bercy et le ministre de l'Economie et des Finances, pourquoi ? Parce que ce qui ressort de ces états généraux de l'alimentation, et qui va donner lieu à des dispositions législatives, donc à l'inscription dans la loi, c'est l'idée que ce n'est plus le distributeur, c'est-à-dire le bout de la chaîne, qui va déterminer le prix, mais qu'on va partir des coûts de production des producteurs, des exploitants, des éleveurs pour pouvoir déterminer quel est le bon prix, parce qu'on a fait les choses à l'envers, on a déterminé le prix à partir des distributeurs, parfois des transformateurs, et nous, l'objectif, c'est que la création de valeur, elle soit justement répartie, parce que vous avez entièrement raison de le dire, c'est un métier difficile où il y a beaucoup de suicides, où il y a beaucoup d'interrogations pour des exploitants qui n'arriveront pas à transmettre leur exploitation, parce que les jeunes ne veulent pas s'y engager, parce que c'est un métier qui a beaucoup souffert de cette concurrence à la baisse sur les prix. Tout l'objectif qui a été mis en place dans ces états généraux de l'alimentation, c'est justement d'inverser le principe et de partir des coûts de production pour déterminer le juste prix, il n'est pas normal que des agriculteurs ne puissent pas vivre décemment, dignement d'un très beau métier…
PATRICK ROGER
Le prix plancher, c'est une bonne idée, alors, c'est un peu ça, c'est le juste prix, quoi…
BENJAMIN GRIVEAUX
Eh bien écoutez, je suis heureux si François RUFFIN, pour une fois, reprend les propositions formulées par le président de la République et qui seront portées par le gouvernement, je l'ai assez peu entendu dans le cadre des états généraux de l'alimentation…
PATRICK ROGER
Ah si, il s'est exprimé quand même, oui !
BENJAMIN GRIVEAUX
C'est bien, non, mais, les réveils tardifs sont parfois sincères…
MICHAËL DARMON
Benjamin GRIVEAUX, en quinze secondes, la coqueluche du gouvernement aujourd'hui, c'est Jean-Michel BLANQUER…
BENJAMIN GRIVEAUX
Mais vous savez, on a une chance incroyable, c'est qu'on a une dream team, et que dans cette équipe, on a de grands talents qui sont dans l'ensemble de leur champ, Jean-Michel BLANQUER en est un…
PATRICK ROGER
Qui vient de la droite…
BENJAMIN GRIVEAUX
Agnès BUZYN en est une, Nicole BELLOUBET en est une, pour des gens qui sont issus de la société civile, et on a évidemment les talents politiques, mais qu'il est inutile de citer, ils sont déjà connus…
MICHAËL DARMON
Qui sont devant nous !
PATRICK ROGER
Merci Benjamin GRIVEAUX d'être passé ce matin par les studios de Sud Radio pour répondre à nos questions. « Parlons vrai » évidemment en direct, la démocratie, c'est ça la démocratie directe aussi pour vous ce soir, ce sera à Toulouse, salle Sénéchal, à sept heures et demie.Source : Service d'information du Gouvernement, le 16 février 2018