Interview de M. Marc Blondel, secrétaire général de FO à France 2 le 26 avril 1998, sur la position du patronat sur la réduction du temps de travail, la politique économique du Gouvernement, les relations de la droite et de l’extrême droite et les relations de FO avec la CGT.

Texte intégral

Michèle COTTA – Bonjour. Bienvenue pour cette centième édition de « polémiques ». Nous voici donc à quelques jours du mois de mai et à quelques jours aussi du trentième anniversaire de mai 68, un mois qui vit les plus grandes manifestations étudiantes, les plus grandes grèves ouvrières. 30 ans plus tard, que reste-t-il de mai 68 ? En reste-t-il même quelque chose ? Une partie des chefs des différents mouvements qui ont fait 68 sont sur ce plateau et j'ai demandé à leurs enfants pour certains d'entre eux et à l'actuel président de l'Union nationale des étudiants de France de juger leur action. Regards croisés donc de deux générations sur mai 68. Mais tout de suite, notre invité est Marc BLONDEL. Une raison entre autres à votre choix Marc BLONDEL, vous avez été mon invité le plus fréquent pendant ces 100 émissions, tout seul, confronté à plusieurs interlocuteurs ou à un seul, tout au début de l'émission pour essuyer les plâtres ou plus lard autour de la 90e quand ça... quand l’émission avait son régime de croisière. Alors, on ne vous a pas beaucoup entendu depuis quelques semaines. Il est vrai que la politique avec les élections occupait le devant de la scène mais enfin, vous devez bien avoir votre petite idée là-dessus. Nous allons donc vous interroger avec Paul GUILBERT du FIGARO. Alors, vous dites, on vient de voir que vous trouviez que finalement Ernest-Antoine SEILLIERE, le patron des patrons, était, dites-vous « meilleur qu’il n'en a l’air ». Alors, qu'est-ce que cela veut dire ? Est-ce que vous avez découvert Ernest-Antoine SEILLIERE ?

Marc BLONDEL (Secrétaire général de Force Ouvrière) – Pas du tout. Pas du tout. En fait, c'est simple. Je veux simplement préciser que selon moi, monsieur SEILLIERE n'est pas l'homme de ses déclarations. Il faut se rappeler dans quelles conditions il est arrivé au patronat, il a succédé assez brutalement au départ de monsieur GANDOIS, il a pris l'orientation de monsieur GANDOIS qui était une position de rupture, arguments très nets en disant « je ne veux pas négocier »...

Michèle COTTA – C'était celle de monsieur GANDOIS ? Ce n'était pas tout à fait celle de...

Marc BLONDEL – Monsieur GANDOIS est sorti le 10 octobre et sur le perron de Matignon a dit : « je ne négocierai pas, j'ai été dupé ». Je me souviens, à peu de choses près, ce sont ses mots.

Michèle COTTA – Tout le monde se souvient.

Marc BLONDEL – Et j'ai insisté d'ailleurs personnellement y compris à travers des émissions de télévision pour que la négociation prenne y compris sur les sujets qui n'étaient pas le sujet des 35 heures. J’indique au passage que l’Etat est prêt à donner de l'argent pour permettre le départ des gens qui ont commencé à travailler à 14 et 15 ans et qui auraient 40 ans de cotisations et parce que le patronat n'accepte pas que nous mettions debout le système, eh bien, il ne se réalise pas. C'est quand même un système de... c'est un blocage qui est tout à fait extraordinaire, c'est une des premières fois que l'on a vu ça. L’État acceptant de mettre de l'argent et les partenaires sociaux – comme on dit maintenant – incapables de se mettre d'accord. Ceci étant, eh bien, j'ai eu l'occasion de voir monsieur SEILLIERE de manière officieuse, j'ai discuté avec lui et je n'ai pas eu l'impression que l'homme est un homme fermé et j'ai eu l'impression, au moment où je lui ai fait remarquer qu'il y avait depuis de nombreuses années, et notamment depuis 68, une façon de régler les problèmes dans ce pays, c'était le dialogue et c'étaient les relations sociales entre patronat et entre syndicats. Je lui ai dit qu'il ne pouvait pas susciter l'intervention de l’Etat régulièrement, il se plaignait pour les 35 heures de l'intervention gouvernementale. S'il voulait que l'on remise un petit peu et que l'on reprenne le dialogue social il fallait que nous le fassions ensemble et c'est la raison pour laquelle un peu comme un petit élément de provocation, je dis : je ne pense pas que ce monsieur sur les positions – ce n'est pas l'homme que je juge, cela m'est égal – sur les positions, est très exactement l'homme qu'il déclare être. Je pense que nous réussirons à terme à négocier avec lui.

Paul GUILBERT (LE FIGARO). – Vous voulez redevenir l'interlocuteur privilégié du patronat en quelque sorte ?

Marc BLONDEL – Monsieur GUILBERT, je vais être clair, sur l'interlocuteur privilégié, je vais vous dire. L'interlocuteur privilégié du patronat, c'est celui qui cède le plus facilement. Alors ne croyez pas me fixer cela comme un objectif.

Paul GUILBERT – Bon alors vous ne cédez pas.

Marc BLONDEL – Moi, je veux négocier et je négocierai et je signerai si cela apporte quelque chose.

Paul GUILBERT – Mais sur les 35 heures, je ne veux pas dire que vous avez la même position que monsieur SEILLIERE mais enfin, il n'y a pas de passion de votre part en faveur des 35 heures ?

Marc BLONDEL – Non, là, je crois que c'est une petite erreur de lecture là aussi.

Paul GUILBERT – Ah bon ?

Marc BLONDEL – Non, je ne mets pas les 35 heures comme revendication numéro 1. Surtout si on considère que c'est pour régler le problème de l'emploi ou tenter de le régler partiellement. Je ne crois pas que la réduction de 10 % de la durée du travail, cela créera 10 % d'emplois en plus comme le laissent supposer certaines théories à mon avis non fondées. Mais je pense que la réduction de la durée du travail intégrée dans un ensemble y compris keynésien, c'est-à-dire en soutenant la demande, eh bien oui, alors on peut faire reculer le chômage mais je ne crois pas aux 35 heures en tant qu'élément unique pour créer des emplois. Je pense que les 35 heures, c'est la satisfaction d'une revendication qui est la réduction de la durée du travail. Si vous voulez que nous discutions techniquement, eh bien, je vais simplement vous dire...

Michèle COTTA – Pas trop longtemps.

Marc BLONDEL – ...L'arbitrage, l'arbitrage qui sera fait par le patron entre savoir s'il embauche ou s'il investit dans des équipements qui sont plus rationnels et plus performants, cet arbitrage-là, personne ne peut en définitive à l'heure actuelle dire de quelle nature il sera. Donc, tous les chiffres que l'on a avancés, ce sont de simples suppositions. Et moi, je connais des employeurs... ce qui m'inquiète le plus, je me déplace pas mal en Province, c'est que je ressens chez les employeurs en Province, des velléités de négocier rapidement en matière de durée du travail parce qu’il y a la manne publique, parce qu'il y a 9 000 francs sur chaque poste créé.

Michèle COTTA – C'est fait pour cela non ?

Marc BLONDEL – Oui bien sûr, c'est une mesure incitative, l'ennui c'est que...

Paul GUILBERT – C'est l'objectif du gouvernement.

Marc BLONDEL – Mais ça, c'est une mesure incitative sauf que cela fait des emplois artificiels, cela fait des emplois 1 l/12e puisqu’il y a un mois qui sera payé par l’Etat. Le problème c'est que généralement, ce ne sont pas les entreprises qui sont en meilleure situation financière, c'est plutôt celles qui ont des difficultés. Je crains que l'on aille vers une voie qui soit plutôt une voie fermée qu'ouverte.

Michèle COTTA. –- Peut-être que l’on peut parler de la politique économique du gouvernement. Lorsque vous entendez Lionel JOSPIN dire : « ni rigorisme, ni laxisme », quel est votre jugement sur cette politique économique ?

Marc BLONDEL – Eh bien écoutez, il peut dire ça maintenant qu'apparemment nous avons satisfait les critères de Maastricht. À partir de ce moment-là, cela veut dire qu'il y a une certaine rigueur. C'est très clair. S'il avait plus de liberté, je suppose que nous pourrions dire qu'il a justement une certaine souplesse pour permettre notamment à l’Etat à mieux correspondre aux besoins des gens. Comme il a décidé d'appliquer les critères de Maastricht, maintenant, il nous parle de plus ou moins de...  – comment dirais-je ? – de liberté, sauf que je vous rappelle pour parler de ce secteur d'activité parce qu'il est un petit peu en pointe en ce moment, que dans des endroits comme l'école et l’éducation, on manque de professeurs, on manque d'enseignants etc. et que dans les hôpitaux cela va relativement mal et que maintenant on continue à licencier dans la défense...

Paul GUILBERT – Autrement dit, sur sa politique de répartition des fruits de la croissance, vous n'y voyez pas très clair.

Marc BLONDEL – Pour l'instant, personne n'y voit clair. Lui non plus. D'ailleurs, il y a un élément dont personne ne parle, moi, j'essaie de le pousser un petit peu, c'est que l'on ne nous dit pas très exactement quelles sont les rentrées fiscales, selon mes informations, elles ne sont pas aussi mauvaises... c'est là que la croissance se fait le mieux sentir. Alors tant mieux, il faut le dire et je crois qu'il faut commencer à discuter de la répartition justement des fruits de la croissance et peut-être pas tout réaffecter au capital mais il faut savoir réaffecter au social.

Michèle COTTA – Vous avez parlé d'Europe. Est-ce qu'à votre avis, il peut y avoir... il y a place – et c'est un peu ce que suggère le Premier ministre – pour une conception d’une Europe de droite et puis une conception d'une Europe de gauche ? Est-ce que pour vous, on peut faire une Europe et un euro de gauche ?

Marc BLONDEL. –- Non, à mon avis, le problème ne se pose pas entre droite et gauche. Le problème se pose entre ralliement au marché et l'importance de... est-ce qu'on croit que le marché est l'élément moteur et il faut sacrifier au mythe du marché ou est-ce que l'on croit qu'il doit y avoir des contrepoids et que ces contrepoids soient de caractère social ? Moi, je suis partisan qu'il y ait des contrepoids et je pensais que monsieur JOSPIN serait l'un des hommes – puisqu'il se déclare comme étant un homme de gauche – qu'il serait le contrepoids...

Michèle COTTA – Vous ne le pensez plus ?

Marc BLONDEL – Il a été très astucieux...

Michèle COTTA – Pourquoi vous parlez à l'imparfait ?

Marc BLONDEL – Il a été très astucieux dans sa dernière interview quand il a condamné, où il a dit qu'il était insatisfait d'Amsterdam. Je crois qu'il avait raison. On nous a fait une belle illusion sur Amsterdam y compris sur l'emploi.

Paul GUILBERT – On ne vous a pas entendu dans les problèmes que la droite a eus avec le Front national. Ce n'est peut-être pas la place d'un syndicaliste d'en parler mais enfin, vous voudriez donner votre avis là-dessus ?

Marc BLONDEL – Oh, mon avis, il est clair. Moi, je suis très hostile au Front national et pas depuis hier. Je suis très hostile à monsieur LE PEN pour différentes raisons. Je me souviens de son comportement il y a très longtemps pendant la guerre d'Algérie, cela suffit pour moi pour que nous ayons un différend qui soit définitif et fondamental. Et puis, comme je crois être un démocrate et un homme de liberté, je ne peux pas accepter tout ce qui est ségrégation, c'est aussi simple que cela.

Paul GUILBERT – Oui mais la relation... je vous ai posé une question sur la relation qu'a la droite avec le Front national. Est-ce que vous êtes inquiet ou pas ?

Marc BLONDEL – Je crois que ce sont des avatars. Est-ce que cela va faire l'électrochoc nécessaire pour que la droite se réorganise parce que dans une démocratie, il faut qu'il y ait des partis et que ces partis remplissent leur rôle, moi, je suis partisan des partis politiques. Ceci étant, il y a quand même des choses qui me font sourire. Il y a quand même des candeurs ou des apparentes candeurs, je vais – comme tout le monde – citer monsieur MILLON... on ne se fait pas d'illusions en matière de politique. Quand on est é1u, qu'on a des voix, ces voix on les monnaye. C'est vieux comme le monde. Il y a même des gens qui provoquent le cas échéant des mini-candidatures pour localiser et mordre un peu sur l'adversaire et puis après, ça se passe... moi, je me souviens de cela, il y a bien longtemps que je ne fais plus de politique active et c'est...

Michèle COTTA – Vous avez gardé les réflexes quoi !

Marc BLONDEL – Non, non, mais je sais bien que celui qui fait 3 %, il n'a plus aucune chance, alors il va voir un des candidats ou inversement et il lui dit... Michèle COTTA – Comment tu me paies mes 3 % ?

Marc BLONDEL – Est-ce que tu me paies ma campagne électorale d'abord... etc. je connais tout cela et les Français savent ça, enfin tous ceux qui s'intéressent un peu à la vie publique. Alors, quand il s'agit d'obtenir une présidence ou autre et que... une présidence d'importance, cela prend un autre caractère. Alors laisser croire que monsieur MILLON ne savait pas qu'en contrepartie du soutien du Front national, il faudrait qu'il fasse des concessions y compris sur son orientation, c'est le rendre plus candide qu’il n'est. Vous voyez, je fais de la litote.

Paul GUILBERT – Est-ce que vous croyez que la modernisation de la vie politique qui est dans l'air du temps, le président de la République et le Premier ministre sont lancés dans une sorte de course à cette modernisation, est-ce que vous croyez que cela petit servir à quelque chose ? Vous y croyez-vous ?

Marc BLONDEL – Vous avez employé le terme, et il est bon. Le terme « course ».

Paul GUILBERT – Eh bien, je vois ce qui se passe.

Marc BLONDEL – Oui, oui, on le sent bien. Il y a deux analyses parallèles qui sont ma foi, je crois à connotation différente. Je vais voir le président de la République le 11 mai. Mon tour, c'est le 11 mai. Ce n'est pas grave, il en verra d'autres etc.

Paul GUILBERT – Là-dessus ?

Marc BLONDEL – Là-dessus oui, là-dessus bien sûr…

Paul GUILBERT – Qu'est-ce que vous allez lui dire ?

Marc BLONDEL – Non, mais la démonstration, je la connais déjà. La démonstration c'est de dire, et sur le fond c'est un peu amusant, monsieur CHIRAC fait remarquer qu'il est plus légitime que ceux qui viennent d'être élus maintenant. Et il dit notamment, regardez, 50 % des électeurs se sont abstenus, ceux qui font 35 % ce n'est que 17,5, la droite et la gauche, ce qui veut dire qu'en fait, bon eh bien, il met en doute la légitimité de ceux qui sont élus. Bien. Avec les avatars et tout, si je me laissais aller en anticipant sur notre débat de mai 68, je dirais, il y a au moins... permettez-moi, il y a au moins une chose qui me semble tout à fait juste « élections, piège à cons », là, on a eu une belle démonstration. Là, je crois qu’en mai 68, on avait trouvé le mot. Mais, j'ai un message à faire passer. J'ai un message à faire passer sur ce débat justement, y compris au président de la République, y compris au Premier ministre, surtout, surtout que l'on n'essaie pas de nous refaire le coup de 1969 d'essayer de faire un Sénat économique et social qui intégrerait les syndicats, les associations – que sais-je ?  – etc. et qui...

Paul GUILBERT – Oui, votre prédécesseur, monsieur BERGERON s'était opposé au général de GAULLE à cette occasion.

Marc BLONDEL – Eh bien, écoutez, moi, je m'opposerai à celui qui prendra cette initiative.

Paul GUILBERT – Ah bon !

Michèle COTTA. –- Vous sauverez le Sénat ?

Marc BLONDEL – Celui qui prendrait cette initiative, je ne suis pas d'accord pour que les organisations syndicales et les associations participent au débat politique avec voix délibératives. Nous avons un rôle qui est un rôle consultatif et c'est très bien comme ça. Moi, je n'ai pas d'ambition à gérer ce pays. Il y a des gens qui font de la politique, c'est eux qui doivent gérer le pays. Les organisations syndicales, ce n'est pas leur rôle.

Paul GUILBERT – Dites donc, je crois que vous défilez seul le 1er mai. C'est pour vous faire remarquer ou quoi ? Parce que qu'est-ce qui vous distingue encore de la CGT ? Vous n'avez plus le mur de Berlin maintenant.

Marc BLONDEL – Attendez, Ouh, là, là, que vous êtes brutal !

Paul GUILBERT – Oui.

Marc BLONDEL – Ou simpliste...

Paul GUILBERT – Oui.

Michèle COTTA – Oui, d'autant que vous avez une minute pour répondre.

Marc BLONDEL – Oui eh bien, c'est clair. Vous avez mal lu l'histoire. La scission en 1947, et nous fêtons le 51e anniversaire, nous avons fait le 1er mai... mais ce n'est que des fêtes...

Michèle COTTA – Oui...

Paul GUILBERT – Mais maintenant, je vous demande maintenant.

Marc BLONDEL – ...La fin mars c'était hier, alors...

Paul GUILBERT – Maintenant ?

Michèle COTTA – Pourquoi défiler seul ?

Paul GUILBERT – Où est votre mur de Berlin par rapport à la CGT ?

Marc BLONDEL – La conception du mouvement syndical, nous n'avons absolument pas la même conception. Moi, je suis – et c'est pour cela que je crie après monsieur SEILLIERE – je suis partisan du dialogue, de la négociation, de la réalisation des revendications syndicales à travers la négociation pendant que la CGT, elle veut passer par la loi, elle veut toujours passer par le législateur. Regardez VIANNET en ce moment, les 35 heures, il se précipite là-dessus et il réalise le programme du gouvernement. Moi, je ne fais pas ça ! Moi, je veux être indépendant et je veux me conduire comme je veux.

Paul GUILBERT – C'est pour cela que vous défilez tout seul ?

Marc BLONDEL – Mais bien entendu. C'est une conception fondamentale différente du syndicalisme et si vous vouliez projeter les choses, regardez les TUC, (phon) ils étaient eux aussi liés au parti au Labour et maintenant, ils veulent faire de l'indépendance syndicale. Regardez l'UGT espagnol, regardez la ISTADRUT (phon) israélienne, toutes les organisations syndicales internationales, enfin dans le cadre international, prennent maintenant des distances avec les partis politiques. C'en est fini du marxisme léninisme et de ses retombées. C'est très clair, il y a une rupture depuis Berlin, depuis l'implosion du système soviétique. Et nous avons eu raison, 50 ans avant les autres et c'est maintenant que vous croyez que je m'en vais perdre ce capital ? Il n'en est pas question !

Michèle COTTA – Alors puisque vous parlez de marxisme et de léninisme, c'est une transition tout à fait...

Marc BLONDEL – Aisée !

Michèle COTTA – ...Évidente ! Marc BLONDEL, merci.

Marc BLONDEL – Et peut-être d'ailleurs un peu volontaire.

Michèle COTTA – Merci, vous restez avec nous pour la deuxième partie de cette émission. Mai 1968 donc, quelques images, vous allez les voir, quelques images d’une des plus grandes explosions françaises, en remerciant Patrick CROTMAN (phon) qui nous a permis d'utiliser cette minute extraite des « Brûlures de l’histoire » diffusée vendredi sur FRANCE 3.