Interview de M. Jean-Marie Le Pen, président du Front national, à Antenne 2 le 12 janvier 1992, sur la crise politique algérienne, sur la défense européenne et la maîtrise de l'arme nucléaire, sur l'affaire Touvier, sur sa candidature au conseil régional et ses thèmes de campagne et notamment le chômage, l'insécurité, les dépenses de l'Etat.

Résumé

La crise politique en Algérie : critique de la remise en cause du processus électoral, crainte des conséquences de la crise algérienne en matière d'émigration et refus d'accueillir les éventuels demandeurs d'asile politique.<br>- La défense européenne et l'arme nucléaire : impossibilité d'empêcher la dissémination nucléaire-position favorable à la dissuasion nucléaire et à la coopération militaire mais hostilité à l'intégration des forces dans le cadre européen et à l'abandon de souveraineté nationale en matière de défense-critique de la création de la brigade franco-allemande-hostilité à " l'Europe fédéraliste et bureaucratique " de Bruxelles.<br>- L'affaire Touvier : refus de revenir sur le passé ou sur "ce qui peut éventuellement diviser les Français".<br>- Les accords entre le FN et la droite, les élections régionales 1992 et les forces en présence en région PACA : commentaire sur le capital d'estime de M. Jacques Médecin et sur la "moralité politique" de ses adversaires (MM. Gaudin et Schwartzenberg)-position favorable au changement de mode de scrutin-espoir de dépasser 20 % des voix.<br>- Autres thèmes abordés : les dépenses de l'Etat (diminuer les impôts et le nombre de fonctionnaires notamment à l'éducation nationale), la formation (transférer une partie de la formation assurée dans les lycées techniques dans l'entreprise), la politique économique (libérer des emplois par la politique de revenus maternels et la suppression des dépenses, 240 milliards par an, liées à l'immigration-réduire les statuts).- 31 VUES