Message de M. Didier Guillaume, ministre de l'agriculture et de l'alimentation, sur la filière betteravière, le 18 décembre 2018.

Intervenant(s) :

Circonstance : Congrès de la Confédération générale des betteraviers, le 18 décembre 2018

Prononcé le

Texte intégral

Monsieur le Président,
Cher Eric Lainé,
Mesdames et Messieurs les élus
Mesdames et Messieurs les représentants de l'Etat et de l'Administration
Mesdames et Messieurs les agriculteurs.


En premier lieu je souhaite vous adresser un message de soutien, je ne peux malheureusement pas être présent avec vous, je suis à Bruxelles pour un Conseil Européen important pour la PAC 2020 et la filière de la Pêche. Je suis sûr que vous le comprendrez. Cet enjeu est important.

Je tenais à vous adresser un message de soutien dans un contexte difficile pour votre filière. Je ne répondrai sans doute pas à toutes vos questions, souvent très précises, mais je les évoquerai prochainement avec vos représentants.

Vous dire également que l'Agriculture a un avenir en France, j'en suis convaincu. Je vis dans un département agricole et je sais les défis et les exigences toujours plus fortes qui pèsent sur vos filières. Je suis un défenseur infatigable de l'Agriculture Française contre l'Agribashing. Oui, les attentes de nos concitoyens sont fortes ; oui, il faudra continuer à progresser, mais cela ne se fera pas par la stigmatisation des agriculteurs. Ceux qui s'engagent dans cette démarche de progrès, mon rôle est de vous accompagner, de vous encourager dans ces transformations notamment agro-écologiques, car elles sont irréversibles. L'année 2018, je le sais, a été très dure pour la filière betteravière. Un an après la fin des quotas européens du sucre, les prix restent très bas. A un plongeon des cours mondiaux, a succédé cet été une récolte de betteraves en fort repli du fait de la sécheresse. Les défis sont nombreux, mais je sais que nous réussirons collectivement à relever la tête. Cette question de la performance économique est cruciale dans un contexte de mondialisation et de récurrence des aléas climatiques. L'Etat sera présent pour vous accompagner comme il va le faire avec la Réforme de la fiscalité agricole. Le Gouvernement propose notamment un outil d'épargne de précaution, particulièrement souple d'utilisation qui permettra des gains significatifs jusqu'à 150.000 € d'épargne. Comme je le fais en ce moment à Bruxelles pour défendre, au nom de la France, le maintien du budget de la PAC à son niveau actuel, je défends aussi un socle commun d'exigences sociales, sanitaires et environnementales, pour prévenir d'une concurrence déloyale entre Etats-membres. La clef de votre compétitivité passera aussi par une mobilisation collective dont je vous sais capables, avec un renforcement de la contractualisation et une meilleure répartition de la valeur. C'est aussi la diversification grâce à l'Ethanol, nous avons d'ailleurs obtenu des avancées sur ce sujet, dans le cadre de la programmation pluriannuelle de l'Energie. C'est enfin, une meilleure réponse aux attentes sociétales. J'ai déjà eu l'occasion

de le dire, mais je suis, au nom du Gouvernement, le Ministre de la Transition vers l'Agro-écologie, une transition irréversible. Je sais les difficultés techniques que cela peut vous poser. Dans ce contexte, il convient d'accélérer le développement des solutions alternatives et innovantes et de mobiliser tous les acteurs de recherche. C'est tout l'objectif fixé aux instituts, notamment à l'INRA.

Je compte sur vous et je vous souhaite une très belle Assemblée Générale.


Source http://ag.cgb-france.fr, le 5 février 2019