Message de M. Emmanuel Macron, président de la République, un an après l'incendie de Notre-Dame de Paris, adressé à toutes celles et ceux qui l'ont sauvée et qui aident à la reconstruire, le 15 avril 2020.

Texte intégral

Mes chers compatriotes,


Nos journées, nos pensées, nos vies aujourd'hui, sont accaparées par la crise terrible que nous traversons.

Pour autant, tout juste un an après l'incendie dramatique qui a ravagé une partie de la cathédrale Notre-Dame de Paris, je tenais à nouveau à remercier tous ceux qui, hier, l'ont sauvée et tous ceux qui, aujourd'hui, la reconstruisent.

Nous n'oublions rien. Ni l'héroïque élan de courage qui a sauvé la cathédrale des flammes, ni la formidable vague de générosité qui s'est levée dans les heures et les jours qui ont suivi.

Je voulais donc redire aujourd'hui la reconnaissance de la Nation.

D'abord, envers les soldats du feu qui ont agi avec bravoure dans la nuit de l'incendie.

Ensuite, envers les policiers, les agents du diocèse, du ministère de la Culture, de la Mairie de Paris, de la sécurité civile, de la Croix-Rouge, qui ont évacué la cathédrale, sécurisé ses alentours, mis les oeuvres à l'abri.

Envers les 340 000 donateurs du monde entier, dont la générosité sera le ciment de la splendeur retrouvée de Notre-Dame.

Envers les compagnons et tous les intervenants de ce chantier d'exception enfin, qui oeuvrent depuis des mois à ses réédifications. Nos architectes, nos artisans, nos ouvriers, ces compagnons que je viens d'évoquer et tant et tant d'apprentis qui seront mobilisés.

Nous reconstruirons Notre-Dame en cinq ans, ai-je promis. Nous ferons tout pour tenir ce délai. Bien sûr, le chantier est en suspens en ce moment du fait de la crise sanitaire, mais il redémarrera dès que ce sera possible.

Je ne crois pas que l'attentisme, le désarroi, soient une réponse au défi du temps. Se fixer des objectifs volontaristes, c'est cette force d'âme qu'exigent les temps présents.

Il y a eu le temps de l'épreuve et de l'émoi, puis le temps de la réflexion. Mais c'est bien désormais le temps de la reconstruction qui est engagé.

Si la restauration de Notre-Dame nous importe à tous, c'est sans doute aussi parce qu'elle est un symbole de la résilience de notre peuple, de sa capacité à surmonter les épreuves, et à se relever.

C'est souvent dans l'adversité que nous puisons les forces de fraternité qui nous permettent de nous hisser ensemble au-dessus de nous-mêmes, à la hauteur de l'histoire.

Alors sauveteurs, donateurs, bâtisseurs, une nouvelle fois, merci.

Vous avez pavé le chemin de ces jours meilleurs qui approchent où les Français retrouveront la joie d'être ensemble et où la flèche de Notre-Dame s'élancera de nouveau vers le ciel.


Merci.