Interview de Mme Sibeth Ndiaye, secrétaire d'État, porte-parole du Gouvernement, à France 2 le 3 avril 2020, sur la prolongation du confinement, les tests et masques et le projet de traçage informatique du coronavirus.

Texte intégral

JEFF WITTENBERG 
Sibeth NDIAYE, bonjour KARINE BASTE-REGIS, avec laquelle nous allons revenir évidemment sur les propos du Premier ministre hier. Bonjour madame NDIAYE. 

SIBETH NDIAYE  
Bonjour. 

JEFF WITTENBERG 
Le confinement, on l'a entendu, sera probablement prolongé au-delà du 15 avril, voilà ce qu'a dit le Premier ministre. Pourquoi dire probablement et pas à coup sûr ? Est-ce qu'il y a un cas de figure où le prolongement ou plutôt le confinement pourrait être stoppé le 15 avril ? 

SIBETH NDIAYE  
Ce que nous avons voulu depuis le début du confinement, c'est à chaque fois prendre le temps d'avoir un retour d'expérience, pour savoir quel était l'impact du confinement, mais il est certain, compte tenu des recommandations qu'a eu le Conseil scientifique, que nous allons devoir probablement étendre la période de confinement. Mais nous prenons systématiquement le temps du recul, pour pouvoir à chaque fois examiner la situation et voit l'impact qu'a eu le confinement sur la progression de l'épidémie. 

JEFF WITTENBERG 
Pourquoi prendre encore une précaution ? Il y a encore une hypothèse, lorsque vous dites "probablement", on peut se dire "ce n'est pas tout à fait certain", pourquoi ne pas dire aujourd'hui "c'est certain, ça ira au-delà du 15 avril" ?  

SIBETH NDIAYE  
Tout simplement parce que nous progressons dans la connaissance de cette maladie. Nous progressons dans une forme d'apprentissage que nous avons vis-à-vis de ses effets, vis-à-vis des effets du confinement. Nous prenons appui sur les exemples internationaux, bien sûr, mais également sur l'évolution de l'épidémie dans ses foyers principaux dans le Grand Est et en Ile-de-France, pour à chaque fois étayer scientifiquement les décisions que nous prenons, et c'est la raison pour laquelle nous avons d'abord prolongé de 15 jours le confinement par rapport à la première période, et que probablement, en fonction des données scientifiques évidemment que nous aurons, nous serons sans doute amenés à le prolonger davantage.  

JEFF WITTENBERG 
Edouard PHILIPPE a demandé hier aux Français de ne pas partir en vacances. Vous faites confiance au civisme des citoyens, au-delà des contrôles de police qui vont être renforcés ? On a vu certains maires, par exemple celui des Sables-d'Olonne, prendre des arrêtés pour interdire aux personnes de venir dans leur résidence secondaire. Ça veut dire que la confiance n'est pas totale dans le civisme des Français aujourd'hui ?  

SIBETH NDIAYE  
Je crois qu'il faut reposer de notre action sur deux jambes, à la fois faire confiance aux Français, en leur expliquant la raison pour laquelle c'est important de ne pas se déplacer, parce qu'il y a aujourd'hui encore des régions qui ont la chance de ne pas être submergées par la vague épidémique. Donc c'est important que des gens qui viennent de régions, par exemple de l'Ile-de-France, dont les congés commencent ce vendredi soir, de ne pas aller en quelque sorte disséminer le virus ailleurs. Donc il y a à la fois cette confiance dans le civisme, qui repose sur notre effort d'explication vis-à-vis des Français, mais évidemment il faut qu'il y ait des contrôles pour nous assurer que cela est bien respecté. C'est la raison pour laquelle nous avons une grande mobilisation des forces de sécurité intérieure, policiers, gendarmes, pour faire respecter cette restriction de déplacement à l'échelle du territoire national.  

JEFF WITTENBERG 
Accepter le confinement, dites-vous, ça fait 7 jours maintenant qu'il est mis en place, est-ce que vous avez analysé la façon dont justement les Français l'acceptent et le supportent ? 

SIBETH NDIAYE  
Je crois qu'on a des compatriotes qui ont, petit à petit, bien compris ce qu'était le confinement, ce qu'on avait le droit de faire et ce qu'on ne pouvait pas faire. Je sais aussi que c'est très très très difficile de vivre le confinement, parce qu'on doit faire front, s'occuper des enfants, de l'école à la maison, parfois télétravailler, tout ça dans des difficultés, dans des circonstances qui sont loin d'être évidentes. Il y en a qui sont dans des situations de fragilité, pour qui le confinement est extrêmement difficile, quand on vit dans un appartement qui est petit… 

JEFF WITTENBERG 
Sibeth NDIAYE, est-ce que ça veut dire que vous pouvez envisager des assouplissements, alors par exemple la semaine prochaine on pourra présenter sa dérogation sur un smartphone ou sur une tablette numérique, qu'est-ce que vous envisagez des assouplissements à ce confinement pour certaines catégories de populations ?  

SIBETH NDIAYE  
Alors, il n'y a pas d'assouplissement, parce que ce qui est important c'est qu'il y ait vraiment un respect de ce confinement, que ceux qui peuvent rester à la maison, restent à la maison, sortent très peu. Que ceux qui doivent aller travailler, le fassent évidemment dans des conditions de protection sanitaire. Le fait d'avoir la possibilité de montrer son attestation sur smartphone, c'est pour faciliter la vie des gens, ça n'est pas pour alléger le confinement, bien au contraire, c'est très très important qu'on puisse le respecter, parce que moins on a des contacts avec d'autres personnes, et plus on participe à freiner la propagation de l'épidémie. 

 JEFF WITTENBERG 
Sur la question essentielle des tests, Sibeth NDIAYE, le Premier ministre a expliqué hier qu'il va y avoir une montée en puissance, en ajoutant qu'il y avait des publics prioritaires, les soignants, les pensionnaires des EHPAD, en revanche il n'a pas répondu précisément à une question, le fait que les hommes et les femmes politiques puissent être testés et fassent partie de ces personnes prioritaires. Pouvez-vous nous répondre ce matin ? Est-ce le cas ?  

SIBETH NDIAYE  
Les politiques, les VIP comme on dit, ne sont pas des personnes prioritaires, ils sont soumis comme le reste de la population aux mêmes injonctions concernant les tests. On est testé quand on a des symptômes qui sont sérieux, on est testé quand on est un soignant et qu'on a des symptômes, ou quand on est une personne fragile dans un EHPAD, et donc il n'y a pas de raison qu'il y ait des dérogations par rapport à cela.  

JEFF WITTENBERG 
Vous dites : on est testé quand on a des symptômes. Il y a de très nombreux cas de personnes qui ont précisément des symptômes, qui toussent, qui ont de la fièvre et que l'on renvoie chez elles, ou en tout cas que l'on ne teste pas, quelles réponses leur apportez-vous, notamment sur le risque qu'elles prennent aujourd'hui de contaminer leurs proches, Sibeth NDIAYE ?  

SIBETH NDIAYE  
Alors, il y a des prescriptions sanitaires qui sont très claires, lorsque l'on présente des symptômes, qui selon l'analyse de votre médecin de ville font penser à une très forte suspicion de coronavirus, on vous invite à rester en quarantaine chez vous, c'est un geste qui est difficile à supporter évidemment, parce qu'on a tous envie de sortir, on a tous envie,  y compris avec le printemps qui s'annonce de pouvoir en profiter, mais c'est vraiment à la fois une protection pour soi-même, ça permet d'être mieux suivi à distance par son médecin de ville, mais c'est aussi une protection vis-à-vis des autres, parce que c'est le meilleur moyen, en évitant de sortir quand on a des symptômes, à nouveau de propager le virus, l'épidémie. 

 JEFF WITTENBERG 
Vous dites "vis-à-vis des autres", mais je vous repose la question, vis-à-vis de des membres de sa famille, par exemple, ou des proches avec lesquels on vit, le risque est grand si l'on n'est pas testé, dès lors qu'est-ce que l'on peut apporter comme réponse à ces personnes qui ont plus qu'un doute sur leur positivité à ce à ce virus ? 

SIBETH NDIAYE  
Dès lors que vous avez des symptômes qui correspondent au coronavirus, que ces symptômes sont corroborés par un diagnostic médical, évidemment il faut s'adapter à la maison, faire en sorte d'avoir le maximum de distance vis-à-vis de ceux qui nous entourent.  

JEFF WITTENBERG 
Donc s'adapter finalement, quelles que soient les conditions, est-ce qu'il n'y a pas peut-être une nouvelle politique à imaginer pour ces personnes-là et accélérer les tests pour ces personnes et les classer comme prioritaires, aujourd'hui, celles qui ont des proches à la maison ? Parce qu'on a beaucoup de témoignages dans ce sens, madame NDIAYE, c'est pour ça que je vous pose la question.  

SIBETH NDIAYE  
Bien sûr, je comprends. Nous avons déjà beaucoup augmenté notre capacité de tests. Ces derniers jours ce sont plus de 20 000 tests que nous avons effectués, par jour. Et ces tests nous permettent, évidemment vis-à-vis de ceux qui présentent les symptômes les plus graves, quand ils arrivent à l'hôpital, d'avoir la certitude qu'ils ont le coronavirus. Néanmoins, je veux vraiment appeler l'attention de tous les Français, sur le fait que lorsque votre médecin de ville pose un diagnostic, c'est un diagnostic qui est étayé, qui est sérieux et qu'il faut évidemment croire, et il faut prendre les précautions d'usage, les mesures barrières, cette fameuse distance de protection qu'on a vis-à-vis de ceux qui nous entourent, et j'imagine bien à quel point ça peut être difficile, surtout quand on n'a pas eu un très grand appartement ou une très grande maison, de pouvoir faire respecter, mais c'est vraiment important pour sa propre protection et la protection des autres.  

JEFF WITTENBERG 
Le Premier ministre a redit hier aussi, sur la base des propos d'un très haut responsable de l'OMS, que le port du masque pour l'ensemble de la population n'était pas utile. Est-ce que l'on dirait la même chose Sibeth NDIAYE, s'il y avait aujourd'hui en France des masques pour tout le monde ? Regardez, l'Autriche par exemple, ce n'est pas la Corée du Sud, l'Autriche a imposé à tout le monde, et on l'entendait encore aussi à New-York aujourd'hui, le port du masque pour tout le monde, pas seulement pour les soignants.  

SIBETH NDIAYE  
Nous avons, depuis le début de la crise, fait des efforts considérables pour nous assurer qu'à tout moment l'ensemble du personnel médical, des soignants, dans les établissements hospitaliers mais aussi dans les établissements médico-sociaux, comme les EHPAD, puissent disposer avec certitude de masques, dans une quantité suffisante. Je sais évidemment les difficultés parfois qu'il peut y avoir d'approvisionnement, je sais aussi que chacun a dû s'adapter à économiser les masques, parce que nous faisons face à une pénurie mondiale. Très tôt nous avons pris la mesure de cela, c'est pour ça que nous avons réalisé des commandes massives. Vous savez, les premières commandes de masques que nous avons réalisées, elles sont intervenues à la fin du mois de janvier, à un moment donné où en Chine on avait beaucoup de difficultés à produire ces fameux masques. Aujourd'hui on suit les recommandations qui sont celles de l'OMS, pour faire en sorte que les personnels soignants soient prioritaires, et que lorsque l'on va travailler et que d'autres mesures de distanciation vis-à-vis du public, qu'on est amené à rencontrer, ne sont pas possibles, on puisse fournir des masques, et c'est d'ailleurs dans cette optique-là que nous avons développé, grâce à des dizaines d'entreprises qui se sont portées volontaires pour le faire, des masques en tissu qui seront aussi des masques très protecteurs, à usage sinon sanitaire, et qui permettront aussi là de répondre à la problématique de protection que tous nos concitoyens sont en droit d'attendre. 

JEFF WITTENBERG 
Sibeth NDIAYE, au moins deux présidents de région dénoncent des détournements de cargaisons de masques, rachetés sur le tarmac des aéroports en Chine, par des sociétés américaines notamment, est-ce que vous avez eu vent de ces informations, est-ce que vous les confirmez, est-ce que bien entendu j'imagine vous les dénoncez ?  

SIBETH NDIAYE  
Alors, je n'ai pas de précision sur les cas que vous citez, notamment je crois pour la présidente de la région Ile-de-France et le président de la région Grand Est. Moi, ce que je peux vous dire, c'est que nous sommes très attentifs à ce qu'il y ait de la solidarité, et qu'on ne tombe pas évidemment dans quelque chose de complètement incontrôlé. Si ces comportements existent, ça s'explique sans doute par le fait qu'il y a une tension mondiale sur l'approvisionnement en matériel de protection, en particulier sur l'approvisionnement en matière de masques, c'est pour ça que nous faisons tout pour la France, pour faire en sorte que nos livraisons soient sécurisées et c'est la raison notamment pour laquelle nous avons mis en place un pont aérien en direction de la Chine, pour récupérer les produits des commandes que nous faisons. 

JEFF WITTENBERG 
Mais elles fonctionnent bien, Sibeth NDIAYE, est-ce que les masques arrivent, au rythme que vous souhaitiez ? Vous avez commandé plus d'un milliard de masques, combien de temps cela va-t-il prendre pour que ces masques arrivent sur le territoire français ? 

SIBETH NDIAYE  
Ces livraisons vont s'étaler sur plusieurs semaines, nous en avons d'ores et déjà quelques millions qui sont arrivés sur le territoire national. Nous sommes très attentifs à ce que les commandes soient honorées, bien entendu, et nous faisons tout, vraiment tout, pour que nous puissions à la fois réaliser ces imports, mais en même temps augmenter notre production nationale, qui était de 5 à 6 millions avant la crise et qui aujourd'hui se monte à 8 millions, et qui atteindra les 10 millions par semaine d'ici quelques semaines. C'est tous ces efforts mis en commun qui nous permettront d'assurer que systématiquement il y ait une protection pour l'ensemble du personnel soignant. 

JEFF WITTENBERG 
Le gouvernement promet la transparence totale sur tous les chiffres, en particulier ceux terribles du nombre de morts que l'on entend chaque soir. Est-ce que tous les pays en font de même ? Est-ce que le gouvernement français, comme d'autres, a des doutes sur les chiffres chinois 3 318 morts ? Ça suscite beaucoup d'interrogations. Quelle est la position du gouvernement français ? Est-ce que le bilan chinois était sincère ? 

SIBETH NDIAYE
Eh bien écoutez, je ne peux pas vous apporter de réponses à cela, c'est aux autorités chinoises d'être interrogées et de nous éclairer sur ce sujet. Ce qui est sûr, c'est que de notre côté nous avons toujours souhaité agir avec beaucoup de transparence, parce que je pense que pour que le confinement soit respecté, pour que les Français comprennent ce qu'on est en train de faire, c'est important de dire la vérité, systématiquement, en fonction des données dont on dispose. On a des données très solides pour remonter à partir de tous les hôpitaux français, pour remonter le nombre de morts. Nous avons également réalisé un effort pour que l'on puisse avoir une vision complète, exhaustive, de ce qui se passe dans les EHPAD. C'est encore en cours. On a eu un premier chiffre hier qui faisait état de 883 décès en EHPAD, dus au coronavirus, et donc nous poursuivrons cet effort de transparence, parce qu'en fait on doit une information claire, complète, pédagogique, à l'ensemble des Français.  

JEFF WITTENBERG 
"Information claire et pédagogique", est-ce qu'il faut mettre au nom de la lutte contre le virus un traçage informatique des citoyens via leur téléphone portable, comme cela se passe, encore une fois je donne cet exemple, chez les Autrichiens, une application vient d'être mise en place et elle rencontre beaucoup de succès ? 

SIBETH NDIAYE 
Il y a eu beaucoup de fantasmes vis-à-vis de ce sujet du traçage social, pour employer le terme français, et donc… 

JEFF WITTENBERG 
Vous êtes pour ? 

SIBETH NDIAYE 
Pardon, excusez-moi, j'ai eu un petit incident sur le téléphone, donc je vous disais… 

JEFF WITTENBERG 
Justement, profitons-en, est-ce que vous êtes favorable, ou non, à cette technique qui permettrait notamment, à ceux qui acceptent, d'être avertis que certains de leurs proches sont porteurs du virus et donc éviter la propagation, éviter une propagation de l'épidémie ? 

SIBETH NDIAYE 
Le stade où nous en sommes aujourd'hui c'est d'essayer de comprendre de quoi sont faites ces applications, parce que, on entend beaucoup de choses différentes, donc nous avons une sorte de comparatif international pour comprendre comment est-ce que ces stratégies de traçage social sont effectuées dans d'autres pays, et nous savons qu'il peut être intéressant de les utiliser dans le cadre d'un déconfinement, dans ce moment où nous en terminerons avec le confinement, pour l'instant on n'a rien lancé du côté de la France, on est au stade où on décortique les choses qui ont été faites ailleurs. Et puis, évidemment, si c'était quelque chose qu'il fallait mettre sur la table, ce serait une discussion démocratique, parce que ça emporte beaucoup de questions, sur la question des libertés publiques en particulier, et nous sommes très attachés, dans notre démocratie, à ce que les données personnelles des individus soient évidemment protégées. 

JEFF WITTENBERG 
On vous entend Sibeth NDIAYE. Si l'on en croit les sondages, la confiance dans l'exécutif remonte pour gérer cette crise ces derniers jours, à quoi l'attribuez-vous, vous avez vous-même été épinglée pour un certain nombre de déclarations, la communication des ministres a-t-elle été recadrée, en quelque sorte, par Edouard PHILIPPE ces derniers jours ? 

SIBETH NDIAYE 
Nous sommes évidemment attentifs à ce que tout ce que nous disons soit étayé par les connaissances scientifiques que nous avons, c'est une période évidemment qui est difficile, parce qu'il y a beaucoup de peurs, chacun a peur pour ses proches, chacun a peur pour les autres, il y a cette peur collective qui fait que parfois il peut y avoir une perte de confiance, c'est la raison pour laquelle nous sommes particulièrement attachés systématiquement à faire de la transparence. 

JEFF WITTENBERG 
Oui, mais ça ne répond pas à ma question, est-ce qu'il y a eu un recadrage, est-ce que vous-même vous avez été victime de certaines déclarations hasardeuses, c'est ce qu'on vous a reproché, Sibeth NDIAYE, vous le savez ? 

SIBETH NDIAYE 
Vous savez, il y a beaucoup de solidarité dans le gouvernement, on peut tous commettre des erreurs, moi la première, comme d'autres, on traverse une période particulière, qui est stressante pour les uns et pour les autres, il ne s'agit pas de se dédouaner en la matière quand on dit des choses qui sont inadéquates, il s'agit simplement de l'admettre, de le dire, et puis évidemment de corriger le tir quand ça a été le cas. 

JEFF WITTENBERG 
Quelle est la répartition des rôles entre le Premier ministre et le président de la République ? Edouard PHILIPPE s'exprime beaucoup, une fois encore hier. Le président MACRON avait dit qu'il reviendrait régulièrement à la télévision au cours de cette crise, quand a-t-il prévu de le faire ? 

SIBETH NDIAYE 
Alors, je n'ai pas d'information sur le moment où le président pourrait intervenir à nouveau, ce que je peux vous indiquer, en revanche, c'est que il existe un travail évidemment très étroit entre le président de la République et le Premier ministre, avec l'ensemble du pack gouvernemental, qui est entièrement mobilisé sur la gestion de cette crise, dans tous ses aspects, que ce soit les aspects sanitaires, économiques, sociaux, l'attention aux plus fragiles, le développement de nouvelles solidarités, tout ça nous le faisons ensemble, tout ça nous en parlons ensemble et nous le racontons aux Français. Pour ce qui est du président de la République, vous avez eu l'occasion de voir que, il s'est déplacé à de nombreuses reprises auprès de ceux qui participaient de près ou de loin à la lutte contre l'épidémie de coronavirus, il était dans une usine de masques il n'y a pas longtemps, il a été dans un centre d'accueil pour SDF, il s'est aussi rendu à l'hôpital militaire de Mulhouse… 

JEFF WITTENBERG 
Et il va continuer à le faire, si on vous comprend bien. Merci Sibeth NDIAYE, bonne journée à vous. 

SIBETH NDIAYE 
Merci à vous.   


Source : Service d'information du Gouvernement, le 6 avril 2020